Décès du philosophe et arabisant espagnol Miguel Cruz Hernández à l’âge de 100 ans

Le philosophe et arabisant espagnol Miguel Cruz Hernández (photographie : Salamanca 24 horas)

C’est ce mercredi 25 mars 2020 qu’est décédé à Salamanque (Castille-et-León), à l’âge de 100 ans, le philosophe et arabisant espagnol de renom Miguel Cruz Hernández, qui était né à Málaga (Andalousie) le 15 janvier 1920. Diplômé en philologie sémitique à l’Université de Grenade (Andalousie), il obtient son doctorat à l’Université de Madrid en 1946 avec une thèse sur le philosophe et médecin persan Avicenne (980-1037).

Bien qu’engagé aux côtés des républicains durant la Guerre civile espagnole (1936-1939), il occupe diverses fonctions officielles dans le cadre de la dictature franquiste (1939-1975), dont celle de maire de Salamanque de 1958 à 1962, ce qui lui vaut le surnom de « maire rouge de Franco » (alcalde rojo de Franco). Il est également gouverneur civil d’Albacete (Castille-La Manche) de 1962 à 1968 puis directeur général du Département de la Culture populaire de 1974 à 1975.

Source : https://www.salamanca24horas.com/texto-diario/mostrar/1857801/fallece-filosofo-arabista-miguel-cruz-hernandez-doctor-honoris-causa-universidad-salamanca

Philippe VI renonce à l'héritage de son père, pris en pleine tourmente médiatique

Le roi d’Espagne, Philippe VI (à gauche), en compagnie de son père et prédécesseur, Juan Carlos (photographie : Paolo Blanco, Wireimage et El País)

Alors que toute l’Espagne retient son souffle en pleine pandémie de coronavirus, le roi Philippe VI a émis un communiqué officiel par le biais de la Maison du Roi pour renoncer officiellement (et de façon symbolique) à l’héritage de son père et prédécesseur, Juan Carlos (1975-2014), lequel est pris dans une tourmente médiatique. Il est en effet soupçonné d’avoir reçu d’importantes sommes de la part de l’Arabie saoudite dans le cadre de la vente de trains à grande vitesse (AVE) à cette pétromonarchie puis d’avoir masqué cette commission sur un compte au Panamá, connu pour être un paradis fiscal.

Il semblerait, selon les informations divulguées par les médias, que Juan Carlos ait ensuite placé son fils comme héritier de cet argent. Préférant éviter toute polémique supplémentaire, Philippe VI a donc annoncé qu’il refuserait de toucher de telles sommes lorsque son père décédera. Par ailleurs, l’actuel monarque a retiré le salaire annuel que son père touche dans le cadre de la famille royale (194 000 euros environ) et l’a expulsé de facto de son entourage proche.

Source : https://elpais.com/espana/2020-03-15/el-rey-renuncia-a-la-herencia-de-su-padre-y-le-retira-su-asignacion.html?fbclid=IwAR2V_Olz4D1JjvXLP2L4PbCTNxcLgf5z_a3SJiZa3s4n9QkT-vWDMUmS5F0

« Nicolas Klein : L’ Espagne, une irresponsabilité criminelle ? (EDLQ #3) »

Une capture d’écran de la vidéo de cet entretien (image : Cercle Aristote et YouTube)

Cet entretien, intitulé « Nicolas Klein : L’Espagne, une irresponsabilité criminelle ? (EDLQ #3) », a été donné par votre serviteur au Cercle Aristote, basé à Paris, et s’intéresse notamment à la crise du coronavirus chez notre voisin pyrénéen : https://youtu.be/yI2LGLWSI7I

Le futur plus haut gratte-ciel du monde est conçu par un Espagnol

La Burj Khalifa, gratte-ciel de Dubaï, aux Émirats arabes unis (photographie : El Economista)

Le 4 janvier 2010 était inauguré à Dubaï (Émirats arabes unis) le plus haut gratte-ciel du monde, la Burj Khalifa, d’une hauteur totale 828 mètres, détrônant ainsi son prédécesseur, la Taipei 101 (Taïwan), qui ne mesurait « que » 508 mètres. En ce début d’année 2020, ce record a fêté ses dix ans mais il devrait prochainement tomber car un nouveau gratte-ciel du même genre, lui aussi situé à Dubaï, atteindra les 1 300 mètres de hauteur.

Nommé Dubai Creek, il a vu son chantier débuter en 2016 et devrait être inauguré cette année. Il a été dessiné et réalisé sous la direction de l’architecte espagnol Santiago Calatrava, né en 1951 dans le quartier de Benimámet, qui dépend de la ville de Valence (Communauté de Valence). L’objectif de ce bâtiment est d’offreur une vue agréable pour ceux qui arrivent à Dubaï par la mer et entrent dans son port. Le record de la Dubai Creek ne devrait cependant pas être durable puisqu’il sera vite détrôné par la tour Djeddah, construite dans cette même ville saoudienne, qui devrait atteindre 1 600 mètres de hauteur en 2021.

