La ligne TGV entre Madrid et Séville va être intégralement rénovée pour l'ouverture du transport ferroviaire de voyageurs à la concurrence

La gare TGV de Ciudad Real (Castille-La Manche), située sur la ligne entre Madrid et Séville (Andalousie) – Photographie : EFE et Cinco Días

Première ligne ferroviaire à grande vitesse inaugurée en Espagne, en 1992, le trajet de TGV entre Madrid et Séville (Andalousie) va être intégralement rénové par l’administrateur du réseau de chemin de fer de notre voisin ibérique, ADIF, sis dans la capitale. Le projet de réfection et de modernisation est actuellement en phase de rédaction, notamment afin de remplacer un ancien système de sécurité, nommé LZB (sigle signifiant en allemand Linienzugbeeinflussung, soit « Contrôle de Vitesse linéaire » en français), considéré obsolète à l’heure actuelle.

L’existence du système LZB est aujourd’hui une entrave à l’interopérabilité entre l’entreprise ferroviaire espagnole RENFE et son équivalent italien, Trenitalia, qui doit entrer sur le marché libéralisé à partir de décembre 2020. Dès cette date, d’ailleurs, la ligne entre Madrid, Barcelone (Catalogne) et la frontière française sera dotée des systèmes de sécurité les plus modernes. Concernant la ligne Madrid-Séville, le budget total de la rénovation devrait être de 131 millions d’euros pour une durée de travaux de 52 mois et cette action permettra d’installer le système ERTMS (sigle signifiant European Rail Traffic Management System, soit « Système européen de Gestion du Trafic ferroviaire » en français).

Source : https://cincodias.elpais.com/cincodias/2020/02/07/companias/1581077084_966253.html

L'Espagne est l'un des pays développés avec le plus faible taux d'occupation pour les jeunes de 24 ans

De jeunes Espagnols dans un lycée (photographie : RTVE)

Selon des statistiques de l’Organisation de Coopération et de Développement économiques (OCDE – le « club des pays riches »), dont le siège se trouve à Paris (France), à l’âge de 24 ans (c’est-à-dire six ans après la fin de la scolarité secondaire), les jeunes Espagnols sont parmi ceux qui ont le plus faible taux d’occupation au sein du monde développé. Seuls 37,9 % d’entre eux ont en effet un emploi, contre 58 % en moyenne parmi les pays membres de l’OCDE ou plus de 70 % pour l’Islande, la Suisse ou encore les Pays-Bas. Seuls l’Italie et le Portugal font moins bien que notre voisin ibérique en la matière.

En comparaison de pays proches, comme l’Allemagne ou la France (qui atteignent environ 50 % de jeunes de 24 ans occupés), l’Espagne fait donc pâle figure. De fait, lorsque l’on consulte les données de l’Institut national des Statistiques (Instituto Nacional de Estadísticas, INE), sis à Madrid, ce n’est que dans la tranche d’âge allant de 25 à 29 ans que l’occupation des jeunes actifs se consolide outre-Pyrénées. C’est entre 2000 et 2007, au plus fort de la bulle immobilière, que le taux d’occupation des citoyens âgés de 24 ans a frôlé les 50 % en Espagne.

Source : https://www.eleconomista.es/economia/noticias/10304079/01/20/Espana-a-la-cola-de-la-incorporacion-juvenil-al-trabajo-solo-un-37-tiene-trabajo-a-los-24-anos.html

L'entreprise ferroviaire espagnole Talgo conçoit des trains pour le Danemark

Un train de conception espagnole Talgo 230 opéré par l’entreprise ferroviaire publique danoise DSB (photographie : Cinco Días)

Très concurrentiel, le marché ferroviaire d’Europe du Nord, centrale et orientale voit de plus en plus les firmes espagnoles s’y installer et y prospérer. C’est ainsi que le fabricant ibérique Talgo, dont le siège se trouve à Las Rozas de Madrid (Communauté de Madrid), a signé un important contrat avec l’opérateur ferroviaire national danois DSB (sigle signifiant Danske Statsbaner, soit « Chemins de Fer d’État du Danemark ») afin de lui fournir dans un premier temps huit rames conventionnelles sans locomotive. Les premiers véhicules de cette commande devraient être livrés au pays scandinave d’ici à 2023.

