Démographie et emploi, un cocktail explosif dans une vingtaine de provinces espagnoles

despoblacion_paro-kzm--1240x698@abc
Une modeste bourgade espagnole (photographie : Rober Solsona et ABC)

Alors que l’Espagne panse les plaies de la crise économique de 2008 depuis bientôt quatre ans maintenant, le taux de chômage du pays baisse peu à peu mais, pour une vingtaine de provinces espagnoles (soit quasiment la moitié d’entre elles), cette baisse est davantage due à une chute de la démographie qu’à un retour de l’activité. Le dépeuplement qui touche toute une partie de notre voisin pyrénéen (notamment au centre) a ainsi des effets secondaires un peu inattendus. La province de Zamora (Castille-et-León) est la plus touchée par ce phénomène puisqu’elle est frappée par la « tempête parfaite » : le dépeuplement au profit des provinces espagnoles les plus dynamiques n’empêche pas le taux de chômage d’augmenter.

Les provinces de Cuenca (Castille-La Manche), Ávila (Castille-et-León), Grenade (Andalousie), Jaén (Andalousie), Lérida (Catalogne), Ségovie (Castille-et-León) et Tolède (Castille-La Manche) connaissent une réduction du chômage liée à leur dépeuplement. D’autres provinces perdent régulièrement des habitants mais ont malgré tout réussi à créer de l’emploi net : Alicante (Communauté de Valence), la Principauté des Asturies, Cadix (Andalousie), la Cantabrie, Ciudad Real (Castille-La Manche), Cordoue (Andalousie), Huesca (Aragon), la Région de Murcie, Orense (Galice), Pontevedra (Galice), La Rioja et Saragosse (Aragon).

Source : http://www.abc.es/economia/abci-perversa-alianza-entre-paro-y-despoblacion-20-provincias-espanolas-201805080150_noticia.html

Le Ministère espagnol de l’Équipement a prévu de nouveaux investissements dans le « couloir méditerranéen »

corredor-mediterraneo
Un symposium concernant le « couloir méditerranéen » de l’Espagne (photographie : El Economista)

Dans le cadre du vote du budget de l’État espagnol pour l’année 2018, le Ministère de l’Équipement, dirigé par Íñigo de la Serna (Parti populaire), prévoit d’accélérer dans les prochains mois les travaux du fameux « couloir méditerranéen » (corredor mediterráneo), grand projet d’infrastructure qui doit mieux connecter la Catalogne à l’Andalousie en passant par la Communauté de Valence et la Région de Murcie. Concrètement, le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy (PP) veut y investir cette année 923 millions d’euros, 23,4 % de plus qu’en 2017.

Comme l’a signalé le coordinateur du « couloir méditerranéen » pour le Ministère de l’Équipement, Juan Barios, près de 14 milliards d’euros ont déjà été dépensés le long de cette ligne qui parcourt l’Est de l’Espagne. Environ 70 % des projets prévus ont déjà été achevés, dont 90 % en Catalogne et plus de 60 % dans la Communauté de Valence et la Région de Murcie. Parmi les grands chantiers prévus cette année, l’on notera l’accès ferroviaire au port de Castellón de la Plana (Communauté de Valence) et l’échangeur autoroutier au niveau de La Boella, zone de la commune de Vandellós y Hospitalet del Infante, dans la province de Tarragone (Catalogne).

Ce sont toutefois les connexions entre Murcie et Almería (Andalouse) qui vont nécessiter cette année le plus d’argent. L’on retiendra particulièrement les liens routiers entre Pulpí et Almería, entre Sangonera la Verde (commune de Murcie) et Lorca mais aussi entre Lorca et Pulpí. À titre de rappel, la ligne ferroviaire à grande vitesse entre Valence et Castellón de la Plana a été inaugurée cette année et doit disposer d’un nouveau canal d’accès ainsi que d’une gare totalement rénovée par l’architecte César Portela (né à Pontevedra, en Galice, en 1937).

