Inés Arrimadas est élue présidente du parti Citoyens

La députée nationale du parti Citoyens (Cs) et nouvelle présidente de la formation, Inés Arrimadas (photographie : Álex Zea, Europa Press et El País)

Ce dimanche 8 mars 2020, la députée nationale du parti Citoyens (Cs) et porte-parole de la formation au Congrès des députés (chambre basse des Cortes, le Parlement espagnol, à Madrid), Inés Arrimadas, a été élue, sans grande surprise il est vrai, présidente de Cs par les adhérents. Elle en devient ainsi la première dirigeante féminine après treize années de direction sous la houlette d’Albert Rivera. Elle a ainsi obtenu 77 % des voix environ face à son principal adversaire, le meneur du « secteur critique », Francisco Igea, qui a dû se contenter de 22 % des bulletins. Quant au troisième aspirant, le militant Ximo Aparici, il n’a obtenu que 0,7 % des suffrages des adhérents.

Cette victoire permet à Inés Arrimadas de prendre le contrôle total d’un parti en grande difficulté après les élections générales anticipées du dimanche 10 novembre 2019 (à l’issue desquelles Citoyens s’est effondré avec 47 députés en moins par rapport à celles du dimanche 28 avril 2019). Lors de la cinquième assemblée générale de la formation, qui aura lieu ce weekend, le nombre de grands électeurs (compromisarios) favorables à la ligne d’Inés Arrimadas (qui prône notamment un rapprochement avec le Parti populaire de Pablo Casado, contre l’avis de Francisco Igea, plus proche du Parti socialiste ouvrier espagnol) devrait lui assurer une validation de sa stratégie générale. Née à Jerez de la Frontera, dans la province de Cadix (Andalousie), le 3 juillet 1981, Inés Arrimadas a d’abord été députée régionale au Parlement de Catalogne pour son parti avant d’être élue députée nationale de la province de Barcelone l’année dernière.

Source : https://elpais.com/espana/2020-03-08/arrimadas-gana-las-primarias-y-se-convierte-en-presidenta-de-ciudadanos.html

« Élections générales en Espagne : le blocage, encore et toujours »

L’hémicycle du Congrès des députés, à Madrid (photographie : EFE et Cinco Días)

Cet article de mon cru, publié le lundi 11 novembre sur le site en ligne du journal français L’Incorrect, revient sur les principaux résultats des élections générales anticipées qui se sont déroulées en Espagne ce dimanche 10 novembre : https://lincorrect.org/elections-generales-en-espagne-le-blocage-encore-et-toujours/

Une nouvelle dissolution du Parlement… et des Espagnols agacés par ces élections anticipées

Le dirigeant de cinq des plus grands partis politiques nationaux espagnols – De gauche à droite : Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol), Pablo Casado (Parti populaire), Albert Rivera (Citoyens), Pablo Iglesias (Podemos) et Santiago Abascal (Vox) – Photographie : El País

Près de cinq mois après les élections générales anticipées du 28 avril 2019, les Cortes Generales (nom du Parlement espagnol) sont officiellement dissoutes par le roi Philippe VI ce lundi 23 septembre et un nouveau scrutin est convoqué pour le 10 novembre prochain. L’incapacité des principaux partis politiques à s’entendre pour former un gouvernement stable est en cause et les Espagnols semblent s’en agacer. Selon une enquête d’opinion élaborée par l’institut 40dB pour le grand quotidien national de centre-gauche El País, près de 68,5 % des Espagnols estiment en effet que le retour aux bureaux de vote est une mauvaise chose.

Ce résultat grimpe jusqu’à 79,1 % chez les électeurs de Podemos, 74,5 % chez ceux du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) et 71,3 % chez ceux de Citoyens (C’s). Environ 54 % des citoyens espagnols interrogés estiment que la qualité de la démocratie espagnole s’est dégradée avec le blocage parlementaire et une majorité d’entre eux estime que c’est plus la gauche que la droite qui en est responsable. Ajoutons que 35,7 % des sondés se sentent déçus, 33,9 %, en colère et 22 % inquiets face à l’organisation de ces quatrièmes élections générales en quatre ans (une en 2015, une en 2016 et deux en 2019, donc).

