Mariano Rajoy aurait-il enfin prévu de réagir face au séparatisme catalan ?

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Le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy (à gauche), en compagnie du président de la Généralité de Catalogne, Carles Puigdemont (photographie : Focifum)

Parmi les nombreux reproches qui lui sont régulièrement faits, Mariano Rajoy est souvent accusé d’avoir eu une réponse timorée, purement et étroitement juridique face aux actes illégaux et illégitimes du séparatisme catalan. Les dernières rumeurs insistantes font toutefois état d’un possible changement d’attitude de sa part alors que la Généralité de Catalogne a prévu d’organiser un nouveau référendum indépendantiste en septembre 2017.

Alors qu’avait débuté ce que les médias espagnols nomment operación diálogo (littéralement, « opération dialogue », c’est-à-dire une tentative de conciliation entre Madrid et Barcelone), la volonté visiblement inébranlable de Carles Puigdemont de violer la constitution de 1978 pourrait pousser le gouvernement central à être plus inflexible. Ce dernier semble en effet préparer des « mesures coercitives » afin d’empêcher la tenue d’une telle consultation régionale.

Mais c’est aussi l’application de l’article 155 de la constitution qui est désormais évoqué. Il stipule en effet la chose suivante dans son premier alinéa : « Si une communauté autonome ne remplit pas les obligations que la constitution et la loi lui imposent ou si elle agit d’une façon qui nuit gravement à l’intérêt général de l’Espagne, le gouvernement, après une mise en demeure au président de la communauté autonome et, dans le cas où il n’en serait pas tenu compte, avec l’accord de la majorité absolue du Sénat, peut prendre les mesures nécessaires pour obliger cette communauté à l’exécution forcée de ses obligations ou pour protéger l’intérêt général mentionné ». Il s’agirait donc pour Madrid de suspendre l’autonomie catalane le temps de régler le problème séparatiste.

Source : http://www.abc.es/espana/abci-gobierno-prepara-medidas-coercitivas-contra-referendum-ilegal-independentista-201702012321_noticia.html

Le monde politique espagnol face à Donald Trump

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Le ministre espagnol des Affaires étrangères et de la Coopération, Alfonso Dastis (photographie : Libertad digital)

Alors qu’il est officiellement devenu président des États-Unis d’Amérique le 20 janvier dernier, Donald Trump suscite des réactions contradictoires au sein du monde politique espagnol.

Le parti centriste et libéral Citoyens et la formation de gauche « radicale » Podemos se sont écharpés autour de la figure du président élu le 8 novembre 2016, s’accusant l’un l’autre de favoriser la montée dans le monde du populisme, qu’il soit de gauche ou de droite. Pablo Iglesias et les siens ont d’ailleurs pris fait et cause pour le Parti démocrate tout au long de la campagne présidentielle, soutenant d’abord le sénateur Bernard Sanders, puis la candidate Hillary Clinton. L’accession au pouvoir du candidat républicain a soulevé dans les rangs de la gauche « radicale » une levée de boucliers rarement vue auparavant. Le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), de son côté, voit dans l’élection du nouveau président un élément « préoccupant, inimaginable et tragique ».

Le Parti populaire (PP), cependant, se montre bien plus favorable au nouveau maître de Washington. Mariano Rajoy, très peu de temps après l’annonce de la victoire de Donald Trump, s’est empressé de le féliciter sur Twitter, soulignant la « vitalité de la démocratie américaine » (sic). La vice-présidente du gouvernement, Soraya Sáenz de Santamaría, a pour sa part affirmé que c’était la continuité qui devait prévaloir entre Madrid et Washington, notamment en matière militaire. Ce sont surtout les critiques de Donald Trump sur le fonctionnement de l’OTAN qui ont effrayé ou inquiété les principaux dirigeants populares.

