Une mosquée médiévale est découverte dans un corps de ferme andalou

L’archéologue espagnol Virgilio Martínez Enamorado sous un arc d’une ancienne mosquée médiévale, à Antequera, dans la province de Málaga, en Andalousie (photographie : García-Santos et El País)

Entre 880 et 929 de notre ère, l’Émirat omeyyade de Cordoue (actuelle Andalousie) a été secoué par une rébellion menée contre l’émir (puis calife) Abd al-Rahman III (912-961) par Omar ben Hafsun. Cette rébellion était organisée autour de l’ancienne place forte de Bobastro, aujourd’hui englobée dans la commune d’Ardales, dans la province de Málaga (Andalousie). C’est pour célébrer sa victoire finale contre les révoltés que le calife nouvellement proclamé avait à l’origine décidé d’édifier une cité royale, al-Madina, non loin du site de Bobastro, avant de se raviser et de choisir Madinat al-Zahra, non loin de Cordoue.

Le dirigeant a toutefois fait construire une mosquée dans la vallée (vega) d’Antequera, dans l’actuelle province de Málaga, et les restes de cet édifice religieux ont récemment été mis à jour dans un corps de ferme typiquement andalou par l’archéologue espagnol Virgilio Martínez Enamorado. Cette mosquée disposait d’une porte monumentale et devait pouvoir accueillir jusqu’à 700 fidèles pour la prière du vendredi. L’ensemble religieux mesurait environ trente mètres de longueur sur trente mètres de largeur et a d’abord été signalé par l’historien espagnol Carlos Gozalbes sur la ferme de José María Alcalde, cultivateur de blé et d’oliviers.

Source : https://elpais.com/cultura/2019/12/18/actualidad/1576698493_798053.html

Le gouvernement espagnol va enclencher le rapatriement des ressortissants espagnols présents à Wuhan

Le ministre espagnol de la Santé, Salvador Illa (Parti socialiste ouvrier espagnol) – Photographie : El Periódico

Depuis le début du mois de janvier 2020, une épidémie de pneumonie liée à un coronavirus touche durement la ville de Wuhan et ses alentours, dans la province de Hubei (Chine). Environ cinquante millions d’habitants ont été placés sous confinement par les autorités chinoises et le gouvernement espagnol de Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol) enclenche désormais le processus de rapatriement de ses ressortissants coincés sur place. La ministre des Affaires étrangères, de l’Union européenne et de la Coopération, Arancha González Laya (PSOE), et le ministre de la Santé, Salvador Illa (PSOE), se coordonnent ainsi avec l’UE et le consul d’Espagne à Pékin afin de réfléchir à ce transfert et de le mettre en œuvre.

Jusqu’à présent, ce coronavirus qui inquiète le monde entier n’a fait aucune victime en Espagne, les quatre cas suspects ayant finalement été attribués à d’autres problèmes de santé. L’exécutif espagnol est en contact permanent avec l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), dont le siège se trouve à Genève (Suisse), et tient un point quotidien afin de surveiller l’évolution de la situation. Malgré les préoccupations légitimes, le gouvernement de Pedro Sánchez veut envoyer un message de tranquillité aux citoyens espagnols.

Source : https://www.elespanol.com/espana/20200127/gobierno-repatriara-espanoles-encerrados-wuhan-foco-coronavirus/462953959_0.html

Des chercheurs espagnols proposent de nouvelles application du laser en électronique

Des serveurs au Centre des Superordinateurs de Galice, à Saint-Jacques-de-Compostelle (photographie : ECG et El Correo Gallego)

Une équipe de scientifiques venus de nombreux pays, réunis et financés par le Centre supérieur des Recherches scientifiques (Centro Superior des Investigaciones Científicas, CSIC) de Madrid, est parvenue pour la première fois à utiliser les technologies du laser afin de contrôler les mouvements des électrons dans un circuit métallique. L’on retrouve dans cette équipe des chercheurs espagnols qui ont ainsi contribué à manipuler ce type de circuits à des fréquences optiques ultrarapides.

Les résultats de leurs expériences ont été publiés dans la revue spécialisée britannique Nature. Comme l’a expliqué l’un des scientifiques espagnols engagés dans ce projet, Javier Aizpuru, également professeur à l’Université du Pays basque de Lejona (province de Biscaye), les implications de cette méthode sont nombreuses et se concentrent pour l’essentiel autour de l’amélioration de la rapidité des composants électroniques que nous utilisons aujourd’hui dans de nombreux dispositifs.

