Une technologie espagnole permettrait de détecter de façon précoce l’apparition d’une tumeur

La scientifique espagnole Rocío Arroyo (photographie : Victoria Iglesias et El País)

Directrice de la firme Amadix, sise à Madrid, Rocío Arroyo, chercheuse âgée de 45 ans, travaille depuis des années dans la lutte contre le cancer et sa détection précoce. La compagnie est née en 2010 à Valladolid (Castille-et-León), grâce à des investissements privés, et a mis au point une technique permettant, à partir d’une prise de sang, de savoir près de 15 ans en avance si une tumeur va se développer dans le corps d’un patient.

Jusqu’à présent, des essais cliniques ont été réalisés sur 1 000 personnes âgées de 50 ans ou plus dans 20 hôpitaux européens. Des études sont prévues en Allemagne et en Pologne, tandis que les États-Unis d’Amérique et la Chine sont dans le viseur de l’entreprise Amadix.

Source : https://elpais.com/elpais/2019/02/06/eps/1549476763_880841.html

L’Espagne est au-dessus de la moyenne européenne concernant le nombre de femmes scientifiques et ingénieurs

La présidente du Centre supérieur des Recherches scientifiques (CSIC), organisation sise à Madrid, Rosa Menéndez (photographie : CSIC et El Periódico)

Selon l’institut des statistiques de l’Union européenne (UE), Eurostat, en 2017, 47,7 % des Espagnols ayant une formation dans les sciences, les technologies ou l’ingénierie étaient des femmes.

Cette donnée est supérieure à la moyenne des pays membres de l’UE, où cette proportion atteint 41 % de la population totale avec une formation scientifique ou technique.

Sur les 1,4 million d’ingénieurs et de chercheurs en sciences « dures » outre-Pyrénées, 729 000 étaient des hommes et 665 500 étaient des femmes il y a deux ans.

Source : https://www.efe.com/efe/espana/sociedad/espana-por-encima-de-la-media-ue-en-proporcion-ingenieras-y-cientificas/10004-3893888

Profanation de plusieurs tombes importantes au cimetière de l’Almudena, à Madrid

La petite-fille de La Pasionaria, Lola Ruiz-Ibárruri, constate les dégradations sur la tombe de sa grand-mère, au cimetière de l’Almudena, à Madrid (photographie : Víctor Sainz)

Ce mardi 12 février 2019, plusieurs tombes historiques ont été profanées par des individus à l’identité inconnue au cimetière de l’Almudena, le plus vaste de Madrid.

Concrètement, ont été touchés les tombeaux de Dolores Ibárruri, surnommée « La Pasionaria », figure de la Guerre civile (1936-1939), première secrétaire du Parti communiste espagnol (PCE) de 1942 à 1960 ; celle de Pablo Iglesias Posse (1850-1925), fondateur du Parti socialiste ouvrier espagnol ; et, dans la partie catholique du cimetière, le Monument aux Morts de la Division bleue (troupes franquistes parties combattre contre l’Union soviétique durant la Seconde Guerre mondiale).

A également été dégradé le monument aux Treize Roses (Trece Rosas), martyres de la résistance à la dictature franquiste (1939-1975) qui ont été fusillées peu après la fin de la Guerre civile.

Source : https://elpais.com/ccaa/2019/02/11/madrid/1549908150_481681.html

Les demandes d’asile en Espagne explosent en 2018

Des émigrants vénézuéliens traversent la frontière de leur pays avec la Colombie (photographie : EFE et La Razón)

Tout au long de l’année 2018, les demandes d’asile en Espagne ont explosé car elles ont progressé de 73 %, selon les données fournies au mois de février 2019 par la Commission espagnole d’Aide aux Réfugiés (CEAR). Et comme en 2017, les Vénézuéliens qui fuient la crise politique et économique dans leur pays font la une des journaux car ils représentent la première nationalité demandeuse d’asile.

Ils sont suivis par les Colombiens, les Syriens et les Honduriens. La secrétaire générale du CEAR, Estrella Galán, a souligné que seule une minorité de ces demandes d’asile sont acceptées en Espagne. Dans le cas des Vénézuéliens, par exemple, seuls 30 dossiers ont été validés, contre 1 495 rejetés.

Source : https://www.larazon.es/sociedad/aumenta-en-un-73-las-personas-que-solicitan-asilo-en-espana-OK21903692

L’Espagne devrait être le deuxième pays qui bénéficiera le plus des Accords de Paris concernant le marché de l’emploi

Un champ solaire dans la commune de Totalán, dans la province de Málaga, en Andalousie (photographie : Luis Sevillano et El País)

Après la signature des Accords de Paris (France) sur le climat, en 2015, l’Espagne devrait être le deuxième pays de l’Union européenne (UE) à bénéficier le plus des mesures à prendre pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre concernant le marché du travail, après la Belgique et devant l’Allemagne. En effet, aussi bien le bâtiment et les travaux publics que le secteur de l’énergie solaire connaîtront un essor très probable qui favoriseront l’emploi sur place.

Sur les 2,4 millions de postes qui seront a priori créés dans ce cadre, 214 000 devraient correspondre à notre voisin ibérique. Après la poussée des éoliennes au début du XXIe siècle, tous les investisseurs regardent désormais outre-Pyrénées vers l’énergie photovoltaïque. En revanche, certains pays membres de l’UE devraient y perdre, à l’image de la Pologne.

