L’Espagne, prise en étau entre les recommandations de Bruxelles et les exigences des communautés autonomes

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Le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, à la Fiscalité et à l’Union douanière, Pierre Moscovici (photographie : ABC)

Ce mercredi 23 mai, la Commission européenne a présenté comme à l’accoutumée ses recommandations économiques semestrielles et le commissaire aux Affaires économiques et monétaires, à la Fiscalité et à l’Union douanière, le Français Pierre Moscovici, a affirmé que l’Espagne devrait sortir des radars de Bruxelles concernant les procédures pour déficit budgétaire excessif d’ici à l’année 2019, si les prévisions de l’organisme se réalisent. En revanche, si les perspectives sont plutôt encourageantes pour notre voisin ibérique, les communautés autonomes vont lui poser un sérieux problème financier.

Pierre Moscovici a en effet expliqué que l’Espagne devrait pleinement unifier son marché économique intérieur, améliorer son système éducatif public ou encore homogénéiser ses aides sociales, autant de sujet qui sont du ressort exclusif ou presque des autonomies. Par ailleurs, le commissaire européen critique également l’exécutif conservateur de Mariano Rajoy (Parti populaire) pour sa dernière décision en matière de revalorisation des pensions de retraite, ce qui est précisément une cession du PP au Parti nationaliste basque (PNV).

Source : http://www.abc.es/economia/abci-bruselas-apunta-autonomias-como-gran-problema-espana-201805232114_noticia.html

Carlos Saura et Isabelle Huppert, lauréats du 15ème prix Diálogo d’amitié franco-espagnole

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Le réalisateur espagnol Carlos Saura (photographie : École de Cinéma de Barcelone)

L’on a appris ce mardi 8 mai que l’actrice française Isabelle Huppert (née en 1953 à Paris) et le réalisateur espagnol Carlos Saura (né à Huesca, en Aragon, en 1932) sont les lauréats du 15ème prix Diálogo d’amitié franco-espagnole, qui sera remis le 19 juin prochain à Madrid. Présidé par Cristina Garmendia, ministre de la Science et de l’Innovation de 2008 à 2011, sous la présidence de José Luis Rodríguez Zapatero (Parti socialiste ouvrier espagnol), le jury a voulu récompenser ces deux figures pour leur capacité à projeter l’image de leur pays natal de part et d’autre des Pyrénées.

Créé en 2004, le prix Diálogo d’amitié franco-espagnole, remis par la fondation du même nom, a récompensé au cours de sa première année Jean-Martin Folz, président du groupe automobile PSA, et Louis Schweitzer, président du groupe Renault. Ont suivi, en 2005, l’écrivain espagnol Jorge Semprún ; en 2006, le cuisinier espagnol Ferran Adrià et son homologue français Michel Guérard ; en 2007, le président de l’Audience nationale espagnole, Carlos Dívar, et le vice-président du Tribunal de Grande Instance de Paris, Jean-Louis Bruguière ; en 2008, le coureur automobile espagnol Fernando Alonso ; en 2009, le président du groupe immobilier espagnol Villar Mir, Juan Miguel Villar Mir, et le président du conseil d’administration du groupe industriel français Saint-Gobain, Jean-Louis Beffa ; en 2010, le ministre espagnol de l’Intérieur, Alfredo Pérez Rubalcaba (PSOE), et son homologue français, Brice Hortefeux ; en 2011, l’actrice espagnole Carmen Maura et l’acteur français d’origine espagnole Jean Reno ; en 2012, le directeur du musée du Prado, à Madrid, Plácido Arango, et celui du musée du Louvre, à Paris, Henri Loyrette ; en 2013, la créatrice de mode espagnole Ágatha Ruiz de la Prada et le grand couturier français Jean-Paul Gaultier ; en 2014, la scientifique espagnole María Blasco, directrice du Centre national des Recherches oncologiques (CNIO), et le professeur français Thierry Philip, président du conseil d’administration de l’Institut Curie ; en 2015, la nageuse espagnole Mireia Belmonte et l’entraîneur de football français Zinédine Zidane ; en 2016, l’écrivain hispano-péruvien Mario Vargas Llosa et la femme de lettres française Yasmina Reza ; et en 2017, l’ancien roi d’Espagne, Juan Carlos.

Source : https://mailchi.mp/dialogo/ltimas-noticias-mayo-de-2018

Le Ministère espagnol de la Défense craint que l’hiver démographique ne pénalise l’armée du pays

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Les soldats de la Légion espagnole lors du défilé de la Journée des Forces armées de 2017, à Guadalajara, en Castille-La Manche (photographie : Ministère de la Défense et El Economista)

C’est ce lundi 21 mai que le secrétaire d’État espagnol à la Défense, Agustín Conde (Parti populaire), a déclaré que l’hiver démographique que traverse le pays depuis plusieurs années devrait avoir d’importants effets à court terme et devrait aussi pénaliser les forces armées espagnoles. En effet, face au manque de jeunes gens (et notamment de jeunes hommes), l’armée sera en concurrence avec d’autres organismes et entreprises pour recruter de nouveaux employés.

