L’Espagne collabore avec plusieurs pays européens pour lutter contre les catastrophes naturelles

Un feu de forêt sur le territoire de la commune de Nerva, dans la province de Huelva (Andalousie)

L’Union européenne (UE) cherche depuis plusieurs années à mettre en œuvre des plans communs à plusieurs de ses pays membres afin de prévenir les principales catastrophes naturelles qui la menacent (comme les incendies, les inondations ou les glissements de terrain). Dans ce cadre est né le projet rescUE, auquel participent l’Espagne, la France, l’Italie, la Croatie et la Suède. Chacun de ces pays met à disposition plusieurs avions (respectivement deux, un, deux et deux) ainsi que six hélicoptère dans le cas suédois.

L’objectif est d’assister les différentes nations participantes dans le contexte de leurs opérations de sauvetage, notamment en prévision de la multiplication des épisodes climatiques violents ou subits liés au changement planétaire dans le domaine. Le projet rescUE (jeu de mots sur le sigle de l’Union européenne et le verbe anglais to rescue, « sauver ») dispose d’un budget de 200 millions d’euros et a été validé par le commissaire européen à l’aide humanitaire et à la réaction aux crises, le Chypriote Chrístos Stylianídis.

Source : https://elpais.com/sociedad/2019/05/21/actualidad/1558435851_346621.html

L’Espagne se distingue lors de l’édition 2019 des Prix européens de la Gastronomie

Le chef cuisinier espagnol Quique Dacosta dans son établissement (photographie : site officiel de Quique Dacosta)

Lors de l’édition 2019 des Prix européens de la Gastronomie, le restaurant suédois Frantzén, situé à Stockholm, est devenu le meilleur établissement culinaire du continent, détrônant au passage le restaurant suisse Schloss Schauenstein, sis à Fürstenau, dans la canton des Grisons. L’Espagne, de son côté, a brillé lors de ce concours avec une troisième place qui reste acquise au chef Víctor Arguinzoniz, responsable des cuisines d’Etxebarri, situé à Axpe Achondo, dans la province de Biscaye (Pays basque).

De son côté, le maître restaurateur Quique Dacosta (qui tient le restaurant du même nom à Denia, dans la province d’Alicante, dans la Communauté de Valence) est parvenu à grimper jusqu’à la quatrième place. En tout et pour tout, 12 restaurants espagnols apparaissent dans la liste des 50 meilleurs établie à l’occasion des Prix européens de la Gastronomie.

Source : https://www.efeagro.com/noticia/gastronomia-europa-premios/

La modeste commune castillane d’Urueña, une « Ville du Livre » qui vaut le détour

L’une des portes de la muraille médiévale de la commune d’Urueña, située dans la province de Valladolid, en Castille-et-León (photographie : José Luis Cernadas Iglesias et El Asombrario)

Située dans la province de Valladolid (Castille-et-León), la commune d’Urueña n’est peuplée que de 188 habitants selon le dernier recensement et elle est surtout connue pour son château et sa muraille médiévale. Pourtant, peu d’Espagnols ou d’étrangers savent qu’elle porte un titre plutôt enviable, celui de « Ville du Livre » (Villa del Libro). Elle abrite en effet neuf librairies, un nombre record pour un si petit village.

Cette distinction lui a été décernée en 2007, après la mise en place d’un vaste projet culturel et touristique par le maire Francisco Rodríguez (Parti populaire). Pour ce faire, la municipalité a exploité l’espace de l’ancienne Fondation Joaquín-Díaz et a mis en place des activités et itinéraires dans l’ensemble de la commune, notamment dans son centre historique, ce qui a attiré plusieurs libraires. Plusieurs manifestations sont régulièrement organisées autour de la figure de Miguel Delibes (1920-2010), né et mort à Valladolid.

Source : https://elasombrario.com/pueblo-castellano-200-habitantes-9-librerias-urena/?fbclid=IwAR3FrfdWFm4xMSTZQtyiP-WP0JX8Kl_o3v5xmIs0QRQYMAxfirRp8ljpJvE

Juan Carlos annonce son retrait de la vie publique pour le 2 juin prochain

La famille royale espagnole aux côtés des principales autorités nationales espagnoles, à l’occasion du quarantième anniversaire de la Constitution de 1978 (photographie : Carlos Rosillo et El País)

Par le biais d’un communiqué officiel diffusé par la Maison du Roi, l’ancien monarque espagnol Juan Carlos (qui a régné sur notre voisin ibérique du 22 novembre 1975 au 19 juin 2014) a annoncé qu’il renoncerait à participer à tout acte public de la monarchie à compter du 2 juin prochain – pour les cinq ans de l’annonce de son abdication. Il s’était déjà largement placé en retrait sur les cinq dernières années et n’avait que quelques engagements public depuis lors.

