La Communauté de Madrid accapare près de 30 % de tous les crédits bancaires espagnols

Le siège de la Banque d’Espagne, situé place de Cybèle, à Madrid (photographie : iStock et El Confidencial)

En plein essor depuis une vingtaine d’années, la Communauté de Madrid est en tête de nombreux classements économiques parmi les communautés autonomes espagnoles – et notamment dans celui des crédits bancaires. La région concentre en effet en 2019 près de 30 % des emprunts contractés dans le pays – précisément 29,3 % selon les données fournies en février 2020 par l’Institut national des Statistiques (Instituto Nacional de Estadísticas, INE), sis dans la capitale espagnole.

La Catalogne arrive en deuxième position, avec 17,1 %, suivie en troisième place de l’Andalousie, avec 12,3 %. Toutes les autres communautés autonomes sont sous la barre des 10 %. L’évolution de la Communauté de Madrid est spectaculaire depuis 2008 tandis que les autres autonomies « boxent » légèrement en-dessous de leur catégorie si on rapporte leur part dans les crédits bancaires espagnols à leur poids dans l’économie nationale – la Catalogne représente en effet 19 % du produit intérieur brut (PIB) espagnol et l’Andalousie, 13,4 %.

Source : https://www.elconfidencial.com/economia/2020-02-27/madrid-credito-bancario_2471988/

Une récente étude consacre le métro de Madrid comme le sixième meilleur au monde

Une rame à quai sur la ligne 1 du métro de Madrid (photographie : Madrid Secreto)

La plateforme immobilière en ligne Essential Living, sise à Londres (Royaume-Uni), a récemment divulgué un classement des meilleurs réseaux de métro au monde en prenant en compte plusieurs critères : accessibilité, tarifs et abonnements, horaires d’ouverture, animaux domestiques, confort (climatisation, sanitaires, etc.), ancienneté, nombre de passagers, qualité des rames, disponibilité du paiement sans contact, etc. Le métro de Madrid arrive sixième dans ce classement.

Il se place ainsi derrière Séoul (Corée du Sud), Shanghai (Chine), Tokyo (Japon), Mexico (Mexique) et Londres (Royaume-Uni). Il devance celui de New York (États-Unis d’Amérique), Moscou (Russie), Pékin (Chine) et Paris (France). Le métro de Madrid a été particulièrement bien noté en matière d’accessibilité et d’horaires d’ouverture.

Source : https://madridsecreto.co/metro-madrid-mejores-mundo/?fbclid=IwAR0DPmB-x8wt9Dpg2H6N9i2VrcrUGNq-WvINhwlPfuC5FM3_z57Xz8I1YeY

Le Musée de l'Amérique de Madrid pourrait faire rénover un important tableau avec l'aide de mécènes étrangers

L’entrée principale du Musée de l’Amérique, à Madrid (photographie : Office du Tourisme de Madrid)

Sis à Madrid, en plein arrondissement de Moncloa-Aravaca, le Musée de l’Amérique (Museo de América) a été fondé en 1941 et regroupe de nombreuses collections d’art, d’archéologie et et d’ethnographie en rapport avec le Nouveau-Monde. Il dispose ainsi de 25 000 œuvres et objets depuis le Paléolithique jusqu’au XXIe siècle. Il a récemment lancé une étude conjointe avec la fondation Getty de Los Angeles (Californie, États-Unis d’Amérique) afin de déterminer si la restauration d’un très important tableau, La Vie de la Vierge (La vida de la Virgen, en version originale) du peintre baroque mexicain Miguel Cabrera (1695-1768), peut être menée par les deux organismes.

Une grande exposition temporaire consacrée à cet artiste doit en effet être organisée en 2023 au sein du Musée de l’Amérique, ainsi que l’a confirmé aux médias la directrice de l’institution, Encarnación Hidalgo. Au mois de décembre 2019, le Ministère espagnol de la Culture et du Sport, aujourd’hui dirigé par José Manuel Rodríguez Uribes (Parti socialiste ouvrier espagnol), a acquis plusieurs tableaux de ce peintre précisément en vue de l’organisation de ladite exposition et de leur conservation postérieure. Au mois de février 2020 a eu lieu une série de journées d’études à laquelle ont participé des spécialistes de Miguel Cabrera à Madrid, Séville (Andalousie), Murcie (Région de Murcie) ainsi qu’au Mexique et au Pérou.