Le modèle choisi par DSB est le Talgo 230, matériel roulant conçu pour des lignes classiques et à hautes prestations, notamment pour la banlieue des grandes villes. Ces trains devraient pouvoir atteindre la vitesse de pointe de 200 kilomètres par heure. Une extension de la commande pourra ensuite être réalisée par DSB, sur le même modèle de ce qu’a proposé à Talgo l’opérateur ferroviaire national allemand DB, qui a déjà acheté 23 rames au fabricant espagnol et pourrait augmenter la commande jusqu’à 100 unités.

Source : https://cincodias.elpais.com/cincodias/2020/02/05/companias/1580919728_009090.html

L'Espagne parie sur la recherche concernant les micro-algues

Une cérémonie officielle dans un auditorium du siège du Centre supérieur des Recherches scientifiques (Centro Superior de Investigaciones Científicas, CSIC), à Madrid (photographie : CSIC et ICMAT)

La biotechnologie marine et l’aquaculture sont deux priorités de la recherche espagnole, aussi bien dans le secteur public que privé, et ce sont notamment les micro-algues qui intéressent notre voisin ibérique. Selon une étude bibliographique récemment élaborée par la revue suisse en langue anglaise Marine Drugs, sur 79 020 articles écrits dans le monde concernant ces végétaux, 4 106 correspondent à notre voisin ibérique. Ce dernier se retrouve ainsi derrière le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne au niveau européen mais devant l’Italie. Au niveau mondial, les seules autres nations à la devancer sont les États-Unis d’Amérique, la Chine et le Canada.

Au sein de l’espace atlantique européen, les chercheurs espagnols contribuent à environ 24 % des publications en matière de micro-algues, derrière le Royaume-Uni et la France. Sur les trois dernières années analysées par Marine Drugs (janvier 2017 à février 2019), les chercheurs espagnols sont même premiers en nombre d’articles publiés (374), se payant le luxe de dépasser l’Italie (325), l’Allemagne (322) et la France (310). Les micro-algues ne sont que l’un des multiples objets de recherche liés à l' »économie bleue », cette nouvelle source de richesses et de croissance qui attire de plus en plus les pays développés ou en voie de développement vers les mers et océans.

Source : http://www.mispeces.com/nav/actualidad/noticias/noticia-detalle/La-investigacin-espaola-en-microalgas-entre-las-ms-productivas-del-mundo/#.XjgxbCbQhok

Le Musée Thyssen-Bornemisza de Madrid restaure en direct l'un de ses chefs-d'œuvre

La restauration en direct du tableau « Portrait d’un chevalier », du peintre italien Vittore Carpaccio, au Musée Thyssen-Bornemisza de Madrid (photographie : Musée Thyssen-Bornemisza, Hélène Despléchin et ABC)

Ces derniers mois, la restauration en direct de chefs-d’œuvre des grands musées du monde entier est très à la mode, à l’image de l’Adoration de l’Agneau mystique, polyptyque sur bois du peintre flamand Jan van Eyck (1390-141) restauré au Rijksmuseum d’Amsterdam (Pays-Bas). C’est désormais au tour de l’une des principales pinacothèques de Madrid et de toute l’Espagne, le Musée Thyssen-Bornemisza, de restaurer l’une de ses toiles les plus fameuses, Portrait d’un chevalier (Joven caballero en un paisaje en espagnol, soit Jeune chevalier dans un paysage), de Vittore Carpaccio (1465-1520), sous le regard de ses visiteurs. C’est le jeudi 30 janvier 2020 qu’ont débuté ces opérations.

Elles sont conduites par les deux spécialistes espagnoles Susana Pérez et Alejandra Martos, qui s’affairent ainsi sur ce tableau de 1510 de grandes dimensions (218 centimètres de longueur pour 151,1 centimètres de largeur). La toile a longtemps été attribuée au maître allemand Albrecht Dürer (1471-1528). Avant de débuter la restauration proprement dite, de nombreuses analyses ont été menées sur ce Portrait d’un chevalier : radiographies, photographies infrarouges, analyses de laboratoire, etc. L’objectif est de rénover les parties les plus abîmées, notamment sur le pourtour du cadre.

