La ville andalouse de Jerez de la Frontera organise son premier Festival de la Guitare flamenca

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Au premier rang, assis, de gauche à droite, les guitaristes Paco León, Javier Patino et Juan Diego Mateos ; au second plan, debout, les guitaristes Javier Ibáñez, Alfredo Lagos et Santiago Lara (photographie : Paco Barroso et El País)

L’école de guitare flamenca de la ville andalouse de Jerez de la Frontera, située dans la province de Cadix, remonte au moins au guitariste Javier Molina Cundí (1868-1956), surnommé « le magicien de la guitare » (el brujo de la guitarra). Ses premiers disciples, comme Manuel Morao, Rafael del Águila ou José Luis Balao, sont toujours en activité à l’heure actuelle et c’est pour leur rendre hommage que le musicien Santiago Lara a organisé en cet été 2018 le premier Festival de Guitare flamenca de Jerez de la Frontera.

C’est notamment l’alcazar (palais mauresque) de la ville qui a servi de décor à cette importante réunion musicale qui a mis en valeur les deux versants de l’école de Jerez : la rigueur du canon originel et la créativité de l’artiste. L’on y a retrouvé les principaux guitaristes de l’actuelle scène flamenca de Jerez de la Frontera : Javier Patino, Javier Ibáñez, Santiago Lara, Alfredo Lagos, Paco León, Juan Diego Mateos, Manolo Sanlúcar, José Ignacio Franco, etc.

Source : https://elpais.com/cultura/2018/07/22/actualidad/1532257513_250684.html

La compagnie ferroviaire espagnole Talgo étend son empire en Europe

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Un train de la compagnie espagnole Talgo à quai (photographie : Cinco Días)

Alors qu’elle a déjà soixante-quinze années d’existence, la compagnie de construction ferroviaire espagnole Talgo, sise dans la banlieue de Madrid, étend peu à peu son empire en Europe. Elle s’est déjà bien implantée en Arabie saoudite avec le fameux « TGV des pèlerins » entre La Mecque et Médine et, outre l’Espagne, elle opère également aux États-Unis d’Amérique, en Allemagne, en Pologne, en Biélorussie, en Russie, en Ouzbékistan et au Kazakhstan.

Depuis le début de l’année 2017, l’entreprise permet de relier sans correspondance ni changement de train deux grandes capitales européennes, Moscou et Berlin, sur une distance de 1 830 kilomètres et un peu plus de 20 heures de trajet. Avec deux voyages par semaine, cette technologie opérée par RZD du côté russe et DB du côté allemand part de la gare de Koursk, en Russie, et arrive à la gare de l’Est, en Allemagne, en passant par Smolensk, Krasnoïe, Orcha, Minsk, Brest, Boug, Terespol, Varsovie, Poznań, Rzepin et Francfort-sur-l’Oder.

Source : https://cincodias.elpais.com/cincodias/2018/07/20/companias/1532097304_261195.html

Des archéologues espagnols retrouvent une tranchée où des soldats franquistes ont fêté la victoire de 1939

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Des fouilles archéologiques dans les ruines de l’asile Sainte-Christine de Madrid (photographie : Álvaro García et El País)

À la fin du mois de juillet 2018, une équipe d’archéologues espagnols a mis au jour une tranchée madrilène de la Guerre civile (1936-1939). Il ne s’agit néanmoins pas de n’importe quelle tranchée puisque c’est en fait la dernière de ce genre au cours du conflit qui a ensanglanté l’Espagne trois années durant. Ils y ont trouvé les restes d’un festin (des bouteilles de cidre et de xérès, des os de mouton, des coquilles de praires) ainsi que plusieurs armes et éléments liés à la guerre (comme du mortier).

C’est en cet endroit que, le 28 mars 1939, les officiers républicains ont officiellement accepté la reddition de Madrid, leur dernier bastion outre-Pyrénées, face aux officiers nationalistes. C’est grâce à des photographies d’époque que les archéologues ont pu identifier ce lieu, ainsi que l’a expliqué à la presse l’un des membres de cette équipe, Alfredo González-Ruibal, qui travaille pour le Conseil supérieur des Recherches scientifiques (CSIC).

Source : https://elpais.com/elpais/2018/07/20/ciencia/1532104954_205164.html

La Généralité de Catalogne rétrocède au musée du Prado plusieurs tableaux que ce dernier lui avait prêtés

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Le tableau intitulé Lac de Côme, peint par l’artiste espagnol Eliseo Meifrén (photographie : El País)

La Généralité de Catalogne a communiqué ce vendredi 20 juillet au Tribunal supérieur de Justice de Catalogne (TSJC) que, pour des raisons économiques (la communauté autonome ne dispose pas des fonds suffisants pour les conserver), elle rétrocédait au musée du Prado, célèbre pinacothèque de Madrid, sept toiles que l’institution culturelle lui avait prêtées il y a plus d’un siècle.