Source : http://www.eleconomista.es/economia/noticias/9155495/05/18/Fomento-impulsa-con-obras-por-2100-millones-el-Corredor-Mediterraneo.html

L’Espagne va se débarrasser de ses dernières cabines téléphoniques publiques

cabinas-madrid
L’une des dernières cabines téléphoniques publiques d’Espagne, située à Madrid (photographie : Madrid Secreto)

Selon un récent sondage réalisé par la Commission nationale des Marchés et de la Concurrence (CNMC), 88 % des Espagnols n’ont jamais eu recours à une cabine téléphonique publique une fois dans leur vie. Quant à la Commission européenne, elle affirme que 81 % des Européens estiment qu’il n’est plus utile de les maintenir sur le territoire continental. Il en reste encore pourtant 18 000 en Espagne mais 12 000 d’entre elles ne sont pas rentables et 1 000 environ sont située à Madrid, comme sur la place de l’Indépendance ou l’avenue de la Castillane.

De fait, le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy (Parti populaire) a récemment décidé de lever l’obligation faite à l’ancien opérateur national, Telefónica, d’entretenir les cabines publiques et de fournir les annuaires qui les accompagnent. C’est le ministre de l’Énergie, du Tourisme et de l’Agenda numérique, Álvaro Nadal (PP), qui a concrètement mis fin à cette prescription par un brouillon de décret royal. Une page se tourne outre-Pyrénées.

Source : https://madridsecreto.co/madrid-se-despide-ultimas-cabinas-telefonicas/

Des milliers de personnes manifestent à Algésiras contre l’insécurité et le trafic de drogue

1526584090_122211_1526626928_noticia_fotograma
Les manifestants d’Algésiras, dans la province de Cadix, en Andalousie (photographie : El País)

Ce jeudi 17 mai, des milliers de personnes sont descendues dans les rues d’Algésiras, ville de la province de Cadix (Andalousie), pour demander au gouvernement d’assurer la sécurité des habitants après plusieurs incidents liés au grand trafic de drogue autour de la plaque tournante de Gibraltar, territoire britannique d’outre-mer. Un enfant de neuf ans nommé Manuel Mancilla est en effet récemment décédé après avoir été percuté par un hors-bord utilisé par des trafiquants sur la plage de Getares.

Le ministre de l’Intérieur, Juan Ignacio Zoido (Parti populaire), a déclaré la guerre à la drogue dans la zone suite à cet accident et la police bat régulièrement des records de saisie de drogue (le dernier en date étant une saisie de 75 000 kilogrammes de haschisch) et d’arrestations (225 personnes appréhendées par les forces de l’ordre) depuis janvier dernier. C’est le décès de Manuel Mancilla qui a décidé les habitants à sa mobiliser pour exiger des mesures draconiennes.

Source : https://politica.elpais.com/politica/2018/05/17/actualidad/1526584090_122211.html

Un service de ferry direct existe désormais entre l’Espagne et l’Irlande

connemara-kDdH--1240x698@abc
Un ferry de la compagnie Britanny Ferries (photographie : ABC)

C’est depuis le dimanche 6 mai dernier qu’un service de ferry direct a été mis en place entre l’Espagne et l’Irlande, sous la férule de la compagnie française Britanny Ferries, qui relie désormais les deux pays deux fois par semaine. Le navire Connemara rallie précisément la ville de Santander, capitale de la Cantabrie, à la cité irlandaise de Cork, et il dispose à bord de cabines, de salons, d’un service de restauration et de l’Internet gratuit.

Il peut transporter jusqu’à 500 passagers et 195 voitures par traversée et différentes options et gammes de voyage sont envisageables. Ce ferry renforce la connexion entre les deux contrées avec une façade sur l’océan Atlantique après l’ouverture d’une ligne aérienne par la compagnie anglaise EasyJet entre Valence et Belfast.

