Le métro de Madrid lance un appel d’offres pour 67 trains supplémentaires

Deux rames du métro de Madrid se croisent dans la station Delicias (photographie : Cinco Días)

C’est ce vendredi 22 novembre que les dirigeants du métro de Madrid ont annoncé dans les médias la mise en œuvre d’un grand appel d’offres visant à doter ce réseau de transport de la capitale espagnole de 67 trains supplémentaires (pour une somme approximative de 700 millions d’euros), ainsi que l’a confirmé la conseillère déléguée du Consortium régional des Transports (Consorcio Regional de Transportes), Silvia Roldán. L’objectif est d’accroître la taille de la flotte dont dispose le métro afin de faire à différents défis.

Parmi ceux-ci, l’on retrouve l’amélioration des fréquences, l’augmentation de la demande mais également le projet d’ouverture du métro vingt-quatre heures sur vingt-quatre durant les weekends, tel que promis par le gouvernement régional de la Communauté de Madrid, aujourd’hui dirigé par Isabel Díaz Ayuso (Parti populaire). L’appel d’offres devrait être finalisé d’ici à la fin de l’année en cours et devrait comprendre une option d’achat sur les rames actuellement louées par le Consortium régional des Transports.

Source : https://cincodias.elpais.com/cincodias/2019/11/22/companias/1574424590_912893.html

Le Centre d’Excellence du Secteur naval de Navantia s’installera finalement à El Ferrol

Des chantiers navals à El Ferrol, dans la province de La Corogne, en Galice (photographie : Alamy et El Economista)

À l’origine, le grand constructeur naval espagnol Navantia, dont le siège se trouve à Madrid, et son partenaire allemand, la firme Siemens, avaient prévu de bâtir un Centre d’Excellence du Secteur naval (Centro de Excelencia del Sector Naval, CESENA) dans la ville de Saint-Jacques-de-Compostelle, capitale de la Galice, Finalement, des sources venant de la compagnie espagnole ont confirmé aux médias espagnols que cette infrastructure cruciale serait construite plus au Nord, dans le port d’El Ferrol (province de La Corogne), déjà connu pour ses importants chantiers navals.

Le CESENA doit servir d’appui au projet de construction des futures frégates F-110 achetées par la Marine espagnole – et c’est précisément dans les chantiers de la ria d’El Ferrol que de tels bâtiments doivent être mis au point. L’opposition des habitants et secteurs économiques concernés à El Ferrol face au choix initial de Saint-Jacques-de-Compostelle a eu raison de Navantia et Siemens, qui se sont finalement reportés sur la cité portuaire.

Source : http://www.diariodevalderrueda.es/texto-diario/mostrar/1639889/espana-lidera-compra-carbon-extranjero-cerrar-minas

Une forteresse romaine est découverte sur un campus universitaire madrilène

Des fouilles archéologiques sur le campus universitaire de Somosaguas, dans la commune de Pozuelo de Alarcón, dans la Communauté de Madrid (photographie : GEA Arqueólogos et El País)

L’équipe d’archéologues mandaté par l’entreprise GEA Arqueólogos a découvert sur le campus universitaire de Somosaguas, situé sur le territoire de la commune de Pozuelo de Alarcón (Communauté de Madrid), une forteresse (castrum) d’origine romaine, édifiée il y a environ 2 000 ans (probablement au début du Ier siècle de notre ère). Cette forteresse se dressait sur l’actuel site archéologique de Las Cabeceras et a été redécouvert en mars 2019 à l’occasion d’excavations menées à bien dans le cadre de travaux hydriques.

