La femme de lettres française Fred Vargas, lauréate du prix Princesse-des-Asturies de littérature

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La femme de lettres française Fred Vargas (photographie : Joël Saget, AFP et El País)

La saison de l’annonce des prix Princesse-des-Asturies dans les différentes catégories (communication et humanités, sciences sociales, arts, lettres, recherche scientifique et technique, coopération internationale, concorde, sports) s’est étalée tout au long du mois de mai et j’ai déjà parlé sur ce blog du lauréat dans la catégorie artistique, le réalisateur américain Martin Scorsese. Dans la catégorie lettres, c’est la femme de lettres françaises Frédérique Audoin-Rouzeau (dite « Fred Vargas »), née en 1957 à Paris, qui est la lauréate de cette année.

Spécialiste du roman policier, elle a été récompensée par le jury car, selon ce dernier, elle est capable de fournir une bonne radiographie de la société française contemporaine et d’en comprendre les rapports sociaux. Il s’agit de la septième femme qui reçoit ce prix dans cette catégorie au cours de ses 37 ans d’existence. Le dernier roman de Fred Vargas publié en Espagne est Quand sort la recluse (édité sous le titre Cuando sale la reclusa). Le philosophe espagnol Fernando Savater est l’un des plus grands admirateurs de Fred Vargas outre-Pyrénées et a contribué à la faire connaître.

Source : https://elpais.com/cultura/2018/05/24/actualidad/1527154570_027974.html

Le renouveau de la laine mérinos, produit typiquement espagnol

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Des travailleuses de la coopérative espagnole Made in Slow (photographie : Cinco Días)

Originaire d’Espagne, la race de moutons mérinos est célèbre depuis des siècles dans le monde entier pour sa laine de qualité. Pourtant, la technique textile liée a bien failli disparaître outre-Pyrénées ces dernières années, faute de rentabilité. C’est pour éviter la mort d’un savoir-faire ancestral et unique que s’est constituée en 2016 la coopérative espagnole Made in Slow, qui a pour objectif de revaloriser ce produit mais également de protéger le monde rural et le mode de vie lié à la transhumance des bêtes.

En quelques années d’existence, Made in Slow est parvenue à faire monter sur les podiums de mode de Paris ou Madrid les vêtements à base de laine mérinos et plusieurs firmes de haute couture s’intéressent de près à la matière. Une façon de rapatrier une partie de la transformation de cette laine en Espagne, alors que la Turquie et, plus globalement, l’Asie se la sont accaparées depuis quelque temps.

Source : https://cincodias.elpais.com/cincodias/2018/05/08/fortunas/1525803222_435313.html

L’Espagne est le pays de l’Union européenne avec le plus de travailleurs pauvres

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De jeunes gens sortent du bureau pour l’emploi de la commune de Bollullos de la Mitación, dans la province de Séville, en Andalousie (photographie : Paco Puentes et El País)

Selon les données fournies par l’Organisation de Coopération et de Développement économique (OCDE – le « club des pays riches »), 15 % des foyers espagnols dont au moins un membre dispose d’un emploi vivent sous le seuil de pauvreté, ce qui fait de l’Espagne le membre de cette organisation le plus touché par ce phénomène derrière la Turquie. D’autres pays comme l’Inde, la Chine, le Brésil ou le Costa Rica dépassent également le résultat espagnol. Quant à l’indice de Gini, qui mesure l’inégalité dans les nations du monde entier, il est aussi supérieur à la moyenne en Espagne.

Il y a quelques semaines, une autre étude élaborée par l’entreprise irlandaise de conseil Accenture, la Fondation des Études d’Économie appliquée (FEDEA), la Croix-Rouge et le Secours catholique espagnol montrait que 5 millions d’Espagnols vivent dans une situation de précarité, sans emploi ou dans la pauvreté. Des chiffres qui corroborent ceux de l’OCDE, organisme dirigé par le Mexicain Ángel Gurría. Ces statistiques prouvent que la création d’emploi en Espagne est, comme dans beaucoup d’autres pays, insuffisante pour résorber les problèmes de pauvreté.

Source : https://elpais.com/economia/2018/05/09/actualidad/1525891014_281592.html

Le nombre de cotisants étrangers à la Sécurité sociale espagnole revient à son niveau d’avant la crise

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Un serveur étranger dans un bar espagnol (photographie : Corbis et Libre Mercado)

Le nombre de travailleurs étrangers en Espagne, particulièrement pour ceux qui cotisent à la Sécurité sociale du pays, est un élément crucial scruté de près par les économistes, les médias et les décideurs politiques, qui voient dans son augmentation au cours des dernières années, depuis le début de la reprise, en 2014, un signe de meilleur santé de notre voisin ibérique. Au moins d’avril 2018, un peu plus de 1,9 million d’étrangers étaient ainsi enregistrés comme des travailleurs par la Sécurité sociale, le chiffre le plus important depuis le début de la crise économique de 2008.

