Les unionistes, plus réticents à s’exprimer en Catalogne en raison de la pression sociale ambiante

1510918962_413256_1511044185_noticia_normal_recorte1
Une manifestation séparatiste à Barcelone, le 8 novembre 2017 (photographie : Albert Garcia et El País)

Créée par Elisabeth Noelle-Neumann, l’idée de spirale du silence (qui postule qu’un individu aura toujours plus de mal à s’exprimer s’il sait que ses idées sont minoritaires dans son environnement social ou peu représentées dans les médias dominants) semble coller parfaitement à l’actuelle ambiance catalane. Un sondage de l’institut Gesop commandé par le journal catalan El Periódico et réalisé à partir de dix mille entrevues montre ainsi que les unionistes de Catalogne sont plus réticents à s’exprimer concernant l’indépendantisme. 49 % des personnes interrogées dont l’opinion est défavorable au séparatisme affirment ainsi se sentir mal à l’aise dès lors qu’il s’agit de donner leur avis à ce sujet. Les indépendantistes, de leur côté, ne sont dans le même cas que pour 18 % d’entre eux.

En 2015, une étude du Centre des Études sociologiques (CIS) établissait le fait que les unionistes parlaient moins de politique dans leur entourage que les indépendantistes. C’est ainsi que 24 % des unionistes n’avaient à l’époque jamais parlé du défi sécessionniste chez eux et 35 % n’en avaient jamais touché un mot à leurs collègues. Les enquêtes du Centre des Études d’Opinion (CEO, équivalent du CIS en Catalogne) ont aussi depuis longtemps confirmé que les unionistes et les électeurs de partis comme Citoyens (C’s) ou le Parti populaire (PP) évoquent moins facilement leur choix idéologique auprès des sondeurs et ont même tendance à le dissimuler. C’est aussi ce qui explique que les sondages du CEO concèdent une avance si considérable (et faussée) aux séparatistes.

Source : https://politica.elpais.com/politica/2017/11/17/ratio/1510918962_413256.html

Mort de José María Romero de Tejada, procureur général de Catalogne

1511767188_070624_1511768029_noticia_normal_recorte1
Le procureur général de l’État en Catalogne, José María Romero de Tejada, à Barcelone, en 2014 (photographie : Samuel Sánchez et El País)

Les magistrats et autres responsables judiciaires chargés du traitement de la délicate affaire séparatiste catalane ont décidément bien peu de chance ces derniers jours. Après le décès du procureur général de l’État espagnol, José Manuel Maza, à Buenos Aires il y a plus d’une semaine, c’est en effet au tour du procureur général de Catalogne, José María de Tejada, de disparaître. Il est en effet décédé ce lundi 27 novembre, à l’âge de 69 ans, des suites d’une grave pneumonie renforcée par d’autres problèmes de santé. C’est peu de temps après avoir assisté aux funérailles de son ancien collègue que Romero de Tejada s’est senti mal, alors qu’il était à Madrid. Il a été rapatrié à Barcelone et admis à l’hôpital du Pilier, où il a trouvé la mort. D’après ses proches, l’ancien procureur général de Catalogne avait déjà connu de tels épisodes de pneumonie et ses défenses immunitaires en avaient subi le contrecoup.

C’est son adjoint, Francisco Bañeres, qui assurera l’intérim, le temps qu’un remplaçant soit formellement nommé. Membre de l’Association des Procureurs, José María Romero de Tejada était connu pour ses positions conservatrices et a été nommé à son dernier poste en juillet 2013 par le procureur général de l’État de l’époque, Eduardo Torres-Dulce. C’est Romero de Tejada qui a porté plainte en 2014 contre le président de la Généralité de Catalogne de l’époque, Artur Mas, et deux anciens conseillers régionaux, Irene Rigau et Joana Ortega, suite à l’organisation de la consultation séparatiste illégale du 9 novembre de cette année-là. Il a également agi contre le gouvernement régional (Govern) indépendantiste de Carles Puigdemont.

