Ségovie et Talavera de la Reina, communes-pilotes pour l’implantation de la 5G en Espagne

Plaza_del_Pan._Talavera_de_la_Reina
La place du Pain, située à Talavera de la Reina, dans la province de Tolède, en Castille-La Manche (photographie : Wikipedia)

La ville de Ségovie (capitale de province d’environ 52 000 habitants située en Castille-et-León) et celle de Talavera de la Reina (deuxième commune de la province de Tolède, en Castille-La Manche, la plus peuplée avec plus de 83 000 habitants) ont officiellement été choisies par l’opérateur téléphonique historique de notre voisin ibérique, Telefónica, pour servir de communes-pilotes pour l’implantation de la 5G outre-Pyrénées.

Ces tests seront réalisés dans les prochains jours, alors que l’entreprise a aussi annoncé que vingt millions de foyers espagnols étaient connectés à la fibre optique par son entremise et que sa couverture 4G s’étendait sur 97 % du territoire espagnol. La compagnie espère commencer à couvrir correctement notre voisin pyrénéen en réseau 5G d’ici à 2020.

Source : http://www.eleconomista.es/tecnologia/noticias/8883167/01/18/Segovia-y-Talavera-de-la-Reina-seran-las-primeras-ciudades-5G-de-Espana.html

La grande braderie immobilière du gouvernement espagnol

1516562945_346399_1516564762_album_normal
Ce très beau bâtiment de neuf étages situé rue Colomb, à Valence, a été racheté à l’État espagnol par deux chefs d’entreprise, Enrique Pla et Enrique Ballesteros (photographie : Mònica Torres et El País)

En 2013, le ministre des Finances et des Administrations publiques, Cristóbal Montoro (devenu depuis lors ministre des Finances et de la Fonction publique), présentait un « ambitieux » plan baptisé « Programme pour la mise en valeur des actifs immobiliers de l’État » (Programa para la puesta en valor de los activos inmobiliarios del Estado). Il s’agissait à l’époque d’une opération qui devait durer jusqu’en 2015 afin d’évaluer quels étaient les immeubles et terrains publics sans utilité et abandonnés par l’État afin de pouvoir les vendre et de ramener un peu d’argent frais à Madrid. Jamais aucun bilan officiel n’a été fait de ce programme, qui s’est prolongé jusqu’à aujourd’hui en dépit du délai initialement prévu, mais l’on sait en ce début d’année 2018, grâce à la Loi sur la Transparence, que 43 % des 15 315 propriétés mises sur le marché ont été vendues à des mains privées, avec un résultat de 886 millions d’euros pour l’État.

Les biens en question sont extrêmement variés, puisqu’ils vont des hôtels particuliers de l’avenue de la Castillane, en plein centre de Madrid, jusqu’à des terrains nus en bordure de mer à Ibiza (îles Baléares) en passant par des zones constructibles à Pozuelo de Alarcón (commune la plus riche d’Espagne en termes de produit intérieur brut par habitant, située à l’Ouest de la capitale et peuplée d’environ 86 000 habitants), des fermes rustiques du côté de Cáceres (Estrémadure), etc. La Communauté de Madrid est, logiquement, la communauté autonome la plus concernée par ces ventes à l’encan (231 propriétés vendues pour 533,9 millions d’euros), suivie de l’Andalousie (150 biens pour 50,7 millions d’euros) et de la Principauté des Asturies (10 biens pour 39,9 millions d’euros). Certains biens emblématiques et très coûteux ont pu être négociés par des acquéreurs prévus, à l’instar de l’ancien Atelier de l’Artillerie, situé sur une parcelle de 15 000 mètres carrés dans l’arrondissement madrilène de Chamberí ou du Centre des Émissions de Vicálvaro, toujours dans la capitale.

