Le ferroviaire espagnol regarde vers l’Est

Des rames de tramway dans une usine de l’entreprise espagnole CAF (photographie : Cinco Días)

Bien connue pour le succès de ses exportations et contrats internationaux dans le domaine du ferroviaire (trains conventionnels, trains à grande vitesse, métros, tramways), l’Espagne cherche également à se positionner dans ce secteur à l’Est, en Asie et en Océanie. C’est ainsi que l’entreprise CAF, sise à Beasáin (province de Guipuscoa, Pays basque), a récemment remporté un contrat international en Australie en tant que membre d’un consortium plus large. Baptisé Great River City Rail Train, ce conglomérat est formé par CAF Rail Australia et Transdev Australia.

La firme ibérique devra ainsi fournir huit véhicules de la gamme URBOS, qui comprennent chacun huit voitures, pour un train léger. Par ailleurs, pour renforcer ses chances de remporter un important contrat dans le domaine de la grande vitesse ferroviaire au Royaume-Uni, l’entreprise nationale espagnole RENFE s’est alliée au sein d’un autre conglomérat à l’opérateur chinois Guangshen Railway Company et à la compagnie MTR, sise à Hong Kong.

Sources : https://cincodias.elpais.com/cincodias/2018/12/20/economia/1545308769_167423.html et https://cincodias.elpais.com/cincodias/2018/12/20/companias/1545295157_587132.html

Le Parlement régional andalou illustre le changement politique dans la communauté autonome

La nouvelle présidente du Parlement régional andalou, Marta Bosquet (Citoyens) – Photographie : El Confidencial

C’est ce jeudi 27 décembre que se réunissait pour la première fois le nouveau Parlement régional andalou après les élections anticipées du 2 décembre dernier. C’était aussi l’occasion pour les députés d’élire le bureau (Mesa) de la chambre et d’illustrer le changement politique à l’œuvre dans la communauté autonome avec son basculement à droite. Suite à pacte passé entre les gagnants du dernier scrutin (Parti populaire, Citoyens et Vox), c’est la députée de Citoyens Marta Bosquet qui a été élue présidente de l’Assemblée.

Née en 1969 à Almería, Bosquet est avocate de formation et passionnée de flamenco. Le PP n’avait présenté aucun candidat à la présidence, pas plus que Vox et le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), tandis qu’Adelante Andalucía (coalition locale qui regroupe notamment Podemos et la Gauche unie) avait tenté d’imposer Inmaculada Nieto Castro. La gauche « radicale » a d’ailleurs refusé de passer tout pacte avec les autres formations de l’hémicycle et n’a donc aucun représentant au bureau de l’Assemblée.

La première vice-présidente du Parlement régional est Esperanza Oña (PP) ; la deuxième vice-présidente, María Teresa Jiménez Vílchez (PSOE) ; et le troisième vice-président, Julio Díaz (C’s). La première secrétaire du bureau est Verónica Pérez (PSOE) ; le deuxième secrétaire, Manuel Andrés González (PP) ; et le troisième secrétaire, Manuel Gavira (Vox). Les tractation vont désormais se poursuivre pour que le candidat du PP à la présidence de la Junte d’Andalousie, Juan Manuel Moreno, puisse être élu.

Sources : https://elpais.com/politica/2018/12/27/actualidad/1545899097_728427.html, https://www.elmundo.es/andalucia/2018/12/27/5c24b010fdddff18328b469b.html, https://www.elconfidencial.com/espana/andalucia/2018-12-27/pp-cs-andalucia-alianza-inedita-vox_1729182/, https://www.elconfidencial.com/espana/2018-12-27/vox-aparca-diferencias-pp-cs-cerrar-formacion-mesa_1729170/ et https://www.elconfidencial.com/espana/andalucia/2018-12-27/marta-bosquet-candidata-ciudadanos-parlamento-andalucia_1728982/

« L’Espagne insolite ! »

Les chevaux andalous sont réputés pour leurs élégantes chorégraphies (photographie : Démotivateur)

Le mercredi 19 décembre dernier, le célèbre site français en ligne Démotivateur publiait un article intitulé « L’Espagne insolite ! » qui revient sur quelques expériences méconnues que peut découvrir le touriste étranger (et notamment français) dans certaines communautés autonomes espagnoles : https://www.demotivateur.fr/voyage/l-espagne-insolite-15184

Un Noël militaire pour Pedro Sánchez

Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol – au centre, en costume), lors de sa visite auprès des troupes espagnoles basées au Mali (photographie : La Moncloa)

Avant de prendre quelques jours de vacances pour les fêtes de fin d’année, le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol), a passé un Noël plutôt militaire, comme le veut la tradition pour le chef de l’exécutif de notre voisin ibérique. Le lundi 24 décembre, il s’est ainsi rendu sur le porte-avions espagnol Juan-Carlos-I, stationné dans la base navale de Rota, dans la province de Cadix (Andalousie), pour saluer par téléconférence les troupes espagnoles déployées à l’étranger dans le cadre de leurs différentes missions.