D’après les chiffres fournis par le Ministère de l’Emploi et de la Sécurité sociale, dirigé par Fátima Báñez (Parti populaire), il s’agit d’une augmentation de 7,38 % par rapport au mois d’avril 2017. Une bonne partie de ce rebond dans l’emploi de personnes venues d’autres pays est dû aux Roumains, aux Marocains et aux Chinois. Les Italiens sont ainsi de plus en plus nombreux à venir travailler outre-Pyrénées et ils ont même dépassé le nombre total de Chinois inscrits à la Sécurité sociale.

Parmi les autres groupes étrangers significatifs, l’on retrouve les Équatoriens, les Colombiens et les Boliviens. La Catalogne est la communauté autonome espagnole qui compte le plus de travailleurs étrangers (23,5 % du total régional), devant la Communauté de Madrid (20 %), l’Andalousie (13,3 %) et la Communauté de Valence (10,6 %).

Source : http://www.elmundo.es/economia/macroeconomia/2018/05/24/5b059192468aebd1788b458a.html

La renaissance de l’entreprise espagnole Abengoa

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Le parc solaire Mohammed-ben-Rachid-al-Maktoum, à Dubaï (photographie : El Economista)

Présidée par Gonzalo Urquijo, la compagnie Abengoa, sise sur le campus de Palmas Altas, à Séville (Andalousie), était ces dernières années en difficulté et a même évité de peu la faillite en pleine crise économique espagnole. Pourtant, cette entreprise est aujourd’hui en pleine renaissance et a même été sélectionnée comme firme-partenaire pour construire le complexe d’énergie solaire le plus vaste du monde, situé à Dubaï, dans les Émirats arabes unis.

Ce projet, d’une valeur de 550 millions d’euros, sera ainsi géré par l’entreprise andalouse en ce qui concerne la conception, la construction et la mise en marche de collecteurs cylindro-paraboliques de trois fois 200 mégawatts. Le parc solaire Mohammed-ben-Rachid-al-Maktoum devra s’étendre sur 28 kilomètres carrés. Avec ce contrat, Abengoa se renforce en Asie et au Moyen-Orient, où la firme a déjà remporté un contrat en Oman concernant une usine de dessalement de l’eau de mer. Elle est aussi en charge de l’électrification de la ligne ferroviaire à grande vitesse qui relie La Mecque à Médine, en Arabie saoudite.

Source : http://www.eleconomista.es/mercados-cotizaciones/noticias/9126992/05/18/Abengoa-logra-el-mayor-contrato-tras-esquivar-la-quiebra-550-millones-en-la-planta-solar-de-Dubai.html

Selon la Banque d’Espagne, plus de la moitié des Espagnols ne comprend pas les concepts économiques élémentaires

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L’actuel gouverneur de la Banque d’Espagne, Luis María Linde (photographie : Zipi, EFE et El País)

Selon le sondage sur les compétences financières élaboré par la Banque d’Espagne et la Commission nationale du Marché des Valeurs (CNMV), qui s’inscrit dans le Plan d’Éducation financière 2018-2021, moins de la moitié des Espagnols comprend les concepts économiques élémentaires dont se servent médias et responsables politiques chaque jour. Notre voisin pyrénéen se trouve en la matière clairement en-dessous de la moyenne des pays de l’Organisation de Coopération et de Développement économique (OCDE – le « club des pays riches ») et de l’Union européenne.

Par ailleurs, toujours selon cette enquête, 63 % des Espagnols pensent que leur compte courant est le meilleur endroit pour verser leurs économies. De façon générale, comme l’a expliqué Sebastián Albella, président de la CNMV, les Espagnols préfèrent les actifs sans risque et l’immobilier pour placer leur argent. Au sein de la population espagnole, les personnes âgées de moins de 35 ans et celles qui ont plus de 65 ans sont les citoyens qui ont les plus faibles connaissances en matière économique.

Source : https://elpais.com/economia/2018/05/25/actualidad/1527254959_459352.html

L’Institut Cervantes inaugure deux nouvelles antennes à Beyrouth et Manille

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Le directeur de l’Institut Cervantes, Juan Manuel Bonet (photographie : Twitter)

Après plusieurs années de disette budgétaire qui l’ont empêché de se développer dans le monde, l’Institut Cervantes (organisme public sis à Madrid et chargé de la diffusion de la langue et de la culture espagnoles sur la planète) a inauguré le mardi 8 mai dernier deux nouvelles antennes sous la houlette de son directeur, Juan Manuel Bonet. Ce dernier était en effet présent à Beyrouth, capitale du Liban, pour ouvrir le nouveau centre de l’Institut Cervantes dans le quartier numérique de la ville. Quelques heures auparavant, un autre centre était inauguré à Manille (Philippines) en présence du poète asturien Martín López-Vega, directeur du Département à la Culture de l’organisme, et de l’ancienne présidente du pays, Gloria Macapagal (2001-2010).