Source : https://elpais.com/economia/2018/01/19/actualidad/1516387669_547425.html

Un retour du service militaire très improbable en Espagne (pour le moment)

cospedal_773107_manual
La ministre espagnole de la Défense, María Dolores de Cospedal, lors d’un discours à Tolède, en 2016 (photographie : Ismael Herrero et El Correo gallego)

Toujours attentifs à ce qui se fait et se dit de ce côté-ci des Pyrénées, les médias espagnols se sont emparés des récentes déclarations du président de la République française, Emmanuel Macron, qui s’est montré décidé à rétablir une forme de service militaire dans notre pays, aussi bien pour les filles que pour les garçons. Une telle discussion est tout naturellement revenue sur le devant de la scène chez nos voisins ibériques, même si le rétablissement de l’ancien système est plus qu’improbable à l’heure actuelle. Face à la recrudescence des attentats terroristes dans toute l’Europe (et sur le sol espagnol), certains réclament davantage une sorte de formation citoyenne à l’auto-défense et à la gestion de ce type de cas critiques.

C’est en 1996 que le président du gouvernement espagnol de l’époque, José María Aznar (Parti populaire), suspend le service militaire obligatoire dans son pays. À l’instar de ce qui se passe dans la plupart des autres nations européennes, l’objectif est à la professionnalisation des forces armées, qui doivent pour ce faire subir une « cure d’amaigrissement ». Certains autres pays du continent, comme la Norvège et la Suède, sont aussi favorables à un retour sur cette abolition. Pourtant, outre-Pyrénées, tout cela semble bien brumeux. Le Parti populaire (PP) étant en situation de minorité au Congrès des députés (chambre basse des Cortes, le Parlement espagnol), il peut difficilement manœuvrer en ce sens, d’autant qu’il ne semble pas favorable à une mesure telle que celle annoncée par Emmanuel Macron. De leur côté, le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) et Podemos font preuve d’un antimilitarisme plus ou moins développé, ce qui amenuise là aussi les possibilités d’un rétablissement du service militaire ou d’une formation à la défense en Espagne.

Source : https://elpais.com/elpais/2018/01/22/opinion/1516605424_891722.html

Le processus séparatiste catalan génère toujours plus de tensions, de haine et de discriminations dans la communauté autonome

15165635175528
Des bénévoles de l’association unioniste Société civile catalane ramassent les dépliants et banderoles mis à terre par des étudiants séparatistes dans le chapiteau qu’ils ont montés à l’entrée de l’Université autonome de Barcelone (photographie : El Mundo)

L’intensification du processus séparatiste catalan au cours des derniers mois, notamment suite à l’organisation du référendum indépendantiste illégal et illégitime du 1er octobre dernier, a fait monter en flèche les actes haineux et les plaintes pour discrimination, notamment en raison des messages et décisions de plus en plus violemment hispanophobes que l’on observe chez les autorités séparatistes et bon nombre de leurs relais au sein de la société. C’est ce qui ressort des dernières analyses judiciaires de la situation, alors que l’actuel procureur en chef de Barcelone, Ana Magaldi, part à la retraite et doit être remplacée. Son successeur désigné à ce poste, Concepción Talón, a affirmé la nécessité de renforcer les services liés à la lutte contre les délits liés à la discrimination et à la xénophobie.

Ils ne sont gérés que par un seul procureur, qui s’occupe aussi d’affaires d’autres catégories. Or, entre le 1er janvier et le 30 novembre 2017, 800 plaintes de cette nature ont été déposées auprès de ces services et 150 correspondent aux dernières semaines du mois de septembre, peu avant l’organisation dudit référendum séparatiste. Les plaintes directement liées à cette problématique n’ont pas été comptabilisées mais le procureur chargé de ces potentiels délits, Miguel Ángel Aguilar, n’a jamais caché un possible lien entre les deux et doit dans tous les cas être épaulés à son poste. Les discriminations et délits présumés pour raisons idéologiques sont en effet le quatrième motif de plainte en Catalogne, derrière la xénophobie pure et simple, l’orientation sexuelle et la religion. Certaines affaires ont fait du bruit, comme l’enquête liée à l’agression de jeunes bénévoles de l’association unioniste Société civile catalane (SCC) sur le campus de Bellaterra de l’Université autonome de Barcelone (UAB).

