Il y a désormais plus de porcs que d’habitants en Espagne

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Des porcs paissent dans la campagne de Fregenal de la Sierra, dans la province de Badajoz, en Estrémadure (photographie : Ángel Navarrete et El Mundo)

Selon les données fournies par le Ministère espagnole de l’Agriculture, de la Pêche et de l’Alimentation, aujourd’hui dirigé par Luis Planas (Parti socialiste ouvrier espagnol), il y a désormais 3,5 millions de porcs en plus par rapport au nombre d’habitants de notre voisin pyrénéen – 50 millions de têtes contre 46,5 millions de citoyens. Le nombre de porcs outre-Pyrénées a augmenté de 9 millions depuis 2013.

L’industrie liée a produit plus de quatre millions de tonnes de produits dérivés de l’exploitation porcine en 2017 et a généré six millions d’euros de bénéfices. Mais cet incroyable succès du porc inquiète en Espagne car l’élevage porcin a un gros impact environnemental. Cette activité est en effet la quatrième plus grande génératrice de gaz à effet de serre dans le monde entier (après les transports, l’électricité et l’industrie).

Par ailleurs, la quantité d’eau nécessaire pour maintenir de tels élevages est importante dans un pays qui souffre régulièrement de la sécheresse. Chaque jour, chaque porc nécessite quinze litres d’eau soit une consommation annuelle supérieure aux besoins des villes de Saragosse (Aragon), Séville (Andalousie) et Alicante (Communauté de Valence) ensemble. Par ailleurs, le lisier est aussi un problème qui préoccupe beaucoup les écologistes. 

Source : http://www.elmundo.es/f5/comparte/2018/08/20/5b7aa8b3468aebec778b4625.html

Une crique de la Communauté de Valence a été protégée par un Suisse

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La crique du Français, située sur le territoire de la commune de Jávea, dans la province d’Alicante (Communauté de Valence) – Photographie : I.Z. et El País

Très à la mode ces dernières années pour le estivants, la crique du Français, endroit paradisiaque de la province d’Alicante (Communauté de Valence) situé sur le territoire de la commune de Jávea, a été préservée par le passé grâce à l’œuvre d’un philanthrope, André Lambert. Malgré le nom qu’elle porte aujourd’hui, cette anse doit ainsi son extraordinaire conservation sur une côte très touristique grâce à un personnage suisse, donc, né à Stuttgart (Allemagne) en 1884.

Ayant longtemps résidé à Paris, André Lambert voulait échapper aux rigueurs de l’hiver francilien et c’est dans ce cadre qu’il a découvert Jávea. Il s’agissait à l’époque d’un petit village d’agriculteurs et de pêcheurs et Lambert s’y est fait construire une demeure qui existe toujours aujourd’hui. Architecte de son état, le père de Lambert a conçu le paysage architectural que l’on peut y admirer aujourd’hui.

Source : https://elpais.com/cultura/2018/08/19/actualidad/1534701522_930652.html

Un très bon été espagnol sur le plan sportif

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L’athlète espagnol Fernando Alarza, médaille d’argent lors de l’épreuve de triathlon masculin qui avait lieu à Glasgow (Royaume-Uni) en août 2018 (photographie : El País)

En dépit de la déception de la sélection nationale de football lors de la Coupe du Monde qui se déroulait en Russie de juin à juillet derniers, cet été 2018 aura été très fructueux pour l’Espagne sur le plan sportif, avec de nombreux médaillés. L’on pense bien entendu à l’Andalouse Carolina Marín, qui a remporté son troisième titre de championne du monde de badminton en Chine (un record dans la discipline chez les femmes), mais d’autres exploits sont à signaler.