La nouvelle antenne située à Manille est installée dans le quartier Intramuros, le plus ancien de la ville, bâti par les Espagnols durant la période coloniale. Au Liban, Juan Manuel Bonet était accompagné du ministre de la Culture, Ghattas Khoury, et de l’ambassadeur d’Espagne à Beyrouth, José María Ferré de la Peña. La bibliothèque de ce nouveau centre de l’Institut Cervantes a été baptisée en hommage à Fernando del Paso, écrivain mexicain né en 1935, récipiendaire du prix Cervantes en 2015.

Source : http://www.cervantes.es/sobre_instituto_cervantes/prensa/2018/noticias/Pos-inauguraciones-Beirut-Manila.htm

Le choix du nouveau gouverneur de la Banque d’Espagne sera ralenti par la motion de censure de Pedro Sánchez

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Le président du gouvernement conservateur, Mariano Rajoy (Parti populaire – à droite), en compagnie du premier secrétaire du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), Pedro Sánchez (photographie : Mariscal, EFE et El Español)

La rupture consommée entre le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy (Parti populaire), et le premier secrétaire du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) et chef de l’opposition, Pedro Sánchez, dans le cadre de la motion de censure que ce dernier a enclenchée hier, va avoir de nombreux effets collatéraux. Parmi ces derniers, le choix du nouveau gouverneur de la Banque d’Espagne, qui doit remplacer Luis María Linde au mois de juin, risque d’être retardé, puisqu’il ne reste que deux semaines aux principales formations politiques pour se décider sur un nom. L’institution peut temporairement fonctionner sans gouverneur puisque le sous-gouverneur et deux membres de la commission exécutive peuvent jouer son rôle.

En revanche, seul le gouverneur peut voter lors des décisions importantes prises à la Banque centrale européenne (BCE). Or, le 14 juin prochain, l’institution doit justement décider de la poursuite ou de l’arrêt des achats massifs de dette souveraine des pays membres de l’Union européenne (UE), dont l’actuel programme court jusqu’au mois de septembre 2018. L’Espagne a beaucoup bénéficié de ces programmes ces dernières années et aimerait continuer à en bénéficier. Bien entendu, pour ne pas affoler les marchés, la BCE pourrait prendre des mesures de substitution mais les craintes espagnoles resteront entières.

Source : https://elpais.com/economia/2018/05/25/actualidad/1527271842_953569.html

Le gouvernement espagnol propose aux communautés autonomes du pays un fonds de réserve pour la santé et l’instruction publiques

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Les drapeaux des différentes communautés autonomes espagnoles (photographie : El Economista)

Dans le cadre de la réforme tant attendue du système de financement des communautés autonomes de régime commun (ce qui exclut le Pays basque et la Navarre), le ministre espagnol des Finances et de la Fonction publique, Cristóbal Montoro (Parti populaire), a proposé aux exécutifs régionaux de créer un fonds de réserve pour la santé et l’instruction publique qui agirait comme le fonds de réserve de la Sécurité sociale pour les pensions de retraite. Il permettrait ainsi de continuer à payer les services publics fondamentaux en cas de nouvelle crise économique.

Cette proposition est insérée dans un document de 55 pages qui recueille les conclusions des réunions organisées entre communautés autonomes et État central depuis décembre 2017. Cette idée d’un matelas visant à lutter contre les pires répercussions d’une éventuelle récession aussi dure que celle de 2008 revient plusieurs fois dans le dossier.

Source : http://www.eleconomista.es/economia/noticias/9156679/05/18/Montoro-propone-a-las-CCAA-crear-un-fondo-de-reserva-para-sanidad-y-educacion-.html

Un nouveau classement des universités espagnoles

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Le parvis de l’Université de Navarre (photographie : Jungla de Cristal)

Élaboré par la Fondation Connaissance et Développement (CyD), sise à Madrid, un nouveau classement des universités espagnoles montre la domination dans le domaine des campus catalans avec six des dix meilleurs établissements d’enseignement supérieur du pays. Concrètement, le podium est constitué dans cet ordre de l’Université autonome de Barcelone, de l’Université de Navarre et de l’Université Pompeu-Fabra de Barcelone. Suivent l’Université Charles-III de Madrid et l’Université de Gérone (Catalogne). Après la Catalogne, ce sont le Pays basque et la Navarre qui dominent le classement de 73 universités (sur les 82 dont dispose notre voisin pyrénéen).

L’Andalousie, les îles Canaries et l’Estrémadure sont les trois communautés autonomes espagnoles qui sont les moins bien placées dans la liste et, sur les dix premiers établissements d’enseignement supérieur du pays, trois sont privés (Université de Navarre, Université de Deusto à Bilbao et Université Raymond-Lulle à Barcelone). La Fondation CyD propose en réalité des classements selon plusieurs critères. Dans le domaine de l’enseignement, la Castille-et-León, la Navarre et le Pays basque sont en tête du peloton, tandis que c’est le cas de la Cantabrie, de la Catalogne et de la Communauté de Valence dans le domaine de la recherche ou de la Catalogne, de la Communauté de Madrid et du Pays basque si l’on parle du transfert des connaissances universitaires vers l’entreprise privée.

Source : https://politica.elpais.com/politica/2018/05/09/actualidad/1525857170_415214.html