Source : https://www.elimparcial.es/noticia/208264/sociedad/investigadores-espanoles-aventuran-un-nuevo-paradigma-en-la-computacion.html

La sélection nationale espagnole de handball masculin remporte son championnat d’Europe

La sélection nationale espagnole de handball masculin soulève son deuxième trophée continental (photographie : Anders Wilkund, EFE et El Mundo)

Ce dimanche 26 janvier 2020, à la Tele2 Arena de Stockholm (Suède), la sélection nationale espagnole de handball masculin a remporté son deuxième championnat d’Europe dans sa discipline en battant la Croatie au terme d’un match très serré sur un score de 22 à 20. Le championnat se déroulait depuis le 9 janvier avec plusieurs rencontres Stockholm, Göteborg et Malmö (Suède), Trondheim (Norvège) ainsi que Vienne et Graz (Autriche). En phase de qualifications, au sein du groupe B, l’Espagne a défait la Lettonie, l’Allemagne et les Pays-Bas.

Lors du tour principal, au sein du groupe I, elle a battu la République tchèque, l’Autriche et la Biélorussie et a fait match nul contre la Croatie. En phase finale, elle s’est ensuite débarrassée de la Slovénie pour finir par vaincre la sélection croate lors de la dernière rencontre. Cette médaille d’or est également synonyme de qualification automatique aux Jeux olympiques de Tokyo (Japon), qui se déroulent cette année. Il s’agit du deuxième sacre continental de l’Espagne en handball masculin et de la deuxième médaille d’or européenne d’affilée, après celle remportée en 2018 en Croatie face à la Suède.

Auparavant, la sélection de notre voisin ibérique avait remporté quatre médailles d’argent (en 1996 à domicile, en 1998 en Italie, en 2006 en Suisse et en 2016 en Pologne) ainsi que deux médailles de bronze (en 2000 en Croatie et en 2014 au Danemark). En championnat du monde, l’Espagne a été sacrée à deux reprises : une fois en 2005 en Tunisie et une seconde fois en 2013 à domicile. Elle a également décroché la troisième place du podium en 2011 en Suède. Aux Jeux olympiques, les Hispanos ont obtenu par trois fois la médaille de bronze : Atlanta (États-Unis d’Amérique) en 1996, Sydney (Australie) en 2000 et Pékin (Chine) en 2008.

Source : https://www.elmundo.es/deportes/balonmano/europeo-de-balonmano/2020/01/26/5e2daf67fdddff26a58b4593.html

La station météorologique de Grazalema, dans le Sud de l’Espagne, devient la deuxième au monde pour le volume de pluie en 24 heures

Une rue de la commune de Grazalema, dans la province de Cadix (Andalousie), durant la tempête Elsa, en décembre 2019 (photographie : AEMET et Diario de Cádiz)

À la fin du mois de décembre 2019, deux tempêtes (baptisées Elsa et Fabien) ont traversé l’Espagne, la France et le Portugal, causant d’importantes destructions et plusieurs morts sur leur passage. C’est justement à cette occasion que la station météorologique de Grazalema, située sur le territoire de cette commune de 2 000 habitants environ de la province de Cadix (Andalousie), a reçu en vingt-quatre heures près de 327 litres d’eau de pluie. Elle a ainsi décroché la médaille d’argent dans le domaine.

Elle n’est en effet dépassée à l’international que par la station météorologique située à Ondangwa, en Namibie, en Afrique australe. Ces précipitations considérables vont permettre de remplir les lacs de retenue du bassin hydrographique du Guadalete (concrètement, ceux de Zahara de la Sierra et Bornos) du côté de Grazalema tandis que du côté d’Ubrique, ce sont ceux du bassin hydrographique du Majaceite (précisément ceux d’Hurones et Guadalcacín) qui seront remplis.

Source : https://www.diariodecadiz.es/noticias-provincia-cadiz/Grazalema-segundo-puesto-lluvias-mundial_0_1421258167.html?utm_source=twitter.com&utm_medium=socialshare&utm_campaign=mobile_web

L’entreprise espagnole Sacyr obtient un contrat d’exploitation d’une autoroute italienne

Le président directeur général (PDG) de l’entreprise espagnole Sacyr, Manuel Manrique (photographie : Pablo Monge et Cinco Días)

C’est au sein du consortium SIS (également intégré par la firme italienne Fininc) que le géant espagnol des infrastructures et de l’urbanisme Sacyr, sis à Madrid, a obtenu le contrat d’exploitation de l’une des plus importantes autoroutes d’Italie méridionale, l’A3 – qui relie Naples (Campanie) à Reggio (Calabre). La multinationale madrilène s’est ainsi imposée face au géant italien Atlantia. Ce contrat inclut pour SIS l’obligation d’investir 390 millions d’euros dans les prochaines années en travaux divers sur l’infrastructure.

