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Une image inquiétante de l’ancien village de Santa Marta, situé dans la province de Lugo, en Galice, et jadis englouti par le lac de retenue de Belesar (photographie : Eliseo Trigo, EFE et El País)

Voici des mois que la sécheresse touche notre voisin pyrénéen, notamment dans le Nord du pays. Des camions-citernes doivent apporter de l’eau dans certaines communes de Galice tandis que les usines de dessalement tournent à plein régime dans la Région de Murcie, que les eaux du Tage ne peuvent plus être déviées vers d’autres destinations, que le gouvernement de Mariano Rajoy (Parti populaire) a mis en place des campagnes de sensibilisation pour économiser l' »or bleu », etc. L’État espagnol a officiellement déclaré en état de sécheresse prolongée trois bassins hydrographiques : celui du Júcar, celui du Segura et celui du Douro. En cause, bien évidemment, des pluies plus faibles cette année puisque, selon les données fournies par l’Agence espagnole de Météorologie (AEMET), l’année hydrologique s’est achevée chez notre voisin ibérique avec 551 litres de précipitations par mètre carré en moyenne pour toute l’Espagne, soit 15 % de moins que la moyenne des années 1981-2010. Si l’on ne prend en compte que l’Espagne péninsulaire (ce qui exclut donc les îles Baléares, les îles Canaries, Ceuta et Melilla), ce déficit atteint même 18 %.

Mais cette période de précipitations plus faibles dure depuis 2014 et c’est là que se pose le véritable problème. En moyenne, les lacs de retenue du pays en sont à 38,9 % de leur capacité totale, soit le niveau le plus bas jamais enregistré depuis 2006. Cette catastrophe naturelle suppose de graves dégâts dans l’agriculture nationale. Ainsi, selon Agroseguro, système espagnol des assurances agricoles, 53 000 sinistres ont été déclarés dans les champs du pays en raison du manque d’eau, ce qui coûtera probablement sur toute l’année 2017 près de 208 millions d’euros d’indemnisations. La Castille-et-León et la Castille-La Manche sont les deux communautés autonomes les plus affectées par ce problème. Ce manque d’eau dans les barrages a aussi entraîné un effondrement de la production d’électricité d’origine hydraulique – 52 % de moins depuis le début de l’année par rapport à la même période de l’année 2016. Or, comme l’énergie qui n’est pas produite par la force de l’eau l’est grâce à des énergies fossiles (surtout le gaz et le charbon), l’émission de dioxyde de carbone a fortement augmenté cette année en Espagne.

Source : https://politica.elpais.com/politica/2017/10/05/actualidad/1507198653_437781.html

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4 réflexions sur “La sécheresse n’en finit pas de faire des ravages en Espagne

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