Il a fait ces déclarations lors du Forum Armée-Entreprises 2018, qui se déroulait à Tolède (Castille-La Manche), au Musée de l’Armée. Partant de ce constat, il a prôné des forces armées avancées en termes technologiques et disposant d’une puissance de combat effective. De façon générale, selon lui, l’évolution rapide de la technique forcera l’armée espagnole à s’adapter toujours plus.

Source : http://www.eleconomista.es/noticias/noticias/9150637/05/18/Defensa-advierte-que-el-problema-demografico-espanol-afectara-a-la-captacion-de-miembros-para-las-FFAA-a-corto-plazo.html

Pedro Sánchez présente une motion de censure contre Mariano Rajoy

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Le premier secrétaire du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), Pedro Sánchez, lors d’une conférence de presse au siège de la formation, rue Ferraz, à Madrid (photographie : Rodrigo Jiménez, EFE et El Mundo)

Suite à l’émoi provoqué par la sentence de l’affaire Gürtel hier, le premier secrétaire du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) et chef de l’opposition, Pedro Sánchez, a décidé de présenter auprès du bureau du Congrès des députés (mesa del Congreso de los diputados) une motion de censure contre le président du gouvernement, Mariano Rajoy (Parti populaire). Les membres du bureau vont devoir valider cette motion avant que la présidente de la chambre basse, Ana Pastor (PP), ne fixe une date pour le débat et le vote. Pedro Sánchez va en effet devoir présenter son projet de gouvernement alternatif aux élus, qui s’exprimeront ensuite pour ou contre ledit projet.

Une majorité absolue de députés (176 sur 350) devra l’approuver et, si c’est bien le cas, Pedro Sánchez deviendra automatiquement le nouveau président du gouvernement, selon les dispositions de la Constitution de 1978. Le candidat est déjà assuré des voix de ses propres députés (89), de celles d’Unidos Podemos (67) et de quatre voix de la coalition Engagement (Communauté de Valence) et d’autres formations minoritaires. Il lui faudrait obtenir le soutien de la formation Citoyens (C’s), mais les centristes souhaiteraient qu’une telle motion de censure soit l’occasion d’organiser des élections générales anticipées.

Pedro Sánchez n’en a évidemment pas l’intention car il sait pertinemment qu’il n’aurait que très peu de chances d’être élu président du gouvernement suite à un nouveau scrutin. Les partis régionalistes et indépendantistes soutiendront-ils cette initiative du premier secrétaire du PSOE ? Si oui, ce dernier ne deviendrait-il pas leur otage ? Autant de questions qui restent, pour le moment, sans réponses.

Sources : http://www.elmundo.es/espana/2018/05/25/5b07ce56468aeb4a7d8b46b2.html et http://www.elmundo.es/espana/2018/05/25/5b07de05468aeb7c4f8b4573.html

Les familles espagnoles se remettent à emprunter

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Des véhicules exposés au Salon de l’Automobile d’Occasion, à Madrid (photographie : El País)

Lorsque la crise économique de 2008 a touché l’Espagne, les familles espagnoles étaient lourdement endettées, notamment en raison de leurs emprunts immobiliers. L’année précédente, elles avaient sollicité auprès de leur banque près de 57 milliards d’euros, un record absolu. La brutalité de l’ajustement économique des années 2008-2014 a forcé de nombreuses entreprises à licencier une partie de leur personnel ou à réduire le salaire de leurs employés, ce qui a également incité les foyers de notre voisin pyrénéen à se désendetter, tandis que les entités de crédit gelaient leurs prêts. Les familles espagnoles ont ainsi économisé près de 22 milliards d’euros de dettes en quelques années.

Selon les dernières données fournies par l’Institut national des Statistiques (INE) et la Banque d’Espagne, cependant, les foyers espagnols ont repris leur endettement en 2017, signe d’un retour massif de la consommation dans le pays. Le crédit à l’hypothèque a augmenté de 6 % l’année dernière et celui à la consommation, de 15 %. L’amélioration des perspectives économiques et les décisions d’achat de biens de consommation durables (comme l’électroménager ou l’automobile) poussent ainsi les Espagnols à consommer davantage depuis un an et, par conséquent, à demander de l’argent à leur banque.

