Fondation officielle de l’Académie nationale du Judéo-Espagnol

L’actuel directeur de l’Académie royale de la Langue espagnole, Santiago Muñoz Machado (photographie : Jaime Villanueva et El País)

Le jeudi 3 octobre 2019, l’Académie royale de la Langue espagnole (Real Academia de la Lengua Española), sise à Madrid, a validé lors d’une séance plénière la création officielle de l’Académie nationale du Judéo-Espagnol (Academia Nacional de Judeoespañol), qui sera sise en Israël. Cette institution, qui s’intégrera à l’Association des Académies de Langue espagnole (Asociación de Academias de Lengua Española), a été projetée dès février 2018 mais sa naissance concrète a pris environ un an et demi.

Outre l’Académie royale elle-même, plusieurs de ses correspondants en Israël étaient présents à Madrid pour participer à sa fondation : Shmuel Refael Vivante, Aldina Quintana, Eleazar Gutwirth, Moisés Orfali, Ora Schwarzwald, Jacob Luis Bentolila, Ruth Viviana Fine et Moshe Shaul. L’Académie nationale du Judéo-Espagnol va ainsi devenir la 24e académie de langue espagnole officiellement reconnue dans le monde. Pratiquée par les descendants des Juifs expulsés d’Espagne en 1492, cette langue est parlée aujourd’hui par environ 200 000 personnes, principalement en Israël et en Afrique du Nord.

Source : https://elpais.com/cultura/2019/10/04/actualidad/1570190085_328781.html?ssm=TW_CM_CUL

L’entreprise espagnole d’ingénierie Media Madera part à la conquête du monde

Conçu par la firme espagnole Media Madera, ce pont enjambe l’Aube à Troyes, en France (photographie : Media Madera et ABC)

Créée au milieu des années 90 et sise à Gijón (Principauté des Asturies), l’entreprise espagnole Media Madera était à l’origine une firme spécialisée dans le conseil technique. Peu à peu, elle s’est mise à concevoir et fabriquer des ponts et structures en bois d’un genre nouveau et dans la veine écologique et durable. Elle a par exemple réalisé des ponts pour des communes espagnoles comme Colmenar Viejo (Communauté de Madrid), Mazcuerras (Cantabrie) ou Amorebieta-Echano (province de Biscaye, Pays basque).

Depuis plusieurs années, elle travaille également de façon régulière avec des clients situés au Portugal, en Andorre ou en France. Elle prévoit désormais de s’étendre en Europe centrale et orientale, en Afrique du Nord et dans le golfe Arabo-Persique. Le 19 septembre 2019, elle a de plus reçu le Prix national d’Ingénierie industrielle, remis par le Conseil général des Collèges officiels d’Ingénieurs industriels (CGCOII).

Source : https://www.abc.es/noticias/abci-puentes-sostenibles-made-spain-para-unir-mundo-201909100249_noticia.html

Le succès croissant des volets roulants espagnols dans le monde

D’anciens modèles de persiennes en Espagne (photographie : POA Estudios)

En dehors d’Espagne, ils ne sont guère généralisés qu’en France et au Portugal : les volets roulants (appelés persianas dans la langue de Cervantes, en référence aux anciennes persiennes) ont longtemps été considérés comme une spécificité espagnole qui ne s’adaptait bien qu’à ce pays au climat chaud et au fort taux d’ensoleillement où il fallait justement se protéger de l’astre solaire. Pourtant, ces dix dernières années, leur succès international va croissant, avec des exportations qui sont passées de 24 millions d’euros en 2008 à 36 millions d’euros en 2017.

Des entreprises comme Persax, sise à Alicante (Communauté de Valence), ou Gaviota Simbac, installée dans la même ville, ont vu leur chiffre d’affaires mondial évoluer dans des proportions de 20 % à 40 % avec des clients situés en Europe, en Amérique et en Afrique du Nord. Des pays comme le Portugal, le Brésil, le Mexique, le Chili, l’Algérie ou les Émirats arabes unis sont ainsi de plus en plus intéressés par ce produit made in Spain pour des raisons variées : sécurité, confort du sommeil, réchauffement climatique, etc. D’autres nations leurs emboitent le pas, à l’instar de la France, de l’Italie, de l’Autriche, de la Suisse ou de la Belgique.

Source : https://www.elconfidencial.com/alma-corazon-vida/2019-08-27/persianas-espanolas-conquista-mundo_2189215/

La flotte de pêche de l’Espagne reste la plus importante de l’Union européenne

Un navire de pêche espagnol (photographie : Gondan et Mundiario)

Comme le rappelait récemment le ministre espagnol de l’Agriculture, de la Pêche et de l’Alimentation, Luis Planas (Parti socialiste ouvrier espagnol), la flotte de pêche de notre voisin ibérique reste la plus importante de l’Union européenne (UE) avec environ 250 navires battant pavillon espagnol et approximativement 2 500 membres d’équipage. L’Espagne est également le premier pays bénéficiaire des accords de pêche passés avec des nations tierces comme, dans le désordre, le Cap-Vert, la Côte d’Ivoire, la Gambie, la Guinée-Bissau, la Nouvelle-Zélande (via les îles Cook), le Liberia, le Maroc, l’île Maurice, la Mauritanie, São Tomé-et-Príncipe, le Sénégal et les Seychelles.