Source : https://www.eleconomista.es/status/noticias/10309894/01/20/Mas-de-un-kilometro-en-vertical-la-torre-espanola-que-acabara-este-2020-con-la-decada-de-reinado-del-Burj-Khalifa-como-edificio-mas-alto-.html

La RENFE opèrera le premier train à grande vitesse des États-Unis d’Amérique

Le directeur de l’opérateur ferroviaire public espagnol RENFE, Isaías Táboas (au centre) – Photographie : YouTube

Mondialement connu pour sa gestion du réseau de chemin de fer à grande vitesse le plus étendu d’Europe et pour le rôle qu’il a joué dans la construction et la mise en route du « TGV des pèlerins » (AVE de los peregrinos) entre La Mecque et Médine, en Arabie saoudite, l’opérateur ferroviaire public espagnol, la RENFE, va également devenir le premier gestionnaire d’une ligne à grande vitesse sur le continent américain. En octobre 2018, en effet, l’entreprise ibérique avait signé un contrat de conseil et d’assistance dans le cadre de la construction et de l’exploitation du TGV devant relier Houston à Dallas-Fort Worth, au Texas (États-Unis d’Amérique).

L’on sait désormais que l’accord passé entre la RENFE et Texas Central Partners, outre le conseil et l’entretien de la ligne, comprend l’exploitation de ce réseau flambant neuf lorsqu’il sera achevé (probablement en 2026), et ce jusqu’en 2042. La compagnie espagnole s’impose ainsi définitivement à ses deux concurrentes sur ce marché, à savoir la SNCF (France) et Trenitalia (Italie). Bien que le montant du contrat n’ait pas encore été dévoilé officiellement, il pourrait atteindre plusieurs centaines de millions de dollars.

Source : https://cincodias.elpais.com/cincodias/2019/12/19/companias/1576778677_381574.html

Le pilote automobile espagnol Carlos Sainz remporte le Rallye Dakar 2020

Le pilote automobile espagnol Carlos Sainz célèbre sa victoire lors du Rallye Dakar 2020 (photographie : ASO et La Razón)

Ce vendredi 17 janvier 2020, le pilote automobile espagnol Carlos Sainz Cenamor a remporté le Rallye Dakar 2020, qui ralliait cette année les villes saoudiennes de Djeddah à Qiddiya. En compagnie de son copilote et compatriote Lucas Cruz, il devance ainsi ses deux principaux rivaux sur la course, le Qatari Nasser al-Attiyah (assisté du Français Matthieu Baumel) et le Français Stéphane Stéphane Peterhansel (accompagné du Portugais Paulo Fiuza). Âgé de 57 ans (il est né à Madrid le 12 avril 1962), il remporte ainsi sa troisième course du genre, après ses titres glanés en 2010 et 2018.

Leader du classement général dès la troisième étape cette année, il a rapidement imposé sa loi sur le Rallye Dakar au volant de sa Mini (marque britannique). Lors des deux précédentes éditions victorieuses pour lui, il avait remporté la course respectivement avec Volkswagen (marque allemande) et Peugeot (marque française). Sur la ligne d’arrivée, Carlos Sainz a dédié sa victoire à sa famille ainsi qu’à tous les Espagnols.

Source : https://www.larazon.es/deportes/20200117/rcwpy7pohze4lk2spgnl2mvjym.html

Navantia se glisse dans la liste des cent premières entreprises d’armement au monde

L’actuelle présidente directrice générale (PDG) de l’entreprise de construction navale espagnole Navantia, Susana Sarriá (photographie : Navantia)

Ce lundi 9 décembre 2019, l’Institut international de Recherche sur la Paix de Stockholm (Suède) a publié l’édition 2018 de son classement des entreprises d’armement ayant effectué les plus grosses ventes au niveau planétaire. Le classement est dominé par cinq firmes américaines (Lockheed Martin, Boeing, Northrop Grumman, Raytheon et General Dynamics). L’on retrouve une firme espagnole dans le classement, Navantia, sise à Madrid et dirigée par Susana Sarriá, qui est spécialisée dans la construction navale.

Concrètement, cette multinationale passe de la 89e à la 76e place, avec des ventes totales s’élevant à 1,2 milliard de dollars environ pour l’année 2018, contre 975 millions en 2017. Cet accroissement de 27 % est notamment dû à une commande de la marine espagnole (Armada Española), qui veut s’équiper en nouvelles frégates F-110, ainsi qu’à l’achat de corvettes fabriquées outre-Pyrénées par l’Arabie saoudite. Parmi les autres nations présentes dans le classement, l’on note l’amélioration des ventes d’armes françaises et, au contraire, la baisse qui touche l’Allemagne et le Royaume-Uni.

