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Le ministre espagnol de l’Économie, de l’Industrie et de la Compétitivité, Román Escolano (Parti populaire) – Photographie : Reuters et El Mundo

Le bipartisme espagnol a encore ses bastions. Pour preuve : le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy (Parti populaire) et le premier secrétaire du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), Pedro Sánchez, ont récemment entamé des négociations afin de désigner le nouveau gouverneur et le nouveau sous-gouverneur de la Banque d’Espagne, marginalisant au passage la formation Citoyens (C’s), qui désirait changer les règles du jeu en matière de nominations. Le ministre de l’Économie, de l’Industrie et de la Compétitivité, Román Escolano, est déjà en pourparlers avec le responsable économique des socialistes, Manuel Escudero, et seraient déjà tombés d’accord sur les critères de choix.

La tâche est immense car le mandat de six ans de l’actuel gouverneur de la Banque d’Espagne, Luis María Linde, arrive à échéance au mois de juin. Le sous-gouverneur, Javier Alonso, pourrait théoriquement rester quatre de plus mais il s’est déjà engagé à quitter son poste en même temps que son supérieur hiérarchique. Mariano Rajoy peut légalement choisir les personnes qu’il souhaite sans passer par un consensus parlementaire mais il veut opter pour des personnages suffisamment forts au niveau intérieur afin d’être des interlocuteurs de poids auprès de la Banque centrale européenne (BCE).

Même si le PP se réserve le poste de gouverneur et le PSOE, celui de sous-gouverneur, les deux formations sont d’accord sur un point : afin de redorer le blason très terni de la Banque d’Espagne, il faudra choisir deux hommes (ou femmes) au profil technique et aux compétences unanimement reconnues. Plusieurs noms sont déjà sur la table même si tous ne ravissent pas le PSOE en raison de leur trop grande proximité avec les conservateurs, comme l’ancien président de la firme énergétique Iberdrola, Fernando Becker ; la directrice du Bureau économique de la Présidence du gouvernement, Eva Valle ; ou encore son mari, le secrétaire d’État au Budget, Alberto Nadal.

L’ancien secrétaire d’État à l’Économie et actuel président de Rothschild Espagne, Íñigo Fernández de Mesa, semble plus probable a priori mais il a lui-même rejeté cette possibilité. Restent donc l’ancienne secrétaire d’État au Trésor, Rosa Sánchez-Yebra, qui n’est pas encartée au Parti populaire, mais également le candidat de Luis María Linde, Pablo Hernández de Cos, directeur du Service des Études de la Banque d’Espagne ; la directrice générale adjointe du Mécanisme unique de Supervision de la BCE, Margarita Delgado ; ou le président de l’Autorité indépendante de Responsabilité fiscale (AIREF), José Luis Escrivá.

Source : http://www.elmundo.es/economia/macroeconomia/2018/05/07/5aeed93fe2704ece468b4643.html

Une réflexion sur “Parti populaire et Parti socialiste ouvrier veulent s’entendre sur le nom du nouveau gouverneur de la Banque d’Espagne

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