Source : https://elpais.com/economia/2019/02/11/actualidad/1549915344_789498.html

L’Espagne entre enfin dans la danse du futur avion de chasse européen

Une vue d’artiste du futur avion de chasse européen FCAS, lancé par la France et l’Allemagne (image : El País)

Ce jeudi 14 février, la ministre espagnole de la Défense, Margarita Robles (Parti socialiste ouvrier espagnol), a signé avec la France et l’Allemagne l’entrée de son pays dans le programme de conception et de construction du futur « avion de chasse européen » (eurocaza, en espagnol) du XXIe siècle, également connu sous le sigle FCAS. Cela fait un moment que notre voisin ibérique cherche à participer à ce programme mais sa demande avait été rejetée plusieurs fois par Paris et Berlin.

L’objectif de ce projet est de venir remplacer d’ici à 2040 les deux avions de chasse européens actuels, l’Eurofighter et le Rafale, afin de concurrencer le F-35 américain et le programme Tempest, porté par les Pays-Bas, l’Italie et le Royaume-Uni. L’État espagnol et les entreprises de notre voisin pyrénéen pourront donc prochainement s’intégrer de façon pleine et entière au FCAS.

Source : https://elpais.com/politica/2019/02/09/actualidad/1549708840_712994.html?id_externo_rsoc=TW_CC

Le gouvernement régional valencien rachète une partie du sommet de Peñagolosa

Le sommet de Peñagolosa, situé dans la province de Castellón de la Plana (Communauté de Valence) – Photographie : Àngel Sánchez et El País

Du haut de ses 1 813 mètres d’altitude, le sommet de Peñagolosa, situé dans la province de Castellón de la Plana, est la deuxième plus montagne la plus élevée de la Communauté de Valence et appartient en majeure partie à des propriétaires privés. Déclaré parc naturel par le gouvernement régional, alors dirigé par Francisco Camps (Parti populaire), en 2006, ce sommet a été partiellement racheté par celui de Ximo Puig (Parti socialiste ouvrier espagnol).

Cent cinquante hectares de cet environnement naturel et sauvage sont désormais dans le giron public après que la Généralité de la Communauté de Valence a déboursé 1,14 millions d’euros. Surnommé « Gigante de Piedra » (littéralement, « Géant de Pierre »), le sommet de Peñagolosa n’est dépassé dans la communauté autonome que par le Cerro Calderón (1 838 mètres de hauteur).

Source : https://elpais.com/politica/2019/02/10/actualidad/1549824530_018308.html

La National Gallery consacrera une exposition au peintre espagnol Joaquín Sorolla

Un tableau du peintre espagnol Joaquín Sorolla exposé à Paris durant une exposition qui lui était consacrée (photographie : Emilia Gutiérrez et La Vanguardia)

Le 18 mars prochain, la National Gallery, célèbre musée londonien, inaugurera une grande exposition consacrée au peintre espagnol Joaquín Sorolla y Bastida, né à Valence (Communauté de Valence) en 1863 et mort à Cercedilla (Communauté de Madrid) en 1923 et célèbre pour son style impressionniste et post-impressionniste.

L’exposition, baptisée « Sorolla: Spanish Master of Light » (littéralement, « Sorolla : maître espagnol de la lumière »), réunira des tableaux de l’artiste issus de collections publiques ou privées. La première exposition consacrée au peintre outre-Manche a eu lieu en 1908, aux Grafton Galleries, et a été organisée par Sorolla lui-même.

Source : https://www.lavanguardia.com/cultura/20190206/46266245790/national-gallery-exposicion-sorolla.html

Une technologie originaire de Castille-et-León pour éviter aux aiguilles ferroviaires de geler

Des voies de chemin de fer auxquelles l’on a mis le feu de façon contrôlée en janvier 2019, en pleine vague de froid polaire (photographie : Ileon)

Basée en Castille-et-León, l’entreprise espagnole Telice a aujourd’hui des projets non seulement dans son pays d’origine mais également aux États-Unis d’Amérique, au Brésil, au Royaume-Uni et en Norvège. Elle a beaucoup misé sur la recherche et le développement pour proposer une solution innovante afin d’éviter aux aiguilles ferroviaires de geler durant les vagues de froid hivernales.

Le principe de ce système, baptisé Telphe ? Prévoir les refroidissements de l’atmosphère grâce à un algorithme pour les réchauffer par le biais d’une décharge électrique – au contraire des feux contrôlés que l’on y allume après coup, pour tenter de les dégeler. La technologie est déjà installée sur la ligne à grande vitesse entre Madrid et Valladolid (Castille-et-León) et le sera sur son extension vers Burgos, dans la communauté autonome.

Source : https://www.ileon.com/actualidad/094318/la-tecnologia-leonesa-que-no-necesita-prender-vias-ferreas-para-que-el-hielo-no-bloquee-las-agujas-en-una-ola-de-frio

Le petit commerce agonise-t-il en Espagne ?

Des réductions dans la vitrine d’une boutique de vêtements à Madrid (photographie : EFE et La Razón)

Dans le monde entier, les petites boutiques et les commerçants indépendants ferment leurs portes les uns après les autres en raison de la concurrence de plus en plus féroce des grandes enseignes et des chaînes de magasins, notamment dans le domaine de l’habillement. L’Espagne ne déroge pas à la règle et, en 2018, 6 698 petites boutiques ont mis la clef sous la porte, selon les données fournies par le Directoire des Entreprises (DIRCE) de l’Institut national des Statistiques (INE).

Il restait au début de l’année 2019 451 471 boutiques comportant moins de vingt employés ou travailleurs indépendants, contre plus de 469 000 en 2015. L’année dernière, l’Indice du Commerce de Détail a chuté de 0,7 % outre-Pyrénées. L’essor du commerce en ligne et la guerre des promotions permanentes sont deux autres facteurs qui expliquent cette disparition progressive de nombreux boutiquiers indépendants.

Source : https://www.larazon.es/economia/el-pequeno-comercio-agoniza-6-689-establecimientos-echan-el-cierre-en-2018-OO21859755