L’Espagne veut réviser sa coopération militaire avec la Turquie suite à l’invasion de la Syrie

Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol, à gauche), serre la main du président turc, Recep Tayyip Erdoğan – Photographie : Twitter

Il y a quelques jours, le président turc, Recep Tayyip Erdoğan, lançait une vaste offensive militaire dans le Nord de la Syrie (notamment contre les Kurdes) à la suite du retrait des troupes américaines de la zone. Cette opération, condamnée par une bonne partie des pays occidentaux, a poussé la France et l’Allemagne à paralyser leurs ventes d’armes à la Turquie. Un débat a été mené hier lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères des pays-membres de l’Union européenne (UE) à Luxembourg.

D’ores et déjà, les Pays-Bas et la Finlande ont emboîté le pas à Paris et Berlin tandis que l’Espagne envisage elle aussi de réviser sa coopération militaire avec Ankara. Madrid affirme ne vendre aucune arme à la Turquie qui pourrait servir à combattre les Kurdes, même si cette déclaration est impossible à vérifier en raison du blocage politique que connaît le pays. Ankara est le quatrième plus gros acheteur d’armes à l’Espagne selon les données remontant à l’année 2018, avec 162,5 millions d’euros (derrière l’Allemagne, le Royaume-Uni et l’Arabie saoudite).

Source : https://elpais.com/internacional/2019/10/13/actualidad/1570972909_017892.html

L’Espagne signe un nouveau contrat militaire avec l’Arabie saoudite

Une frégate militaire de fabrication espagnole (photographie : Ministère espagnol de la Défense et La Información)

Durant la semaine du 9 au 15 septembre 2019, la présidente directrice générale (PDG) de l’entreprise publique espagnole Navantia (sise à Madrid et spécialisée dans la construction navale), Susana de Sarria, a signé à Londres (Royaume-Uni) un contrat militaire avec l’Arabie saoudite. Ce nouveau projet vise à transférer des technologies au royaume du golfe Arabo-Persique et devrait rapporter environ 900 millions d’euros aux chantiers navals de notre voisin ibérique.

Ce contrat intervient après la polémique suscitée par la construction et la vente à Riyad de plusieurs frégates militaires conçues par Navantia et qui ont donné de l’emploi au chantier de Puerto Real, dans la province de Cadix (Andalousie). Certaines associations et certains secteurs politiques avaient à l’époque dénoncé cet accord entre Madrid et Riyad en raison de la guerre sanglante menée par les autorités saoudiennes au Yémen en partie avec du matériel acheté à l’Occident.

Source : https://www.lainformacion.com/empresas/navantia-cierra-contrato-venta-tecnologia-militar-arabia-saudi-900-millones/6512369/

Les entreprises espagnoles se positionnent sur le marché de l’eau en Arabie saoudite

Le président directeur général (PDG) de l’entreprise espagnole de construction Acciona, José Manuel Entrecanales (photographie : Hispanidad)

Les autorités saoudiennes ont récemment annoncé un ambitieux plan concernant le réseau d’adduction d’eau dans leur pays et les géants espagnols du bâtiment et des travaux publics se positionnent sur ce marché afin d’en retirer tous les bénéfices possibles. Des groupes comme ACS, FCC, Acciona, Sacyr (tous sis dans la Communauté de Madrid) et Abengoa (dont le siège se trouve à Séville, en Andalousie) se sont montrés intéressés par les appels d’offres de la firme publique saoudienne WEC, chargée d’organiser la construction des infrastructures souhaitées.

La WEC a déjà sélectionné un certain nombre de compagnies de notre voisin ibérique pour ses vastes projets :

  • en janvier 2019, Acciona a été choisie pour un plan de conception, de construction, d’opération et de maintenance durant 25 de l’usine de dessalement Shuaqaiq 3 ;
  • dans le même temps, Abengoa a décroché un contrat de construction d’une usine de dessalement par osmose dans la ville de Rabigh, située sur la côte de la mer Rouge.

Source : https://www.eleconomista.es/empresas-finanzas/noticias/10041879/08/19/Las-constructoras-espanolas-se-lanzan-a-por-el-millonario-plan-de-agua-de-Arabia-Saudi.html

Le célèbre roman espagnol « Don Quichotte » est traduit pour la première fois dans son intégralité en indonésien

Un moment de la présentation de la version en indonésien du roman en espagnol « Don Quichotte » (photographie : Antena 3)

Pendant près d’un an et demi, la traductrice et linguiste indonésienne Apsanti Djokosujatno a travaillé sur la traduction dans sa langue maternelle (pratiquée par environ 265 millions de personnes) du célèbre roman espagnol Don Quichotte. Elle s’est pour ce faire notamment appuyée sur la traduction en français et en anglais du fameux ouvrage de Miguel de Cervantes (1547-1616), considéré comme le premier roman moderne de l’histoire universelle.

