L’Académie royale espagnole présente son « Dictionnaire panhispanique de l’espagnol juridique »

Le logo du « Dictionnaire panhispanique de l’espagnol juridique »

Ce jeudi 2 juillet 2020, l’Académie royale espagnole (Real Academia Española, RAE), prestigieuse institution de défense de la langue espagnole sise à Madrid, a présenté sur Internet son nouveau Dictionnaire panhispanique de l’espagnol juridique (Diccionario panhispánico del español jurídico, en version originale), dont la version en ligne est accessible à tous. Cet ouvrage a été élaboré par 400 juristes et philologues venus d’Espagne et des pays hispanophones d’Amérique latine.

Il est le fruit d’une initiative du Sommet judiciaire ibéro-américain (Cumbre Judicial Iberoamericana), dont la XXe édition a eu lieu au mois d’avril au Panamá. Le projet a été secondé par de nombreuses personnalités et institutions, dont le Conseil général du Pouvoir judiciaire (Consejo General del Poder Judicial, CGPJ), installé dans la capitale espagnole.

Source : https://www.rae.es/noticias/presentacion-del-diccionario-panhispanico-del-espanol-juridico-dpej-en-linea

Le film espagnol « Douleur et Gloire » triomphe aux prix Platino

L’acteur espagnol dans le film « Douleur et Gloire » (photographie : El Deseo et El Confidencial)

Créés en 2014, les prix Platino du Cinéma ibéro-américain, dont deux éditions ont vu leur cérémonie se dérouler en Espagne (en 2015 à Madrid et en 2017 à Marbella, dans la province de Málaga, en Andalousie), récompensent chaque année les meilleurs films et professionnels du septième art dans le monde hispanophone et lusophone d’Europe et d’Amérique. Cette année, à l’occasion d’une cérémonie de remise qui s’est déroulée, pandémie de coronavirus oblige, sur Internet, c’est le film Douleur et Gloire (Dolor y gloria, en version originale), de l’Espagnol Pedro Almodóvar, qui a triomphé.

Pas moins de six statuettes ont ainsi été remises à cette production :

  • meilleur film pour la maison de production El Deseo ;
  • meilleur réalisateur pour Pedro Almodóvar ;
  • meilleur scénario pour Pedro Almodóvar ;
  • meilleur interprète masculin pour l’Espagnol Antonio Banderas ;
  • meilleure musique originale pour l’Espagnol Alberto Iglesias ;
  • meilleur montage pour l’Espagnole Teresa Font.

Source : https://www.elconfidencial.com/cultura/2020-06-30/premios-platino-cine-iberoamericano_2661416/

Décès du professeur espagnol José Calvo González à l’âge de 64 ans

Le professeur espagnol José Calvo González (photographie : Sur)

L’on apprenait ce mardi 23 juin 2020 le décès à Málaga (Andalousie), à l’âge de 64 ans, du professeur d’université espagnol José Calvo González, qui était né à Séville (Andalousie) en 1956. Diplômé en droit auprès de l’Université de Séville en 1980, docteur auprès de celle de Málaga quatre ans plus tard, il devient en 2010 professeur de philosophie du droit, après avoir mené des recherches à l’Université de Bologne, en Émilie-Romagne (Italie).

Magistrat suppléant à la Cour supérieure de Justice de l’Audience provinciale (Audiencia Provincial) de Málaga, il a notamment initié les études de philosophie du droit dans plusieurs pays latino-américains (Argentine, Brésil, Pérou, Uruguay, Mexique). Il est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont un rédigé en collaboration avec le grand historien espagnol Javier Tusell (1945-2005) intitulé Giménez Fernández, precursor de la democracia española (littéralement, Giménez Fernández, précurseur de la démocratie espagnole).

Source : https://www.diariosur.es/universidad/fallece-profesor-calvo-20200624144838-nt.html

L’Académie royale de la Langue espagnole publie un « Glossaire des termes grammaticaux »

Le « Glosario de términos gramaticales » de l’Académie royale espagnole (photographie : Académie royale espagnole)

En ce mois de juin 2020, l’Académie royale espagnole (Real Academia Española, RAE), prestigieuse institution sise à Madrid et chargée de la promotion ainsi que de la défense de la langue de Cervantes, a annoncé la mise en vente d’un Glosario de términos gramaticales (littéralement, Glossaire des termes grammaticaux), dont une présentation avait déjà eu lieu en février dernier.