Le portefeuille lié à cette concession atteint les 2,7 milliards d’euros tandis que le résultat brut d’exploitation de l’autoroute est d’environ 1,4 milliard d’euros. C’est plus concrètement le tronçon entre Naples et Salerne (Campanie) qui sera exploité par Sacyr et son partenaire italien. Il mesure 56 kilomètres de longueur et voit passer chaque jour 170 000 véhicules. Construite en 1928, l’autoroute A3 a été cruciale dans le désenclavement de la Campanie et en particulier dans celui de la région du Vésuve, autour de Naples et Pompéi.

Source : https://cincodias.elpais.com/cincodias/2019/12/22/companias/1577032810_156922.html

Le premier championnat d’Espagne de skeleton se déroule au mois de janvier 2020… en Suisse

Le sportif espagnol Ander Mirambell, spécialiste de skeleton, lors d’une manche de la Coupe du Monde de sa discipline en 2019, à Saint-Moritz (Suisse) – Photographie : EFE et El Confidencial

C’est un sport minoritaire en Espagne, comme bien d’autres disciplines de glisse ou d’hiver : le skeleton, qui figure depuis 2002 et les Jeux olympiques d’hiver de Salt Lake City, dans l’Utah (États-Unis d’Amérique), au programme de cette compétition multisports, organise au mois de janvier 2020 son premier championnat d’Espagne. C’est sous l’égide de la Fédération espagnole royale des Sports de Glace (Real Federación Española de Deportes de Hielo, RFEDH) que les sportifs de notre voisin ibérique peuvent s’y inscrire, moyennant des frais de dossier de 90 euros.

Signe d’une discipline sportive encore méconnue en Espagne, son championnat national a lieu à l’étranger, plus précisément à Saint-Moritz, dans le canton des Grisons (Suisse). Y participe notamment le meilleur espagnol en skeleton, Ander Mirambell Viñas, né à Barcelone (Catalogne) en 1983. Il est devenu le premier Espagnol à concourir aux Jeux olympiques dans ce sport, à Vancouver (Canada) en 2010 et à Sotchi (Russie) en 2014. Très fier de ce premier championnat national organisé par son pays, Mirambell sacrifie sa participation à une manche du Championnat d’Europe, qui se tient à Sigulda (Lettonie).

Source : https://www.elconfidencial.com/deportes/2020-01-25/skeleton-ander-mirambell-campeonato-espana_2421867/

La ville de Málaga est sur le point de reprendre la main sur ses services de nettoyage et de traitement des déchets

Le maire de Málaga (Andalousie), Francisco de la Torre (Parti populaire – avec les lunettes, au centre), lors de la grève des éboueurs de la ville en mars 2016 (photographie : EFE et El Confidencial)

Maire de Málaga (Andalousie) depuis le 4 mai 2000, Francisco de la Torre (Parti populaire) est l’un des barons locaux de la principale formation conservatrice en Espagne. Pourtant, il est sur le point de remunicipaliser les services de nettoyage ainsi que ceux de ramassage et de traitement des déchets dans sa ville… soutenu par l’opposition de gauche au Conseil municipal. Ces services ont été privatisés en 2001 dans le cadre du programme Limasa III (sigle signifiant Limpieza Integral de Málaga, c’est-à-dire « Nettoyage intégral de Málaga »). Cette entreprise mixte est détenue à 49 % par la municipalité et à 51 % par plusieurs entreprises privées (FCC, Urbana, Urbaser, Sando et Unicaja).

Les éboueurs et employés préposés au nettoyage de la capitale de la Costa del Sol et deuxième ville la plus peuplée d’Andalousie se sont néanmoins régulièrement plaints de cette nouvelle méthode de gestion et ont organisé des grèves à des moments-clé de l’année (féria, Semaine sainte, Noël). C’est ce qui explique la lassitude des habitants de Málaga face à ces problèmes à répétition et la volonté croissante de Francisco de la Torre de remunicipaliser les services correspondants. C’est au printemps que cette remunicipalisation doit intervenir pour la somme de 97,9 millions d’euros.

Source : https://www.elconfidencial.com/espana/andalucia/2019-12-22/limasa-limpieza-remunicipalizacion-malaga_2386663/

La liste des gagnants de l’édition 2020 des Goya du cinéma

Le réalisateur espagnol Pedro Almodóvar avec l’une des statuettes représentant un prix (photographie : AFP et El País)

C’est ce samedi 25 janvier 2020 au soir que se déroulait la 34e édition des prix Goya du cinéma espagnol, au palais des sports José-María-Martín-Carpena de Málaga (Andalousie). La cérémonie était présentée par l’humoriste Andreu Buenafuente et sa collègue Silvia Abril et a rendu un hommage spécial à l’actrice espagnole Josefa Flores González, dite « Marisol » ou « Pepa Flores », qui n’était toutefois pas présente dans la salle.

