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Une vue de la commune aragonaise de Torralba de Ribota, dominée par l’église Saint-Félix-Martyr, de style mudéjar (photographie : Twitter) 

La petite commune de Torralba de Ribota, située dans la province de Saragosse (Aragon), abrite à peine 188 habitants et fait partie de cette vaste frange de l’Espagne centrale en voie de dépeuplement, qui comprend des zones rurales d’Aragon, de La Rioja, de Castille-et-León, de Castille-La Manche, d’Estrémadure, de Navarre ou encore d’une partie de la Catalogne occidentale et du Nord de la Communauté de Valence. C’est dans ce modeste village que se sont installés deux artistes afin de combattre ce phénomène qui tue à petit feu une partie de la campagne de notre voisin pyrénéen : Lucía Camón, actrice et poétesse, et Alfonso Kint, réalisateur, scénariste, producteur et dessinateur. Ce couple venait d’avoir son premier enfant lorsqu’il a décidé de quitter Madrid pour s’installer dans cette localité de la province de Saragosse, où se situait l’héritage de Lucía. L’on était alors en 2012, la crise économique battait toujours son plein dans le pays, la capitale était le lieu de toutes les transformations politiques et sociales d’Espagne et le couple voulait un peu de tranquillité pour élever son enfant. Le prix de l’immobilier était aussi bien plus faible sur place, ce qui a poussé le couple à emménager à Torralba de Ribota.

C’est là qu’ils ont créé la fondation Pueblos en Arte (« Villages en Art »), destinée à amener l’art (et notamment la peinture) dans les communes les plus modestes d’Espagne afin de lutter contre le dépeuplement des zones rurales. Petit à petit, leur initiative a séduit d’autres artistes qui sont venus grossir leurs rangs, comme la comédienne et professeur de théâtre Ana Bettschen, qui a quitté le quartier branché de Malasaña, à Madrid, pour venir rejoindre Lucía et Alfonso en Aragon. L’objectif de ces artistes est aussi de faire connaître leur discipline aux plus jeunes, notamment en attirant des collégiens venus des communes environnantes – comme la capitale de la comarque, Calatayud. D’autres communes des alentours ont décidé de reprendre le concept, comme Valtorres (114 habitants).

Source : http://www.elmundo.es/sociedad/2017/10/07/59ce66f946163f546c8b4594.html

2 réflexions sur “Deux artistes cherchent à combattre le dépeuplement de l’Espagne rurale

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