Source : https://politica.elpais.com/politica/2017/11/27/actualidad/1511767188_070624.html

L’origine des « Espagnols » est-elle à chercher du côté de Murcie ?

la_bastida
Le site archéologique de La Bastide, situé sur le territoire de la commune de Totana, dans la Région de Murcie (photographie : La Crónica del Pajarito)

Les deux sites archéologiques de La Bastide, situé sur le territoire de la commune de Totana, et de l’Almoloya, situé sur le territoire de la commune de Pliego, dans la Région de Murcie, pourraient livrer des secrets fondamentaux sur l’origine génétique des Espagnols. Des généticiens travaillent en effet sur place, soutenus dans leur labeur par des chercheurs de l’université autonome de Barcelone. Cette équipe étudie à l’heure actuelle des traces ADN qu’elle a retrouvées dans ces deux sites marqués par la culture d’El Argar. Cette civilisation s’est développée en péninsule Ibérique, plus précisément dans le Sud-Est de l’actuelle Espagne, durant l’âge du bronze, entre la fin du IIIe et le début du IIe millénaire avant Jésus-Christ. Elle tire son nom du site d’El Argar, situé sur le territoire de la commune d’Antas, dans la province d’Almería (Andalousie).

Les hommes qui ont vécu sur les deux sites archéologiques susnommés provenaient probablement du Sud de l’actuelle Russie mais ont par la suite subi des mutations génétiques et sociales importantes – ils accordaient par exemple une place prééminente aux femmes dans leur société. Surnommé « la Troie de l’Occident », le site de La Bastide, à Totana, est le plus important lieu où se trouvent des restes de la culture d’El Argar. Les premiers habitants de l’actuelle Espagne pourraient donc être ces hommes, même si, pour le moment, les spécialistes ne peuvent émettre que des hypothèses à ce sujet.

Source : http://lacronicadelpajarito.com/cultura/investigadores-creen-que-origen-genetico-espanoles-podria-estar-dos-yacimientos-murcia

L’Espagne est l’un des pays européens où les pensions de retraite sont les plus généreuses

imagen-sin-titulo
Un groupe de retraités espagnols dans un parc public (photographie : EFE et El Confidencial)

L’année 2017 est marquée par un nouvel accroissement relatif des pensions de retraite en Espagne et notre voisin pyrénéen est d’ailleurs le deuxième pays de l’Union européenne le plus généreux en la matière, selon une étude réalisée par la Commission européenne et baptisée Ageing report. Ce classement établit en effet un rapport entre le montant de la pension de retraite moyenne et le montant du salaire moyen – et montre au passage que le déficit de la Sécurité sociale espagnole, qui organise le système de retraites par répartition, est en partie dû à cette générosité qui honore notre voisin ibérique. Ces données ont été dévoilées en avant-première par le directeur général de l’Organisation de la Sécurité sociale espagnole, Miguel Ángel García Díaz.

Cette générosité devrait cependant, de l’aveu même du gouvernement conservateur de Mariano Rajoy (Parti populaire), décroître au fil des décennies à venir, puisque le taux de substitution (qui calcule le rapport entre pension moyenne et salaire moyen) devrait passer de 60 % à l’heure actuelle à 50 % en 2060. Il s’agit de l’une des conséquences des réformes du système des retraites lancées par Madrid en 2013. En 2017, l’Espagne dépense l’équivalent de 11,9 % de son produit intérieur brut (soit 5,3 % de plus qu’en 2016) dans son système de retraites.