Cet ouvrage, qui s’adresse en priorité aux professeurs de l’enseignement secondaire du pays et aux enseignants de langue espagnole à l’étranger, a été rédigé en collaboration par la RAE et l’Association des Académies de Langue espagnole (Asociación de Academias de Lengua Española, ASALE), organisme lui aussi installé dans la capitale du pays.

Source : https://www.rae.es/obras-academicas/gramatica/glosario-de-terminos-gramaticales

« Christophe Colomb déboulonné aux USA : l’Espagne entre indignation et approbation »

Le religieux espagnol Junípero Serra (1713-1784), l’un des explorateurs et évangélisateurs de l’actuel État de Californie, aux États-Unis d’Amérique (image : Wikipedia)

Votre serviteur était récemment interrogé par Jérôme Blanchet-Gravel, journaliste de la version francophone du site Internet de l’agence d’information russe Sputnik, dans le cadre d’un article intitulé « Christophe Colomb déboulonné aux USA : l’Espagne entre indignation et approbation » et publié le lundi 15 juin 2020, concernant les dégradations perpétrées par des manifestants antiracistes aux États-Unis d’Amérique sur des statues représentant l’histoire coloniale espagnole : https://fr.sputniknews.com/international/202006151043955790-christophe-colomb-deboulonne-aux-usa-lespagne-entre-indignation-et-approbation/?fbclid=IwAR3GB8fpE8Aspklfvb2iomeS9Vreu7TEx7d6jIhehgBIVz-8Ory7MhK7Bnw

« Saint, soldier, writer: Spain celebrates forgotten women of its Golden Age »

La femme de lettres espagnole Sœur Juana Inés de la Cruz (1648-1695) – Photographie : The Guardian

Cet article intitulé « Saint, soldier, writer: Spain celebrates forgotten women of its Golden Age », rédigé par Sam Jones et publié le samedi 7 juin 2020 sur le site Internet du grand quotidien britannique The Guardian, revient sur l’exposition organisée par la Bibliothèque nationale d’Espagne (Biblioteca Nacional de España, BNE) à propos des femmes artistes qui ont fait le Siècle d’Or de notre voisin ibérique de 1550 à 1675 : https://www.theguardian.com/world/2020/jun/07/saint-soldier-playwright-museum-celebrates-forgotten-women-of-spains-golden-age

Décès de la femme de lettres espagnole Anna Rosselló à l’âge de 96 ans

La femme de lettres espagnole Anna Rosselló (photographie : Vilaweb)

L’on apprenait ce mardi 21 avril le décès à Barcelone (Catalogne), à l’âge de 96 ans, de la femme de lettres espagnole Anna Rosselló i Elias, qui était née à Flix, dans la province de Tarragone (Catalogne), en 1923. Opposante à la dictature franquiste (1939-1975), elle s’exile pendant un temps au Brésil en 1956 avec son mari, Josep Travesset, et sa fille, Carme, alors âgée de deux ans et demi.

Elle entame alors un tour d’Amérique latine à la rencontre des populations amérindiennes au Brésil, en Bolivie, au Pérou, en Équateur, en Colombie, au Panamá, au Costa Rica, au Nicaragua, au Honduras, au Salvador et au Guatemala. Activiste indépendantiste catalane, elle est l’auteur d’un grand nombre d’ouvrages relatant notamment son périple latino-américain.

Source : https://www.vilaweb.cat/noticies/sha-mort-anna-rossello-activista-antifranquista-i-simbol-de-les-protestes-contra-la-sentencia/

Décès du chanteur d'opéra espagnol Enrique del Portal à l'âge de 87 ans

Le chanteur d’opéra espagnol Enrique del Portal (photographie : Platea Magazine)

L’on apprenait ce vendredi 20 mars 2020 le décès à Madrid, à l’âge de 87 ans, du chanteur d’opéra espagnol Enrique Ruiz del Portal González, qui était né dans la capitale espagnole le 3 juillet 1932. Après des études au Conservatoire royal de Madrid (Real Conservatorio de Madrid), il fait ses débuts sur scène en 1959 au théâtre Fuencarral de la ville et obtient rapidement le succès. En 1962, il est choisi comme premier ténor du prestigieux théâtre de La Zarzuela et joue dans diverses pièces comme Marina, El caserío (littéralement, La Ferme) ou encore La tabernera del puerto (littéralement, La Tavernière du Port).