Source : https://elpais.com/economia/2018/05/07/actualidad/1525723276_190511.html

L’Espagne propose un « Erasmus de la culture » avec d’autres pays de l’Union européenne

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La bibliothèque de l’Athénée de Madrid, lieu de culture par excellence dans la capitale espagnole (photographie : El Confidencial)

Plusieurs pays de l’Union européenne, dont l’Espagne, la France et l’Italie, ont proposé ce mercredi 23 mai lors du Conseil de l’organisation qui se déroulait à Bruxelles (Belgique) de créer une sorte d' »Erasmus de la culture » qui permettrait aux artistes des pays membres de circuler et de créer dans d’autres nations à partir de 2020.

Cette proposition a été formellement faite au commissaire européen à l’Éducation, à la Culture, à la Jeunesse et aux Sports, le Hongrois Tibor Navracsics, qui a constaté un accord entre la plupart des pays membres de l’Union européenne concernant la mobilité des artistes. Un « Erasmus de la culture » pourrait, selon ses dires, être intégré au programme Creative Europe, qui existe déjà.

Source : https://elpais.com/cultura/2018/05/23/actualidad/1527088651_061963.html

L’Espagne reste le premier pays au monde pour le nombre de plages distinguées par le pavillon bleu

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Les rives du lac Saint-Jean, dans la Communauté de Madrid (photographie : De San Bernardo et ABC)

À l’été 2018, l’Espagne disposera de 696 pavillons bleus, une distinction qui vient récompenser les plages, ports de plaisance et embarcadères durables et respectueux de l’environnement. Elle restera ainsi le premier pays au monde dans cette catégorie qui distingue les littoraux bien conservés et remarquables pour la qualité de leurs services. En 2018, notre voisin ibérique obtiendra donc 12 pavillons bleus de plus qu’en 2017 et conservera la première place qu’elle occupe depuis 1987, selon les données fournies par l’Association pour l’Éducation environnementale et du Consommateur (ADEAC) à Madrid le mardi 8 mai dernier.

Fait inédit : cette année, la Communauté de Madrid sera récompensée par son premier pavillon bleu pour la plage de la Vierge-de-la-Nouvelle, située sur les rives du lac artificiel Saint-Jean, dans la communes de San Martín de Valdeiglesias, El Tiemblo (province d’Ávila, en Castille-et-León), Cebreros (dans la même province) et Pelayos de la Presa (Communauté de Madrid). Les trois communautés autonomes espagnoles disposant du plus grand nombre de pavillons bleus sont la Communauté de Valence (132 plages distinguées), la Galice (109) et la Catalogne (101).

Source : http://www.abc.es/sociedad/abci-mejores-playas-espana-madrid-consigue-primera-bandera-azul-mejor-playa-y-barceloneta-pierde-201805081159_noticia.html

Les scandales financiers agitent l’Espagne en ce mois de mai

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Le député régional catalan Francesc Dalmases (Ensemble pour la Catalogne) est l’une des personnes impliquées dans un scandale de détournement de fonds présumé (photographie : EFE et El Confidencial)

Ce mois de mai 2018 est décidément bien agité outre-Pyrénées, notamment pour des raisons politiques. Ce jeudi 24, deux affaires de corruption ont secoué la société et fait du bruit dans les médias. La première est le scandale Gürtel, qui concerne le Parti populaire (PP) dans son ensemble et qui est connue depuis des années. Ses ramifications n’ont cessé de progresser au fil des ans, dévoilant tout un réseau de malversations à l’échelle régionale et nationale. L’Audience nationale, sise à Madrid, a de fait condamné la formation en tant que personne morale dans ce scandale et elle devra payer plus de 245 000 euros pour avoir participé aux affaires louches de l’entrepreneur Francisco Correa, qui était spécialisé dans l’événementiel.

Par ailleurs, l’ancien trésorier du PP, Luis Bárcenas, qui est au centre de toutes les préoccupations depuis sa mise en examen, a été condamné à 33 ans et 4 mois de prison ferme. Le tribunal lui a de plus imposé une amende de 44 millions d’euros pour blanchiment d’argent et délits fiscaux. L’ancienne ministre conservatrice de la santé, Ana Mato, a elle aussi été condamnée à une amende de près de 28 000 euros. Sur les 37 accusés dans cette affaire, seules huit ont été absoutes.

Par ailleurs, ce jeudi 24 mai également, un détachement de l’Unité de Délinquance économique et fiscale (UDEF) de la police nationale espagnole a réalisé des perquisitions à Barcelone (Catalogne), notamment au siège de la Députation, dans le cadre du détournement de fonds qu’auraient commis les autorités séparatistes de la Généralité pour organiser le référendum sécessionniste illégal et illégitime du 1er octobre 2017. Ordonnées par la Cour anti-corruption n° 1 de Barcelone et le procureur anti-corruption, ces perquisitions ont mis au jour un certain nombre d’éléments concernant le réseau de financement illégal des actions extérieures et intérieures des séparatistes.