Source : http://www.elimparcial.es/noticia/173775/nacional/la-politica-espanola-a-la-espera-del-magnate-presidente.html

L’affaire Pujol étend ses ramifications en France

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Jordi Pujol Ferrusola, fils et héritier politique de Jordi Pujol i Soley (photographie : RTVE)

Il s’agit de l’un des plus gros scandales de corruption politique que l’Espagne ait jamais connus et il éclabousse tout le monde séparatiste en Catalogne : la famille de Jordi Pujol i Soley, président de la Généralité de Catalogne de 1980 à 2003 et grande figure de l’ancienne Convergence et Union, est empêtrée dans une affaire de détournement de fonds présumé qui concerne des sommes extraordinaires (plusieurs milliards d’euros). Ce scandale touche également sa femme, Marta Ferrusola, et plusieurs de ses enfants, dont son héritier politique, Jordi Pujol Ferrusola.

Or, ce dernier aurait transféré en 2006 une importante somme d’argent (environ 900 000 euros) à une société française basée à Perpignan, dans les Pyrénées-Orientales, et nommée Parc Saint-Julien SARL. Cette firme, représentée par Francis Albert Gendre, ancien responsable municipal, se retrouverait au centre de la « branche française » de l’affaire Pujol. L’affaire prend de telles proportions que le Front national, par la voix de Louis Alliot, demande désormais que la mairie de Perpignan se constitue comme partie civile dans le cadre du procès de Jordi Pujol et sa famille.

Sources : http://www.abc.es/espana/abci-corrupta-junior-extiende-tambien-francia-201701090344_noticia.html et http://www.diariodesevilla.es/espana/Pen-investigar-Pujol-corrupcion-Perpinan_0_1097590597.html

Les pâtisseries espagnoles de Noël partent à la conquête du monde

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Le touron de Jijona, spécialité de la Communauté de Valence appréciée dans toute l’Espagne (photographie : Conseil de régulation de l’AOC « Touron de Jijona »)

En 2015, les ventes à l’étranger de touron et de massepain espagnols ont augmenté de 9,5 % par rapport à l’année précédente, soit un total de 5 197 tonnes. Les exportations représentaient dès lors 15 % de la production totale sur douze mois et les fabricants de ces pâtisseries et douceurs de Noël typiquement espagnoles attendent un résultat encore meilleur pour l’année 2016. C’est notamment ce qu’expliquait Produlce, organisme qui réunit les producteurs espagnols de touron et de massepain, lors d’une cérémonie le 1er décembre dernier au marché Saint-Antoine de Madrid qui avait pour titre « Saborea la Navidad, lo bueno se hace esperar » (« Savoure Noël, les bonnes choses se font attendre »).

Les Espagnols consomment en moyenne 580 grammes par an et par personnes de tourons et de massepain et notre voisin pyrénéen est en tête de tous les classements mondiaux en la matière. L’Union européenne reste le principal marché de l’Espagne à l’export, avec 82 % des achats, tandis que suivent les États-Unis d’Amérique ou l’Amérique latine (12 %) et les autres continents (6 %). Le Portugal, le Royaume-Uni et l’Italie sont les principaux clients européens pour le touron et le massepain espagnol, même s’il faut également compter, hors d’Europe, sur de nouveaux marchés comme Israël, le Canada, la Jordanie et les Émirats arabes unis.

Source : http://marcaespana.es/actualidad/econom%C3%ADa/los-dulces-espanoles-navidenos-se-consolidan-en-el-exterior

L’Espagne progresse dans le rapport PISA sur l’éducation

Même si les problèmes du système éducatif sont immenses et que les différents acteurs concernés en ont parfaitement conscience, le dernier rapport PISA sur les compétences en lecture, en mathématiques et en sciences est plutôt positif pour l’Espagne, qui remonte au niveau de la moyenne des pays de l’Organisation de Coopération et de Développement économique (OCDE).

L’instruction publique de notre voisin pyrénéen est par ailleurs la troisième plus égalitaire au monde et, outre-Pyrénées, les élèves issus des strates socio-économiques les plus modestes s’en sortent mieux que dans la plupart des autres pays. Concrètement, seuls le Japon, l’Estonie, la Finlande et la Corée du Sud dépassent l’Espagne en la matière.