Source : http://www.abc.es/viajar/destinos/europa/abci-unica-linea-ferry-directa-entre-espana-irlanda-201805041545_noticia.html

La facture du détournement de fonds séparatiste s’alourdit encore

imagen-sin-titulo
Le dépouillement des bulletins de vote dans un bureau catalan, après la tenue du référendum séparatiste illégal et illégitime du 1er octobre 2017 (photographie : EFE et El Confidencial)

Alors que nous avons assisté ces derniers mois à un affrontement entre le juge de la Cour suprême espagnole Pablo Llarena et le ministre des Finances et de la Fonction publique, Cristóbal Montoro (Parti populaire), concernant de possibles détournements de fonds de la Généralité de Catalogne dans le cadre du défi séparatiste en cours depuis plusieurs années, la facture de ce détournement de l’argent public espagnol s’alourdit encore. En effet, dans son dernier rapport adressé à Llarena, la Garde civile (équivalent de notre gendarmerie) estime désormais que trois millions d’euros ont été volés à tous les Espagnols pour mener à bien le référendum séparatiste illégal et illégitime du 1er octobre 2017.

Cette somme comprend notamment la distribution de tracts électoraux, l’envoi des enveloppes, les contrats des « observateurs internationaux« , la campagne électorale préalable, les encarts insérés dans des revues distribuées dans les trains, etc. La provenance de l’argent qui a servi à financer d’autres actions (notamment la mobilisation de l’association Òmnium Cultural, subventionnée par la Généralité pendant des années) n’a pas encore été établie.

Source : https://www.elconfidencial.com/espana/2018-05-21/millon-malversacion-guardia-civil-informe-contratos-referendum_1565772/?utm_source=facebook&utm_medium=social&utm_campaign=BotoneraWeb

Barcelone accueillera le nouveau centre de Facebook pour combattre les « fake news »

torre-glories-torre-agbar-un-proyecto-mas-alla-de-la-agencia-europea-del-medicamento
La tour Agbar de Barcelone vue de nuit (photographie : El Confidencial)

Ce lundi 7 mai, la presse économique espagnole a révélé que le géant américain des réseaux sociaux Facebook allait installer dans la tour Agbar de Barcelone et son complexe son nouveau centre de lutte contre les fausses nouvelles (ou fake news, en anglais) après avoir passé un accord avec l’entreprise Competence Call Center (CCC). Cette dernière vient en effet d’acheter huit étages du gratte-ciel emblématique de la cité comtale.

Désormais, ces niveaux accueilleront des employés de Facebook. Ce centre est en réalité une « réplique » de celui que l’entreprise a déjà en Allemagne et la firme a loué près de 9 000 mètres carrés à la compagnie immobilière Merlin Properties. Il se pourrait que Facebook finisse par louer à terme 4 000 mètres carrés supplémentaires dans le bâtiment conçu par l’architecte français Jean Nouvel.

Source : http://www.eleconomista.es/tecnologia/noticias/9119542/05/18/Facebook-instalara-en-Barcelona-un-centro-para-combatir-noticias-falsas.html

Espagne et Chine parlent à l’unisson concernant le libre-échange

dastis-china-madrid-kYcE--1240x698@abc
Le ministre espagnol des Affaires étrangères et de la Coopération, Alfonso Dastis (Parti populaire – au centre, à droite), serre la main de son homologue chinois, Wang Yi (au centre, à gauche), lors de la récente visite de ce dernier à Madrid (photographie : AFP et ABC)

Ce jeudi 17 mai, le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, était en déplacement officiel en Espagne, où il a rencontré, entre autres interlocuteurs, le président du gouvernement conservateur, Mariano Rajoy (Parti populaire), son ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Alfonso Dastis (PP), et le roi Philippe VI. Il a d’ailleurs participé à une conférence de presse conjointe avec Dastis, au cours de laquelle les deux hommes ont confirmé que le président de la République populaire de Chine, Xi Jinping, réaliserait une visite d’État outre-Pyrénées avant la fin de l’année 2018.