Source : http://www.elmundo.es/cataluna/2018/01/22/5a64ec64268e3e6f7a8b4651.html

Le Royaume-Uni veut renforcer sa coopération militaire avec l’Espagne après le Brexit

DD15011A-CA38-4DAD-ABF1-303C2A1200FD-576296_561x316
Deux soldats (un Espagnol et un Britannique) défilent côte à côte avec le drapeau de leur pays respectif (photographie : ABC)

Dans la nuit du dimanche 21 au lundi 22 janvier, le navire de guerre le plus moderne de la marine britannique a accosté au niveau du quai n° 1 du port de Málaga, d’où embarquent d’habitude les croisiéristes. Cette visite de courtoisie, qui consiste en une brève escale avant une mission en mer Méditerranée, a attiré de nombreux badauds, des expatriés britanniques, des représentants d’associations de chefs d’entreprise, des policiers, des gardes civils, des diplomates, des journalistes et, bien entendu, des militaires. Le consulat du Royaume-Uni dans la ville andalouse a accueilli une cérémonie assez informelle pour souhaiter la bienvenue aux membres d’équipage du HMS Duncan.

Il faut dire que Londres et Madrid veulent préparer la sortie du Royaume-Uni hors de l’Union européenne (le Brexit) et renforcer leur coopération stratégique une fois cette échéance passée. Un éternel point d’achoppement (le statut de Gibraltar) demeure évidemment mais ni le commodore Michael Utley, ni l’ambassadeur britannique en Espagne, Simon Manley, ne sont venus parler de ce sujet. Un peu à l’instar de ce qui s’est passé lors du récent sommet qui avait lieu entre le président de la République française, Emmanuel Macron, et la première ministre britannique, Theresa May, Londres et Madrid envisagent des manœuvres conjointes, des échanges militaires, des partages de connaissance et de savoir-faire en matière de déminage, de guerre hybride ou de guerre cybernétique.

En novembre 2017, déjà, le chef d’état-major des forces armées britanniques, Stuart Peach, avait rendu visite à Madrid à son homologue espagnol, Fernando Alejandre. Notons aussi qu’en décembre, le Conseil espagnol des ministres a autorisé le rachat par l’entreprise britannique Rolls-Royce de 53,1 % de la firme espagnole Industria de Turbopropulsores (ITP). Le nouveau président de la filiale est un certain Josep Piqué, ministre espagnol des Affaires étrangères de 2000 à 2002.

Source : http://abcblogs.abc.es/tierra-mar-aire/public/post/reino-unido-busca-reforzar-su-relacion-de-defensa-con-espana-tras-el-brexit-23134.asp/

Une reprise économique espagnole très inégale en fonction du milieu social

safaribanus-39-custom-1110x740
La marina de Puerto Banús, à Marbella (Andalousie), est le symbole de l’insolence de la richesse de quelques-uns en Espagne (photographie : Gilmar Costa del Sol)

Un peu comme dans la plupart des pays occidentaux (voire des pays du monde entier), l’augmentation de la richesse en Espagne ces dernières années s’est traduite par un accroissement des inégalités sociales. C’est ce que révèle un rapport de l’association Oxfam Intermon, connue pour ses travaux dans le domaine, qui montre que l’Espagne est toujours le troisième pays le plus inégal de l’Union européenne, derrière la Roumanie et la Bulgarie et au même niveau que la Lituanie. Selon les données fournies par la fondation, 1 % de la population espagnole accapare le quart de la richesse produite dans le pays, tandis que les 10 % suivants concentrent près de 90 % de ce qui reste (environ 54 % du total). Seuls 8 % de ces richesses reviennent aux Espagnols les plus démunis.