Source : https://www.efe.com/efe/espana/cultura/el-museo-de-america-estudiara-y-restaurara-las-pinturas-miguel-cabrera/10005-4180601

La ville de Madrid et Iberia mettent en place un projet pour capter davantage de touristes lors des escales

Le maire de Madrid, José Luis Martínez-Almeida (Parti populaire – à gauche), serre la main du président directeur général (PDG) de la compagnie aérienne nationale espagnole Iberia, Luis Gallego (photographie : EFE et ABC)

La ville de Madrid, dont le maire est actuellement José Luis Martínez-Almeida (Parti populaire), et la compagnie aérienne nationale espagnole Iberia, dont le président directeur général (PDG) est alors l’Espagnol Luis Gallego, ont mis en place au mois de février 2020 un programme commun baptisé Stopover Madrid (littéralement, « Escale Madrid » en anglais) et surnommé « Del cielo a Madrid » (littéralement, « Du ciel vers Madrid », pastiche de la célèbre phrase De Madrid al cielo, soit « Voir Madrid et mourir »). L’objectif de ce projet ? Encourager les voyageurs étrangers qui font escale à l’aéroport Adolfo-Suárez de Madrid-Barajas (environ 18 millions chaque année) à visiter la capitale espagnole.

L’idée, si elle est couronnée de succès, pourrait générer 100 000 nuitées supplémentaires par an pour Madrid. Plusieurs avantages seront offerts aux touristes de long courrier qui choisissent cette option : rester six nuits dans la capitale sans avoir de frais supplémentaire pour le changement de billet d’avion ; une dégustation gratuite de la célèbre bière madrilène Mahou ; des services personnalisés dans les centres commerciaux de la chaîne espagnole de grands magasins El Corte Inglés ; des prix réduits pour l’entrée dans les musées du Prado et Thyssen-Bornemisza ; des ristournes dans la chaîne d’hôtels espagnole Meliá ; un abonnement gratuit de deux jours dans les transports en commun de l’agglomération ; des visites guidées à Madrid et dans les villes proches, comme Ségovie (Castille-et-León) ou Tolède (Castille-La Manche), etc.

Source : https://www.abc.es/espana/madrid/abci-cielo-madrid-proyecto-iberia-y-ayuntamiento-para-captar-turistas-escala-202002080041_noticia.html

L'entreprise américaine de vente en ligne Amazon va construire un nouvel entrepôt logistique dans l'agglomération madrilène

Un entrepôt de l’entreprise américaine de vente en ligne Amazon à Getafe, dans la Communauté de Madrid (photographie : Idealista)

L’entreprise américaine de vente en ligne Amazon, sise à Seattle (État de Washington), poursuit son expansion en Espagne et va bâtir un nouvel entrepôt logistique dans la Communauté de Madrid, plus précisément à Alcalá de Henares, ville de près de 200 000 habitants située à l’Est de la capitale. Il s’agira d’un pôle d’une superficie de 100 000 mètres carrés qui sera principalement destiné aux objets et marchandises d’une taille imposante. Il devrait être achevé et opérationnel d’ici à la fin de l’année 2021.

Les entrepôts logistiques d’Amazon qui existent déjà outre-Pyrénées sont les suivants :

  • Alcobendas (Communauté de Madrid) ;
  • Almería (Andalousie) ;
  • Barcelone (Catalogne) ;
  • Castellbisbal (province de Barcelone, Catalogne) ;
  • El Prat de Llobregat (province de Barcelone, Catalogne) ;
  • Getafe (Communauté de Madrid) ;
  • Illescas (province de Tolède, Castille-La Manche), récemment agrandi ;
  • Madrid ;
  • Málaga (Andalousie) ;
  • Martorellas (province de Barcelone, Catalogne) ;
  • Porriño (province de Pontevedra, Galice) ;
  • Paterna (province de Valence, Communauté de Madrid) ;
  • San Fernando de Henares (Communauté de Madrid) ;
  • Séville (Andalousie), en cours d’agrandissement ;
  • Siero (Principauté des Asturies) ;
  • Valle de Trápaga (province de Biscaye, Pays basque).

