Dix villages espagnols sont en lice pour devenir la capitale du tourisme rural en 2020

La commune d’Artenara, située sur l’île de Grande Canarie, dans la province de Las Palmas de Grande Canarie, aux îles Canaries (photographie : El País)

Lancée en 2017 par le site Internet espagnol Escapada Rural (littéralement, « Escapade Rurale »), la compétition de capitale du tourisme rural a pour objectif de promouvoir des destinations moins connues ou courues en Espagne afin de mettre en valeur le patrimoine naturel, historique et artistique de la campagne de notre voisin ibérique. En 2017, c’est Sigüenza (province de Guadalajara, Castille-La Manche) qui a été sélectionnée. Elle a été suivie par Aínsa-Sobrarbe (province de Huesca, Aragon) en 2018 et par Santillana del Mar (Cantabrie) en 2019.

Pour l’année 2020, les communes suivantes sont en lice :

  1. Artenara, île de Grande Canarie, province de Las Palmas de Grande Canarie (îles Canaries) ;
  2. Aýna, province d’Albacete (Castille-La Manche) ;
  3. Cazalla de la Sierra, province de Séville (Andalousie) ;
  4. Colombres, hameau de la commune de Ribadedeva (Principauté des Asturies) ;
  5. La Puebla de Guadalupe, province de Cáceres (Estrémadure) ;
  6. Leiza (Navarre) ;
  7. Potes (Cantabrie) ;
  8. Rascafría (Communauté de Madrid) ;
  9. El Rasillo de Cameros (La Rioja) ;
  10. et Santo Domingo de Silos, province de Burgos (Castille-et-León).

Source : https://elviajero.elpais.com/elviajero/2020/05/29/album/1590751580_140649.html#foto_gal_1

Décès de la scientifique espagnole Teresa Rodrigo à l’âge de 63 ans

La scientifique espagnole Teresa Rodrigo (photographie : Université de Cantabrie et La Razón)

C’est ce mardi 21 avril 2020 qu’est décédée à Santander (Cantabrie), à l’âge de 63 ans, la scientifique espagnol Teresa Rodrigo Anoro, qui était née à Lérida (Catalogne) le 28 décembre 1956. Après un passage par l’Université de Saragosse (Aragon), elle défend sa thèse de doctorat en sciences physiques à l’Université autonome de Madrid en 1985. Elle travaille ensuite pour le Centre des Recherches énergétiques, environnementales et technologiques (Centro de Investigaciones Energéticas, Medioambientales y Tecnológicas, CIEMAT) de la capitale espagnole.

Un temps membre du CERN de Meyrin (Suisse) et du Laboratoire national de l’Accélérateur Fermi de Winfield Township, dans l’Illinois (États-Unis d’Amérique), elle participe à la découverte de nouvelles unités fondamentales de la matière, comme le top quark et le boson de Higgs. Professeur de physique atomique à l’Université de Cantabrie depuis 1994, elle travaille également à l’Institut de Physique de Cantabrie (Instituto de Física de Cantabria).

Source : https://www.larazon.es/ciencia/20200421/p2krv6zvdjc3ljdup4jt6awbjq.html

Décès de l’homme politique espagnol Santiago Lanzuela à l’âge de 71 ans

L’homme politique espagnol Santiago Lanzuela (photographie : Agustín Catalán et El Periódico)

L’on apprenait ce jeudi 16 avril 2020 le décès à Madrid, à l’âge de 71 ans, de l’homme politique espagnol Santiago Lanzuela Marina, qui était né à Teruel (Aragon) le 27 septembre 1948. Formé en sciences de l’entreprise à l’Université de Valence (Communauté de Valence) puis à l’Université de Harvard, dans le Massachusetts (États-Unis d’Amérique), il est d’abord professeur assistant à Valence, de 1971 1973, puis occupe divers postes de haut fonctionnaire au sein du gouvernement espagnol dans les années 70-80.

Fondateur de l’Institut du Patronat aragonais, dont il est le premier président, il est membre du Parti populaire (PP) et occupe le poste de 1989 à 1993 de conseiller régional aragonais à l’Économie et aux Finances, sous la présidence d’Hipólito Gómez de las Roces puis d’Emilio Eiroa. En 1995, il est élu président régional de l’Aragon, succédant à Ramón Tejedor (Parti socialiste ouvrier espagnol). Il quitte la présidence aragonaise en 1999.

Source : https://www.heraldo.es/noticias/aragon/2020/04/16/muere-expresidente-aragon-santiago-lanzuela-1331664.html

Décès de l’homme politique espagnol Landelino Lavilla à l’âge de 85 ans

L’homme politique espagnol Landelino Lavilla (photographie : Sergio Enríquez-Nistal et El Mundo)

L’on apprenait ce lundi 13 avril 2020 le décès à Madrid, à l’âge de 85 ans, de l’homme politique espagnol Landelino Lavilla Alsina, qui était né à Lérida (Catalogne) le 6 août 1934. Après des études de droit à l’Université de Saragosse (Aragon), il termine son cursus à l’Université de Madrid, où il entre notamment en contact avec le cardinal espagnol Ángel Herrera Oria, très actif sur le plan culturel et intellectuel. Devenu juriste (letrado) de la Cour des Comptes (Tribunal de Cuentas) en 1958, il passe ensuite au Conseil d’État (Consejo de Estado) en 1959.