Si l’on s’intéresse aux résultats des différentes communautés autonomes espagnoles, il existe un écart maximal de 66 points entre la meilleure et la moins bonne d’entre elles, selon la notation de l’OCDE. En ce qui concerne les mathématiques, la Navarre, la Castille-et-León, La Rioja et la Communauté de Madrid sont, dans l’ordre décroissant, les régions espagnoles où les élèves ont les meilleurs résultats. Au contraire, les Canaries, l’Andalousie et la Région de Murcie ferment la marche, dans l’ordre croissant. Concernant la compréhension de textes simples, ce sont l’Estrémadure, l’Andalousie et les Baléares, dans l’ordre croissant, qui se situent en bas de tableau, tandis que la Castille-et-León, la Région de Madrid et la Galice se trouvent en tête de classement. Enfin, dans le domaine des sciences, c’est de nouveau la Castille-et-León, la Communauté de Madrid, la Navarre et la Galice qui occupent les premières places – le Pays basque en étant absent en dépit d’une réputation (pas totalement imméritée) d’excellence éducative et universitaire.

Sources : http://www.abc.es/sociedad/abci-sistema-educativo-espanol-tercero-mas-equitativo-ocde-201612061847_noticia.html et http://politica.elpais.com/politica/2016/12/02/actualidad/1480709130_114964.html

Les nationalistes détiennent la clef du budget espagnol

C’est un paradoxe lorsque l’on sait que la présence des nationalistes et des régionalistes au Parlement central espagnol s’est réduite à la portion congrue dès 2015, mais il se pourrait bien qu’ils détiennent la clef du budget national pour l’année 2017, qui doit être amendé par Madrid. Le gouvernement de Mariano Rajoy doit en effet faire face à de nouvelles injonctions venues de Bruxelles pour réduire le déficit public espagnol et les coupes qui devront à nouveau être réalisées devraient être soutenues non seulement par le Parti populaire mais aussi par le parti Citoyens, par la Coalition canarienne, par l’Union du Peuple navarrais et par la formation Foro Asturias. Il manquerait alors à cette union de la droite et du centre dix députés afin de faire passer un budget auquel s’oppose par avance la gauche modérée ou « radicale ».

Il suffirait donc que les régionalistes de gauche de Nueva Canarias, aidés par le Parti nationaliste basque (PNV) et par les séparatistes catalans (Parti démocratique de Catalogne) s’abstiennent, même partiellement, afin de faciliter la modification du budget espagnol. Un comble lorsque l’on sait que certaines de ces formations (notamment celle de Carles Puigdemont et Artur Mas) ne cessent de fulminer contre un État central prétendument « tyrannique » et affichent leur volonté de se séparer du reste du pays. L’on n’ose imaginer quelles concessions ils pourraient obtenir de la part de la droite…

Source : http://www.elimparcial.es/noticia/171843/nacional/los-nacionalistas-claves-para-agilizar-el-tramite-presupuestario.html

L’horloge de la Puerta del Sol fête ses 150 ans

À l’occasion des 150 ans de l’horloge qui surmonte la Maison royale du Courrier (siège de la présidence de la Communauté de Madrid), sur la mythique Puerta del Sol, vous pouvez regarder cette vidéo qui nous la fait découvrir sous tous les angles : https://youtu.be/QaAZKTILoJo

Inaugurée par la reine Isabelle II le 19 novembre 1866, pour l’anniversaire de la souveraine, cette horloge est surtout célèbre pour sa cloche qui marque chaque année, pour le 31 décembre, les douze coups de minuit. Des milliers de Madrilènes sont alors rassemblés sur la Puerta del Sol pour accueillir la nouvelle année et mangent douze grains de raisin au rythme des sons de cloche.

Réouverture du mythique hôtel Suecia à Madrid

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L’entrée de l’Hôtel Suecia de Madrid (photographie : El Mundo – Blog Ocho Leguas)

Situé en plein cœur de Madrid, rue du Marquis-de-Casa-Riera, juste à côté du Cercle des Beaux-Arts, l‘hôtel Suecia a accueilli de nombreux autres hôtes célèbres tout au long de son histoire, notamment des écrivains (comme l’Espagnol Gonzalo Torrente Ballester, l’Américain Ernest Hemingway ou les Argentins Julio Cortázar et Ernesto Sábato) mais aussi des personnalités politiques (comme Ernesto Guevara, lors de son voyage en Espagne de 1959).

