Le marché espagnol du textile retrouve des couleurs en 2019

Un stand à la foire du textile Momad de 2019, à Madrid (photographie : IFEMA et Cinco Días)

Après une année morose dans le domaine en 2018, l’année 2019 a marqué pour l’Espagne une reprise du marché du textile et des vêtements avec une croissance des ventes de 1,2 %, soit environ 18 milliards d’euros de chiffre d’affaires outre-Pyrénées. C’est ce que l’organisme de la foire de Madrid, IFEMA, a dévoilé au début du mois de février 2020, à l’occasion de la nouvelle édition du salon du textile, des chaussures et des accessoires baptisé Momad. L’augmentation aurait toutefois pu être plus prononcée si le mois de décembre 2019 n’avait pas été marquée par un temps particulièrement maussade, avec plusieurs épisodes climatiques aux conséquences parfois graves.

Selon les explications données aux médias par le président de l’Association des Entrepreneurs du Commerce du Textile, des Accessoires et du Cuir (Asociación Empresarial del Comercio Textil, Complementos y Piel, ACOTEX), Eduardo Zamácola, la campagne de ventes des fêtes de Noël 2019 n’a donc pas été aussi positive que prévu. En ce qui concerne la production industrielle, 2019 s’est avérée moins active que d’habitude, notamment en raison du processus de transformation des différentes entreprises, qui s’orientent vers des marchés de niche ou vers des façons de faire plus écologiques. Environ 134 000 personnes étaient employées dans le secteur l’année dernière, soit 2,5 % de moins qu’en 2018.

Source : https://cincodias.elpais.com/cincodias/2020/02/05/companias/1580920291_327878.html

L'Espagne est l'un des pays développés avec le plus faible taux d'occupation pour les jeunes de 24 ans

De jeunes Espagnols dans un lycée (photographie : RTVE)

Selon des statistiques de l’Organisation de Coopération et de Développement économiques (OCDE – le « club des pays riches »), dont le siège se trouve à Paris (France), à l’âge de 24 ans (c’est-à-dire six ans après la fin de la scolarité secondaire), les jeunes Espagnols sont parmi ceux qui ont le plus faible taux d’occupation au sein du monde développé. Seuls 37,9 % d’entre eux ont en effet un emploi, contre 58 % en moyenne parmi les pays membres de l’OCDE ou plus de 70 % pour l’Islande, la Suisse ou encore les Pays-Bas. Seuls l’Italie et le Portugal font moins bien que notre voisin ibérique en la matière.

En comparaison de pays proches, comme l’Allemagne ou la France (qui atteignent environ 50 % de jeunes de 24 ans occupés), l’Espagne fait donc pâle figure. De fait, lorsque l’on consulte les données de l’Institut national des Statistiques (Instituto Nacional de Estadísticas, INE), sis à Madrid, ce n’est que dans la tranche d’âge allant de 25 à 29 ans que l’occupation des jeunes actifs se consolide outre-Pyrénées. C’est entre 2000 et 2007, au plus fort de la bulle immobilière, que le taux d’occupation des citoyens âgés de 24 ans a frôlé les 50 % en Espagne.

Source : https://www.eleconomista.es/economia/noticias/10304079/01/20/Espana-a-la-cola-de-la-incorporacion-juvenil-al-trabajo-solo-un-37-tiene-trabajo-a-los-24-anos.html

Les comédies musicales jouées à Madrid réalisent de plus gros bénéfices que l'ensemble du cinéma espagnol

« Le Roi Lion », l’une des comédies musicales à succès qui anime la ville de Madrid (photographie : « Le Roi Lion » et La Razón)

Régulièrement objets de polémiques, les subventions versées par l’État espagnol à l’industrie du septième art outre-Pyrénées ne génèrent pas toujours un retour sur investissement, tant s’en faut. Et, comme pour remettre une pièce dans la machine, la maison de production espagnole SOM Produce a récemment divulgué une donnée qui va dans le sens des adversaires de ces subventions : les comédies musicales jouées à Madrid, l’une des principales villes au monde pour ce genre de spectacles, réalisent des bénéfices plus importants que l’ensemble du cinéma de notre voisin pyrénéen. Concrètement, en 2018, elles ont réalisé un chiffre d’affaires de 110 millions d’euros en termes d’entrées, soit 7 millions d’euros de plus que les films espagnols.