Le castrum en question a été bâti entre les ruisseaux de Cabeceras et d’Antequinas et a dû être en usage jusqu’à la fin du IIe siècle après Jésus-Christ. Il était protégé par des douves de 3,43 mètres de profondeur et les archéologues ont récupéré 20,5 kilogrammes de céramique sur place – dont 86 fragments confectionnés par des populations autochtones de la péninsule Ibérique à cette époque. Selon les déclarations du co-directeur des recherches, Vicente Cantalapiedra, le plan de la forteresse était très classique et suivait les normes de cette période, avec un axe nord-sud (cardo maximus) et un axe est-ouest (decumanus maximus).

Source : https://elpais.com/cultura/2019/11/20/actualidad/1574240927_136497.html?__twitter_impression=true

Décès de l’artiste espagnole Purita Campos à l’âge de 82 ans

L’artiste espagnole Purita Campos (photographie : Toni Garriga, EFE et El País)

L’on apprenait ce mardi 19 novembre 2019 le décès à Madrid, à l’âge de 82 ans, de l’artiste espagnole Purificación Campos Sánchez (dite « Pura » ou « Purita » Campos), qui était née à Barcelone (Catalogne) le 18 août 1937. Peintre et illustratrice, elle s’était surtout distinguée dans la bande dessinée et a été éditée durant toute sa carrière par la maison Bruguera, sise à Barcelone. Élève de l’École des Arts et Métiers (Escuela de Artes y Oficios) de Barcelone, elle travaille d’abord pour des revues féminines comme Dalia, Sissi ou encore Can can.

C’est à partir des années 70 qu’elle se fait connaître du grand public avec sa série de bandes dessinées pour la jeunesse intitulée Esther y su mundo (littéralement, Esther et son monde). Elle a également travaillé pour le marché néerlandais en adaptant des formats qui l’avait déjà occupée. À partir des années 80, elle se concentre essentiellement sur la peinture et, en 2006, reprend du service dans le monde de la bande dessinée avec la série Las nuevas aventuras de Esther (littéralement, Les nouvelles aventures d’Esther).

Source : https://elpais.com/cultura/2019/11/20/actualidad/1574276178_469259.html

L’Espagne progresse notablement dans le classement des démocraties de l’IDEA

La secrétaire d’État à l’Espagne globale, Irene Lozano (Parti socialiste ouvrier espagnol) – Photographie : Ricardo Rubio et Europa Press)

Sis à Stockholm (Suède), l’Institut pour la Démocratie et l’Aide électorale (IDEA) publie chaque année son rapport intitulé The global state of democracy (littéralement, L’État mondial de la démocratie), qui classe les pays du monde entier en fonction des libertés individuelles et collectives de leurs citoyens. Dans son édition de 2019, ce classement place l’Espagne comme la treizième démocratie la plus aboutie au monde sur un total de 158 nations. Comme le soulignait Irene Lozano, secrétaire d’État à l’Espagne global (Parti socialiste ouvrier espagnol), ce mercredi 20 novembre 2019, cela signifie une hausse de sept places pour notre voisin ibérique.

La responsable n’a pas manqué de souligner qu’un tel classement venait corroborer le caractère pleinement démocratique de notre voisin pyrénéen, ce qui contredit par là même les campagnes de diffamation à son encontre véhiculées par certains milieux aux objectifs idéologiques précis. Il s’agit notamment de certains secteurs de la gauche dite « radicale » ou du séparatisme catalan.

Source : https://www.europapress.es/nacional/noticia-espana-escala-siete-puestos-13-indice-democracias-international-idea-20191120182209.html

La municipalité de Barcelone refuse d’accueillir une antenne du Musée du Prado

Le bâtiment de la Banque d’Espagne de la place de Catalogne, à Barcelone (Catalogne), qui aurait dû accueillir une antenne du Musée du Prado (photographie : El Independiente)

Ce mercredi 20 novembre 2019, la municipalité de Barcelone (Catalogne), aujourd’hui dirigée par Ada Colau (Barcelone en Commun, liste soutenue par Podemos), a officiellement refusé la proposition d’un conseiller municipal du Parti populaire (PP), Óscar Ramírez, de prendre langue avec l’État central espagnol afin de céder le bâtiment de la Banque d’Espagne situé place de Catalogne, dans la capitale catalane, à la ville et d’en faire une antenne du Musée du Prado. Les élus de la Gauche républicaine de Catalogne (ERC) et d’Ensemble pour la Catalogne (JxCat) l’ont en effet balayée d’un revers de main, arguant qu’il s’agissait d’un « tic néo-colonial » de la part de l’État espagnol.