Source : https://abcblogs.abc.es/tierra-mar-aire/industria-de-defensa/compania-venta-armas.html

La Supercoupe d’Espagne de football masculin se jouera en Arabie saoudite les trois prochaines années

Le président de la Fédération royale Espagnol de Football, Luis Rubiales (à gauche), en compagnie de la footballeuse espagnole Virginia Torrecilla (photographie : Óscar Barroso, AFP et El Mundo)

Suite à un accord officiellement passé entre la Fédération royale espagnole de Football (Real Federación Española de Fútbol, RFEF) et l’Arabie saoudite, c’est dans ce pays du golfe Arabo-Persique que se jouera la Supercoupe d’Espagne de football masculin au cours des trois prochaines années. L’édition qui arrive sera disputée dans la ville portuaire de Djeddah, peuplée de près de 4 millions d’habitants, au sein du stade Roi-Abdallah (62 000 places dans sa plus vaste configuration).

Comme l’a confirmé le président de la RFEF, le royaume arabe versera 40 millions d’euros par édition à l’organisme et s’engage à respecter plusieurs règles, dont celle édictant que les femmes pourront s’installer où elles le souhaitent dans le stade et s’habiller comme il leur plaira. Du 8 au 12 janvier 2020, quatre clubs s’affronteront pour remporter le trophée : Real Madrid, Atlético Madrid, FC Valence (Communauté de Valence) et FC Barcelone (Catalogne).

Source : https://www.elmundo.es/deportes/futbol/2019/11/11/5dc961b121efa03f3d8b457c.html

Selon une étude de l’Université d’Oxford, l’Espagne est l’un des principaux pays où l’information est manipulée sur les réseaux sociaux

Le ministre espagnol de l’Intérieur, Fernando Grande-Marlaska (Parti socialiste ouvrier espagnol – à gauche) – Photographie : Libération

Selon une étude menée à bien sur 70 pays différents par l’Université d’Oxford (Royaume-Uni), l’Espagne est l’une des nations où l’information est la plus manipulée en ligne, en particulier sur les réseaux sociaux. D’après les concepteurs de cette recherche, l’on compte en effet outre-Pyrénées au moins un parti politique ou une agence gouvernementale qui utilisent ces plateformes sur Internet pour modeler les nouvelles et l’opinion publique en dehors de la réalité ou de la vérité.

En 2018, selon cette étude britannique, 48 des pays analysés sont concernés par ce problème, soit 42 de plus qu’en 2017. La plateforme américaine en ligne Facebook reste le réseau social privilégié pour mener à bien cette manipulation, que ce soit par le biais de fausses nouvelles ou de faux comptes généralement attribués à des robots. Par ailleurs, sept pays (la Chine, l’Inde, l’Iran, le Pakistan, la Russie, l’Arabie saoudite et le Venezuela) utilisent également le réseau social américain Twitter ou un équivalent à cette fin.

Source : https://www.abc.es/tecnologia/redes/abci-espana-entre-paises-mas-manipula-opinion-publica-redes-sociales-201909290136_noticia.html#vca=rrss&vmc=abc-es&vso=tw&vli=cm-general&_tcode=enUzdWYz

Ces ressources gazières et pétrolières que l’Espagne ne veut pas exploiter

Une plateforme en mer d’extraction gazière au large de la province de Tarragone, en Catalogne (photographie : EFE et ABC)

Alors que le prix des hydrocarbures remonte sensiblement ces dernières semaines en raison des tensions internationale (notamment en Iran et en Arabie saoudite), l’Espagne dédaigne ses propres ressources gazières et pétrolières. La technique de fracturation hydraulique (aussi appelée fracking) a ainsi été totalement abandonnée outre-Pyrénées tandis que la plateforme pétrolière d’Ayoluengo, située sur le territoire de la commune de Sargentes de la Lora, dans la province de Burgos (Castille-et-León), est peu à peu délaissée. À l’heure actuelle, l’Espagne ne produit que 0,14 % du pétrole qu’elle consomme et 0,3 % du gaz qui lui sert au quotidien.

Or, selon des études fiables menées à bien par le Conseil supérieur des Collèges d’Ingénieurs des Mines (CSCIM), il existe aujourd’hui des réserves gazières outre-Pyrénées pour les 45 prochaines années. Le cabinet d’audit américain Deloitte élève ce chiffre à 60 ans tandis que l’Association espagnole des Compagnies de Recherche, d’Exploration et de Production d’Hydrocarbures et de Stockage souterrain (ACIEP) va jusqu’à 70 ans. En matière pétrolière, l’Espagne pourrait s’approvisionner à 100 % sur son sol pendant quatre ans ou à 20 % durant vingt ans.

Source : https://www.abc.es/economia/abci-petroleo-espana-desprecia-riqueza-oculta-201909230150_noticia.html