Voici, sans plus tarder, la liste des vainqueurs de cette soirée :

  • meilleur film pour Dolor y gloria (Douleur et Gloire, en France) ;
  • meilleur réalisateur pour Pedro Almodóvar et Dolor y gloria ;
  • meilleur acteur principal pour Antonio Banderas, qui interprète Salvador Mallo dans Dolor y gloria ;
  • meilleure actrice principale pour Belén Cuesta, qui interprète Rosa dans La trinchera infinita (littéralement, La Tranchée infinie) ;
  • meilleur acteur dans un second rôle pour Eduard Fernández, qui interprète José Millán-Astray dans Mientras dure la guerra (littéralement, Tant que durera la guerre, diffusé en France sous le titre Lettre à Franco) ;
  • meilleure actrice dans un second rôle pour Julieta Serrano, qui interprète la mère de Salvador Mallo âgée dans Dolor y gloria ;
  • meilleur film ibéro-américain pour La odisea de los giles, long métrage argentin ;
  • meilleur film documentaire pour Nata Moreno et la production Ara Malikian, una vida entre las cuerdas (littéralement, Ara Malikian, une vie entre les cordes) ;
  • meilleur film d’animation pour Buñuel en el laberinto de las tortugas (littéralement, Buñuel dans le labyrinthe des tortues, diffusée en France sous le titre Buñuel après l’âge d’or) ;
  • meilleur film européen pour Les Misérables, du Français Ladj Ly ;
  • meilleur jeune réalisateur pour Belén Funes et son film La hija de un ladrón (littéralement, La Fille d’un voleur) ;
  • meilleur espoir masculin pour Enric Auquer, qui interprète Kike dans Quien a hierro mata (littéralement, Celui qui vit par l’épée) ;
  • meilleur espoir féminin pour Benedicta Sánchez, qui interprète Benedicta dans Lo que arde (littéralement, Ce qui brûle, diffusé en France sous le titre Viendra le feu) ;
  • meilleur court métrage de fiction pour Suc de Síndria (en catalan, Jus de pastèque) ;
  • meilleur court métrage documentaire pour Nuestra vida como refugiados en Europa (littéralement, Notre vie en tant que réfugiés en Europe) ;
  • meilleur court métrage d’animation pour Madrid2120 ;
  • meilleure chanson originale pour Intemperie (littéralement, Intempérie), de Javier Ruibal ;
  • meilleur montage pour Teresa Font sur Dolor y gloria ;
  • meilleure direction artistique pour Juan Pedro de Gaspar sur Mientras dure la guerra ;
  • meilleure musique originale pour Alberto Iglesias sur Dolor y gloria ;
  • meilleur scénario adapté pour Benito Zambrano, Daniel Remón et Pablo Remón pour le film Intemperie ;
  • meilleur scénario original pour Pedro Almodóvar pour Dolor y gloria ;
  • meilleure photographie pour Mauro Herce sur Lo que arde ;
  • meilleur son pour Iñaki Díez, Alazne Ameztoy, Xanti Salvador et Nacho Royo-Villanova sur La trinchera infinita ;
  • meilleurs effets spéciaux pour El hoyo ;
  • meilleure direction de production pour Carla Pérez de Albéniz sur Mientras dure la guerra ;
  • meilleur maquillage et coiffure pour Ana López-Puigcerver, Belén López-Puigcerver et Nacho Díaz sur Mientras dure la guerra ;
  • meilleurs costumes pour Sonia Grande sur Mientras dure la guerra.

Source : https://elpais.com/cultura/2020/01/25/actualidad/1579980334_520365.html

Décès de l’écrivain espagnol Miguel Munárriz à l’âge de 62 ans

L’écrivain espagnol Miguel Munárriz (photographie : La Rioja)

C’est ce mercredi 18 décembre 2019 qu’est décédé à l’âge de 62 ans l’écrivain espagnol Miguel Munárriz Muruzábal, qui était né le 7 mai 1957 à Pampelune (Navarre). Spécialisé dans le théâtre, il avait commencé à écrire en 1980 avec la pièce Programa nocturno (littéralement, Programme nocturne).

On lui doit également Teatro en Soria (littéralement, Théâtre à Soria) en 1983, Virtudes Bastián en 1986, Se espera (littéralement, On attend) en 1987 ou encore Obaba en 2005. Il était très lié à la commune de Calahorra (La Rioja), où il avait été le metteur en scène Los tres blasones de España (littéralement, Les Trois Blasons de l’Espagne) durant plusieurs années.

Source : https://www.larioja.com/comarcas/calahorra/fallece-miguel-munarriz-20191219145518-nt.html