15214006077062
Des fidèles se pressent dans la grotte où est révéré ce saint espagnol (photographie : El Mundo)

Arrêté par l’empereur chinois Qianlong et décapité en 1747 alors qu’il cherchait à évangéliser l’Empire du Milieu, Pedro de Sanz y Jordá, né en 1680 à Ascó (Catalogne), est considéré comme un martyr par l’Église catholique et a été canonisé par le pape Jean-Paul II en l’an 2000. Surnommé « l’évêque Bai » par les chrétiens chinois, il est l’objet d’un culte appuyé non loin de Fuzhou, ville de près de dix millions d’habitants située dans la province de Fujian, dans le Sud-Est du pays. C’est tout particulièrement une grotte de la région qui est un haut lieu de pèlerinage pour les fidèles, puisque le clerc y aurait été conduit, selon la légende, par une colombe afin qu’il puisse y trouver un peu de repos.

La vie n’a pas été facile pour ce sanctuaire, dans un pays où le christianisme est une religion allogène, minoritaire et souvent mal considérée par les autorités. Il a notamment souffert durant la Révolution culturelle (1966-1976) et a fait l’objet d’un pacte très particulier entre Pékin et le Vatican en 1957. Il faut comprendre ce conflit dans le cadre d’une opposition plus large entre la cité-État et le géant asiatique pour le contrôle du clergé local et donc, indirectement, de la conscience des chrétiens de Chine.

Source : http://www.elmundo.es/cronica/2018/03/20/5aaebc48468aeb881f8b45d9.html

Publicité

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s