La luzerne, richesse cachée de l'agriculture espagnole

Un champ de luzernes en Espagne (photographie : Herbier Allium, Flickr et Crónica Global)

Originaire d’Asie et d’Afrique du Nord, la luzerne est une légumineuse aujourd’hui cultivée dans le monde entier et sert à nourrir les animaux – notamment les équins, les bovins et les ovins mais aussi les camélidés. À l’heure actuelle, l’Espagne en est le deuxième producteur mondial, derrière les États-Unis d’Amérique et devant la Chine (laquelle progresse néanmoins rapidement). La foire agricole de Saragosse (Aragon), qui se déroule chaque année au mois de février, a permis cette année de constater la très bonne tenue de ce marché au niveau planétaire et national, avec notamment la présence de professionnels de l’Empire du Milieu.

C’est l’Aragon qui est la première communauté autonome productrice en Espagne, devant la Catalogne, la Castille-et-León, la Castille-La Manche et l’Andalousie. Autour de l’Èbre se concentre l’essentiel des cultures aragonaises de luzerne, plante qui part ensuite, outre la Chine, vers les Émirats arabes unis, la France, la Jordanie et l’Italie. L’Espagne est à l’heure actuelle le seul pays au monde à offrir une luzerne déshydratée de haute qualité, ce qui lui assure ce succès sur l’ensemble du globe. Plusieurs milliers de personnes travaillent aujourd’hui à la culture d’une plante dont le cours mondial ne cesse de grimper.

Source : https://cronicaglobal.elespanol.com/vida/alfalfa-espanola-arrasa-mercado-mundial_320861_102.html

La commune espagnole de Sarrión, épicentre mondial de la truffe

Un agriculteur espagnol extrait des truffes de la terre dans la commune de Sarrión, dans la province de Teruel, en Aragon (photographie : David Brunat et El Confidencial)

Peuplée d’un peu plus de 1 100 habitants et située dans le Sud de la province de Teruel, en Aragon, la commune espagnole de Sarrión vit depuis plusieurs années un essor économique (et notamment immobilier) sans précédent. La moindre parcelle constructible ou agricole part très rapidement. En cause ? Un trésor caché sous la terre : la truffe. La région est assise sur un terrain propice à son élevage et les prix justifient cette « ruée vers l’or » : entre 300 et 500 euros le kilogramme chez le producteur, autour de 750 euros le kilogramme chez le grossiste et de 1 500 à 2 500 euros le kilogramme dans les restaurants du monde entier.

La commune aiguise ainsi tous les appétits, y compris les plus malhonnêtes, ce qui explique la présence de la Garde civile (équivalent de la gendarmerie française) sur place ainsi que de nombreuses caméras de sécurité pour surveiller les propriétés. C’est que Sarrión fournit la majorité de la truffe noire consommée sur la planète. D’après les données fournies par le marché au gros de Mora de Rubielos, autre commune de la province de Teruel située à cinq kilomètres de là et peuplée d’environ 1 700 habitants, 67 % de la production mondiale de truffe noire venait de Sarrión lors de la dernière saison – soit environ 130 tonnes sur les 200 récoltées dans le monde.

Source : https://www.elconfidencial.com/espana/2020-02-22/teruel-trufa-negra-viveros-negocio-millonario_2465883/

Le défilé de la Journée des Forces armées espagnoles aura lieu cette année à Huesca

Des légionnaires espagnols défilent (photographie : Juan Manuel Serrano et ABC)

Après Guadalajara (Castille-La Manche) en 2017, Logroño (La Rioja) en 2018 et Séville (Andalousie) en 2019, cette année, c’est la ville de Huesca (Aragon) qui accueillera le défilé militaire clôturant la Journée des Forces armées espagnoles (Día de las Fuerzas Armadas, souvent abrégé DIFAS). L’événement aura lieu le samedi 30 mai et comptera, comme d’habitude, la présence du roi d’Espagne, Philippe VI, ainsi que celle de son épouse, la reine Letizia, et de la ministre de la Défense, Margarita Robles (Parti socialiste ouvrier espagnol).

Le choix de Huesca ne doit rien au hasard puisque la cité aragonaise doit abriter une nouvelle garnison, la division Castillejos, qui sera logée au sein du quartier général Sancho-Ramírez. Environ 700 militaires doivent ainsi quitter leur régiment de Madrid pour cette capitale de province du Nord de l’Aragon, au pied des Pyrénées. La décision de les déplacer a été prise en décembre 2017 par la ministre de la Défense de l’époque, María Dolores de Cospedal (Parti populaire).