Le musée a en effet récemment expliqué à diverses administrations dans une lettre qu’elles devaient mettre en œuvre des procédures spécifiques pour protéger les tableaux prêtés, notamment par rapport à la lumière et à l’humidité. Les sept toiles prêtées au TSJC ne pouvant être conservées dans les conditions exigées, la Généralité se voit donc dans l’obligation de les rendre à Madrid.

Les toiles concernées (et en prêt depuis 1886) sont les suivantes :

  • Camino de Los Villares (Sur le chemin de Los Villares), d’Enrique Romero de Torres ;
  • Esperando la consulta (Dans l’attente de la consultation), de Rafael García Guijo ;
  • Isabel la Católica presidiendo la educación de sus hijos (Isabelle la Catholique dirigeant l’éducation de ses enfants), d’Isidoro Lozano ;
  • Lago de Como (Lac de Côme), d’Eliseo Meifrén ;
  • El primer balazo (Le premier tir), d’Enrique Esteban ;
  • San Esteban, después de su martirio, en las catacumbas (Saint Étienne, après son martyre, dans les catacombes), d’Eduardo Soler ;
  • et Vuelta del asistente de un oficial muerto en la guerra de África (Retour de l’aide de camp d’un officier mort durant la guerre d’Afrique), de Carlos María Esquivel.

Source : https://elpais.com/cultura/2018/07/19/actualidad/1532032098_376289.html

Le gouvernement de Pedro Sánchez valide une mesure sociale de l’exécutif de Mariano Rajoy

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La ministre espagnole des Finances, María Jesús Montero (Parti socialiste ouvrier espagnol) – Photographie : Wikipedia

Le 1er août prochain, 500 000 veuves espagnoles verront leur pension de veuvage augmenter de 7,7 % puis, au 1er janvier 2019, l’augmentation de cette subvention sera de 7,1 %. Cette mesure sociale, validée par le gouvernement de Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol), est en fait une décision de l’exécutif de Mariano Rajoy (Parti populaire), qui l’avait prise en concertation avec le Parti nationaliste basque (PNV).

Il s’agit de tenir les engagements acquis à la suite de la réforme du système des retraites, en 2011, qui prévoyait un accroissement des revenus des veuves de 65 ans ou plus dont la pension ne dépassait pas les minima sociaux.

Source : https://www.abc.es/economia/abci-pensiones-viudedad-subiran-77-por-ciento-agosto-y-otro-71-por-ciento-2019-201807201615_noticia.html

Le gouvernement espagnol enclenche la modernisation de missiles utilisés par l’armée

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Un missile Taurus, utilisé par l’armée espagnole (photographie : ABC)

Ce vendredi 20 juillet, le gouvernement espagnol de Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol) a officiellement lancé la modernisation des missiles de croisière Taurus Kepd 350 pour un montant de 30 millions d’euros qui sera versé en trois fois (en 2018, 2019 et 2020).

Ces projectiles de confection germano-suédoise, qui peuvent atteindre une cible à 300 kilomètres de distance, sont utilisés par l’armée espagnole depuis 2005 et elle dispose d’ailleurs de 39 unités (contre 600 pour l’Allemagne et 260 pour la Corée du Sud). La modernisation enclenchée par Madrid doit permettre de continuer à les utiliser au-delà de l’année 2018.

Source : http://abcblogs.abc.es/tierra-mar-aire/public/post/misil-taurus-30-millones-25030.asp/

Quelques nouvelles économiques de la Catalogne

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Le maire de Barcelone, Ada Colau (à droite), en compagnie de son premier adjoint, Gerardo Pisarello (photographie : Crónica Global)

Plusieurs nouvelles économiques intéressantes nous sont parvenues de Catalogne en cette fin de mois de juillet, en premier lieu de la ville de Barcelone elle-même. Le maire de la capitale catalane, Ada Colau (Barcelone en Commun, liste soutenue par Podemos), est en effet en fâcheuse posture après que, le 20 juillet dernier, l’opposition a décidé de réprouver sa gestion économique de la métropole. Cette réprobation, dont l’initiative revient au Parti des Socialistes catalans (PSC), a entraîné la création d’une commission de contrôle de l’exécution des comptes publics de la ville pour 2018.

De son côté, le nouveau gouvernement régional catalan (Govern), poursuit sur sa lancée profondément antisociale car il ne versera une fois de plus pas cette année les 10 % du treizième mois des employés de la Généralité que cette dernière leur doit depuis 2013. Ce versement avait pourtant été décidé en 2017, lors d’une réunion du Bureau général de la Fonction publique.

