Le dirigeant de cinq des plus grands partis politiques nationaux espagnols – De gauche à droite : Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol), Pablo Casado (Parti populaire), Albert Rivera (Citoyens), Pablo Iglesias (Podemos) et Santiago Abascal (Vox) – Photographie : El País

Près de cinq mois après les élections générales anticipées du 28 avril 2019, les Cortes Generales (nom du Parlement espagnol) sont officiellement dissoutes par le roi Philippe VI ce lundi 23 septembre et un nouveau scrutin est convoqué pour le 10 novembre prochain. L’incapacité des principaux partis politiques à s’entendre pour former un gouvernement stable est en cause et les Espagnols semblent s’en agacer. Selon une enquête d’opinion élaborée par l’institut 40dB pour le grand quotidien national de centre-gauche El País, près de 68,5 % des Espagnols estiment en effet que le retour aux bureaux de vote est une mauvaise chose.

Ce résultat grimpe jusqu’à 79,1 % chez les électeurs de Podemos, 74,5 % chez ceux du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) et 71,3 % chez ceux de Citoyens (C’s). Environ 54 % des citoyens espagnols interrogés estiment que la qualité de la démocratie espagnole s’est dégradée avec le blocage parlementaire et une majorité d’entre eux estime que c’est plus la gauche que la droite qui en est responsable. Ajoutons que 35,7 % des sondés se sentent déçus, 33,9 %, en colère et 22 % inquiets face à l’organisation de ces quatrièmes élections générales en quatre ans (une en 2015, une en 2016 et deux en 2019, donc).

Source : https://elpais.com/politica/2019/09/21/actualidad/1569076948_223425.html

5 réflexions sur “Une nouvelle dissolution du Parlement… et des Espagnols agacés par ces élections anticipées

  1. Il semblerait que le poids de l’idéologie SUPRA NATIONALE Européiste et mondialiste , soit en train « d »émasculer » toute idéologie politique, toute cohérence au niveau des programmes électoraux, de l’exercices des pouvoirs mêmes. En Espagne comme ailleurs, on peut se demander si , au delà de la simple conservation ou au delà de l’accès à des « postes » , des financements publics, de pouvoirs d’arrière cour, les personnels politiques n’ont guère de vision politique, ni de « sens » politique, perdent en compétence, voire n’y comprennent plus grand chose. Alors que dire de leurs électeurs ! Régime de l’urgence des prises de postures (Twitter et autres) clientélisme débridé et si visible que les crédibilités s’effondrent, les partis montent aussi vite et aussi haut qu’ils ne s’écroulent aux scrutins suivants, et finiront, pour certains par être rayés de la carte comme l’ont fait de bon partis écologistes. l’Espagne ne montrerait elle pas, de son coté, qu’à l’épreuve de la supranationalité fédéraliste européenne, les constitutions ne résistent pas ?
    Soit, pour les régimes parlementaires, ils n’arrivent même plus à créer le moindre bloc capable de gouverner quelques mois ( cf aussi l’italie), soit, comme en France, c’est l’essence même de démocratie qui est totalement sacrifiée au nom de l’exécution du pouvoir, stricto-sensus- de manière dictatoriale. Ne serions nous pas un peu dans la merde ?

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  2. NB je regarde les visages des principaux interlocuteurs politiques espagnols. Beaux visages, comme dans d’autres pays, pour le même genre de personnels…. mais….mais…. ce sont des gamins ? Non ???

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