Source : https://www.abc.es/espana/abci-huesca-albergara-fuerzas-armadas-30-mayo-202002052130_noticia.html

Décès du philologue espagnol Alberto Blecua à l’âge de 79 ans

Le philologue espagnol Alberto Blecua lors d’une visite à Barcelone (Catalogne) en 2015 (photographie : Antonio Moreno et El Mundo)

L’on apprenait ce mardi 28 janvier 2020 le décès à Madrid, à l’âge de 79 ans, du philologue espagnol Luis Alberto Blecua Perdices, qui était né à Saragosse (Aragon) le 13 novembre 1941. Fils du philologue, linguiste et chimiste espagnol José Manuel Blecua Teijeiro (1913-2003) et frère du philologue et académicien José Manuel Blecua Perdices (né en 1939), il était l’un des grands spécialistes de la littérature du Siècle d’Or (1550-1675) outre-Pyrénées et l’un des plus grands défenseurs et connaisseurs de Don Quichotte, célèbre roman de l’Espagnol Miguel de Cervantes (1547-1616). C’est en lisant de la littérature populaire et des bandes dessinées qu’Alberto et son frère ont découvert leur passion pour les belles lettres.

Docteur en philologie romane en 1970 après avoir soutenu sa thèse à l’Université autonome de Barcelone (Catalogne), il a publié de nombreux essais et des éditions critiques d’auteurs espagnols classiques comme Garcilaso de la Vega (1498-1536), Lope de Vega (1562-1635), Miguel de Cervantes, Luis de Góngora (1561-1627), Francisco de Quevedo (1580-1645) ou encore Pedro Calderón de la Barca (1600-1681). Il a également travaillé sur des auteurs plus récents mais unanimement reconnus eux aussi, à l’instar de Rafael Alberti (1902-1999) et Jorge Guillén (1893-1984). On doit notamment à Alberto Blecua un Manual de crítica textual (littéralement, Manuel de critique textuelle) et une série d’Estudios de crítica textual (littéralement, Études de critiques textuelles).

Source : https://www.elmundo.es/cultura/literatura/2020/01/28/5e305baafdddff90018b4660.html

Les inégalités entre régions riches et régions pauvres ont chuté de moitié en Espagne sur les soixante dernières années

Des usagers d’un bureau pour l’emploi de la Communauté de Madrid font la queue (photographie : Carlos Rosillo et El País)

Il est certain que, comme dans tous les pays du monde, régions riches et régions pauvres d’Espagne présentent un écart de développement sensible. Pourtant, sur les soixante dernières années, cet écart, qui s’est réduit de moitié, n’a jamais été aussi faible. Selon les données fournies par la Fondation d’Études d’Économie appliquée (Fundación de Estudios de Economía Aplicada, FEDEA), dont le siège se trouve à Madrid, entre 1955 et 2018, la distance entre la région la plus riche en termes de produit intérieur brut (PIB) par habitant (à l’époque, le Pays basque ; aujourd’hui, la Communauté de Madrid) et la plus pauvre (l’Estrémadure hier comme aujourd’hui) est ainsi passée de 124 à 65 points.

C’est ce que révèle le rapport intitulé La dinámica territorial de la renta en España (littéralement, La dynamique territoriale des revenus en Espagne), publié ce mardi 28 janvier 2020. Toutefois, ce rattrapage est à la fois le fait de l’accélération de la croissance dans les communautés autonomes les plus modestes et du ralentissement de ladite croissance dans les communautés autonomes les plus aisées. D’un point de vue territorial et macro-économique, la FEDEA découpe l’Espagne en cinq grandes régions : les grands centres industriels (Pays basque, Catalogne, Communauté de Madrid) ; les deux autonomies insulaires (îles Baléares, îles Canaries) ; le Grand Sud (Andalousie, Estrémadure, Castille-La Manche, Région de Murcie, Ceuta et Melilla), le Nord-Ouest (Galice, Principauté des Asturies, Cantabrie et Castille-et-León) et la vallée de l’Èbre (La Rioja, Aragon, Navarre et Communauté de Valence).

La convergence entre centres industriels et régions méridionales a ainsi été très rapide à partir des années 80. Le Nord-Ouest a lui aussi connu une croissance réelle sur les soixante dernières années tandis que les communautés autonomes insulaires ont dépassé la moyenne nationale au début des années 2000 avant de prendre à nouveau du retard avec l’éclatement de la crise économique de 2008 et de la bulle immobilière. Quant à la vallée d’Èbre, elle a plutôt connu un recul au cours des décennies écoulées. Pour parvenir à ces conclusions, le rapport de la FEDEA se fonde sur la décomposition du produit intérieur brut par habitant et trois autres grands critères : démographie, emploi et productivité.