Pêle-mêle, l’on peut ainsi citer :

  • la médaille de bronze remportée par l’équipe féminine de natation synchronisée aux championnats d’Europe de natation, à Glasgow (Royaume-Uni) ;
  • la médaille d’argent de Fernando Alarza en triathlon à l’occasion de la même compétition ;
  • l’or d’Álvaro Martín aux 20 kilomètres marche aux championnats d’Europe d’athlétisme, à Berlin (Allemagne) ;
  • le bronze remporté par Pau Ribes et Berta Ferreras en duo mixte technique et en duo mixte artistique de natation synchronisée à Glasgow ;
  • la médaille d’argent de Fernando Carro à Berlin dans le cadre du 3 000 mètres steeple ;
  • l’argent de Diego García Carrera à Berlin dans le cadre du 20 kilomètres marche ;
  • l’argent de Jessica Vall à Glasgow sur 200 mètres brasse ;
  • le bronze d’Orlando Ortega sur 110 mètres haies à Berlin ;
  • la médaille d’argent de l’équipe masculine au marathon, à Berlin ;
  • le bronze de Julia Takacs au 50 kilomètres marche féminin, toujours à Berlin ;
  • la médaille de bronze d’Ana Peleteiro au triple saut, à Berlin ;
  • la médaille d’or de Pedro Oriol et Scott Fernández lors de l’épreuve de golf par équipes à Glasgow ;
  • le bronze d’Óscar Husillos, Lucas Búa, Samuel García et Bruno Hortelano lors du relais 4×400 mètres à Berlin ;
  • l’argent de Jonathan Castroviejo au contre-la-montre des championnats d’Europe de cyclisme, à Glasgow ;
  • l’or de María Pérez aux 20 kilomètres marche féminins de Berlin ;
  • la médaille de bronze de l’équipe féminine de marathon à Berlin ;
  • le bronze de David Valero en cross-country à Glasgow ;
  • le bronze de Joan Lluis aux 400 mètres nage libre à Glasgow ;
  • l’argent de Silvia Más et Patricia Cantero ainsi que le bronze de Jordi Xammar et Nicolás Rodríguez aux Championnats du Monde de voile, à Aarhus (Danemark).

Source : https://elpais.com/elpais/2018/08/13/album/1534160689_322216.html?id_externo_promo=ep_bc_eslaliga_20180820#foto_gal_2

Selon un nouveau classement, l’Espagne est le dixième pays le plus égalitaire en Europe

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La zone de Chueca, à Madrid, est connue pour être le quartier homosexuel de la capitale (photographie : Wikipedia)

Selon un classement récemment établi par la plateforme en ligne Spotahome, qui permet de louer des appartements pour les vacances sur la moyenne et la longue durée, l’Espagne est l’un des pays les plus égalitaires d’Europe. L’entreprise a analysé un total de 36 pays et de 33 villes pour parvenir à ses conclusions, les passant au peigne de 16 critères (dont l’égalité entre hommes et femmes, l’égalité des chances ou la tolérance vis-à-vis des personnes homosexuelles).

Notre voisin ibérique a ainsi reçu une note de 7,84, ce qui la place au huitième rang du classement, derrière les pays d’Europe du Nord (sur le podium, l’on retrouve en effet dans l’ordre décroissant la Norvège, le Danemark et la Suède). L’Espagne se retrouve cependant devant d’autres pays comme la France (onzième place), le Royaume-Uni (treizième place), l’Allemagne (quinzième place) et l’Italie (dix-huitième place).

Source : https://www.larazon.es/familia/espana-en-el-top-10-de-paises-europeos-con-mayor-nivel-de-igualdad-LM19403976

Le palais de La Moncloa ouvrira ses portes une fois par semaine à tous les publics

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L’ancien président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy (Parti populaire), répond aux questions de la télévision au sein du palais de La Moncloa, à Madrid (photographie : Pool Moncloa)

Situé à Madrid, le palais de La Moncloa, résidence officielle du président du gouvernement espagnol, n’est à l’heure actuelle visitable que sur rendez-vous pour des groupes d’élèves du primaire, du secondaire ou de l’enseignement supérieur. Or, le gouvernement de Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol) souhaite désormais l’ouvrir à tous les publics une fois par semaine.

Il faudra bien entendu remplir un formulaire d’inscription en ligne et le nombre de personnes pouvant le visiter en même temps sera réduit pour des raisons de sécurité. Ce palais du XVIIe siècle, qui abrite les appartements du chef de l’exécutif espagnol depuis 1977, ouvrira ainsi les portes de ses jardins, du bâtiment du Conseil des ministres et du Secrétariat d’État à la Communication, où se déroule la conférence de presse qui suit chacun des Conseils du cabinet, le vendredi matin.