Source : https://www.elconfidencial.com/economia/2017-11-17/pensiones-generosas-espana-segundo-puesto-tasa-sustitucion_1479153/?utm_source=facebook&utm_medium=social&utm_campaign=BotoneraWeb

Les Espagnols désirent-ils massivement une solution fédérale pour leur pays ?

banderas_independencia-kpaC--620x349@abc
Deux jeunes hommes se promènent dans les rues de Gérone (Catalogne) avec un drapeau indépendantiste catalan sur leur dos (photographie : Inés Baucells et ABC)

La crise séparatiste catalane, qui s’est accentuée ces derniers mois, a été l’occasion pour les différents partis politiques espagnols d’ampleur nationale de proposer leurs solutions afin de résoudre une fois pour toutes le problème des nationalismes périphériques. À gauche de l’échiquier politique, notamment, le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) se montre favorable à une réforme de la Constitution de 1978 dans un sens fédéraliste tandis que Podemos est ouvert à l’organisation de référendums d’autodétermination avalisés par l’État central. Le Congrès des députés (chambre basse des Cortes, Parlement espagnol) a mis en place, avec la bénédiction du Parti populaire (PP), du PSOE et de Citoyens (C’s), une commission chargée d’analyser et de réformer le modèle de l’Espagne des communautés autonomes. Mais que veulent vraiment les Espagnols pour leur pays ? À quelle proposition sont-ils réellement favorables ?

Même si la question ne saurait être clôturée aussi rapidement, le dernier baromètre du Centre des Recherches sociologiques (CIS), réalisé début octobre 2017, donne de bonnes indications sur l’opinion la plus répandue parmi les citoyens espagnols. En premier lieu, il est frappant de constater qu’en dépit de son omniprésence dans les médias et le monde politique, le problème territorial n’est pas la première des préoccupations des Espagnols. D’ailleurs, seuls 3 % des Espagnols interrogés se disent nationalistes. Pour 34,9 % d’entre eux, le premier problème du pays est son taux de chômage ; 23 % sont préoccupés par la situation économique en général ; 10,2 % par la corruption ; 6,9 % par l’instruction publique ; 1 % par le sort des travailleurs indépendants ; 1 % par la crise des valeurs… et 0,4 % par les nationalistes catalans ou basques.

Même en Catalogne, les sondages réalisés par la Généralité démontrent que seule une minorité de citoyens est favorable à l’indépendance. Et qu’en est-il de la réforme de la Constitution ? Toujours selon le CIS, quatre Espagnols sur dix sont favorables au maintien du statu quo (le modèle des autonomies). Les 60 % restants sont certes partisans de changements… mais 30 % aimeraient revenir à un État centralisé ou, au moins, parvenir à une recentralisation de certaines compétences. Seuls 13 % sont d’accord pour donner plus de pouvoir aux exécutifs régionaux et 10 % veulent bien reconnaître le droit à l’autodétermination des communautés autonomes. Le CIS montre également que les gouvernements régionaux eux-mêmes sont plus préoccupés par la réforme du système de financement des régions que par des questions philosophico-politiques telles que le droit à l’autodétermination.

Source : http://www.abc.es/espana/abci-falsos-mitos-estado-plurinacional-201711180200_noticia.html#ns_campaign=rrss-inducido&ns_mchannel=abc-es&ns_source=fb&ns_linkname=noticia.foto&ns_fee=0

Le parti Citoyens connaît un grand essor ces derniers mois

albert-rivera-bertin
Le président du parti Citoyens, Albert Rivera, lors d’une émission de télévision (photographie : El Economista)

Porté par le défi séparatiste catalan et l’intensification du débat autour du modèle territorial espagnol, le parti centriste et libéral Citoyens (Ciudadanos, en espagnol) connaît ces derniers mois un véritable essor. Ce sont en premier lieu les enquêtes d’opinion qui le placent désormais en troisième position en cas de nouvelles élections générales – certains instituts, comme SocioMétrica, allant jusqu’à lui accorder 20,6 % des suffrages exprimés et 70 sièges au Congrès des députés (chambre basse des Cortes, le Parlement espagnol). Il faut dire que dans le grand mouvement de nombreux électeurs espagnols vers des positions plus fermes concernant le traitement de l’indépendantisme catalan, la formation dirigée par Albert Rivera apparaît comme la plus cohérente et la plus intraitable. Fondé en 2006 à Barcelone sous le nom de Ciutadans de Catalunya, ce parti a en effet toujours fait de l’anti-sécessionnisme l’un de ses chevaux de bataille.