Source : https://www.idealista.com/news/inmobiliario/empresas/2020/02/24/780430-amazon-levantara-otro-centro-logistico-en-madrid-de-100-000-m2-que-dara-mil-empleos?amp=1&__twitter_impression=true

La commune espagnole de Villalba de Guardo est considérée comme celle ayant l'air le plus pur au monde

L’église Notre-Dame-de-l’Assomption de Villalba de Guardo, dans la province de Palencia, en Castille-et-León (photographie : Wikipedia)

Selon l’édition 2019 du rapport annuel sur la qualité de l’air édité par l’Organisation des Nations unies (ONU), sise à New York (États-Unis d’Amérique), la commune espagnole de Villalba de Guardo, située dans la province de Palencia (Castille-et-León) et peuplée d’environ 190 habitants, est celle ayant l’air le plus pur au monde, titre qu’elle partage avec les bourgades de Bodø (Norvège) et Salao (Portugal). Par ailleurs, selon cette étude, l’Espagne est classée 82e sur 98 pour la qualité de son atmosphère.

Il s’agit d’un excellent résultat puisque les pays les plus pollués figurent parmi les premières places du classement et les moins pollués, dans les dernières places. C’est notamment la très faible concentration de particules en suspension dans l’atmosphère espagnole (2,5 microns par mètre cube) qui permet à notre voisin ibérique de se classer aussi bien, bien loin devant le Bangladesh et le Pakistan, qui figurent parmi les nations les plus polluées au monde.

Source : https://www.abc.es/espana/castilla-leon/abci-villalba-guardo-palencia-pueblo-aire-mas-limpio-europa-202002251820_noticia.html#vca=rrss&vmc=abc-es&vso=tw&vli=cm-general&_tcode=a2tmancz

Un massacre préhistorique est élucidé dans les Pyrénées espagnoles

Un crâne d’être humain retrouvé dans la grotte d’Els Trocs de Bisaurri, dans la province de Huesca, en Aragon (photographie : Manuel Rojo, Kurt Alt et El País)

C’est au sein de la grotte préhistorique d’Els Trocs, située sur le territoire de la commune de Bisaurri, dans la province de Huesca (Aragon), au cœur des Pyrénées espagnoles, qu’a eu lieu il y a environ 7 300 ans un massacre que deux chercheurs ont enfin pu élucider. Il s’agit de l’Espagnol Manuel Rojo Guerra, de l’Université de Valladolid (Castille-et-León), et de l’Autrichien Kurt Walt, de l’Université de Krems. Les êtres humains décédés dans cette grotte ont été assassinés de manière brutale à coups de flèche et de pierres sur le crâne. C’est en 2009 qu’ont commencé les campagnes de fouille sur ce site du Néolithique dont environ 50 mètres carrés ont été analysés jusqu’à présent.

Plusieurs autres universités et centres de recherche ont participé aux excavations : l’Université de Bâle (Suisse), l’Université autonome de Madrid et le Centre supérieur des Recherches scientifiques (Centro Superior de Investigaciones Científicas, CSIC) de la capitale espagnole. Sur les neuf personnes assassinées à Els Trocs, cinq étaient des adultes et quatre, des enfants. Le motif du meurtre semble relativement clair à l’heure actuelle : il s’agissait probablement d’une guerre entre clans pour le contrôle du territoire et, plus encore, des ressources alimentaires qui ont très certainement été accumulées dans la grotte en prévision de la période froide.

Source : https://elpais.com/cultura/2020/02/20/actualidad/1582220182_932734.html?ssm=TW_CM

L'entreprise espagnole de télécommunications Cellnex s'étend en France en s'alliant avec Bouygues

Une antenne parabolique de l’entreprise espagnole Cellnex situé sur le complexe de Torrespaña, à Madrid (photographie : Cinco Días)

Créée en 2015 et sise à Madrid, l’entreprise espagnole de télécommunications Cellnex Telecom a dépassé pour la première fois en 2019 le milliard d’euros de chiffres d’affaires et poursuit son expansion internationale. Elle a ainsi jeté son dévolu sur la France et a pour ce faire passé un accord avec l’opérateur téléphonique local Bouygues Télécom afin de fournir des infrastructures de communications sans fil sur le marché hexagonal. Cette association est dominée par Cellnex (51 % de la joint venture), qui se réserve l’ensemble des droits économiques. L’objectif est de fournir des services en matière de téléphonie fixe et mobile, notamment dans le cadre du développement de la 5G.