Ces 110 millions d’euros représentent par ailleurs l’essentiel des 160 millions d’euros générés par les 21 entreprises privées et les 28 théâtres et salles de spectacles de la capitale espagnole la même année, selon le producteur espagnol José María Cámara. Environ 90 % de cette somme est d’ailleurs le fait de deux maisons de production, SOM Produce et Stage Entertainment. La première de ces deux firmes est la plus importante du pays, avec 4 700 sièges gérés en propre. C’est en partie elle qui permet à Madrid de se consolider comme capitale mondiale de la comédie musicale en espagnol.

Source : https://www.larazon.es/cultura/20200205/5lbp7xy64ne3bi6oigwy6lciiy.html

Le défilé de la Journée des Forces armées espagnoles aura lieu cette année à Huesca

Des légionnaires espagnols défilent (photographie : Juan Manuel Serrano et ABC)

Après Guadalajara (Castille-La Manche) en 2017, Logroño (La Rioja) en 2018 et Séville (Andalousie) en 2019, cette année, c’est la ville de Huesca (Aragon) qui accueillera le défilé militaire clôturant la Journée des Forces armées espagnoles (Día de las Fuerzas Armadas, souvent abrégé DIFAS). L’événement aura lieu le samedi 30 mai et comptera, comme d’habitude, la présence du roi d’Espagne, Philippe VI, ainsi que celle de son épouse, la reine Letizia, et de la ministre de la Défense, Margarita Robles (Parti socialiste ouvrier espagnol).

Le choix de Huesca ne doit rien au hasard puisque la cité aragonaise doit abriter une nouvelle garnison, la division Castillejos, qui sera logée au sein du quartier général Sancho-Ramírez. Environ 700 militaires doivent ainsi quitter leur régiment de Madrid pour cette capitale de province du Nord de l’Aragon, au pied des Pyrénées. La décision de les déplacer a été prise en décembre 2017 par la ministre de la Défense de l’époque, María Dolores de Cospedal (Parti populaire).

Source : https://www.abc.es/espana/abci-huesca-albergara-fuerzas-armadas-30-mayo-202002052130_noticia.html

Un détecteur de rayons cosmiques est installé dans une base scientifique espagnole en Antarctique

La base scientifique espagnole Juan-Carlos-Ier, située en Antarctique (photographie : USC et Faro de Vigo)

Une équipe de chercheurs dépendant de l’Université de Saint-Jacques-de-Compostelle (Galice) et de l’Institut galicien de Physique des Hautes Énergies (Instituto Gallego de Física de Altas Energías, IGFAE) a développé et installé sur la base scientifique espagnole Juan-Carlos-Ier, en Antarctique, un détecteur de rayons cosmiques. C’est au cœur de l’île Livingston que la communauté de la recherche de notre voisin ibérique pourra ainsi mesurer avec précision les électrons et muons reçus dans cette région de la Terre afin d’établir avec plus d’exactitude l’activité solaire et les conditions de l’atmosphère terrestre.

Les rayons cosmiques constituent l’un des produits à basse énergie qui nous viennent de l’étoile la plus proche et leur intensité peut perturber les réseaux de télécommunication ainsi que les systèmes de positionnement mondial par satellites. Dans certaines circonstances, ces rayons peuvent former des tempêtes magnétiques dont les effets sont potentiellement désastreux pour nombre d’installations électroniques de notre planète. La base espagnol Juan-Carlos-Ier devient ainsi officiellement un membre de l’Observatoire antarctique des Rayons cosmiques (ORCA).