Source : https://www.abc.es/cultura/arte/abci-thyssen-restaura-directo-joyas-mas-preciadas-coleccion-202002010233_video.html#vca=rrss-inducido&vmc=abc-es&vso=tw&vli=video

La chaîne allemande de supermarchés Lidl ouvre l’un de ses plus grands centres logistiques dans l’Est de l’Espagne

L’inauguration du nouvel entrepôt logistique de l’entreprise allemande Lidl à Cheste, dans la province de Valence (Communauté de Valence) – Photographie : El Economista

Ce mercredi 29 janvier 2020, la chaîne allemande de supermarchés hard discount Lidl, dont le siège se trouve à Neckarsulm, dans le Land de Bade-Wurtemberg, a inauguré l’un de ses plus grands centres logistiques d’Europe à Cheste (province de Valence, Communauté de Valence), ville de 8 500 habitants environ située à 25 kilomètres approximativement de la capitale provinciale. C’est au sein du parc industriel Circuit-de-Cheste, qui se trouve autour du circuit de moto Ricardo-Tormo, qu’a été construit cet immense entrepôt de 51 000 mètres carrés, qui peut abriter jusqu’à 30 000 palettes et 140 quais de chargement et de déchargement. C’est à cet endroit qu’avait été originellement prévue la création du parc thématique Ferrari, lequel s’est finalement installé à Port Aventura, sur le territoire de la commune de Salou (province de Tarragone, Catalogne).

La multinationale allemande a dépensé environ 55 millions d’euros pour créer cette plateforme qui dispose par ailleurs de 17 000 mètres carrés de chambres froides – dont 5 000 seront exclusivement consacrés aux fruits et légumes. Depuis Cheste seront livrés les magasins de Lidl dans un rayon comprenant l’ensemble de la Communauté de Valence ainsi que le Sud de la Catalogne et les îles Baléares. L’entrepôt logistique de Cheste remplace celui qui existait à Ribarroja del Turia, commune elle aussi située dans la province de Valence, car le site était devenu trop petit pour les besoins logistiques de la compagnie germanique dans la Communauté de Valence.

Source : https://www.eleconomista.es/distribucion/noticias/10327571/01/20/Lidl-abre-un-almacen-de-51000-metros-donde-estaba-previsto-el-parque-Ferrari-de-Valencia.html

La marque automobile espagnole SEAT lance son nouveau modèle de León

Le modèle 2020 de la célèbre León, construite par la marque automobile espagnole SEAT (photographie : Autoplus)

Ce mardi 28 janvier 2020, la marque automobile espagnole SEAT, sise à Martorell (province de Barcelone, Catalogne), a présenté en avant-première mondiale son modèle 2020 de León – son véhicule ayant eu le plus de succès au cours de l’histoire et celui qui se vend le plus outre-Pyrénées ces dernières années. Afin d’adapter l’usine de Martorell à la production de cette voiture, l’entreprise, qui appartient au groupe allemand Volkswagen, un investissement de 1,1 milliard d’euros a été consenti sur place. Jusqu’à présent, depuis sa création, la SEAT León s’est vendue à 2,2 millions d’unités et la compagnie espère poursuivre sur cette lancé en dépit des difficultés actuelles du secteur automobile au niveau planétaire.

La nouvelle León, qui devrait arriver dans les concessions du monde entier avant l’été 2020, a été dessinée et conçue au Centre technique de SEAT à Barcelone. Elle proposera une version hybride, ce qui est cohérent avec la volonté de la firme de s’adapter au nouveau courant de vente de véhicules électriques ou hybrides. Le Britannique Wayne Griffiths, vice-président exécutif de la marque (dont le nom est pressenti pour remplacer l’Italien Luca de Meo à la tête de l’entreprise), a confirmé que la SEAT León était un modèle s’adressant prioritairement aux premiers acquéreurs d’une voiture – ce qui est de fait leur profil dans une majorité des cas.

Source : https://www.eleconomista.es/empresas-finanzas/noticias/10325178/01/20/Seat-lanza-el-nuevo-Leon-con-una-inversion-de-1100-millones.html

David Luque devient le premier comédien espagnol à faire partie de la Royal Shakespeare Company

Le comédien espagnol David Luque jouant dans la pièce Nekrassov, de l’écrivain français Jean-Paul Sartre (photographie : ABC)

Le comédien David Luque, né à Madrid en 1972, est récemment devenu le premier Espagnol – et, de fait, le premier non Britannique – à faire son entrée au sein de la très prestigieuse Royal Shakespeare Company, l’une des troupes de théâtre les plus influentes au Royaume-Uni. Fondée vers 1879, elle se produit généralement à Stratford-upon-Avon, Newcastle-upon-Tyne et Londres. Philologue de formation, spécialisé dans l’apprentissage des langues étrangères, Luque a expliqué à l’agence de presse espagnole EFE l’honneur que représentait pour lui le fait de faire partie de cette compagnie.