Les investissements totaux prévus par Cellnex Telecom s’élèvent à 1 milliard d’euros d’ici à 2027, notamment afin de déployer un réseau entre les antennes et tours de Bouygues Télécom, sur environ 31 500 kilomètres de longueur. La banque française BN Paribas a conseillé et assisté la firme espagnole dans son processus d’expansion dans notre pays. L’on estime qu’environ 80 % des revenus futurs de la compagnie devraient venir de son association avec Bouygues Télécom.

Source : https://cincodias.elpais.com/cincodias/2020/02/26/companias/1582702348_612277.html

Décès du magistrat espagnol José Rodríguez Jiménez à l'âge de 93 ans

Le siège du Tribunal supérieur de Justice de Castille-La Manche, à Albacete (Castille-La Manche) – Photographie : Wikipedia

L’on apprenait ce samedi 22 février 2020 le décès à Murcie (Région de Murcie), à l’âge de 93 ans, du magistrat espagnol José Rodríguez Jiménez, qui était né à Albox (province d’Almería, Andalousie) le 29 juin 1926. Après des études de droit à l’Université de Murcie, il devient professionnel de la justice en 1951 et exerce au Tribunal de première Instance et d’Instruction de plusieurs communes de sa province natale (Purchena, Vélez Rubio, Berja et Cuevas del Almanzora).

Promu en 1964, il devient juge à l’Audience provinciale de Huelva (Andalousie) puis à Alicante (Communauté de Valence) et Murcie. De 1980 à 1984, il préside l’Audience provinciale d’Almería puis l’Audience territoriale d’Albacete (Castille-La Manche). Sa carrière culmine en 1989, lorsqu’il est élu président du Tribunal supérieur de Justice de Castille-La Manche, poste qu’il exerce jusqu’en 1996.

Source : https://esquelas.laverdad.es/esquela/exmo-senor-don-jose-rodriguez-jimenez-22065.html

La mairie de Madrid va lancer un plan pour protéger le temple de Debod, l'un des plus célèbres monuments de la capitale espagnole

Une vue vespérale du temple de Debod, monument égyptien situé sur la place d’Espagne, à Madrid (photographie : Samuel Sánchez et El País)

Offert à l’Espagne par l’Égypte en 1968 pour remercier notre voisin ibérique dans la sauvegarde du patrimoine menacé dans ce pays africain par la construction du barrage d’Assouan, le temple de Debod est un monument religieux antique jadis consacré au dieu Amon et construit il y a environ 2 200 ans. Il a été démonté pierre par pierre et placé à l’air libre sur la place d’Espagne, à Madrid, à l’emplacement de l’ancienne « Caserne de la Montagne » (Cuartel de la Montaña), le long de l’avenue du Peintre-Rosales. Il offre ainsi toute l’année des vues romantiques sur la capitale espagnole et se trouve entouré de bassins et de fontaines.

Pourtant, sa dégradation au fil des ans est palpable, au point que même l’Organisation des Nations unies pour l’Éducation, la Science et la Culture (UNESCO, selon son sigle en anglais), sise à Paris (France), s’en est récemment émue et a demandé à la municipalité de Madrid, aujourd’hui dirigée par José Luis Martínez-Almeida (Parti populaire), d’agir pour le préserver. Un temps rétif à l’idée, le maire a finalement fait valider lors d’un Conseil municipal l’idée d’un concours d’idées, qui devra avoir lieu en 2021 afin de déterminer quelle solution est la plus adaptée pour laisser le temple de Debod à son emplacement actuel tout en le protégeant davantage.

L’ensemble des groupes politiques représentés au Conseil municipal de Madrid (Parti populaire, Parti socialiste ouvrier espagnol, Citoyens, Podemos, Más Madrid, Vox) ont soutenu l’initiative. La capitale espagnole fait ainsi face à des critiques venues d’Égypte même – et notamment du ministre des Antiquités et du Tourisme de cette nation, Khaled El-Enany. Il faut dire que les hivers froids et humides de la Meseta centrale espagnole ne sont pas propices à la meilleure conservation possible du monument religieux.

Source : https://elpais.com/cultura/2020/02/25/actualidad/1582627586_165709.html