Source : https://www.farodevigo.es/sociedad/2020/02/03/instalan-detector-rayos-cosmicos-antartida/2241124.html

L'entreprise ferroviaire espagnole Talgo conçoit des trains pour le Danemark

Un train de conception espagnole Talgo 230 opéré par l’entreprise ferroviaire publique danoise DSB (photographie : Cinco Días)

Très concurrentiel, le marché ferroviaire d’Europe du Nord, centrale et orientale voit de plus en plus les firmes espagnoles s’y installer et y prospérer. C’est ainsi que le fabricant ibérique Talgo, dont le siège se trouve à Las Rozas de Madrid (Communauté de Madrid), a signé un important contrat avec l’opérateur ferroviaire national danois DSB (sigle signifiant Danske Statsbaner, soit « Chemins de Fer d’État du Danemark ») afin de lui fournir dans un premier temps huit rames conventionnelles sans locomotive. Les premiers véhicules de cette commande devraient être livrés au pays scandinave d’ici à 2023.

Le modèle choisi par DSB est le Talgo 230, matériel roulant conçu pour des lignes classiques et à hautes prestations, notamment pour la banlieue des grandes villes. Ces trains devraient pouvoir atteindre la vitesse de pointe de 200 kilomètres par heure. Une extension de la commande pourra ensuite être réalisée par DSB, sur le même modèle de ce qu’a proposé à Talgo l’opérateur ferroviaire national allemand DB, qui a déjà acheté 23 rames au fabricant espagnol et pourrait augmenter la commande jusqu’à 100 unités.

Source : https://cincodias.elpais.com/cincodias/2020/02/05/companias/1580919728_009090.html

Le maire de Porto propose une "fusion" entre Espagne et Portugal

La frontière entre Espagne et Portugal au niveau de la ville de Tuy, située dans la province de Pontevedra, en Galice (photographie : Wikipedia)

C’est une proposition un peu insolite dans le panorama politique espagnol et portugais des dernières années : au début du mois de février 2020, le maire de la ville portugaise de Porto, Rui Moreira (Parti du Centre démocratique et social), a lancé l’idée d’une forme de « fusion » entre son pays et le royaume voisin sous le nom d' »Iberolux ». Cette appellation est un rappel du Benelux, union originellement économique entre Belgique, Pays-Bas et Luxembourg, qui commence à fonctionner en 1944. L’objectif est de renforcer la synergie entre les deux nations ibériques, notamment en matière commerciale, et de dépasser les sujets clivants ou la méfiance qui peuvent encore subsister entre Madrid et Lisbonne.

De fait, Galice et Nord du Portugal sont déjà très proches, et pas seulement géographiquement. La frontière entre les deux régions est empruntée chaque jour par des milliers de citoyens espagnols et portugais, tandis que la ville de Porto accueille chaque année de nombreux touristes espagnols – non seulement galiciens mais aussi catalans et madrilènes, par exemple. De leur côté, l’aéroport de Vigo (province de Pontevedra, Galice) et celui de Porto fonctionnent en grande partie « en duo ». L’idée d’une union ibérique est déjà ancienne et a été développée de part et d’autre de la frontière par des responsables politiques et intellectuels tout au long de l’histoire.

Source : https://elpais.com/internacional/2020/02/05/actualidad/1580912026_423427.html

Décès de l'ecclésiastique et scientifique espagnol Manuel Carreira à l'âge de 88 ans

L’ecclésiastique et scientifique espagnol Manuel Carreira (photographie : HM Televisión et Info Católica)

L’on apprenait ce lundi 3 février 2020 le décès à Salamanque (Castille-et-León), à l’âge de 88 ans, de l’ecclésiastique et scientifique espagnol Manuel María Carreira Vérez, qui était né à Valdoviño, dans la province de La Corogne (Galice), le 31 mai 1931. Membre de la Compagnie de Jésus depuis 1948, il a commencé par étudier les langues anciennes à l’Université de Salamanque et la philosophie à l’Université pontificale de Comillas, à Madrid. Diplômé en théologie auprès de l’Université Loyola de Chicago (États-Unis d’Amérique), il est ordonné prêtre en 1960.

Il poursuit ses études dans le domaine des sciences, notamment en physique, à l’Université John-Carroll de Cleveland (États-Unis), avant d’obtenir un doctorat à l’Université catholique d’Amérique de Washington D.C., dans le même pays. Sa thèse porte sur les rayons cosmiques et elle est dirigée par le chercheur américain Clyde Cowan, l’un des découvreurs du neutrino. Grand défenseur de la compatibilité entre foi et science, Manuel Carreira reçoit en 1999 la médaille Castelao de la part du gouvernement régional galicien, alors dirigé par Manuel Fraga (Parti populaire).