Âgée de 78 ans, cette chercheuse a notamment travaillé à l’Université de La Sorbonne, à Paris (France). À l’exception de certains auteurs comme Federico García Lorca (1898-1936) ou Luis Sepúlveda (romancier chilien né en 1949), les traductions d’hommes de lettres hispanophones en indonésien restent plutôt rares, alors que Don Quichotte a déjà été publié dans 140 langues environ, depuis l’anglais jusqu’au français en passant par le portugais, le russe, l’arabe, l’hindi, le chinois, le bengali ou encore l’allemand.

Source : https://www.antena3.com/noticias/cultura/aventuras-don-quijote-lengua-indonesia-video_201907115d26d7370cf2ed10d61b26f0.html?fbclid=IwAR15O0AdMmozyk5SKo-n56ABCKR92qP1NUn7HpXpsErpbbrnmUUs0gHzqN8

La littérature hispanophone devient la plus traduite aux États-Unis d’Amérique pour la première fois de l’histoire

La façade principale de la Société hispanique de New York, aux États-Unis d’Amérique (photographie : Urban Sketchers)

Bien que minoritaires dans la foule de livres publiés chaque année aux États-Unis d’Amérique, les traductions y sont scrutées avec attention, notamment par le biais d’un rapport annuel édité par la revue Publishers Weekly. Or, en 2018, cette publication nous a appris que les livres en espagnol sont devenus pour la première fois de l’histoire les plus traduits outre-Atlantique, devant les livres en français.

Concrètement, 101 ouvrages hispanophones ont ainsi été traduits en anglais, devant les 97 ouvrages en français et les 53 ouvrages en langue allemande. Ils sont suivis par 47 livres en japonais, 33 livres en italien, 23 livres en norvégien, 22 livres en mandarin, 21 livres en suédois, 19 livres en russe et 18 livres en arabe.

Source : https://www.abc.es/cultura/abci-literatura-espanol-mas-traducida-francesa-primera-estados-unidos-201904151636_noticia.html

L’entreprise ferroviaire espagnole Talgo remporte un important contrat en Égypte

Une vue d’artiste d’un train à grande vitesse conçu par l’entreprise espagnole Talgo (image : Talgo et Crónica Global)

Ce lundi 8 avril 2019, l’entreprise ferroviaire espagnole Talgo, sise à Las Rozas de Madrid (Communauté de Madrid), a annoncé qu’elle avait remporté un important contrat en Égypte, auprès de la compagnie nationale des chemins de fer, Egyptian National Railways (ENR). Concrètement, la firme devra construire six trains pour une somme de 158 millions d’euros.

Ces véhicules devraient pouvoir transporter environ 500 personnes en tout et pour tout. Ce contrat est d’autant plus crucial qu’à cette occasion, Talgo va réutiliser la technique employée pour la construction du « TGV des pèlerins » (AVE de los peregrinos), bâti par un consortium hispano-saoudien entre La Mecque et Médine.

Source : https://www.efe.com/efe/espana/economia/talgo-fabricara-seis-trenes-para-ferrocarriles-de-egipto-por-158-millones/10003-3946747

À son tour, Pedro Sánchez refuse de suspendre les ventes d’armes de l’Espagne à l’Arabie saoudite

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Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol), à la tribune du Congrès des députés, à Madrid, lors d’une séance de contrôle au gouvernement, le mercredi 24 octobre dernier (photographie : Jesús G. Feria et La Razón)

Après un premier refus de la Commission de la Défense du Congrès des députés (chambre basse des Cortes, le Parlement espagnol), c’est au tour du président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol), de rejeter toute idée de suspension des ventes d’armes de son pays à l’Arabie saoudite dans le cadre du scandale mondial généré par l’assassinat brutal du journaliste Jamal Khashoggi. Il s’est justifié en affirmant que les contrats passés entre Madrid et Riyad se sont faits en toute légalité et en suivant le code des « bonnes pratiques » fixé pour ce type d’exportations.

Par ailleurs, il a demandé aux autres élus du peuple espagnol de prendre leurs responsabilités, notamment à l’égard des travailleurs de l’entreprise publique Navantia, géant mondial de la construction navale, qui fabriquent à l’heure actuelle des frégates pour l’Arabie saoudite pour une importante somme d’argent et dont l’emploi dépend donc des relations entre les deux pays. Pedro Sánchez s’est enfin posé en défenseur de la stabilité juridique et diplomatique dans le cadre des traités internationaux.