Alfonso Dastis en a profité pour rappeler le vif intérêt que porte son pays au projet d’infrastructures chinois appelé « Nouvelle Route de la Soie » mais a aussi expliqué que l’Institut Cervantes de Pékin et l’Institut Confucius de Madrid devraient prochainement connaître des travaux de rénovation et d’agrandissement. Dastis et son homologue ont par ailleurs parlé à l’unisson concernant le libre-échange, critiquant les récentes déclarations du président des États-Unis d’Amérique, Donald Trump, qui souhaite taxer à l’import l’aluminium et l’acier.

Source : http://www.abc.es/espana/abci-espana-y-china-unidas-frente-medidas-trump-201805180404_noticia.html

La Catalogne voudrait entrer dans l’OTAN une fois devenue indépendante (si jamais elle le devient…)

Foto-archivo-OTAN_ECDIMA20151127_0006_47
Une réunion de l’Organisation du Traité de l’Atlantique nord (photographie : El Confidencial)

Dans le cadre du processus séparatiste en cours depuis plusieurs années en Catalogne, les autorités sécessionniste de la Généralité ont fait une proposition aux pays membres de l’Organisation du Traité de l’Atlantique nord (OTAN), alliance militaire réunie autour des États-Unis d’Amérique : elles souhaiteraient en effet, si jamais leur région devient une république indépendante, devenir membre de cet organisme avec le même statut qu’Israël. 

C’est suite à des discussions avec des membres haut placés de l’OTAN que cette demande a été formulée. Le statut d’Israël (mais aussi de nations comme l’Australie, l’Égypte, le Maroc, l’Argentine, le Pakistan ou l’Afghanistan) est particulier et c’est celui qui intéresse Carles Puigdemont, Quim Torra et leurs acolytes : être un allié privilégié de l’OTAN sans être un membre de plein droit. Cette catégorie formelle a été créée en 1989 par le président américain de l’époque, George Bush père.

Source : https://www.elconfidencialdigital.com/defensa/Cataluna-independiente-planteo-OTAN-estatus_0_3151484821.html

Une statue en bronze de Federico Bahamontes est inaugurée à Tolède

1525630838_491557_1525631408_noticia_normal_recorte1
Le coureur cycliste Federico Bahamontes à son arrivée à Tolède pour inaugurer sa statue (photographie : El País)

Né le 9 juillet 1928 à Santo Domingo-Caudilla, bourgade de la province de Tolède (Castille-La Manche), le coureur cycliste espagnol Federico Bahamontes, surnommé « l’Aigle de Tolède », a un impressionnant palmarès avec 74 victoires durant sa carrière professionnelle, dont un prix du meilleur grimpeur sur le Tour cycliste d’Italie et deux prix du même acabit sur le Tour cycliste d’Espagne. Il est aussi devenu en 1959 le premier Espagnol à remporter le Tour de France cycliste. Ce dimanche 6 mai, il s’est d’ailleurs rendu à Tolède afin d’inaugurer une sculpture en bronze le représentant en compagnie d’autres gagnants espagnols du Tour de France cycliste : Pedro Delgado (1988), Carlos Sastre (2008) et Miguel Induráin (1991, 1992, 1993, 1994 et 1995).

Il a été accueilli pour l’occasion par le président de la Junte des Communautés de Castille-La Manche, Emiliano García-Page (Parti socialiste ouvrier espagnol), et le maire de Tolède, Milagros Tolón (PSOE). C’est la fondation Soliss qui a financé l’œuvre d’art qui honore le sportif, laquelle a été réalisée par le sculpteur valencien Javier Molina. Outre ceux déjà cités, trois autres coureurs espagnoles ont remporté le Tour de France cycliste : Luis Ocaña (1973), Óscar Pereiro (2006) et Alberto Contador (2007 et 2009). Le premier est décédé et les deux autres n’ont pu assister à l’inauguration de la statue.

Source : https://elpais.com/deportes/2018/05/06/actualidad/1525630838_491557.html