Source : http://www.lamoncloa.gob.es/serviciosdeprensa/notasprensa/presidencia/Paginas/2018/200818visita_lamoncloa.aspx

Pedro Sánchez veut que les communautés autonomes espagnoles puissent de nouveau se financer sur les marchés internationaux

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La présidente de la Junte d’Andalousie, Susana Díaz (Parti socialiste ouvrier espagnol) – Photographie : DR et Le 360

À la suite de la crise économique de 2008, la plupart des communautés autonomes espagnoles, qui finançaient leur dette sur les marchés privés internationaux, n’ont plus été en mesure d’emprunter de l’argent à des taux non usuraires et ont été contraintes de recourir aux prêts de l’État central afin de continuer à fonctionner. Dix ans plus tard, le gouvernement de Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol) veut que les régions du pays puissent capter jusqu’à 14,5 milliards d’euros sur les marchés mondiaux en 2018.

Concrètement, la ministre des Finances, María Jesús Montero, souhaite que l’Andalousie (dirigée par Susana Díaz, du PSOE), la Principauté des Asturies (présidée par Javier Fernández, du PSOE), les îles Baléares (dirigées par Francina Armengol, du PSOE), les îles Canaries (présidées par Fernando Clavijo, de la Coalition canarienne), La Rioja (dirigée par José Ignacio Ceniceros, du Parti populaire), la Galice (présidée par Alberto Núñez Feijóo, du PP) et la Castille-et-León (dirigée par Juan Vicente Herrera, du PP), puissent quitter le fonds de liquidités mis en place en 2012.

Au cours des dernières années, seules trois autonomies (la Communauté de Madrid, le Pays basque et la Navarre) ont pu se financer sur les marchés internationaux. L’arc méditerranéen (Catalogne, Communauté de Valence et Région de Murcie) n’ont pour le moment pas les moyens de quitter le giron financier de l’État central étant donné leur dette publique encore élevée.

Source : http://www.eleconomista.es/economia/noticias/9339085/08/18/Moncloa-quiere-que-las-regiones-capten-este-ano-14500-millones-en-el-mercado.html

La mairie de Madrid va laisser les voies de l’ancien tramway apparentes à titre de témoignage

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Des anciennes voies de tramway conservées devant la gare d’Atocha, à Madrid (photographie : Kike Para et El País)

En mars dernier, les travaux de réfection de la rue d’Atocha, dans le centre de Madrid, ont permis de découvrir par hasard un morceau des anciennes voies du tramway de la capitale, qui a circulé pendant un siècle avant de disparaître définitivement en 1972. Et la municipalité, dirigée par Manuela Carmena (Maintenant Madrid, liste soutenue par Podemos), a décidé pour la première fois dans l’histoire récente de la métropole de laisser ces voies apparentes, à titre de témoignage.

Un autre tronçon des rails a par ailleurs été envoyé au musée de l’Entreprise municipale des Transports (EMT), situé dans le quartier de Fuencarral, et un troisième, au musée du Chemin de Fer, dans l’ancienne gare de Delicias. Le tramway est entré en fonctionnement à Madrid le 31 mai 1871 et reliait alors la rue Serrano au quartier d’Argüelles. En 1905, la ville disposait déjà de 25 lignes et en 1923, de 50 lignes. Les deux dernières lignes à fonctionner étaient la 70 (qui desservait l’itinéraire place de Castille-San Blas) et la 77 (qui allait de Pueblo Nuevo à Ciudad Pegaso).