Il se trouve que la firme NH a fait réaménager cet hôtel mythique, qui a enfin rouvert ses portes ce 17 novembre, en présence des responsables régionaux du Tourisme et du maire de Madrid, Manuela Carmena.

Source : http://www.abc.es/espana/madrid/abci-reabre-hotel-suecia-donde-durmieron-hemingway-y-guevara-201611180104_noticia.html

Le « non » à l’indépendance gagne des points en Catalogne

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L’hémicycle du Parlement régional catalan (photographie : Enciclopèdia.cat)

Si l’on en croit les données de la dernière enquête réalisée par le Centre d’Études d’Opinion (CEO), organisme public régional en charge des sondages, le sentiment indépendantiste perd encore du terrain en Catalogne. Il s’avère que 44,9 % des sondés voteraient « oui » à la séparation d’avec le reste de l’Espagne en cas de référendum sur la question, tandis que 45,1 % voteraient « non », ce qui représente un changement notable par rapport à la dernière enquête en la matière (47,7 % pour le « oui » et 42,4 % pour le « non »).

Le rapport de forces entre partis politiques évolue sensiblement lui aussi en Catalogne, notamment en ce qui concerne le Parlement régional (Parlament). Si de nouvelles élections avaient lieu ce dimanche, la coalition Junts pel Sí (« Ensemble pour le Oui »), qui regroupe le Parti démocratique de Catalogne (ancienne Convergence et Union) et la Gauche républicaine de Catalogne (ERC), obtiendrait entre 60 et 62 députés (environ le même nombre qu’aujourd’hui), tandis que la Candidature d’Unité populaire (CUP), son partenaire de gouvernement, passerait de 10 sièges à une fourchette comprise entre 6 et 8 sièges. Sachant que cette chambre législative compte 135 membres (et que sa majorité absolue se situe donc à 68 sièges), l’actuel gouvernement pourrait perdre beaucoup en cas de nouveau scrutin.

Si de nouvelles élections générales étaient par ailleurs organisées en Espagne, la lutte serait rude pour la première place régionale entre En Comú Podem (branche catalane de Podemos) et l’ERC, qui obtiendraient chacun de 12 à 13 sièges au Congrès des députés. Le Parti démocratique de Catalogne, le Parti des Socialistes catalans et le Parti populaire seraient ensuite au coude-à-coude pour envoyer 6 à 8 représentants à Madrid. Le parti Citoyens fermerait la marche avec 5 sièges.

Source : http://www.abc.es/espana/catalunya/politica/abci-no-independencia-impone-mientras-peligra-mayoria-junts-si-y-parlament-201611181153_noticia.html

Comment mieux mettre en valeur l’héritage arabo-musulman de Madrid ?

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Le parc de l’Émir-Mohammed-Ier, à Madrid, avec le futur Musée des Collections royales (à gauche) et, au fond, la cathédrale Notre-Dame-de-l’Almudena (photographie : Madrilánea)

Madrid est la seule capitale européenne dont le nom et la fondation soient arabes, même si elle conserve aujourd’hui peu de vestiges de cette période. C’est en effet sous le règne de l’émir de Cordoue Mohammed Ier (852-886) qu’est créée cette petite bourgade qui deviendra au cours des siècles la plus importante ville d’Espagne.

C’est pour mieux faire connaître cet héritage arabo-musulman qu’un groupe de 23 historiens et arabisants espagnols exigent de la municipalité qu’un vaste plan de fouilles et de mise en valeur soit réalisé. Ils demandent notamment la création d’un itinéraire culturel dédié dans la capitale ainsi qu’une restauration complète de la muraille musulmane (que l’on peut voir sur la photographie ci-dessus).

Source : http://www.abc.es/espana/madrid/abci-huella-olvidada-madrid-arabe-201611130104_noticia.html