imagen-sin-titulo
Le député régional catalan Francesc Dalmases (Ensemble pour la Catalogne) est l’une des personnes impliquées dans un scandale de détournement de fonds présumé (photographie : EFE et El Confidencial)

Ce mois de mai 2018 est décidément bien agité outre-Pyrénées, notamment pour des raisons politiques. Ce jeudi 24, deux affaires de corruption ont secoué la société et fait du bruit dans les médias. La première est le scandale Gürtel, qui concerne le Parti populaire (PP) dans son ensemble et qui est connue depuis des années. Ses ramifications n’ont cessé de progresser au fil des ans, dévoilant tout un réseau de malversations à l’échelle régionale et nationale. L’Audience nationale, sise à Madrid, a de fait condamné la formation en tant que personne morale dans ce scandale et elle devra payer plus de 245 000 euros pour avoir participé aux affaires louches de l’entrepreneur Francisco Correa, qui était spécialisé dans l’événementiel.

Par ailleurs, l’ancien trésorier du PP, Luis Bárcenas, qui est au centre de toutes les préoccupations depuis sa mise en examen, a été condamné à 33 ans et 4 mois de prison ferme. Le tribunal lui a de plus imposé une amende de 44 millions d’euros pour blanchiment d’argent et délits fiscaux. L’ancienne ministre conservatrice de la santé, Ana Mato, a elle aussi été condamnée à une amende de près de 28 000 euros. Sur les 37 accusés dans cette affaire, seules huit ont été absoutes.

Par ailleurs, ce jeudi 24 mai également, un détachement de l’Unité de Délinquance économique et fiscale (UDEF) de la police nationale espagnole a réalisé des perquisitions à Barcelone (Catalogne), notamment au siège de la Députation, dans le cadre du détournement de fonds qu’auraient commis les autorités séparatistes de la Généralité pour organiser le référendum sécessionniste illégal et illégitime du 1er octobre 2017. Ordonnées par la Cour anti-corruption n° 1 de Barcelone et le procureur anti-corruption, ces perquisitions ont mis au jour un certain nombre d’éléments concernant le réseau de financement illégal des actions extérieures et intérieures des séparatistes.

Il s’agissait en effet pour deux organisations catalanes, Igma Acció Solidaria (sise à Salt, dans la province de Gérone) et Fundació CatMón (installée à Reus, dans la province de Tarragone), de détourner des sommes à l’origine destinées à la coopération internationale et à l’aide aux pays les moins avancés. Elles auraient ainsi utilisé cet argent vers la promotion de l’indépendantisme.

Sources : https://www.elconfidencial.com/espana/2018-05-24/la-red-destapada-por-la-udef-desvio-dinero-del-tercer-mundo-al-proces_1568332/?utm_source=social&utm_medium=twitter&utm_campaign=ECDiarioManual et http://www.elmundo.es/espana/2018/05/24/5b06838522601d864f8b4599.html

2 réflexions sur “Les scandales financiers agitent l’Espagne en ce mois de mai

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s