Source : https://elpais.com/economia/2020/01/28/actualidad/1580244843_529045.html

Juan José Omella est élu président de la Conférence épiscopale espagnole

Le cardinal espagnol Juan José Omella (photographie : Alberto di Lolli et El Mundo)

Ce mardi 3 mars 2020, le cardinal Juan José Omella y Omella a été élu président de la Conférence épiscopale espagnole (Conferencia Episcopal Española), organe directeur de l’Église catholique outre-Pyrénées. Né le 21 avril 1946 à Cretas, dans la province de Teruel (Aragon), il était le candidat favori du gouvernement de Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol) en raison du rôle qu’il avait joué ou, tout du moins, tenté de jouer un rôle de médiateur entre l’État central espagnol et la Généralité de Catalogne en 2017, au plus fort du défi séparatiste catalan.

Il avait agi de la sorte en sa qualité d’archevêque de Barcelone (Catalogne), poste qu’il occupe depuis le 6 novembre 2015. Proche du pape François, Juan José Omella est responsable de la Commission de Pastorale sociale du Vatican et il a été fait cardinal en 2017. Avec cette élection, le poids de la doctrine sociale et des manières de procédé du pape est singulièrement renforcé au sein de l’épiscopat espagnol.

Source : https://www.elmundo.es/espana/2020/03/03/5e5e2bccfdddffcc8a8b45f3.html

Après l’incendie du site pétrochimique de Tarragone, inquiétude dans toute l’Espagne face à ce type d’usines

Les travaux d’extinction du feu qui a suivi une explosion accidentelle sur le site pétrochimique de La Canonja, à Tarragone, en Catalogne (photographie : Mossos d’Esquadra et La Razón)

Au mois de janvier 2020, une explosion accidentelle sur le site pétrochimique de La Canonja, à Tarragone (Catalogne), a entraîné un incendie qui a mis plusieurs heures à être pleinement maîtrisé par les pompiers et ses conséquences ne sont pas encore toutes établies. Cet incident a provoqué une certaine inquiétude dans l’ensemble de l’Espagne concernant ce type d’usines à risque, dont on compte 421 exemples dans tout le pays. Il faut y ajouter 900 infrastructures où sont manipulés des produits chimiques jugés dangereux pour la population. L’on en trouve ainsi :

  • en Catalogne, 101 ;
  • en Andalousie, 78 ;
  • dans la Communauté de Valence, 41 ;
  • au Pays basque, 28 ;
  • dans les îles Canaries, 25 ;
  • en Castille-La Manche, 23 ;
  • en Estrémadure, 21 ;
  • dans la Région de Murcie, 20 ;
  • dans la Principauté des Asturies, 15 ;
  • en Galice, en 14 ;
  • en Castille-et-León, 13 ;
  • dans la Communauté de Madrid, 12 ;
  • en Aragon, 11 ;
  • en Cantabrie, 8 ;
  • dans les îles Baléares, 6 ;
  • dans la ville autonome de Ceuta, 3 ;
  • et en Navarre, 2.

La Catalogne est donc l’autonomie espagnole la plus exposée à ce type de risques et trois d’entre elles (Catalogne, Andalousie et Communauté de Valence) regroupent à elles seules 220 usines jugées potentiellement dangereuses. La province de Tarragone et celle de Huelva (Andalousie), qui abritent toutes deux un important pôle pétrochimique, sont le plus à surveiller dans ce cas.

Source : https://www.larazon.es/madrid/20200119/bmpl627luvdhbhal6jg43uc43q.html

Il y a 30 ans, la plus grosse catastrophe écologique d’Espagne dans le Nord de l’Aragon

Un agent de nettoyage et désinfection travaille sur l’ancien site de l’entreprise Inquinosa, à Sabiñánigo, dans la province de Huesca (Aragon) – Photographie : ABC

C’est sur le territoire de la commune de Sabiñánigo, peuplée d’environ 10 000 habitants et située dans la province de Huesca (Aragon), que s’est déroulée il y a trente ans la plus grosse catastrophe écologique d’Espagne, sur le site de l’entreprise chimique espagnole Inquinosa. Entre 1974 et 1989, la firme produit sur place du lindane, insecticide extrêmement toxique qui, à l’époque, n’est pas fabriqué dans des conditions de sécurité optimales. La substance imprègne alors les sols ainsi que plusieurs petits cours d’eau. En 2014, des concentrations anormalement élevées de lindane sont découvertes par des scientifiques dans le Gállego, l’un des principaux affluents de l’Èbre, qui court sur 193 kilomètres de longueur.