Source : http://www.infocatolica.com/?t=noticia&cod=36876

Une mine espagnole produit pour la première fois de l'histoire du niobium et du tantale, deux éléments chimiques très prisés

La petite commune de Viana del Bollo, située dans la province d’Orense, en Galice (photographie : Wikipedia)

C’est dans la petite commune galicienne de Viana del Bollo, située dans la province d’Orense et peuplée d’environ 2 800 habitants, qu’une équipe de chercheurs du Centre supérieur des Recherches scientifiques (Centro Superior de Investigaciones Científicas, CSIC), organisme sis à Madrid, est parvenue pour la première fois de l’histoire espagnole à extraire d’une mine deux éléments chimiques extrêmement prisés à l’heure actuelle dans l’industrie de pointe : le niobium et le tantale. Ces minerais ont été recueillis au sein de la mine de Penouta et servent à l’échelle mondiale à la fabrication de téléphones portables et d’autres dispositifs électroniques à succès. Il a fallu, pour récupérer ces éléments chimiques, les séparer d’impuretés et autres corps.

C’est à partir de coltan qu’ont été extraits le niobium et le tantale, deux minerais considérés critiques par l’Union européenne (UE), ainsi que l’a expliqué aux médias l’un des scientifiques travaillant sur place, Félix Antonio López, membre du Centre national des Recherches métallurgiques (Centro Nacional de Investigaciones Metalúrgicas, CENIM), dont le siège se trouve dans la capitale espagnole. Une telle découverte a été rendue possible par la mise en œuvre du projet ESTANNIO, soutenu par l’État espagnol et les entreprises privées Strategic Mineral et KROWN. Un tel programme vise à utiliser les résidus minéraux de la mine de Penouta, jadis exploitée par l’entreprise Rumasa.

Source : https://www.abc.es/ciencia/abci-investigadores-obtienen-primera-espana-niobio-y-tantalo-negro-telefonos-moviles-202002051002_noticia.html

Décès du cinéaste espagnol José Luis Cuerda à l'âge de 72 ans

Le cinéaste espagnol José Luis Cuerda (photographie : Carlos Rosillo et El País)

L’on apprenait ce mardi 4 février 2020 le décès à Madrid, à l’âge de 72 ans, du cinéaste espagnol José Luis Cuerda Martínez, qui était né à Albacete (Castille-La Manche) le 18 février 1947. Réalisateur, scénariste et producteur, il commence par étudier le droit avant de devenir technicien de radiodiffusion et de télévision, travaillant pour la télévision publique espagnole (Televisión Española, TVE). Directeur des programmes culturels de l’entité publique à partir de 1969, il passe pour la première fois derrière la caméra en 1977 en adaptant pour le petit écran le roman El túnel (littéralement, Le Tunnel), de l’écrivain argentin Ernesto Sábato (1911-2011). C’est également pour la TVE qu’il réalise la même année le long métrage Mala racha (littéralement, Mauvaise passe).

Il débute en 1982 en tant que réalisateur de cinéma avec Pares y nones (littéralement, Pairs et impairs), inaugurant ainsi avec plusieurs de ses confrères, comme Fernando Colomo (né en 1946), le genre de la « comédie madrilène ». En 1987, avec El bosque animado (littéralement, La Forêt animée), il s’oriente vers l’humour absurde, qu’il affectionnera particulièrement tout au long de sa carrière et qui lui vaudra plusieurs grands succès publics : Amanece, que no es poco (littéralement, Le Jour se lève, et ce n’est pas rien) en 1988 ; Así en el cielo como en la tierra (littéralement, Sur la terre comme au ciel) en 1995, etc. En 1999, il porte à l’écran le roman La lengua de las mariposas (littéralement, La Langue des papillons), qui présenta sa propre vision de la Guerre civile espagnole (1936-1939).

Source : https://elpais.com/cultura/2020/02/04/actualidad/1580827168_161811.html