Source : https://elpais.com/politica/2019/09/21/actualidad/1569076948_223425.html

Un débat pas si décisif que cela ?…

Quatre candidats à la présidence du gouvernement espagnol – De gauche à droite (sans compter le modérateur, au centre) : Pablo Casado (Parti populaire), Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol), Albert Rivera (Citoyens) et Pablo Iglesias (Podemos) – Photographie : EFE et ABC

Ce lundi 22 avril au soir, la télévision publique espagnole (TVE) organisait l’un des deux grands débats entre les principaux candidats à la présidence du gouvernement dans le cadre des élections générales du dimanche 28 avril prochain : Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol, chef de l’exécutif en poste) ; Pablo Casado (Parti populaire, chef de l’opposition) ; Albert Rivera (Citoyens) ; et Pablo Iglesias (Podemos). Le président de la formation d’extrême droite Vox, Santiago Abascal, n’avait pas été convié.

Les partisans des uns et des autres attendaient beaucoup de cette confrontation (qui a été suivie d’un second débat, organisé par le canal privé Antena 3), même si l’on peut douter de son efficacité ou des effets qu’elle aura sur le vote global des citoyens. Le défi séparatiste catalan a été l’un des principaux thèmes abordés avec l’économie (et des promesses de baisses d’impôt ou d’amélioration des services publics en cascade).

Pedro Sánchez s’est retrouvé très isolé face aux attaques coordonnées d’Albert Rivera (généralement considéré comme le meilleur – ou le moins mauvais – du débat) et Pablo Casado, lesquels se sont relativement épargnés étant donné la probabilité d’une future coalition de droite, si les résultats électoraux le permettent. Pablo Iglesias, de son côté, s’est découvert en grand défenseur de la Constitution de 1978 et n’a guère aidé son coreligionnaire de gauche.

Source : https://www.abc.es/elecciones/elecciones-generales/abci-elecciones-generales-2019-sanchez-mantiene-vivo-indulto-presos-secesionistas-201904230051_noticia.html

« Les tourments européens de l’Espagne »

Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol – à droite), à Bruxelles (Belgique), en compagnie du président de la Commission européenne, le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker (photographie : El Plural)

Cet audio, intitulé « Les tourments européens de l’Espagne » et publié le 6 février 2019 sur le très bon site suisse Ekouter.net, revient sur la conférence du même nom donnée par votre serviteur à Lyon le 25 janvier dernier : http://ekouter.net/les-tourments-europeens-de-l-espagne-avec-nicolas-klein-au-cercle-jean-bodin-4180?fbclid=IwAR1pXxk55cs6LZoaj9W5-ygm5mbCuIaDWebwOSCdr6m4s4O7ZL-Qvq8rLxU

Importante manifestation à Madrid contre le gouvernement de Pedro Sánchez

Une manifestante, ce dimanche 10 février, à Madrid (photographie : EFE et El Confidencial)

Ce dimanche 10 février, la place Christophe-Colomb de Madrid accueillait une manifestation massive à laquelle assistaient, selon les données de la police, 45 000 personnes environ pour protester contre la politique territoriale du gouvernement de Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol). Ce dernier a en effet franchi un pas supplémentaire dans ses concessions à l’égard des autorités séparatistes de la Généralité de Catalogne en acceptant la figure d’un médiateur (relator) entre Madrid et Barcelone avant de se rétracter.

Parmi les organisateurs du rassemblement, l’on trouvait le Parti populaire (PP) de Pablo Casado, la formation Citoyens (C’s) d’Albert Rivera et le parti Vox de Santiago Abascal. Le slogan de la manifestation dévoilait l’une des autres revendications des participants : Por una España unida, elecciones ya (littéralement, « Pour une Espagne unie, des élections maintenant »). De son côté, Pedro Sánchez a toujours autant de mal à faire passer son budget de l’État pour l’année 2019.