Tout au long de sa longue carrière, Enrique del Portal chante aux côtés des plus grands solistes espagnols de sa génération ou des générations précédentes, à l’image de Pepita Embil (1918-1994), José Carreras (né en 1946) et Alfredo Kraus (1927-1999). En 1962, il organise une tournée triomphale en Amérique latine, où il alterne entre opérettes et opéras. Il décède à son domicile de Madrid des suites d’une mauvaise chute qu’il a subie quinze jours plus tôt.

Source : https://www.plateamagazine.com/noticias/8597-fallece-el-tenor-enrique-del-portal-a-los-87-anos-tras-sufrir-una-caida-hace-15-dias

Décès du diplomate espagnol Salvador Bermúdez de Castro y Bernales

Le palais ducal de la commune de Lerma (province de Burgos, Castille-et-León), qui a donné son nom à une grande famille de l’aristocratie espagnole (photographie : Wikipedia)

L’on apprenait ce jeudi 5 mars 2020 le décès à Madrid, à l’âge de 88 ans, du diplomate espagnol Salvador Bermúdez de Castro y Bernales, cinquième marquis de Lerma, qui était né dans la capitale espagnole le 15 janvier 1932. Fils de l’avocat et homme politique Salvador Bermúdez de Castro O’Lawlor (1863-1945), il débute sa carrière en 1963 lorsqu’il est destiné à l’ambassade d’Espagne à Londres (Royaume-Uni).

En 1967, il déménage à Buenos Aires (Argentine) puis rentre à Madrid en 1970. En 1976, il est nommé sous-directeur général aux Affaires ibéro-américaines du Ministère des Affaires étrangères avant d’en devenir le directeur général. C’est à partir de 1979 qu’il grimpe dans la hiérarchie diplomatique en devenant ambassadeur d’Espagne au Chili. Il exerce ensuite ce rôle en Colombie (1987-1991), puis en Uruguay (1993-1995) et enfin auprès de l’Organisation des Nations unies pour l’Éducation, la Science et la Culture (UNESCO, selon son sigle en anglais), sise à Paris (France), de 1995 à 1996.

Source : https://es.wikipedia.org/wiki/Salvador_Bermúdez_de_Castro_y_Bernales

Les collaborations entre l'Espagne et l'Amérique latine sont de plus en plus nombreuses dans le domaine des séries télévisées

Les acteurs colombiens Verónica Velásquez (à gauche) et Fernando Solórzano (au centre) dans le cadre de la série télévisée espagnole « Perdida », diffusée en 2019 (photographie : Antena 3 et El País)

L’existence d’une vaste communauté hispanophone sur l’ensemble de la planète (577 millions de locuteurs aux dernières nouvelles), le développement des plateformes télévisuelles en ligne (à l’image de l’américaine Netflix) et le récent succès de plusieurs feuilletons espagnols (comme La casa de papel ou Élite) poussent l’Espagne à collaborer de plus en plus avec les pays d’Amérique latine pour produire et tourner de nouvelles séries télévisées. La coproduction est ainsi une formule qui gagne du terrain, ainsi qu’en témoigne le congrès français Conecta Fiction, qui se concentre sur cette modalité de tournage et organise cette année sa quatrième édition à Pampelune (Navarre).

C’est grâce à cette convention qu’a pu être tournée, par exemple, la série télévisée Inés del alma mía (littéralement, Inés ma chérie), adaptation du roman éponyme de la femme de lettres chilienne Isabel Allende (née en 1942), coproduite par la télévision publique espagnole (Televisión Española, TVE), la maison de production Boomerang TV (sise à Madrid) et l’entreprise chilienne Chilevisión. Le feuilleton a été tourné en Espagne, au Chili et au Pérou. L’on peut également citer le cas de la série Perdida (littéralement, Perdue), produite par la chaîne de télévision privée espagnole Antena 3 et dont l’équipe combine professionnels espagnols et colombiens.

Source : https://elpais.com/cultura/2020/02/17/television/1581945955_734874.html