Sources : https://cronicaglobal.elespanol.com/politica/la-oposicion-interviene-las-cuentas-de-ada-colau-en-barcelona_156581_102.html et https://www.elperiodico.com/es/economia/20180720/el-govern-no-retornara-este-ano-el-10-de-la-paga-extra-del-2013-6953499?utm_source=twitter&utm_medium=social&utm_campaign=cm

Le gouvernement de Pedro Sánchez augmente sensiblement le plafond des dépenses de l’État

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La ministre espagnole de l’Éducation et de la Formation professionnelle, également porte-parole du gouvernement, Isabel Celaá (Parti socialiste ouvrier espagnol – au centre) ; la ministre des Finances, María Jesús Montero (à gauche) ; et la ministre de l’Économie et de l’Entreprise, Nadia Calviño, lors de la conférence de presse qui a suivi le Conseil des ministres du 20 juillet 2018, au palais de La Moncloa, à Madrid (photographie : J. Martínez et El Mundo)

À l’occasion du Conseil des ministres qui s’est déroulé le vendredi 20 juillet 2018, le gouvernement de Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol) a décidé d’augmenter sensiblement le plafond des dépenses (techo de gasto ou límite de gasto) afin de se donner davantage de liberté dans l’exécution du budget de l’État qu’il a récupéré de son prédécesseur, Mariano Rajoy (Parti populaire).

L’exécutif social-démocrate a donc porté le plafond des dépenses à un peu plus de 125 milliards d’euros, soit un accroissement de 4,4 % par rapport à ce qui était établi par l’ancien ministre des Finances et de la Fonction publique, Cristóbal Montoro. L’objectif affiché par le gouvernement de Sánchez est de réaliser davantage de dépenses sociales, avec les prochaines élections générales dans le viseur…

Source : http://www.elmundo.es/economia/2018/07/20/5b51cb4522601d07338b46f6.html

Quatre films espagnols seront en compétition cette année pour le Festival du Cinéma de Saint-Sébastien

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L’équipe de la série télévisée espagnole Gigantes (littéralement, « géants »), sélectionnée pour le Festival du Cinéma de Saint-Sébastien (photographie : EFE, Mariscal et El Mundo)

Cette année aura lieu entre le 21 et le 29 septembre la soixante-sixième édition du Festival du Cinéma de Saint-Sébastien, dans la province de Guipuscoa (Pays basque), principale compétition internationale du film à se dérouler en Espagne. Quatre longs métrages espagnols seront en lice pour remporter la Conque d’Or (Concha de Oro), plus haute distinction remise par le jury de ce ce festival. Il s’agit des productions suivantes :

  • Yuli, d’Icíar Bollaín, qui relate la vie du danseur cubain Carlos Acosta ;
  • El reino (littéralement, « le royaume »), de Rodrigo Sorogoyen, thriller dont la corruption est le thème central ;
  • Quién te cantará (littéralement, « qui te chantera »), de Carlos Vermut, long métrage inclassable dans son genre ;
  • et Entre dos aguas (littéralement, « entre deux eaux »), d’Isaki Lacuesta, suite du film La leyenda del tiempo (littéralement, « la légende du temps »).

Notons également la présence en compétition de la série télévisée espagnole Gigantes (littéralement, « Géants »).

Source : http://www.elmundo.es/cultura/cine/2018/07/20/5b51bba2e5fdea1f148b4609.html

Une entreprise financière britannique s’installe en Espagne en raison du Brexit

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Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol – à droite), discute avec le premier ministre britannique, Theresa May (photographie : El Plural)

La compagnie d’assurances britannique Admiral, sise à Cardiff (Pays de Galles), a annoncé ce jeudi 19 juillet qu’elle transférait le siège pour ses opérations continentales de Londres à l’Espagne en raison de la sortie du Royaume-Uni hors de l’Union européenne (le Brexit). Elle a d’ailleurs reçu le feu vert de la ministre de l’Économie et de l’Entreprise, Nadia Calviño (Parti socialiste ouvrier espagnol), pour pouvoir opérer outre-Pyrénées.

Générant un chiffre d’affaires annuel de 3 milliards de livres sterling (soit un peu plus de 3,3 milliards d’euros), l’entreprise aura un siège principal à Madrid (baptisé Admiral Europe) et un centre de courtiers en assurance à Séville (Andalousie), baptisé Admiral Intermediary Services. Outre le Royaume-Uni, Admiral, spécialisée dans les assurances automobiles, opère également en Espagne, en Italie, en France et aux États-Unis d’Amérique.

Sources : http://www.elmundo.es/economia/empresas/2018/07/19/5b50aac6ca474128228b45e1.html et https://cincodias.elpais.com/cincodias/2018/07/19/companias/1532014323_082856.html