Source : https://www.elconfidencial.com/multimedia/album/espana/2019-02-10/manifestacion-colon-espana-sanchez-gobierno-independentistas_1815278#0

Le nouveau gouvernement Sánchez est constitué

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La nouvelle ministre espagnole de l’Économie et de l’Entreprise, Nadia Calviño (Parti socialiste ouvrier espagnol) – Photographie : El Plural

La valse des noms a duré pendant plusieurs jours et c’est finalement hier, en début de soirée, que le nouveau président du gouvernement, Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol), a révélé la composition de son exécutif. Très féminin, résolument tourné vers le reste de l’Union européenne, ce cabinet comporte dix-sept portefeuilles, dont onze détenus par des femmes, et s’oriente vers le centre-droite, comme par volonté de concurrencer le principal opposant au dirigeant espagnol, le président du parti Citoyens (C’s), Albert Rivera. Il est aussi clairement orienté vers le libéralisme économique.

Outre Pedro Sánchez Pérez-Castejón lui-même, jeune économiste né en 1972 à Madrid, l’on retrouve ainsi dans cet exécutif :

  • María del Carmen Calvo Poyato, née en 1957 à Cabra, dans la province de Cordoue (Andalousie), vice-présidente du gouvernement et ministre de l’Égalité. Spécialiste de droit constitutionnel, elle est engagée depuis longtemps dans la cause féministe.
  • Josep Borrell Fontelles, né en 1947 à Puebla de Segur, dans la province de Lérida (Catalogne), ministre des Affaires étrangères, de l’Union européenne et de la Coopération. Ministre des Travaux publics et des Transports de 1991 à 1993, sous la présidence de Felipe González (PSOE), il ajoute l’Environnement à ses compétences de 1993 à 1996. Il est président du Parlement européen de 2004 à 2007.
  • Dolores Delgado García, née à Madrid en 1962, ministre de la Justice. Avocate de formation, elle est connue pour ses positions progressistes (elle est proche du célèbre juge Baltasar Garzón) et est spécialisée dans la lutte contre le terrorisme islamiste.
  • María Margarita Robles Fernández, née à León (Castille-et-León) en 1956, ministre de la Défense. Ancienne magistrate à la Cour suprême, elle est l’une des plus proches collaboratrices de Pedro Sánchez.
  • María Jesús Montero Cuadrado, née Séville (Andalousie) en 1966, ministre des Finances. Débauchée de son poste de conseillère régionale andalouse aux Finances et aux Administrations publiques, elle est connue pour être une adepte de la rigueur budgétaire.
  • Fernando Grande-Marlaska Gómez, né en 1962 à Bilbao, dans la province de Biscaye (Pays basque), ministre de l’Intérieur. Juge progressiste, il est connu pour avoir lutté avec acharnement contre le groupe terroriste basque ETA.
  • José Luis Ábalos Meco, né en 1959 à Torrente, dans la province de Valence (Communauté de Valence), ministre de l’Équipement. Proche de Pedro Sánchez, il est professeur des écoles dans le civil.
  • María Isabel Celaá Diéguez, née en 1949 à Bilbao, dans la province de Biscaye (Pays basque), ministre de l’Éducation et de la Formation professionnelle. Elle occupe aussi le rôle de porte-parole du gouvernement. Elle travaille depuis longtemps dans le domaine de l’enseignement et a notamment été conseillère régionale basque à l’Éducation, aux Universités et à la Recherche.
  • Magdalena Valerio Cordero, née en 1959 à Torremocha, dans la province de Cáceres (Estrémadure), ministre du Travail, des Migrations et de la Sécurité sociale. Elle a occupé divers postes régionaux en Castille-La Manche et est connue pour ses travaux sur le système de retraites par répartition, ce qui sera son principal dossier en tant que ministre.
  • María Reyes Maroto Illera, née en 1973 à Medina del Campo, dans la province de Valladolid (Castille-et-León), ministre de l’Industrie, du Commerce et du Tourisme. Économiste de formation, elle est connue pour ses positons progressistes.
  • Luis Planas Puchades, né en 1952 à Valence (Communauté de Valence), ministre de l’Agriculture, de la Pêche et de l’Alimentation. Il est aussi membre du Comité économique et social européen depuis 2014.
  • Meritxell Batet Lamaña, née 1973 à Barcelone (Catalogne), ministre de la Politique territoriale et de la Fonction publique. Issue des rangs du Parti des Socialistes catalans (PSC), elle est le principal atout de Pedro Sánchez pour le « dialogue » avec les séparatistes catalans.
  • Teresa Ribera Rodríguez, née à Madrid en 1969, ministre pour la Transition écologique. Ancienne secrétaire d’État au Changement climatique sous la présidence de José Luis Rodríguez Zapatero (PSOE), elle est engagée depuis longtemps dans le domaine de l’écologie.
  • Màxim Huerta Hernández, né 1971 en à Utiel, dans la province de Valence (Communauté de Valence), ministre de la Culture et des Sports. Écrivain, ancien présentateur de télévision, il est probablement la surprise de ce gouvernement.
  • Nadia María Calviño Santamaría, née en 1968 à La Corogne (Galice), ministre de l’Économie et de l’Entreprise. Elle a été débauchée de son poste de directrice générale des Budgets au sein de la Commission européenne. C’est un partisan de l’austérité et de la rigueur financières.
  • Carmen Montón Giménez, née en 1976 à Burjasot, dans la province de Valence (Communauté de Valence), ministre de la Santé, de la Consommation et du Bien-Être social. C’est elle aussi une militante féministe.
  • Pedro Francisco Duque Duque, né en 1963 à Madrid, ministre de la Science, des Universités et de l’Innovation. Ancien cosmonaute, ingénieur aéronautique de formation, c’est un grand défenseur de la recherche scientifique et un pourfendeur des pseudo-sciences.