Source : https://www.larazon.es/espana/sanchez-defiende-la-venta-de-armas-a-arabia-saudi-por-responsabilidad-HG20263664

Les députés espagnols ne demanderont pas au gouvernement de suspendre les ventes d’armes de leur pays à l’Arabie saoudite

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La Commission de la Défense du Congrès des députés (chambre basse des Cortes, le Parlement espagnol), réunie sous l’autorité de son président, José María Barreda (deuxième en partant de la gauche), député du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) pour la province de Ciudad Real, en Castille-La Manche (photographie : Ballesteros, EFE et La Vanguardia)

Ce mardi 23 octobre, la Commission de la Défense du Congrès des députés (chambre basse des Cortes, le Parlement espagnol), à Madrid, a rejeté une initiative proposée par Podemos ainsi que par plusieurs partis séparatistes catalans (Parti démocrate européen de Catalogne, Gauche républicaine de Catalogne) qui visait à demander au gouvernement de Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol) de suspendre les ventes d’armes de leur pays à l’Arabie saoudite. La monarchie du golfe Persique est en effet dans la tourmente depuis l’assassinat sauvage du journaliste saoudien Jamal Khashoggi dans le consulat de son pays à Istanbul (Turquie).

Cette initiative a été rejetée en bloc par les représentants du PSOE et ceux du Parti populaire (PP), tandis que ceux de la formation Citoyens (C’s) se sont abstenus et que ceux de la formation régionaliste valencienne Engagement ont voté pour. Le député du PSOE Antonio Gutiérrez Limones, député de la province de Séville (Andalousie), a demandé de faire preuve de prudence et d’attendre les conclusions de l’enquête concernant ce crime qui a ému le monde entier. Plusieurs gros contrats militaires sont en jeu entre l’Espagne et l’Arabie saoudite, ce qui a aussi pesé dans la balance. De son côté, le député centriste José Manuel Villegas (C’s), qui représente la province de Barcelone (Catalogne), a exigé qu’une réponse soit apportée de manière consensuelle au niveau européen.

Source : https://www.lavanguardia.com/politica/20181023/452523046063/congreso-rechaza-suspender-venta-armas-arabia-saudi.html?utm_source=facebook&utm_medium=social&utm_content=politica&utm_campaign=lv&fbclid=IwAR3SDyMMImfXI59FOeMGMZfpzU5bCd8mdPccLbMZjq2cWvzsHQ1MOOdHBtM

L’exploitation du « TGV des pèlerins » devrait rapporter cinq millions d’euros à la RENFE l’année prochaine

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Une vue d’artiste du TGV de conception espagnole qui circule aujourd’hui en Arabie saoudite (image : El Economista)

Alors qu’il a récemment été inauguré et que ses voyages commerciaux ont débuté, le « TGV des pèlerins » (AVE de los peregrinos, en espagnol) devrait permettre à l’opérateur ferroviaire national espagnol, la RENFE, de toucher environ cinq millions d’euros de bénéfices au cours de sa première année complète d’exploitation, entre octobre 2018 et octobre 2019. En tout et pour tout, le chiffre d’affaires de la compagnie ibérique sur le sol saoudien devrait être de 44 millions d’euros, somme à laquelle il faut retrancher les coûts d’exploitation (environ 39 millions d’euros).

Symbole du savoir-faire technologique de l’Espagne au niveau international, ce « TGV des pèlerins » a supposé un contrat record de 7,10 milliards d’euros pour les firmes espagnols qui l’ont décroché. Chaque mois, le gouvernement saoudien devra payer 18 millions d’euros à ces entreprises pour l’exploitation concrète de l’AVE, dont 23 % iront à la seule RENFE (soit 4,14 millions d’euros). Il ne s’agit cependant que de la somme fixée pour la première année, au cours de laquelle le TGV ne tournera pas à plein rendement. Une telle quantité augmentera à partir d’octobre 2019.

Source : https://www.eleconomista.es/empresas-finanzas/noticias/9449720/10/18/Renfe-preve-ganar-5-millones-de-euros-el-primer-ano-de-explotacion-del-AVE-a-La-Meca.html

Le « TGV des pèlerins » de conception espagnole va enfin être inauguré en Arabie saoudite

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De futurs conducteurs saoudiens reçoivent une formation de la part de leurs coreligionnaires espagnols dans un TGV de conception ibérique (photographie : ABC)

C’est pour le début du mois d’octobre 2018 que le « TGV des pèlerins » (AVE de los peregrinos) a enfin reçu le feu vert pour une inauguration en grande pompe en Arabie saoudite. Ce train à grande vitesse de conception et de fabrication espagnoles, qui représente le plus gros contrat ferroviaire de l’histoire mondiale, réalisera son premier trajet en présence du roi saoudien, Salmane, mais sans aucun membre du gouvernement espagnol de Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol).

Seul l’ambassadeur d’Espagne à Riyad, Álvaro Iranzo Gutiérrez, sera présent de la part de la diplomatie espagnole. Il sera accompagné d’au moins une autre personnalité espagnole, Jorge Segrelles, président du consortium chargé de la construction des voies et des gares sur le parcours de l’AVE. Cela fait un peu moins d’un an que le « TGV des pèlerins » effectue des voyages de démonstration et il s’agira donc de son trajet inaugural commercial.

Source : https://www.abc.es/economia/abci-puesta-largo-meca-sin-presencia-gobierno-201809250149_noticia.html