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Le conseiller régional catalan aux Affaires extérieures, aux Relations institutionnelles et à la Transparence, Raül Romeva (photographie : ABC)

Parmi les mesures prioritaires que le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy (Parti populaire) veut mettre en place dans le cadre de l’application de l’article 155 de la Constitution à l’égard de la Catalogne, la reprise en main de tout le réseau diplomatique parallèle mise en place ces dernières années par la Généralité est probablement l’une des plus importantes. L’État central espagnol s’intéresse notamment aux quinze « délégations » de la communauté autonome, véritables ambassades qui ne disent pas leur nom et qui ont été créées pour être au service exclusif des séparatistes. L’objectif officiel de l’actuel conseiller régional catalan aux Affaires extérieures, aux Relations institutionnelles et à la Transparence, Raül Romeva, a toujours été d' »expliquer » le processus indépendantiste aux pays étrangers (et il semble plutôt avoir échoué à les convaincre du bien-fondé d’une telle course vers l’abîme).

Au moment de sa prise de fonction, Romeva n’a pas prêté attention au recours que le gouvernement central a déposé devant la Cour constitutionnelle, car Rajoy estimait alors que la création d’un poste de conseiller aux Affaires étrangères était inconstitutionnel. L’on sait depuis longtemps que les lois qui déplaisent à la Généralité peuvent être respectées de manière purement optionnelles en Catalogne… La vice-présidente du gouvernement, ministre de la Présidence et des Administrations territoriales, Soraya Sáenz de Santamaría, a confirmé que ces ambassades en Europe et aux États-Unis d’Amérique étaient des cibles privilégiées du gouvernement de Madrid. La plus puissante de ces délégations est bien entendu celle dirigée par Amadeu Altafaj, qui est située à Bruxelles et s’occupe des rapports avec l’Union européenne. L’on en trouve également une à Paris, une à Londres (qui concerne aussi la République d’Irlande), une en Allemagne, une pour les États-Unis, le Canada et le Mexique, une en Autriche, une au Portugal, une en Italie, une en Croatie, une en Pologne, une au Danemark, une au Maroc, une au Vatican et une dernière qui gère les relations avec les institutions internationales sises à Paris, Genève, Strasbourg et Vienne. L’organisme autonome chargé de leur gestion, Diplocat, est dirigé par Maria Badia et dispose d’un budget annuel de 2,3 millions d’euros.

Source : http://www.abc.es/espana/abci-rajoy-actuara-sobre-15-embajadas-politicas-romeva-201710232049_noticia.html

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