Sur leur ligne habituelle d’hostilité systématique à tout ce qui pourrait venir de Madrid, ces conseillers municipaux ont affirmé que les collections décentralisées de la plus importante pinacothèque de la capitale espagnole et de l’ensemble du pays pourraient faire de la concurrence à celles du Musée national d’Art de la Catalogne (MNAC) et du Musée d’Art contemporain de Barcelone (MACBA). Ils ont également exigé davantage de financements pour les institutions culturelles déjà existantes en Catalogne – acceptant ainsi l’immixtion de l’État central dès lors qu’il s’agit de recevoir des crédits supplémentaires.

Source : https://www.elindependiente.com/politica/2019/11/20/jxcat-erc-rechazan-prado-barcelona-colonialista/?utm_source=share_buttons&utm_medium=twitter&utm_campaign=social_share

Restauration du tombeau de l’infant Pierre de Castille dans la cathédrale de Ségovie

Le tombeau de l’infant Pierre, situé dans la cathédrale de Ségovie, en Castille-et-León (photographie : cathédrale de Ségovie et El País)

Le 22 juillet 1366, l’infant Pierre Enríquez de Castille, fils naturel du roi Henri II « le Fratricide » (1334-1379), est tombé accidentellement du haut des murailles de l’alcazar de Ségovie (actuelle Castille-et-León) alors qu’il se penchait à une fenêtre. Quelques instants plus tard, découvrant le malheur, sa nourrice, désespérée, s’est à son tour jetée dans le vide. Le jeune garçon a été enterré dans la cathédrale de l’Assomption-de-la-Vierge, dans la même ville. Cette année, plus de six siècles après ces tragiques événements, le tombeau de l’infant a été ouvert et restauré par des experts au sein de la salle Saint-Catherine du monument religieux.

À l’époque, Pierre Enríquez avait été inhumé sous une pierre tombale qui reproduisait son visage. L’on ignorait cependant jusqu’à peu qu’il avait été enterré aux côtés d’un petit coffre qui a été ouvert en présence du chef de l’équipe de restauration, Ángel García Rivilla. L’on y a trouvé des morceaux de tissu ainsi que des ossements correspondant au garçonnet, qui devait être bien plus jeune (six ou sept ans) que ce que signalent les chroniques médiévales (qui lui attribuent de dix à douze ans).

Source : https://elpais.com/cultura/2019/11/20/actualidad/1574265542_115823.html

Un restaurant espagnol de Cantabrie reçoit une troisième étoile dans la nouvelle édition du « Guide Michelin »

Le chef cuisinier espagnol Jesús Sánchez (à gauche) célèbre sa troisième étoile au « Guide Michelin » en compagnie de son épouse (au centre) – Photographie : Gogo Lobato et El Mundo

Comme chaque année, la publication de la nouvelle édition du célèbre Guide Michelin pour l’Espagne et le Portugal a suscité l’intérêt et l’émoi dans une partie de notre voisin ibérique. De fait, l’on retrouve désormais outre-Pyrénées un nouveau restaurant disposant de trois étoiles selon le célèbre ouvrage gastronomique d’origine française. Il s’agit du Cenador de Amós, établissement de la localité de Villaverde de Pontones, située sur le territoire de la commune de Ribamontán al Monte (Cantabrie). Le restaurant est tenu par le chef espagnol Jesús Sánchez.