Le revenu de ces derniers a diminué de 17 % entre 2016 et 2017, tandis qu’il s’est accru de 9 % pour les plus fortunés. Selon la revue américaine Forbes, l’année dernière, notre voisin ibérique a vu apparaître quatre nouveaux multimillionnaires, tandis que le taux de pauvreté atteint 22,3 % outre-Pyrénées (10,2 % des citoyens espagnols ont des revenus inférieurs au seuil de pauvreté). Depuis 2009, les bénéfices des entreprises espagnoles ont bondi de 200,7 % et, si la productivité des travailleurs a bien augmenté durant la période (+ 6 % depuis 2012), les salaires n’ont pas vraiment suivi la tendance (+ 0,6 %). À noter que sept salariés espagnols sur dix qui perçoivent les plus basses rémunérations sont des femmes.

Source : http://www.abc.es/sociedad/abci-recuperacion-economica-espana-premia-4-veces-mas-ricos-pobres-201801221002_noticia.html

Miguel Ángel Moratinos veut diriger l’Alliance des Civilisations

Miguel_Angel_Moratinos-04-2008
L’ancien ministre espagnol des Affaires étrangères et de la Coopération, Miguel Ángel Moratinos (photographie : Wikipedia)

Fondée en avril 2007 sur l’initiative du président du gouvernement espagnol de l’époque, José Luis Rodríguez Zapatero (Parti socialiste ouvrier espagnol), et de celui qui était alors le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdoğan, l’Alliance des Civilisations avait pour objectif initial de combattre l’idéologie du choc des civilisations et de rapprocher l’Occident du monde arabo-musulman. Son premier haut représentant était l’ancien président de la République portugaise, Jorge Sampaio, auquel a succédé le Qatari Abdulaziz Al-Nasser.

Ce poste devrait se libérer prochainement, probablement en fin d’année 2018, car l’actuel dirigeant de cette Alliance parrainée par l’Organisation des Nations unies (ONU) est déjà en poste depuis cinq ans. C’est pourquoi le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy (Parti populaire) veut promouvoir la candidature de Miguel Ángel Moratinos, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération de 2004 à 2010. La décision finale reviendra dans tous les cas à l’actuel secrétaire général de l’ONU, le Portugais António Guterres, qui a été soutenu par Madrid pour grimper les différents échelons de l’organisation.

Mariano Rajoy cherche ainsi à pallier l’absence de responsables espagnols à des postes d’importance aussi bien au sein de l’ONU que de l’Union européenne. L’ancien hiérarque socialiste Joan Clos, ministre de l’Industrie, du Tourisme et du Commerce de 2006 à 2008, ne sera bientôt plus à la tête du Programme des Nations unies pour les Établissements humains (ONU-Habitat), dont le siège est à Nairobi (Kenya). De son côté, la diplomate Ana María Menéndez a été nommée en juin 2017 en tant que conseillère principale d’António Guterres pour les questions politiques. Il s’agit certes d’une fonction importante mais très peu visible et médiatique. Miguel Ángel Moratinos a déjà tenté sa chance en 2011 auprès de l’Organisation des Nations unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) mais n’a finalement pas été élu en tant que directeur général de l’organisme.

Source : http://abcblogs.abc.es/luis-ayllon/public/post/moratinos-aspira-a-dirigir-la-alianza-de-civilizaciones-16893.asp/

Les îles Canaries, pionnières dans l’utilisation d’eau dessalée

1516475753_444638_1516475876_noticia_normal_recorte1
L’usine de dessalement de Piedra Santa, située sur le territoire de la commune de Telde (photographie : Paco Puentes et El País)

Peu de gens le savent sans doute, y compris en Espagne, mais la première usine de dessalement en Europe a été installée outre-Pyrénées, plus exactement dans les îles Canaries, sur le territoire de la commune d’Arrecife (île de Lanzarote), en 1964. Il s’agissait d’une installation de seconde main récupérée de la base militaire américaine de Guantánamo (Cuba). Depuis lors, l’archipel de l’océan Atlantique doit une grande partie de son développement et même de sa survie à l’existence de cette possibilité, dessaler de l’eau de mer. Comme le rappelait récemment à la presse José Juan González, gérant de l’entreprise d’adduction d’eau Canaragua, il serait impossible aux Canaries d’accueillir chaque année environ seize millions de touristes sans cette solution.