Ces conventions sont surtout concentrées dans le monde africain et l’océan Pacifique. Dans le même temps, la flotte de pêche espagnole est engagée dans les objectifs du développement durable de l’Organisation des Nations unies (ONU). Les navires de pêche espagnols qui sillonnent les océans sont, pour l’essentiel, des bateaux spécialisés dans le thon, les crustacés et les crevettes. D’autres accords sont prévus entre l’UE et plusieurs pays afin que la flotte de pêche espagnol puisse se rendre dans leurs eaux territoriales, comme les Kiribati et Madagascar.

Source : https://www.mundiario.com/articulo/economia/flota-espanola-9000-barcos-es-primera-union-europea/20190810121455160594.html

L’Institut Cervantes s’intéresse désormais à l’expansion de la langue espagnole vers l’Afrique

Le directeur de l’Institut Cervantes, l’Espagnol Luis García Montero (photographie : Sergio Enríquez-Nistal et El Mundo)

Fondé en 1991 par le président du gouvernement Felipe González (Parti socialiste ouvrier espagnol) et sis à Madrid, l’Institut Cervantes a pour mission de promouvoir la langue et la culture espagnoles dans le monde. Cet organisme, aujourd’hui dirigé par Luis García Montero, vise désormais le continent africain pour poursuivre l’expansion de la langue de Cervantes et ne pas dépendre uniquement de l’Europe et des États-Unis d’Amérique. Il faut dire que l’expansion démographique africain est impressionnante : d’ici à 2050, il pourrait y avoir 2,6 milliards d’habitants de l’autre côté de la Méditerranée, contre 1,3 milliard aujourd’hui.

Une antenne (aula) de l’Institut Cervantes a été ouverte en ce sens à Dakar (Sénégal) mais García Montero n’exclut absolument pas l’ouverture d’autres centres de ce type dans d’autres pays africains. De fait, une collaboration est déjà prévue avec l’Agence espagnole de Coopération internationale (AECID) pour offrir des cours d’espagnol dans les pays suivants : Bénin, Cameroun, Cap-Vert, Côte d’Ivoire et Gabon. Dans le même temps, le secrétaire d’État espagnol à la Coopération en Amérique ibérique et dans les Caraïbes, Juan Pablo de Laiglesia (PSOE), veut renforcer le rôle de l’Amérique hispanophone dans la tâche.

Source : https://www.elmundo.es/cultura/2019/07/22/5d359de121efa02c1b8b45e4.html

Le succès de la viande porcine espagnole en Chine ne se dément pas

Des porcs de race « pata negra » paissent dans une prairie espagnole (photographie : YouTube)

Au cours des trois premiers mois de l’année 2019, les exportations de viande porcine espagnole vers la Chine ont bondi de 42,2 %, atteignant ainsi les 127 584 tonnes commercialisées dans l’Empire du Milieu. Cet accroissement n’est pas en relation directe avec l’accord signé entre Madrid et Pékin en octobre 2018. Depuis la fin de l’année dernière, la peste porcine africaine frappe l’Asie et a obligé de nombreux élevages à sacrifier des millions de têtes.

Pour faire face à ce grave problème, la Chine a donc dû avoir recours à des fournisseurs extérieurs, parmi lesquels notre voisin ibérique, qui a aussi vu la valeur de ses exportations porcines largement augmenter au premier semestre 2019 (+ 52,3 %), selon les données fournies par l’Organisation interprofessionnelle du Secteur porcin (INTERPORC).

Source : https://www.elconfidencial.com/economia/2019-07-02/cerdo-jamon-chorizo-exportaciones-china-carne_2099926/

Du nouveau sur l’origine des Canariens

Des indigènes de l’île de La Gomera (îles Canaries) tels que représentés par l’ingénieur italien Leonardo Torriani en 1592 (photographie : El País)

Connues depuis l’Antiquité romaine (Tite-Live les surnommait « les îles Fortunées »), les îles Canaries ont été conquises par l’Espagne à partir du début du XVe siècle, sous le règne du roi Henri III de Castille (1390-1406), qui avait mandaté le navigateur normand Jean de Béthencourt pour ce faire. Il a fallu environ 100 pour que les Espagnols s’emparent définitivement de l’ensemble de l’archipel, alors aux mains d’une ethnie berbère appelée « Guanches ».