Des recherches postérieures montrent que le site de l’usine d’Inquinosa est le plus toxique de toute l’Espagne. La société disparaît sans laisser de traces et ne peut donc financer les travaux de décontamination de l’endroit. En 2014, le gouvernement régional aragonais, alors dirigé par la conservatrice Luisa Fernanda Rudi (Parti populaire), lance une procédure en justice pour tenter de mettre la main sur les ayant-droits de la compagnie. Il s’agit alors de leur réclamer le paiement de 6,4 millions d’euros au titre d’un premier dédommagement. En 2016, les pouvoirs publics avaient déjà dépensé 50 millions d’euros afin de tenter de traiter le lieu et de lui ôter toute dangerosité.

Source : https://www.abc.es/espana/aragon/abci-enorme-factura-lugar-mas-toxico-espana-esta-aragon-y-tragado-60-millones-202001180159_noticia.html

La production automobile augmente en Espagne en 2019

Un véhicule de la marque automobile allemande Volkswagen devant l’usine du groupe à Landaben, zone industrielle de Pampelune, en Navarre (photographie : Entorno Inteligente)

En 2019, la production d’automobiles en Espagne a augmenté après deux années de chute en dépit des mauvaises nouvelles commerciales qui se sont succédé tout au long de l’année. Les usines installées outre-Pyrénées ont ainsi monté et assemblé 2 824 959 unités sur les trois cents soixante-cinq jours écoulés, soit 2 877 de plus qu’en 2018, selon les données fournies par les entreprises présentes chez notre voisin ibériques. Le record remonte à l’année 2016, avec 2,88 millions de véhicules produits. Le groupe allemande Volkswagen est largement responsable de cet accroissement avec 820 520 voitures l’année dernière entre l’usine de la marque espagnole SEAT à Martorell (province de Barcelone, Catalogne) et celle de Volkswagen à Landaben, zone industrielle de Pampelune (Navarre).

La firme a ainsi augmenté sa production de 9,9 % par rapport à l’année 2018. Un très bon résultat pour l’Italien Luca de Meo, président directeur général (PDG) de SEAT, qui a quitté son poste pour entrer au service du groupe français Renault. L’entreprise française PSA a elle aussi vu sa production s’accroître en Espagne de 1,45 % l’année dernière, notamment dans son usine Opel (marque d’origine allemande) de Figueruelas (province de Saragosse, Aragon) et dans celle de Peugeot (marque française) à Vigo (province de Pontevedra, Galice). Notons enfin que, concernant l’entreprise Renault, une augmentation de la production a été obtenue dans l’usine de Valladolid (Castille-et-León).

Source : https://www.eleconomista.es/ecomotor/motor/noticias/10304092/01/20/La-produccion-de-vehiculos-crece-en-Espana-en-2019-y-pone-fin-a-tres-anos-de-caidas-.html

Le recours aux animaux dans les cirques ne cesse de reculer en Espagne

Les communautés autonomes et communes espagnoles qui ont interdit le recours aux animaux dans les cirques (image : José Maluenda et La Razón)

Ces dernières années, le recours aux animaux dans les cirques est de plus en plus contesté dans le monde, en particulier dans les pays développés, en raison des mauvais traitements qu’ils subissent régulièrement. La Bolivie est le premier pays de la planète à avoir totalement aboli leur présence dans ce type de spectacles, en 2009, tandis que l’on retrouve, parmi les nations qui lui ont emboîté le pas, la Grèce, le Royaume-Uni, le Canada, la Finlande, la Suède, la Suisse, le Danemark ou encore l’Allemagne. En Espagne, neuf communautés autonomes ont fait de même : la Catalogne en 2015 ; les îles Baléares, La Rioja et la Galice en 2017 ; la Région de Murcie et la Communauté de Valence en 2018 ; et enfin, l’Aragon, l’Estrémadure et la Principauté des Asturies en 2019.

Par ailleurs, dans les autonomies n’ayant pas encore statué à ce sujet, environ deux cents municipalités ont édicté des arrêtés afin d’interdire totalement le recours aux animaux dans les cirques. C’est dans la Communauté de Madrid que l’on retrouve le plus grand nombre de ces communes (soixante-six), suivie de l’Andalousie (cinquante) et de la Castille-et-León (seize). La capitale espagnole a prévu de faire passer un édit municipal dans le même sens au mois d’avril 2020. À l’heure actuelle, sur les trente cirques traditionnels itinérants outre-Pyrénées, seuls trois ont encore recours à des animaux, contre trente-cinq en 2014.

Source : https://www.larazon.es/sociedad/20200116/vopqli4ry5bljetpo2qhn23xwa.html?utm_source=twitter&utm_medium=organic&utm_campaign=lrzn_org_Sa_1_30