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De gauche à droite, le président de la Principauté des Asturies, le socialiste Javier Fernández ; le président de la Junte de Castille-et-León, le conservateur Juan Vicente Herrera ; le président de la Junte de Galice, le conservateur Alberto Núñez Feijóo ; et le président de l’Aragon, le socialiste Javier Lambán (photographie : J. Casares, EFE et El País)

C’est l’une des patates chaudes et l’un des points d’achoppement cruciaux de la présente législature, qui doit normalement s’achever au premier semestre de l’année 2020 : la réforme du financement des communautés autonomes espagnoles. Le président conservateur du gouvernement, Mariano Rajoy (Parti populaire), et son cabinet doivent s’y atteler prochainement mais le sujet est complexe, touche à de multiples domaines et privilèges et toute décision entraînera le contentement des uns (sans doute une minorité) et le mécontentement des autres (probablement une majorité). Le défi séparatiste catalan et les velléités des uns et des autres en matière économique concernant cette communauté autonome ont provoqué bien des remous.

Or, ce lundi 19 février, une rencontre inédite a eu lieu à León (Castille-et-León) entre quatre présidents régionaux espagnols : Juan Vicente Herrera, président de la Junte de Castille-et-León (Parti populaire) ; Javier Lambán, président régional de l’Aragon (Parti socialiste ouvrier espagnol) ; Javier Fernández, président de la Principauté des Asturies (PSOE) ; et Alberto Núñez Feijóo, président de la Junte de Galice (PP). Ils veulent ainsi accélérer cette réforme, qui doit être menée à bien depuis 2014. Il faut dire que l’année 2018 semble représenter la dernière fenêtre d’opportunité pour une mesure d’une telle ampleur avant l’année 2019, dont le calendrier électoral sera chargé : élections régionales andalouses, élections municipales, élections régionales (sauf en Andalousie, en Catalogne, au Pays basque et en Galice) et élections européennes.

Cette alliance entre quatre présidents régionaux de signes politiques différents ne doit pas masquer des exigences très contradictoires concernant cette réforme en fonction des exécutifs régionaux. D’un côté, certains plaident pour qu’elle prenne en compte les capacités fiscales des communautés autonomes. C’est le cas de Cristina Cifuentes, présidente de la Communauté de Madrid (PP) ; de Francina Armengol, présidente des îles Baléares (PSOE) ; ou de l’exécutif catalan. D’autres veulent mettre en avant les problèmes liés à la démographie, à l’instar de la présidente de la Junte d’Andalousie, Susana Díaz (PSOE), ou du président de la Junte des Communautés de Castille-La Manche, Emiliano García-Page (PSOE). Une troisième solution consisterait à tenir compte de l’endettement public de chacune des communautés autonomes et de leur déficit d’investissements. C’est ce que proposent Ximo Puig, président de la Communauté de Valence (PSOE), et Fernando López Miras, président de la Région de Murcie (PP).

Source : https://politica.elpais.com/politica/2018/02/19/actualidad/1519028985_658509.html

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