Source : https://elpais.com/ccaa/2018/08/19/madrid/1534696257_893153.html?id_externo_rsoc=TW_CC

L’Espagne commémore les dix ans de l’accident du vol Spanair à Madrid

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Des morceaux de la carcasse du vol Spanair qui s’est écrasé en Espagne il y a dix ans (photographie : El Mundo)

Il y a dix ans, le 20 août 2008, à 14h23 précises, un avion MD-82 Sunbreeze opéré par la compagnie espagnole Spanair, jadis sise à Hospitalet de Llobregat, dans la province de Barcelone (Catalogne) et disparue depuis, s’apprêtait à décoller de l’aéroport Adolfo-Suárez de Madrid-Barajas pour rallier Las Palmas de Grande Canarie (îles Canaries). L’appareil avait déjà présenté un problème technique lors du précédent vol et était passé par la case du contrôle aérien. Après une première tentative infructueuse de décollage, l’avion a une nouvelle fois tenté de s’élever dans les airs avant de s’écraser au sol quelques secondes après.

Un bilan tragique : 154 morts et 18 blessés. Mais une décennie plus tard, en dépit d’une enquête de police, aucune personne (fût-elle physique ou morale) n’a été considérée responsable de l’accident. Les familles des victimes continuent de réclamer que toute la lumière soit faite sur les circonstances du crash et veulent que les documents utilisés par la Commission d’Enquête des Accidents et Incidents de l’Aviation civile (CIAIAC) soient déclassifiés. Le calvaire continue donc pour elles.

Source : http://www.elmundo.es/espana/2018/08/20/5b7998c746163f89058b45dd.html

Une visite dans les ateliers de l’Académie royale des Beaux-Arts Saint-Ferdinand de Madrid

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Le directeur du musée de l’Académie royale des Beaux-Arts Saint-Ferdinand, José María Luzón (photographie : Andrea Comas et El País)

Moins connue que le musée du Prado, le musée de la Reine-Sophie ou le musée Thyssen-Bornemisza, l’Académie royale des Beaux-Arts Saint-Ferdinand, elle aussi située à Madrid, abrite pourtant un musée d’une grande valeur artistique et historique que l’on peut visiter au numéro 13 de la rue d’Alcalá, au sein du palais Goyeneche. Par ailleurs, ses ateliers et entrepôts regorgent d’œuvres qui ne peuvent être exposées par manque de place mais une partie d’entre eux est ouverte au public.

C’est au sein de ce département que sont menées à bien, entre autres choses, des études scientifiques afin de mieux connaître, conserver et restaurer les chefs-d’œuvre qu’abrite l’institution. L’on y procède ainsi à des reproductions en trois dimensions, à la préservation d’œuvres médiévales en bois qui ne doivent pas être attaquées par des insectes xylophages, etc. Le savoir-faire de l’Académie royale des Beaux-Arts Saint-Ferdinand est d’ailleurs reconnu dans le monde entier puisque d’autres pinacothèques étrangères ont décidé de lui confier leurs œuvres à restaurer.

Source : https://elpais.com/ccaa/2018/08/18/madrid/1534613462_064943.html?id_externo_rsoc=TW_CC

L’équipe de Fernando Alonso remporte les Six Heures de Silverstone

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Fernando Alonso sur le podium de Silverstone, au Royaume-Uni (photographie : James Moy, Toyota et El Mundo)

Après avoir été champion du monde de Formule Un au cours d’une carrière qu’il a récemment arrêtée, avoir remporté les Six Heures de Spa (Belgique) et les Vingt-Quatre Heures du Mans (France), Fernando Alonso a une fois de plus porté haut les couleurs de l’Espagne dans le sport automobile en gagnant avec son équipe les Six Heures de Silverstone (Royaume-Uni).

Ce circuit fait partie de la Coupe du Monde d’Endurance et Fernando Alonso était aux commandes d’une voiture de la marque japonaise Toyota. Il est ainsi devenu le deuxième Espagnol à remporter les Six Heures de Silverstone, après Marc Gené en 2007. Ses deux coéquipiers étaient le Japonais Kazuki Nakajima et le Suisse Sébastien Buemi.

Addendum : après l’inspection réglementaire des véhicules en fin de course, l’équipe de Fernando Alonso a malheureusement été disqualifiée.

Sources : http://www.elmundo.es/deportes/formula-1/2018/08/19/5b79a14ae2704e34208b4603.html et http://www.elmundo.es/deportes/formula-1/2018/08/20/5b79ee53e2704e94518b45ec.html