Il s’agit donc pour l’essentiel d’un gouvernement de spécialistes et de technocrates qui envoie des signaux parfois contradictoires, notamment du côté du séparatisme catalan. Désormais, il restera à nommer tout l’organigramme des Ministères (notamment les secrétaires d’État) ainsi que les nouveaux dirigeants des entreprises publiques (comme l’opérateur aéroportuaire AENA ou l’entreprise nationale des chemins de fer RENFE).

Sources : http://www.eleconomista.es/politica/noticias/9184958/06/18/Los-nombres-confirmados-del-nuevo-Gobierno-de-Pedro-Sanchez.html, https://politica.elpais.com/politica/2018/06/06/actualidad/1528281293_900923.html, https://politica.elpais.com/politica/2018/06/06/actualidad/1528281293_900923.html, http://www.eleconomista.es/economia/noticias/9187333/06/18/Sanchez-manda-un-mensaje-de-rigor-fiscal-a-la-UE-con-sus-ministras-del-area-economica.html, https://politica.elpais.com/politica/2018/06/05/actualidad/1528200680_136620.html et http://www.abc.es/economia/abci-empresas-publicas-preparan-para-baile-presidentes-nuevo-gobierno-201806042151_noticia.html

Mariano Rajoy et Pedro Sánchez se retrouvent à Madrid après l’élection du nouveau président régional catalan

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Le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy (Parti populaire ) à gauche), en compagnie du premier secrétaire du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) – Photographie : Alberto Di Lolli et El Mundo

Après l’élection du plus que controversé Joaquim Torra à la tête de la Généralité de Catalogne ce lundi 14 mai, le président du gouvernement conservateur espagnol, Mariano Rajoy (Parti populaire), a reçu au palais de La Moncloa, à Madrid, le premier secrétaire du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), Pedro Sánchez. L’objectif est d’organiser une réponse consensuelle et majoritaire aux nouvelles provocations des dirigeants séparatistes (et xénophobes) catalans. Les deux responsables sont tombés d’accord sur un premier point : une possible nouvelle application de l’article 155 de la Constitution espagnole de 1978 (qui prévoit la suspension temporaire de l’autonomie d’une région) au cas où la Généralité outrepasserait de nouveau ses fonctions et violerait encore une fois la loi.

Ils ont aussi tous les deux reconnu la nécessité de continuer à contrôler les comptes publics de la Généralité de Catalogne afin d’éviter toute utilisation indue de l’argent de l’ensemble des Espagnols, notamment dans le cadre des versements du Fonds de Liquidité aux Autonomies (FLA). Ils ont tous deux nié la légitimité des institutions parallèles et totalement illégales que la Généralité veut créer (comme le Conseil de la République ou l’Assemblée des Élus). Mariano Rajoy, actuellement en déplacement officiel en Bulgarie, devrait recevoir le président de la formation Citoyens (C’s), Albert Rivera, à Madrid, ce jeudi.