Le jeudi 27 décembre, il a réalisé un déplacement officiel au Mali, où un contingent espagnol participe depuis plusieurs mois à une mission d’entraînement de l’armée malienne dans le cadre d’une coopération avec d’autres pays de l’Union européenne (UE). Il en a profité pour saluer le Détachement Ivoire (Destacamento Marfil, en espagnol), groupe de l’armée de l’air basé à Dakar (Sénégal) et qui a fait le déplacement jusqu’au Mali pour l’occasion.

Sources : http://www.lamoncloa.gob.es/presidente/actividades/Paginas/2018/271218viajemali.aspx et http://www.lamoncloa.gob.es/presidente/actividades/Paginas/2018/241218-misiones-exterior.aspx

La Fabrique royale d’Artillerie de Séville deviendra le Centre Magellan

La cour Charles-III de la Fabrique royale d’Artillerie de Séville (Andalousie) – Photographie : Laura León et El País

Vaste complexe industriel du XVIIIe siècle, la Fabrique royale d’Artillerie de Séville (Andalousie) a été cédée par l’État espagnol à la municipalité en 2006 et elle compte désormais un plan de reconversion présenté par l’Espagne et le Portugal. Ce projet, approuvé par l’Union européenne (UE), sera financé à hauteur de 27 millions d’euros (dont 18,5 millions pour la seule ville de Séville). L’objectif, selon le conseiller municipal à l’Habitat urbain, à la Culture et au Tourisme de la capitale andalouse, Antonio Muñoz (Parti socialiste ouvrier espagnol), est de transformer le lieu en Centre Magellan (Centro Magallanes, en espagnol).

Ainsi baptisé en hommage au navigateur portugais qui a entrepris en 1519, pour le compte de la Couronne espagnole, le premier tour du monde, ce centre doit devenir un lieu de création artistique, à l’image de l’Azkuna Zentroa de Bilbao (province de Biscaye, Pays basque) ou de la Tabacalera de Madrid. Il devrait également s’agir d’un lieu d’exposition et de mécénat pour les jeunes artistes et créateurs. Le projet doit être achevé au plus tard en 2021, pour le cinquième centenaire du décès de Ferdinand de Magellan, tué aux Philippines alors qu’il tentait de rallier l’Espagne.

Source : https://elpais.com/cultura/2018/12/18/actualidad/1545138158_713446.html

Le gouvernement espagnol menace la survie de la seule plateforme pétrolière en mer du pays

La plateforme pétrolière de Casablanca, au large des côtes de la province de Tarragone, en Catalogne (photographie : El Economista)

C’est aujourd’hui 27 décembre qu’expire la licence d’exploitation de la seule plateforme pétrolière en mer d’Espagne, celle de Casablanca, qui se situe au large des côtes de la province de Tarragone, en Catalogne. Exploité par l’entreprise Repsol, sise à Madrid, ce gisement en pleine mer est de fait menacé dans sa survie par le gouvernement espagnol de Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol), puisqu’il refuse d’en renouveler l’exploitation, notamment pour des considérations écologistes.

La fermeture de la plateforme de Casablanca pourrait mettre en danger à terme d’autres gisements pétroliers du pays, comme ceux de Boquerón, Chipirón, Lubina et Montanazo, tous placés dans la province de Tarragone, mais dans les terres. La fermeture de la plateforme offshore de Casablanca entraînerait avec elle celle du centre de contrôle des infrastructures, basé dans la commune de Garidells.

Source : https://www.eleconomista.es/economia/noticias/9591390/12/18/El-Gobierno-deja-en-el-aire-Casablanca-unica-planta-petrolera-espanola.html

Le plus grand sapin de Noël d’Europe se trouve en Espagne

Le sapin de Noël artificiel installé devant le centre commercial Nevada Shopping, à Armilla, dans la province de Grenade (Andalousie)

La province de Grenade, en Andalousie, remporte cette année la palme des éclairages de Noël dans une catégorie particulière puisque c’est elle qui abrite le plus haut sapin de Noël d’Europe, devant l’entrée du centre commercial Nevada Shopping (l’un des plus vastes d’Espagne).

C’est précisément dans la commune d’Armilla que se trouve cette décoration artificielle qui mesure 55 mètres de hauteur et dont les lumières peuvent être vues depuis une grande distance. Ce sapin est d’ailleurs l’une des attractions touristiques de la région.

