Pedro_Sanchez-Susana_Diaz-Sevilla_-Ciudad-Espana_116999415_3615177_1706x960
Le premier secrétaire du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), Pedro Sánchez (à gauche), converse avec la présidente de la Junte d’Andalousie, Susana Díaz (photographie : Raúl Caro et El Español)

Après avoir été évincé de son poste de premier secrétaire du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) par les barons qui l’y avaient installés en octobre 2016, Pedro Sánchez avait reconquis son fauteuil à l’issue des élections primaires de mai 2017, triomphant de ses deux rivaux : Francisco López (dit « Patxi » López), ancien lehendakari (président régional du Pays basque) et ancien président du Congrès des députés ; et Susana Díaz, présidente de la Junte d’Andalousie. Il avait à cette époque obtenu plus de 50 % des suffrages des militants, ce qui le plaçait en position de force au sein de la formation sociale-démocrate.

Pourtant, lors des congrès provinciaux et régionaux organisés depuis lors, ces mêmes militants ont choisi de confier les rênes de leur délégation à des candidats plus proches de la ligne de Susana Díaz. Si l’on excepte la Catalogne (gérée par le Parti des Socialistes catalans de Miquel Iceta) et le Pays basque (où les trois fédérations provinciales sont acquises à Patxi López), Pedro Sánchez ne dispose que de seize provinces acquises à sa cause, fondamentalement dans les deux grands archipels espagnols (provinces de Santa Cruz de Tenerife et de Las Palmas de Grande Canarie, îles Canaries, ainsi que l’unique province des îles Baléares) et dans le Nord du pays : province unique de la Principauté des Asturies ; province unique de la Cantabrie ; province unique de la Navarre ; province unique de la Communauté de Madrid ; province unique de La Rioja ; province unique de la Région de Murcie ; province de Huesca (Aragon) ; provinces de La Corogne et Lugo (Galice) ; province de Valence (Communauté de Valence) ; province d’Albacete (Castille-La Manche) ; provinces de Burgos, Zamora et Valladolid (Castille-et-León).

Toutes les autres fédérations provinciales sont aux mains de partisans de Susana Díaz, notamment dans le Sud du pays et dans les communautés autonomes dirigées par les socialistes (Andalousie, Estrémadure, Communauté de Valence, Castille-La Manche). Ces dissensions se feront probablement ressentir lors de la constitution des listes du PSOE pour les élections régionales et municipales de 2019, qui seront un test pour l’ensemble des forces politiques en présence.

Source : https://politica.elpais.com/politica/2018/02/22/actualidad/1519328400_300437.html

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s