Né le 5 janvier 1938 à Rome (Italie), Juan Carlos, fils de Jean de Bourbon, comte de Barcelone, n’était à l’origine pas destiné à régner. C’est le hasard du destin et la volonté du dictateur Francisco Franco (1939-1975) qui le placent dans le statut de prince des Asturies à compter de 1969. Considéré comme l’artisan de la démocratisation de l’Espagne, il passe de dernières années de règne difficiles, entre scandales personnels et familiaux d’un côté et soucis de santé de l’autre.

Source : https://elpais.com/politica/2019/05/27/actualidad/1558972481_001482.html

Le musée du Prado met en place un plan d’évacuation de ses œuvres en cas de catastrophe

Des visiteurs au musée du Prado, à Madrid (photographie : Carlos Rosillo et El País)

Alors que le monde entier est encore sous le choc de l’incendie qui a ravagé la cathédrale Notre-Dame de Paris (France) en avril 2019, le musée du Prado (principale pinacothèque de Madrid et de toute l’Espagne) met en place avec l’aide d’une spécialiste un plan d’évacuation de ses œuvres d’art en cas de catastrophe intitulé Plan de protection des collections (Plan de protección de las colecciones). La spécialiste en question, Estrella Sanz Domínguez, est professeur de restauration à la faculté des beaux-arts de l’Université Complutense de la capitale espagnole et elle a 22 mois devant elle pour identifier les possibles risques que court la vénérable institution (incendie, vol, attaque terroriste, etc.)

Durant ces presque deux ans, elle devra rédiger un protocole d’évacuation d’urgence des tableaux, peintures, gravures et objets entreposés au musée du Prado. Elle doit notamment prévoir des itinéraires de transfert ainsi qu’identifier des espaces de stockage suffisamment grands et aptes à recevoir de tels trésors. L’investissement total pour ce plan de protection des collections est d’environ 55 000 euros pour sa première phase.

Source : https://elpais.com/cultura/2019/05/20/actualidad/1558368719_529702.html

La collection de photographies de Mariano Bagüés est acquise par la Bibliothèque nationale d’Espagne

Une vue de la ville de Torremolinos, située dans la province de Málaga, en Andalousie, par le photographe espagnol Mariano Bagüés (photographie : Bibliothèque nationale d’Espagne)

En cette fin de mois de mai 2019, la Bibliothèque nationale d’Espagne (Biblioteca Nacional de España, BNE), sise à Madrid, a acquis le fonds de photographies de Mariano Bagüés, soit 67 400 clichés réalisés dans l’Espagne en pleine transformation sociale et économique des années 60-70. Ces photographies rendent compte de la modernisation du pays et de l’accroissement du tourisme durant ces deux décennies de la seconde moitié du XXe siècle.

Militaire de l’armée de l’air et fondateur de l’entreprise Aeropost, Mariano Bagüés a réalisé de nombreux clichés de l’Espagne de l’époque de 1962 à 1978, offrant ainsi un inventaire des différentes provinces et zones du pays. Le fonds acheté par la BNE comprend également de nombreux négatifs (en couleur mais aussi en noir et blanc), des graphiques de vol, etc., commandés par différents organismes officiels (RENFE, Ministère des Finances, Institut national de la Réforme et du Développement agraire, direction du corps des garde-côtes, Direction générale des Routes).

Source : http://www.canalpatrimonio.com/la-coleccion-fotografica-aerea-de-mariano-bagues-nueva-incorporacion-de-la-biblioteca-nacional/

Plusieurs hôpitaux espagnols vont être équipés d’un accélérateur à résonance magnétique novateur

Un modèle d’accélérateur à résonance magnétique donné par Amancio Ortega à plusieurs hôpitaux espagnols (photographie : Comunidad et ABC)

La Fondation Amancio-Ortega, qui tire son nom de l’homme le plus riche d’Espagne – fondateur de l’empire textile Inditex, sise à Arteijo (province de La Corogne, Galice), dont fait partie la marque Zara -, a financé pour la somme de 46,5 millions d’euros une série de nouveaux équipements utiles dans la lutte contre le cancer et qui seront fournis gratuitement aux hôpitaux de La Paix, Ramón-y-Cajal et du 12-octobre, à Madrid. Parmi ces engins, l’on retrouve des accélérateurs à résonance magnétique novateurs qui permettent de mieux identifier et cartographier les tumeurs.