Source : https://www.elmundo.es/viajes/espana/2018/12/19/5c177d08fc6c831c748b46cf.html

Des chercheurs localisent la maison de l’auteur hypothétique de l’une des plus célèbres œuvres de la littérature espagnole

Une illustration en noir et blanc datée de 1907 pour une édition du célèbre roman picaresque espagnol El Lazarillo de Tormes (image : ABC)

Publié pour la première fois en Espagne en 1554, le roman La vida de Lazarillo de Tormes y de sus fortunas y adversidades (littéralement, La Vie de Lazarillo de Tormes, de ses fortunes et de ses adversités) est considéré comme l’œuvre fondatrice du genre picaresque outre-Pyrénées. Ce genre littéraire décrit les mésaventures et errances d’un jeune garçon (souvent un orphelin) qui tente de survivre misérablement dans l’Espagne du Siècle d’Or (1550-1675) et évolue dans les bas-fonds d’une société désargentée, déclassée et souvent interlope. La Vie de Lazarillo de Tormes est pourtant un roman anonyme, même si plusieurs hypothèses existent quant à l’identité de son auteur.

Parmi ces dernières, on peut citer le nom de Sebastián de Horozco (1510-1579), dont la maison à Tolède (Castille-La Manche) a été semble-t-il identifiée dans la rue du Bateau par le journaliste et écrivain espagnol Mariano Calvo, assisté du spécialiste français en urbanisme médiéval Jean Passini. Les deux chercheurs s’appuient sur l’omniprésence de Tolède dans l’ouvrage, même si ce dernier débute à Salamanque (Castille-et-León). La maison a pu être localisée grâce à l’inventaire des biens du dramaturge réalisé après sa mort.

Source : https://www.abc.es/cultura/abci-localizan-toledo-casa-posible-autor-lazarillo-tormes-201812171136_noticia.html?fbclid=IwAR0d31lPA2KoaEM6MACA7TtVaNitkGvWUXlrQe_gzCjODKHuJ8hkZI__dQU#ns_campaign=rrss-inducido&ns_mchannel=abc-es&ns_source=fb&ns_linkname=noticia-foto&ns_fee=0

Madrid sortira l’artillerie lourde pour la finale de la Ligue des Champions de football, en juin 2019

Une vue d’artiste d’un terrain de football sur la célèbre Plaza Mayor de Madrid (image : ABC)

Entre le 30 mai et le 2 juin 2019, Madrid sera le centre du football européen, voire mondial puisque la capitale espagnole accueillera la finale de la Ligue des Champions au Stade Métropolitain, siège de l’Atlético Madrid. Cet événement sportif majeur et très médiatisé prendra place dans tout le centre de la métropole, en particulier dans deux lieux historiques et emblématiques : la Plaza Mayor et la Puerta del Sol.

Le kilomètre zéro des routes et chemins espagnols devrait ainsi abriter un musée temporaire de l’UEFA (la fédération européenne de football) avec, notamment, le trophée tant convoité par les clubs de tout le continent. Non loin de là, sur la place de Callao, d’autres activités seront organisées, tout comme sur la place d’Orient, la place Philippe-II et la place Christophe-Colomb. Ce sera la cinquième fois que Madrid accueillera la finale de la Ligue des Champions après les éditions de 1957, 1969, 1980 et 2010.

Source : https://www.abc.es/espana/madrid/abci-champions-convertira-plaza-mayor-campo-futbol-y-festival-201812180149_noticia.html

Plus de la moitié des Espagnols estime payer trop d’impôts par rapport aux services publics reçus

Une manifestation de professionnels et de patients de l’Hôpital Bellvitge d’Hospitalet de Llobregat, dans la province de Barcelone, en Catalogne (photographie : Albert Garcia et El País)

Selon une étude élaborée et publiée par l’Institut des Études fiscales, qui dépend du Ministère espagnol des Finances (actuellement dirigé par María Jesús Montero, du Parti socialiste ouvrier espagnol), six Espagnols sur dix estiment payer trop d’impôts par rapport aux services publics dont ils disposent au quotidien. La santé publique est celui des services qui est le mieux valorisé par les citoyens de notre voisin ibérique mais ces derniers pensent également que des améliorations devraient y être apportées.

Ce rapport, intitulé Opinions et attitudes fiscales des Espagnols en 2017 (en espagnol, Opiniones y actitudes fiscales de los españoles en 2017), montre également que 86 % des Espagnols pensent que la fraude fiscale a augmenté ces dernières années. Pour eux, les chefs d’entreprise et les travailleurs indépendants sont ceux qui fraudent le plus le Trésor public. Enfin, notons qu’une majorité des personnes sondées estiment que l’ensemble de l’offre de services publics du pays est très mal géré. 

Source : https://elpais.com/economia/2018/12/17/actualidad/1545078073_296528.html