Il s’agissait en effet pour deux organisations catalanes, Igma Acció Solidaria (sise à Salt, dans la province de Gérone) et Fundació CatMón (installée à Reus, dans la province de Tarragone), de détourner des sommes à l’origine destinées à la coopération internationale et à l’aide aux pays les moins avancés. Elles auraient ainsi utilisé cet argent vers la promotion de l’indépendantisme.

Sources : https://www.elconfidencial.com/espana/2018-05-24/la-red-destapada-por-la-udef-desvio-dinero-del-tercer-mundo-al-proces_1568332/?utm_source=social&utm_medium=twitter&utm_campaign=ECDiarioManual et http://www.elmundo.es/espana/2018/05/24/5b06838522601d864f8b4599.html

Polémique en Espagne autour d’un ancien galion coulé au large de l’actuelle Colombie

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Le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy (Parti populaire, à droite), en compagnie du président colombien Juan Manuel Santos, lors de la visite de ce dernier au mois de mai 2018 à Madrid (photographie : ABC)

Alors que l’actuel président colombien, Juan Manuel Santos, était en visite officielle à Madrid avec son épouse il y a quelques semaines, il a été reçu par le roi Philippe VI et la reine Letizia ainsi que par le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy (Parti populaire). C’est dans ce cadre que le chef de l’exécutif a été interpellé au Congrès des députés (chambre basse des Cortes, le Parlement du pays) par trois élus du parti Citoyens (C’s), Guillermo Díaz (député de la province de Málaga, en Andalousie), Félix Álvarez (député de la Cantabrie) et Marta Rivera de la Cruz (députée de Madrid). Ces derniers ont demandé au président du gouvernement s’il avait évoqué avec Santos les fouilles actuellement effectuées sur l’ancien galion San José, navire de guerre espagnol coulé en 1708 lors d’un combat contre la marine anglaise.

La communauté scientifique espagnole et colombienne est en effet inquiète car ces fouilles sous-marines sont dirigées par une entreprise spécialisée dans ce type de chasses au trésor et peut-être peu scrupuleuse avec le patrimoine historique, qu’il soit espagnol ou d’un autre pays. Ces fouilles ont été autorisées par le gouvernement de Juan Manuel Santos et les trois députés de C’s ont demandé à l’exécutif espagnol de s’impliquer dans l’affaire afin d’éviter de se faire spolier son héritage car le navire en question recèle de nombreuses pièces d’or.

Source : http://www.abc.es/cultura/abci-expolio-galeon-san-jose-llega-parlamento-espanol-mano-ciudadanos-201805180301_noticia.html

Le Congrès espagnol des députés valide le budget de l’État pour l’année 2018

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Les ministres et députés du Parti populaire applaudissent le ministre des Finances et de la Fonction publique, Cristóbal Montoro (PP – au centre, dans les bras de la ministre des Administrations territoriales, vice-présidente et porte-parole du gouvernement, Soraya Sáenz de Santamaría), après l’approbation du budget de l’État pour 2018 (photographie : Uly Martín et El País)

Il aura été approuvé avec du retard et au prix d’âpres négociations mais c’est désormais chose faite : le budget de l’État espagnol pour l’année 2018 a été validé ce mercredi 23 mai par le Congrès des députés (chambre basse des Cortes, le Parlement espagnol), à Madrid, après un marathon législatif. Le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy (Parti populaire) a pu compter sur les voix de sa formation, celle du parti Citoyens (C’s), du Parti nationaliste basque (PNV), de l’Union du Peuple navarrais (UPN), de Foro Asturias, de la Coalition canarienne et du parti Nueva Canarias, soit 176 voix, la majorité absolue tout pile.

Ce budget doit dorénavant être examiné par le Sénat, où il sera validé sans souci étant donné que le PP y détient la majorité absolue à lui tout seul (149 élus sur 266). Il reviendra ensuite au Congrès pour être définitivement mis en œuvre à la fin du mois de juin. C’est le soutien du PNV, décidé quelques heures avant le vote crucial, qui a été décisif dans l’affaire. Les nationalistes basques ont en effet agi, disent-ils, « par responsabilité » et parce que la suspension de l’autonomie catalane est, selon eux, imminente.

En réalité, personne n’est dupe à ce sujet : ils ont réussi à négocier de nouveaux avantages pour le Pays basque et voulaient éviter un blocage parlementaire. Ce dernier aurait en effet probablement conduit à des élections générales anticipées, avec une probable victoire de Citoyens, bien plus intransigeant sur la question territoriale que le Parti populaire. Cette décision a évidemment soulevé le courroux des indépendantistes catalans, qui comptaient sur un soutien sans faille de leurs « amis » basques. Ils ont découvert à leurs dépens que la solidarité est un concept étranger au nationalisme.

Source : https://politica.elpais.com/politica/2018/05/23/actualidad/1527059155_237188.html