À l’âge de 27 ans à peine, il est nommé secrétaire général de la Banque espagnole de Crédit (Banco Español de Crédito) puis vice-président et enfin président de la maison d’édition Editorial Católica, fondée par Herrera Oria. Membre de l’Union du Centre démocratique (UCD) après la mort de Francisco Franco (1939-1975), il est ministre de la Justice de 1976 à 1979 dans le gouvernement d’Adolfo Suárez puis, de 1979 à 1982, il préside le Congrès des députés (chambre basse des Cortes, le Parlement espagnol). Élu président de l’UCD en 1982, il démissionne suite à l’échec de la formation aux élections générales de cette année-là et devient membre permanent du Conseil d’État. Il est également membre de l’Académie royale des Sciences morales et politiques et de l’Académie royale de Jurisprudence et de Législation.

Source : https://www.elmundo.es/espana/2020/04/13/5e944afffdddff16238b45e9.html

Décès du philologue et lexicographe espagnol Manuel Alvar Ezquerra à l’âge de 70 ans

Le philologue et lexicographe espagnol Manuel Alvar Ezquerra (photographie : ABC)

L’on apprenait ce vendredi 3 avril 2020 le décès à Madrid, à l’âge de 70 ans, du philologue, lexicographe et professeur espagnol Manuel Alvar Ezquerra, qui était né à Saragosse (Aragon) en 1950. Après des études à l’Université de Grenade (Andalousie), à l’Université Complutense de Madrid, à l’Université autonome de la capitale et à la Sorbonne (Paris, France), il est obtenu un poste de titulaire à l’Université de La Laguna, sur l’île de Ténérife (province de Santa Cruz de Ténérife, îles Canaries). Il a par la suite travaillé à l’Université d’Alicante (Communauté de Valence) avant de retourner à celle de Grenade.

Grand promoteur des études de lexicographie outre-Pyrénées, il publie Proyecto de lexicografía española (littéralement, Projet de lexicographie espagnole) et collabore à partir de 1983 à divers ouvrages de lexicographie afin de les élaborer et de les mettre à jour. Il est également l’un des pionniers en Espagne dans l’utilisation du dictionnaire dans l’enseignement et de l’usage des bases de données. Il s’est passionné toute sa vie pour l’apparition de nouveaux mots dans la langue espagnole. Il était membre de l’Académie royale de la Langue espagnole (Real Academia de la Lengua Española).

Source : https://www.abc.es/cultura/abci-muere-filologo-y-academico-manuel-alvar-ezquerra-202004031528_noticia.html

Décès du lieutenant-colonel espagnol Jesús Gayoso à l’âge de 48 ans

Le lieutenant-colonel espagnol Jesús Gayoso (photographie : Actualidad Rioja Baja)

L’on apprenait ce vendredi 27 mars 2020 le décès à Logroño (La Rioja), à l’âge de 48 ans, du lieutenant-colonel (teniente coronel) de la Garde civile espagnole Jesús Gayoso Rey des suites de l’épidémie de coronavirus venue de Chine. Né à Mieres (Principauté des Asturies) le 26 avril 1971, il était installé à La Corogne (Galice) avec sa femme et ses deux enfants.

Après être passé par l’Académie générale militaire de Saragosse (Aragon), entre 1991 et 1996, il a été affecté à première compagnie du Groupe d’Action rapide (Grupo de Acción Rápida, GAR) – force d’élite de la Garde civile créée en 1982 -, basé à Bilbao (province de Biscaye, Pays basque). Depuis 2014, il était le directeur de cette unité qui était notamment intervenue pour boucler La Rioja en pleine pandémie de COVID-19.

Source : https://diariopatriota.com/jesus-hayoso-teniente-coronel-de-la-guardia-civil-fallece-por-coronavirus-a-la-edad-de-48-anos/

Décès de l'anthropologue espagnol Carmelo Lisón à l'âge de 90 ans

L’anthropologue espagnol Carmelo Lisón (photographie : El Periódico de Aragón)

L’on apprenait ce mardi 17 mars 2020 le décès à Madrid, à l’âge de 90 ans, de l’anthropologue social et culturel espagnol Carmelo Lisón Tolosana, qui était né à La Puebla de Alfindén, dans la province de Saragosse (Aragon), le 11 novembre 1929. Diplômé en histoire auprès de l’Université de Saragosse en 1957, il devient docteur en anthropologie auprès de l’Université d’Oxford (Royaume-Uni) en 1963.

Trois ans plus tard, il publie l’un de ses ouvrages de référence aussi bien outre-Pyrénées qu’en Europe ou aux États-Unis d’Amérique. Intitulée Belmonte de los Caballeros, cette œuvre est suivie par de nombreuses études sur l’anthropologie des habitants de Galice – comme Antropología cultural de Galicia (littéralement, Anthropologie culturelle de Galice).