La révélation des établissements primés de cette année s’est faite au Théâtre Lope de Vega et au Casino de l’Exposition de Séville (Andalousie). L’on compte désormais onze restaurants espagnols triplement étoilés, vingt-neuf disposant de deux étoiles (dont cinq nouveau), cent soixante-quatorze avec une étoile (dont dix-neuf nouveaux) et trois cents deux classés au sein de la catégorie BIB Gourmand (dont cinquante-six nouveaux). En tout et pour tout, l’Espagne passe ainsi de 253 étoiles en 2018 à 268 en 2019.

Sources : https://www.elmundo.es/cultura/2019/11/20/5dd57c4efc6c83237b8b45db.html et https://elpais.com/elpais/2019/11/20/estilo/1574268411_243180.html

Décès du peintre espagnol Eugenio Chicano à l’âge de 83 ans

Le peintre espagnol Eugenio Chicano (photographie : Europa Press et El País)

L’on apprenait ce mardi 19 novembre 2019 le décès à Málaga (Andalousie), à l’âge de 83 ans, du peintre espagnol Eugenio Chicano, qui était né dans cette ville méridionale le 24 décembre 1935. Grande figure du pop art espagnol dans les années 50-60, il était le représentant d’un style sobre dans l’usage de la couleur et hautement expressif. Adepte des montages insolites, il mêlait des références étrangères à des éléments typiquement nationaux, faisant ainsi cohabiter l’acteur américain John Wayne (1907-1979) au chanteur espagnol de flamenco Juan Ternero Mingorance, plus connu sous le pseudonyme de Niño de las Moras (1886-1970).

L’année dernière, le palais épiscopal de Málaga organisait encore une exposition consacrée à son œuvre, baptisée Aguatintas por seguiriyas (littéralement, Aquatintes de seguiriyas, où le terme seguiriya désigne un genre de flamenco). Il a également organisé lui-même une exposition consacrée à l’artiste espagnol Pablo Picasso (1881-1973) sous le parrainage du ministre de la Culture et du Sport, José Guirao (Parti socialiste ouvrier espagnol) ; de la vice-présidente du gouvernement, ministre de la Présidence, des Relations avec le Parlement et de l’Égalité, Carmen Calvo (PSOE) ; et de la belle-fille du peintre, Christine Picasso.

Source : https://elpais.com/cultura/2019/11/19/actualidad/1574178971_406858.html

Le salaire moyen espagnol est inférieur de 20 % au salaire moyen européen

Un employé municipal nettoie les parties piétonnes de la Puerta del Sol, à Madrid (photographie : Telemadrid)

Selon les données contenues dans le septième rapport annuel élaboré par l’entreprise suisse d’intérim Adecco, le salaire moyen espagnol tourne aujourd’hui autour de 1 658 euros bruts par mois, soit 1,2 % de plus qu’en 2018 mais 20,7 % de moins que la moyenne des pays membres de l’Union européenne (UE). Exprimé en chiffres absolus, le décalage est ainsi de 433 euros, puisque la moyenne européenne s’élève actuellement à 2 091 euros bruts par mois. Au cours de la dernière année, l’écart entre salaire mensuel moyen espagnol et salaire mensuel moyen européen a crû de 2,7 %.

Néanmoins, près de quinze pays membres de l’Union européenne affichent un salaire mensuel brut moyen inférieur à celui de notre voisin ibérique. Concrètement, les nations suivantes se trouve en-dessous de l’Espagne dans ce classement : la Bulgarie, la Roumanie, la Lituanie, la Hongrie, la Lettonie, la Pologne, la Croatie, la Slovaquie, l’Estonie, la République tchèque, le Portugal, la Grèce, la Slovénie, Malte et Chypre. L’Espagne, de son côté, se trouve juste en-dessous de l’Italie.

Source : https://www.eleconomista.es/economia/noticias/10209349/11/19/El-salario-espanol-es-un-20-inferior-a-la-media-europea.html