Le coût de chacune de ces machines est de 9 millions d’euros et il s’agit du premier avec ces caractéristiques à être installé en Europe. De fait, à la fin de l’année 2019, les dons de la fondation Amancio-Ortega permettront d’acquérir 23 engins de ce type, qui doteront une bonne partie des hôpitaux publics de la capitale espagnole. En plus des établissements susmentionnés, les hôpitaux de la Porte-de-Fer, Gregorio-Marañón, de la Princesse, l’hôpital Clinique et l’hôpital de Fuenlabrada (entre autres) seront concernés.

Source : https://www.abc.es/espana/madrid/abci-superacelerador-contra-cancer-amancio-ortega-donado-madrid-201812050247_noticia.html#vca=rrss&vmc=abc-es&vso=fb&vli=cm-general

L’Espagne destinera un peu plus d’un milliard d’euros en 2019 aux missions militaires internationales

La frégate Méndez-Núñez de la marine espagnole (photographie : El Economista)

Selon les projections faites par la ministre espagnole de la Défense, Margarita Robles (Parti socialiste ouvrier espagnol), en 2019, l’Espagne devrait dépenser 1,176 milliard d’euros dans le cadre de ses missions militaires à l’international, soit 76 millions d’euros de plus qu’en 2018. Ces données ont été précisément fournies par la Direction générale des Affaires économiques (Dirección General de Asuntos Económicos) du Ministère de la Défense.

Il aura fallu environ cinq mois pour que les autorités compétentes estiment ce coût total et surtout qu’elles ne le divulguent en ligne, sur le portail en ligne de la transparence mis en place par le gouvernement national. Ces missions militaires internationales de l’Espagne concernent plusieurs continents (Europe, Afrique, mer Méditerranée, Asie, Amérique latine).

Source : https://www.eleconomista.es/economia/noticias/9887710/05/19/Espana-destinara-1176-millones-a-misiones-militares-internacionales.html

Électrifier entièrement les voies de chemin de fer espagnoles coûterait près de 3 milliards d’euros en pays

Des TGV espagnols (AVE) – Photographie : El Economista

Alors que l’ensemble de l’Union européenne (UE) en général et l’Espagne en particulier sont plongées dans un processus de transition énergétique qui vise notamment à se passer des véhicules au diésel, la Communauté des Entreprises européennes de Chemins de Fer (dont fait partie l’opérateur national espagnol, la RENFE) a adopté un agenda spécifique pour la période 2019-2024 qui vise, entre autres choses, à mettre fin aux locomotives au diésel.

De fait, le gestionnaire des voies de chemin de fer de notre voisin ibérique, ADIF, a déjà fait sien cet objectif dans le cadre de son Plan directeur de Lutte contre le Changement climatique 2018-2030 (Plan Director de Lucha contra el Cambio Climático 2018-2030). De fait, environ 37 % du réseau ferré espagnol (soit plus de 5 600 kilomètres de voies) n’est pas électrifié et doit donc avoir recours aux véhicules circulant au diésel. Il s’agit généralement de chemins de fer situés dans des communautés autonomes mal desservies (Estrémadure, Sud de l’Aragon, etc.) ou dans des zones montagneuses.

De fait, RENFE maintient à l’heure actuelle 284 unités circulant au diésel que l’entreprise souhaite mettre à la retraite peu à peu dans les années qui viennent. Mais électrifier un kilomètre de voie ferrée coûte en moyenne 500 000 euros outre-Pyrénées, ce qui devrait donc alourdir la facture pour l’État espagnol jusqu’à 2,8 milliards d’euros environ.

Source : https://www.eleconomista.es/empresas-finanzas/noticias/9887720/05/19/Electrificar-las-vias-del-tren-para-acabar-con-el-diesel-cuesta-2810-millones-.html

La série américaine « Westworld » choisit une fois de plus l’Espagne pour y tourner des épisodes

Le Musée des Sciences, situé au sein de la Cité des Arts et des Sciences de Valence, dans la Communauté de Valence (photographie : Civitatis)

Lancée en 2016 sur la chaîne de télévision HBO, la série américaine de science-fiction Westworld avait déjà porté son dévolu sur l’Espagne pour tourner une partie de sa deuxième saison. Elle avait en effet choisi la commune de Besalú, célèbre pour son pont médiéval et son architecture typique, en pleine province de Gérone (Catalogne).

Désormais, c’est la ville de Valence (Communauté de Valence) qui a attiré les producteurs du feuilleton – et notamment l’architecture futuriste de sa cité des Arts et des Sciences, qui jouxte les jardins du Turia. C’est au cours de la semaine du 20 mai que le tournage a eu lieu sur place afin de simuler l’habitat des êtres humains dans le futur.

Source : https://www.larazon.es/tv-y-comunicacion/westworld-elige-la-ciudad-de-las-artes-y-las-ciencias-de-valencia-para-rodar-su-tercera-temporada-EF23405188