Source : https://www.elperiodicodearagon.com/noticias/aragon/fallece-antropologo-carmelo-lison_1414327.html

Décès du chanteur espagnol Rebel

Le chanteur espagnol Rebel (photographie : OKDiario)

C’est ce dimanche 1er mars que l’on apprenait le décès à Saragosse (Aragon) du chanteur espagnol Rebel, de son vrai nom José Antonio Rodríguez Fernández, qui était né dans la capitale aragonaise. Spécialisé dans le rap, il commence à chanter en 1995 et sort alors une maquette aux côtés de son compatriote, le chanteur General D. C’est grâce à son frère, connu sous le nom d’artiste de Hate, qu’il s’initie à cet univers musical particulier.

C’est surtout sa collaboration avec le collectif de rap Violadores del Verso (littéralement, « Violeurs du Vers ») qu’il se fait connaître. Avec ses acolytes, il sort en 1999 l’album Genios (littéralement, Génies). Il participe à d’autres opus avec divers rappeurs espagnols comme Kase.O (de son véritable nom Javier Ibarra Ramos) ou encore au sein de groupes comme Bufank.

Source : https://okdiario.com/happyfm/rebel-rap-zaragoza-fallece-hermano-sho-hai-violadores-del-verso-5242170

Le site archéologique espagnol d'Almallutx nous en apprend plus sur la Reconquête des îles Baléares

Le site archéologique d’Almallutx, situé sur l’île de Majorque, dans les îles Baléares, sur le territoire de la commune d’Escorca (photographie : Projet Almallutx et El País)

C’est au sein du site du lac de barrage de Gorg Blau, en pleine chaîne de Tramontane (Sierra de Tramontana), à l’Ouest de l’île de Majorque (îles Baléares), que se trouve le site archéologique d’Almallutx. Situé sur le territoire de la commune d’Escorca, peuplée d’à peine 200 habitants, il nous en apprend davantage sur la Reconquête de l’archipel sous la férule du roi Jacques Ier le Conquérant d’Aragon (1213-1276), en 1229. C’est en effet à cette date que le souverain installe le siège de la ville musulmane de Madina Mayurqa (actuelle Palma de Majorque). L’opération militaire est payante puisqu’environ 20 000 à 30 000 adversaires sont tués mais 3 000 survivants s’échappent de la ville et fuient vers la chaîne de Tramontane pour s’y réfugier.

Ils vivent environ deux ans dans les environ et y installent des fortifications afin de résister aux troupes aragonaises. Les archéologues espagnols Jaume Deyà, du Musée de Sóller (îles Baléares), et Pablo Galera ont travaillé pendant dix ans sur la zone d’Almallutx afin de reconstituer cette ville de fortune, qui s’étendait à l’époque sur environ 160 000 mètres carrés. La difficulté du projet réside dans le fait que la zone a été volontairement inondée dans les années 70 afin de mettre en place le lac de retenue du barrage de Gorg Blau. Dès que les eaux remontent, les restes d’habitations et d’exploitations agricoles (alquerías) disparaissent ainsi.

Source : https://elpais.com/cultura/2020-03-10/la-ultima-resistencia-musulmana-de-mallorca.html

Un massacre préhistorique est élucidé dans les Pyrénées espagnoles

Un crâne d’être humain retrouvé dans la grotte d’Els Trocs de Bisaurri, dans la province de Huesca, en Aragon (photographie : Manuel Rojo, Kurt Alt et El País)

C’est au sein de la grotte préhistorique d’Els Trocs, située sur le territoire de la commune de Bisaurri, dans la province de Huesca (Aragon), au cœur des Pyrénées espagnoles, qu’a eu lieu il y a environ 7 300 ans un massacre que deux chercheurs ont enfin pu élucider. Il s’agit de l’Espagnol Manuel Rojo Guerra, de l’Université de Valladolid (Castille-et-León), et de l’Autrichien Kurt Walt, de l’Université de Krems. Les êtres humains décédés dans cette grotte ont été assassinés de manière brutale à coups de flèche et de pierres sur le crâne. C’est en 2009 qu’ont commencé les campagnes de fouille sur ce site du Néolithique dont environ 50 mètres carrés ont été analysés jusqu’à présent.

Plusieurs autres universités et centres de recherche ont participé aux excavations : l’Université de Bâle (Suisse), l’Université autonome de Madrid et le Centre supérieur des Recherches scientifiques (Centro Superior de Investigaciones Científicas, CSIC) de la capitale espagnole. Sur les neuf personnes assassinées à Els Trocs, cinq étaient des adultes et quatre, des enfants. Le motif du meurtre semble relativement clair à l’heure actuelle : il s’agissait probablement d’une guerre entre clans pour le contrôle du territoire et, plus encore, des ressources alimentaires qui ont très certainement été accumulées dans la grotte en prévision de la période froide.

Source : https://elpais.com/cultura/2020/02/20/actualidad/1582220182_932734.html?ssm=TW_CM