Source : http://www.elmundo.es/espana/2018/05/15/5af9dac322601d060d8b457d.html

Le parti Citoyens rompt son pacte avec le Parti populaire concernant l’article 155 de la Constitution en raison du défi séparatiste en Catalogne

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Le président du parti Citoyens (C’s), Albert Rivera (photographie : El Periódico)

Alors que le dernier baromètre électoral du Centre des Recherches sociologiques (CIS) promet une forte poussée des centristes du parti Citoyens (C’s), qui dépasseraient en voix le Parti populaire (PP) du gouvernement conservateur de Mariano Rajoy, le président de la première formation, Albert Rivera, a durement attaqué ses coreligionnaires de droite lors d’une séance de contrôle de l’exécutif au Congrès des députés (chambre basse des Cortes, le Parlement espagnol). Il a ainsi reproché à Mariano Rajoy et à son cabinet de ne pas agir de façon assez déterminée face aux séparatistes catalans et notamment de ne pas contrôler l’argent public qui aurait été utilisé par la Généralité de Catalogne pour financer le référendum indépendantiste illégal et illégitime du 1er octobre dernier.

Albert Rivera accuse également le gouvernement central de ne pas avoir tenté de recours judiciaire contre l’ancien président de la Généralité, Carles Puigdemont, et l’ancien conseiller régional à la Santé, Antoni Comín, actuellement à l’étranger, sous le coup d’une enquête outre-Pyrénées et qui ont délégué leur vote pour la possible investiture d’un président régional. Finalement, interrogé par les journalistes dans les couloirs du Congrès des députés, Albert Rivera a affirmé que C’s rompait son pacte parlementaire avec le PP concernant l’application de l’article 155 de la Constitution de 1978 (qui prévoit la suspension temporaire de l’autonomie d’une région) en raison de sa trop faible défense de ce texte fondamental.

Source : http://www.elmundo.es/espana/2018/05/09/5af2aa6f46163f5e4e8b4629.html

Mariano Rajoy annonce un plan de cent millions d’euros pour aider l’Espagne rurale à lutter contre sa crise démographique

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Le président du gouvernement conservateur, Mariano Rajoy (Parti populaire), lors d’une conférence intitulée « Medio rural – Reto demográfico » (« Milieu rural – Défi démographique »), prononcée à Zamora le 14 avril dernier (photographie : EFE et El País)

Ce samedi 14 avril, le président du gouvernement conservateur, Mariano Rajoy (Parti populaire), prononçait dans la ville de Zamora (Castille-et-León) une conférence intitulée « Medio rural – Reto demográfico » (« Milieu rural – Défi démographique ») dans laquelle il annonçait un nouveau plan de cent millions d’euros pour aider l’Espagne rurale à lutter contre la crise démographique qui la touche depuis de nombreuses années. L’objectif de cette ligne de crédit est notamment de favoriser l’installation des travailleurs indépendants dans les communes de moins de 5 000 habitants par des déductions sur les cotisations à la Sécurité sociale.

Le choix de cette thématique et de la ville de Zamora (au sein d’une province peu peuplée) ne doit rien au hasard puisque l’Espagne rurale est précisément le grand réservoir électoral du PP, là où le parti Citoyens (C’s), ne peut encore suffisamment concurrencer les conservateurs. Mariano Rajoy a d’ailleurs attaqué le programme du président de C’s, Albert Rivera, en la matière en l’accusant de vouloir « assassiner » l’Espagne rurale par la suppression d’un certain nombre de communes peu peuplées. Selon Eurostat (l’agence européenne des statistiques), 62 % des municipalités espagnoles comptent moins de 1 000 habitants et certaines communautés autonomes rurales (comme la Castille-et-León, la Galice, la Castille-La Manche, l’Aragon ou encore la Principauté des Asturies) sont capitales pour le PP.

Source : https://politica.elpais.com/politica/2018/04/14/actualidad/1523701229_279258.html