Aux élections générales de décembre 2015, le parti remporte 40 députés mais il chute à 32 sièges lors du scrutin anticipé de juin 2016. D’aucuns pensent que l’heure d’Albert Rivera et des siens est enfin arrivée, même s’il faut évidemment se méfier des sondages électoraux. Quoi qu’il en soit, c’est aussi le nombre d’adhérents du parti qui augmente grandement depuis le mois de septembre : 18 %, soit 22 000 membres en tout et pour tout. Selon le Secrétariat à l’Organisation de la formation, c’est en Catalogne que le nombre d’adhérents a le plus augmenté durant la même période (+32 %). La Communauté de Madrid, l’Andalousie et la Catalogne sont certes les communautés autonomes où Citoyens séduit le plus, mais elles sont désormais rejointes par la Région de Murcie, les îles Canaries et les îles Baléares.

Source : http://www.eleconomista.es/politica-eleconomista/noticias/8770607/11/17/Ciudadanos-aumenta-un-18-sus-afiliados-desde-septiembre-y-registra-la-mayor-subida-en-Cataluna-un-32.html

À la poursuite des clichés sur l’économie espagnole : la question de l’absentéisme

BBVA_OpenSpace_Mission-1224x768
Des bureaux de la banque espagnole BBVA (photographie : BBVA)

Parmi les clichés que l’on retrouve souvent sur l’économie espagnole (y compris outre-Pyrénées) figure en bonne place celui de l’absentéisme. Les travailleurs espagnols seraient ainsi moins assidus à leur poste de travail que ceux des autres pays européens, notamment plus au Nord. Pourtant, cette idée reçue ne résiste pas à l’analyse, ainsi que le démontre une étude réalisée par le cabinet de consultants Ayming et intitulée « Neuvième baromètre européen de l’absentéisme et de l’engagement ». Ce comparatif a été mené à bien à partir de données collectées en Allemagne, en Belgique, en Espagne, en France, en Italie, aux Pays-Bas, au Portugal et au Royaume-Uni. Les résultats de cette étude montrent que les Espagnols ont une assiduité moyenne de 79 % à leur poste de travail, contre 72 % pour le reste des nations analysées.

La crise économique et financière de 2008 a largement influencé le comportement des Espagnols au travail car, avec l’augmentation rapide du chômage outre-Pyrénées, les travailleurs ibériques se sont montrés de plus en plus assidus, de peur de perdre leur emploi. De fait, avec la reprise économique, le taux d’absentéisme a connu un nouvel accroissement chez nos voisins pyrénéens. Ayming assure en tout cas que, selon les résultats obtenus, les Espagnols sont globalement très satisfaits de leur travail.

Source : https://cronicaglobal.elespanol.com/vida/absentismo-laboral-espana_100487_102.html

Le réseau de transport urbain de Madrid et Barcelone, parmi les meilleurs au monde

foto14
Une rame du métro de Madrid en station Moncloa (photographie : Métro de Madrid)

Selon l’édition 2017 de l’Index des Villes durables en Matière de Mobilité, les cités de Madrid et Barcelone se situent respectivement à la vingt-troisième et la vingtième place d’un classement dominé par Hong Kong, Zurich et Paris. Il faut dire que le prix des transports en commun est moins cher dans les deux villes espagnoles que dans d’autres métropoles européennes, comme Londres ou Amsterdam, surtout si l’on tient compte de l’extension du réseau de métro ou d’autobus. Les deux entreprises municipales qui gèrent les transports collectifs ont également veillé à moderniser leurs systèmes avec la mise en place de fonctionnalités numériques et à se rendre accessibles à tous avec des abonnements gratuits pour les plus démunis.

Par ailleurs, aussi bien le réseau de Madrid que celui de Barcelone parient sur le renouvellement de leurs véhicules et sur l’énergie électrique pour le déplacement de leurs administrés. Le seul véritable point faible des deux villes est le manque d’amplitude horaire de leur métro ou de leurs autobus, en comparaison d’une capitale comme Londres. Par ailleurs, à Barcelone, les habitants utilisent davantage le vélo ou se déplacent plus à pied que Madrid, qui est une ville plus tournée vers la voiture et les véhicules à roues.