David Luque a déjà derrière lui une longue et fructueuse carrière au théâtre, au cinéma et à la télévision. En 2011, il a fondé sa propre troupe théâtrale et c’est lors d’une représentation à Francfort-sur-le-Main, dans le Land de Hesse (Allemagne), qu’il est repéré par les dirigeants de la Royal Shakespeare Company. Le comédien espagnol joue depuis longtemps en espagnol, notamment au théâtre de l’Abbaye (Teatro de la Abadía), à Madrid.

Source : https://www.abc.es/cultura/teatros/abci-primer-espanol-royal-shakespeare-mayor-hito-cualquier-actor-pueda-imaginar-202001241721_noticia.html

Une jeune scientifique espagnole est sélectionnée pour participer à un projet mondial de recherche en hématologie

La scientifique espagnole Eugenia de la Morena, qui participe à un projet mondial en matière d’hématologie (photographie :

La scientifique espagnole Eugenia de la Morena, originaire de la Région de Murcie et chercheuse du service d’hématologie et d’oncologie de l’Hôpital universitaire Morales-Meseguer ainsi qu’au Centre régional de Don du Sang de Murcie, a été sélectionnée pour participer à un projet mondial en matière d’étude du sang promu par la Société américaine d’Hématologie (ASH, selon son sigle anglais), sise à Washington D.C., et l’Association européenne d’Hématologie (EHA, selon son sigle anglais), dont le siège se trouve à Stockholm (Suède). L’objectif de ce programme est de former les jeunes chercheurs dans cette discipline médicale afin de les préparer au mieux aux évolutions de la science.

Le programme regroupe vingt chercheurs (dix originaires d’Europe et dix provenant des États-Unis d’Amérique) qui travailleront ensemble durant un an. Ils effectueront leurs recherches dans les meilleures conditions matérielles imaginables et profiteront de l’expérience et des conseils de leurs aînés dans le domaine. Une première réunion du projet aura lieu du 20 au 27 mars prochains en France et le programme devrait se conclure à l’occasion du 25e congrès de l’Association européenne d’Hématologie, qui se tiendra à Francfort-sur-le-Main, dans le Land allemand de Hesse.

Source : https://www.lavanguardia.com/vida/20200124/473101279516/murciana-eugenia-de-la-morena-investigacion-mundial-hematologia.html

Les entreprises touristiques Jet2 et TUI continuent à parier sur l’Espagne

Un hôtel aux îles Canaries (photographie : Trivago)

En dépit d’une concurrence toujours plus forte (notamment en provenance du Maroc, de Tunisie, de Turquie ou encore d’Égypte), l’Espagne continue d’attirer les entreprises du secteur touristique. C’est notamment le cas de Jet2 Holidays, sise à Leeds (Royaume-Uni), ainsi que l’a confirmé au mois de janvier 2020 son conseiller délégué, Steve Heapy. Il a ainsi rappelé que sa firme, l’un des grands noms des tour-opérateurs dans le monde, était présente depuis un quart de siècle outre-Pyrénées et voulait y renforcer sa présence – elle y effectue déjà 60 % de ses ventes. Jet2 Holidays a déjà aidé à amortir la crise liée à la faillite de la compagnie britannique Thomas Cook, notamment aux îles Baléares et aux îles Canaries.

C’est aussi le cas du tour-opérateur allemand TUI, dont le siège est partagé entre Hanovre et Berlin. Son conseiller délégué, Fritz Joussen, a commencé par rappeler que l’entreprise traversait dernièrement une importante zone de turbulences. Pour résoudre ses soucis, elle veut justement poursuivre sa modernisation et sa diversification, notamment par une alliance avec la chaîne d’hôtels espagnole Riu, dont les quartiers généraux se trouvent à Palma de Majorque (îles Baléares). TUI a en effet signé des conventions avec 99 établissements de la chaîne, dont 46 se trouvent outre-Pyrénées.

Source : https://cincodias.elpais.com/cincodias/2020/01/21/companias/1579628930_903376.html