À Lanzarote et à Fuerteventura, la totalité de l’eau consommée en 365 jours provient du dessalement. La proportion baisse légèrement pour Grande Canarie (86 % de la consommation humaine et 50 % de l’utilisation totale) et à Tenerife, île qui dispose des plus importantes ressources hydrologiques (47 % de la consommation totale des foyers mais avec une augmentation annuelle de 16 % depuis 2000). C’est en s’inspirant de l’expérience canarienne que le reste de l’Espagne a développé un système de dessalement dans le reste du pays. En 2017, en raison de la sécheresse qui a touché le pays, plusieurs usines de dessalement tournent à plein régime, comme en Catalogne ou dans la Communauté de Valence.

Selon Baltasar Peñate, chef du département de l’eau à l’Institut technologique des Canaries, 300 usines de dessalement fonctionnent aujourd’hui dans l’archipel et seules 30 % d’entre elles sont publiques. Ce territoire est donc celui qui compte le plus d’usines de dessalement par mètre carré au monde. Se pose évidemment le problème du coût, plus élevé en moyenne que celui de l’eau du robinet, même s’il a beaucoup diminué au fil des ans, alors que le maîtrise de cette technologie s’améliorait.

Source : https://politica.elpais.com/politica/2018/01/20/actualidad/1516475753_444638.html

Le pilote automobile espagnol Carlos Sainz remporte son second Rallye Dakar

1516462335_673325_1516467055_noticia_normal_recorte1
Le pilote automobile Carlos Sainz fête sa seconde victoire sur le Rallye Dakar (photographie : Andrés Stapff, Reuters et El País)

Le weekend dernier a été faste pour le sport espagnol puisqu’après la sixième victoire consécutive du Madrilène Javier Fernández lors des championnats d’Europe de patinage artistique, le pilote automobile Carlos Sainz a remporté son deuxième Rallye Dakar, huit ans après le premier, au volant de sa Peugeot. Il a franchi la ligne d’arrivée en treizième position lors de la dernière étape, qui ralliait la ville argentine de Córdoba.

Il succède ainsi au Français Stéphane Peterhansel tandis que le podium de la compétition est complété par le Qatari Nasser al-Attiyah et le Sud-Africain Giniel de Villiers. Né à Madrid en 1962, Carlos Sainz a également remporté à deux reprises le championnat du monde des rallyes. Cette édition du Rallye Dakar passait, outre l’Argentine, par deux autres pays latino-américains : le Pérou et la Bolivie.

Source : https://elpais.com/deportes/2018/01/20/actualidad/1516462335_673325.html

« People traffickers target Spain to exploit new route into Europe »

1200px-Sasemar_BS32
Le remorqueur de la Marine espagnole Clara-Campoamor, qui sert aujourd’hui au sauvetage en haute mer (photographie : Wikipedia)

Cet article de Graham Keeley, publié le 20 janvier dernier dans le journal britannique The Times, évoque le défi migratoire de l’Espagne, qui doit faire face à d’importantes arrivées illégales de pateras, ces embarcations de fortune utilisées par des Africains pour traverser la mer Méditerranée. Ils veulent en effet arriver en Europe via l’Andalousie, la Région de Murcie et les îles Canaries, tandis que les villes autonomes de Ceuta et Melilla doivent elles aussi résoudre ce problème  : https://www.thetimes.co.uk/article/people-traffickers-target-spain-to-exploit-new-route-into-europe-hcm3k3wxd?shareToken=9a150cab327330942f4ce4d8ac700e0c