Source : http://www.eleconomista.es/transportes/noticias/8750556/11/17/El-transporte-urbano-en-Barcelona-y-Madrid-entre-los-mejores-del-mundo.html

Les salaires les plus modestes sont ceux qui ont le plus souffert durant la crise espagnole

España-Euro
Une série de pièces en euro espagnoles frappées en 1999 (photographie : El Cedazo)

Suite à la crise économique et financière de 2008, qui a particulièrement touché l’Espagne, la reprise salariale n’a pas touché de manière égale toutes les fiches de paye. De fait, ce sont les plus fragiles de nos voisins qui ont le plus souffert pendant six ans qui ont aussi le moins remarqué la reprise en cours depuis 2013-2014, à savoir ceux qui touchaient déjà le moins, ceux qui ont signé de nouveaux contrats de travail et les jeunes. Par ailleurs, c’est au cours de l’année 2016, qui a pourtant été marquée par une croissance économique supérieure à 3 %, que le salaire mensuel moyen a baissé pour la première fois outre-Pyrénées depuis dix ans : il a en effet perdu 0,8 % par rapport à 2015, avec 1 878,10 euros.

Selon l’Enquête de Population active (EPA), 40 % de la population active espagnole a touché en moyenne de 1 229,30 à 2 137,50 euros par mois l’année dernière. Environ 30 % des salariés espagnols ont touché moins de 1 229,30 euros et les 30 % restants ont été payés plus de 2 137,50 euros par mois en 2016. L’Espagne est de fait caractérisée par une grande inégalité salariale et les jeunes (notamment ceux qui ont moins de 25 ans) sont ceux qui touchent en moyenne le plus faible salaire mensuel. Les disparités sont aussi considérables entre communautés autonomes et la reprise économique n’est pas encore arrivée pour tous les foyers et travailleurs, loin de là.

Source : http://www.abc.es/economia/abci-deterioro-salarial-ceba-menos-cobraban-antes-crisis-y-nuevos-contratos-201711160946_noticia.html

Le Centre supérieur des Recherches scientifiques est désormais dirigé par sa première femme présidente

1510778530_769795_1510780291_noticia_normal_recorte1
La scientifique espagnole Rosa Menéndez, future présidente du Centre supérieur des Recherches scientifiques (photographie : CSIC et El País)

Née à Cudillero, dans l’actuelle Principauté des Asturies, en 1956, Rosa Menéndez López a été choisie le 17 novembre dernier comme la remplaçante de l’ancien président du Centre supérieur des Recherches scientifiques (CSIC), principal organisme public de la recherche en Espagne. Elle occupe ainsi le poste d’Emilio Lora-Tamayo à la tête d’un institut qui emploie 13 000 chercheurs, dont 35,7 % de femmes. Vice-présidente de la Recherche scientifique et technique au CSIC de mai 2008 à février 2009, ancienne directrice de l’Institut national du Charbon (INCAR) de 2003 à 2008, Rosa Menéndez a étudié la chimie avant d’obtenir son doctorat en 1986. Elle est aujourd’hui membre du Conseil directeur de l’Agence d’État pour la Recherche, de la Commission nationale de l’Évaluation de l’Activité des Chercheurs et du Comité scientifique de Conseil de la Principauté des Asturies. Elle remplit aussi le rôle de déléguée institutionnelle du CSIC dans les Asturies.

Spécialisée dans l’étude des matériaux et de l’énergie, elle a notamment analysé les possibles reconversions du charbon et des dérivés du pétrole. Elle a aussi lancé des recherches concernant le graphène et son utilisation dans la biomédecine et le stockage de l’énergie. Auteur de plus de deux cents articles publiés dans diverses revues, elle a également écrit deux livres de vulgarisation et dirigé dix-huit thèses de doctorat. Elle a enfin déposé neuf brevets.

Source : https://elpais.com/elpais/2017/11/15/ciencia/1510778530_769795.html