L’origine de cette peuplade a fait l’objet de nombreux débats entre le XVIe et le XXe siècle. Plusieurs enquêtes récemment menées à bien nous en disent plus à ce sujet. C’est notamment le cas de l’ouvrage Identidad canaria (littéralement, Identité canarienne), paru aux éditions Tamaimos et rédigé par José Farrujia de la Rosa, archéologue et professeur de didactique des sciences sociales à l’Université de La Laguna, dans la province de Santa Cruz de Ténérife (îles Canaries).

Cette monographie vient compléter les travaux de Rosa Fregel, membre du département de biochimie, de microbiologie, de biologie cellulaire et de génétique à la même université. Leurs travaux combinés confirment l’origine berbère des premiers habitants des Canaries. Plus encore, l’on observe de fortes disparités dans l’ADN de l’actuelle population de l’archipel : 55 % des habitants de La Gomera ont une ascendance indigène claire, contre 41 % à La Palma, 22 % à Ténérife et 0 % à El Hierro.

Source : https://elpais.com/cultura/2019/05/31/actualidad/1559304132_653858.html

Le futur plus haut gratte-ciel d’Afrique est conçu par un cabinet d’architectes espagnol

Une vue d’artiste de la future tour Mohammed-VI de Rabat (Maroc), conçue par un cabinet d’architectes espagnol (image : BESIX et El País)

C’est en novembre 2018 qu’ont débuté les travaux d’édification de la future Tour Mohammed-VI (également appelée Tour de la Banque-d’Afrique) située à Rabat (Maroc). L’édifice doit ressembler à une sorte de missile balistique et doit mesurer 250 mètres de hauteur, ce qui en fera le plus haut gratte-ciel de tout le continent africain. Il est conçu par le cabinet d’architectes espagnol Rafael de la Hoz Arquitectos, avec le concours de la firme marocaine CHB Cabinet Hakim Benjelloun.

Le gratte-ciel sera recouvert de panneaux solaires sur une surface de 4 700 mètres carrés et devrait battre le record de hauteur jusqu’à présent détenu en Afrique par la Britam Tower située au Kenya et qui mesure 195 mètres. Le design de la future tour Mohammed-VI de Rabat est largement inspirée du style américain des années 50.

Source : https://elpais.com/elpais/2019/06/02/icon_design/1559472027_427872.html

Décès du célèbre médecin espagnol Joaquín Sanz Gadea

Le roi Philippe VI, alors prince des Asturies (debout, à droite), et le médecin espagnol Joaquín Sanz Gadea (à gauche, en train de lui serrer la main) – Photographie : Ángel Díaz, EFE et El País

L’on apprenait ce samedi 25 mai le décès à Madrid du célèbre médecin espagnol Joaquín Sanz Gadea, qui était né à Teruel (Aragon) le 30 juin 1930. Mort après avoir lutté contre une longue maladie, il était diplômé de chirurgie et de médecine à l’Université de Salamanque (Castille-et-León) ainsi que de médecine tropicale à l’Université de La Sorbonne, à Paris (France). Il avait également étudié la gynécologie, l’obstétrique et la chirurgie générale à l’Université Complutense de Madrid.

Joaquín Sanz Gadea était surtout connu pour son labeur humanitaire en Afrique, dévouement qui lui avait valu le prix Prince-des-Asturies en 1998 dans la catégorie « Concorde ». C’est en tant que directeur de l’hôpital de la ville de Buta (République démocratique de Congo) qu’il avait débuté sa carrière en 1961 après avoir été engagé par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), dont le siège se trouve à Genève (Suisse).

Sanz Gadea a passé 34 années de sa vie à travailler en Afrique, notamment au Gabon et au Sahara occidental (territoire méridional du Maroc, disputé au niveau international). En 1964, il a fondé l’orphelinat de Kisangani (République démocratique de Congo). C’est en 1999 que Sanz Gadea a pris sa retraite pour revenir en Espagne.

Source : https://elpais.com/sociedad/2019/05/27/actualidad/1558961733_558825.html

L’Espagne destinera un peu plus d’un milliard d’euros en 2019 aux missions militaires internationales

La frégate Méndez-Núñez de la marine espagnole (photographie : El Economista)

Selon les projections faites par la ministre espagnole de la Défense, Margarita Robles (Parti socialiste ouvrier espagnol), en 2019, l’Espagne devrait dépenser 1,176 milliard d’euros dans le cadre de ses missions militaires à l’international, soit 76 millions d’euros de plus qu’en 2018. Ces données ont été précisément fournies par la Direction générale des Affaires économiques (Dirección General de Asuntos Económicos) du Ministère de la Défense.

Il aura fallu environ cinq mois pour que les autorités compétentes estiment ce coût total et surtout qu’elles ne le divulguent en ligne, sur le portail en ligne de la transparence mis en place par le gouvernement national. Ces missions militaires internationales de l’Espagne concernent plusieurs continents (Europe, Afrique, mer Méditerranée, Asie, Amérique latine).

Source : https://www.eleconomista.es/economia/noticias/9887710/05/19/Espana-destinara-1176-millones-a-misiones-militares-internacionales.html