La saignée entrepreneuriale continue en Catalogne

Retrat_oficial_del_Vicepresident_Oriol_Junqueras_(cropped)
L’actuel vice-président de la Généralité de Catalogne et conseiller régional catalan à l’Économie et aux Finances, Oriol Junqueras (photographie : Généralité de Catalogne)

Le premier semestre a continué d’être plutôt mauvais pour la Catalogne d’un point de vue entrepreneurial et le processus séparatiste fait toujours fuir de nombreux chefs d’entreprise et investisseurs loin de la région. C’est ainsi que, selon un rapport publié par l’agence espagnole de notation Axesor, la Catalogne est la communauté autonome espagnole qui a perdu le plus de firmes privées durant la période : 337 se sont certes installées sur place mais 405 en sont parties, soit un « déficit » net de 68 compagnies. Au contraire, la Communauté de Madrid a certes perdu 649 entreprises au premier semestre 2017 mais en a gagné dans le même temps 789, soit un solde favorable de 140 firmes – le meilleur de tout le pays.

Suivent, loin derrière, les îles Baléares (+ 36 entreprises), la Région de Murcie (+ 18) et la Galice (+ 7). Parmi les autres communautés autonomes déficitaires, l’on retiendra l’Andalousie (- 60 entreprises), les Asturies (- 36), le Pays basque (- 27) ou les îles Canaries (- 17). La Communauté de Madrid reste aussi la principale autonomie espagnole pour le chiffre d’affaires total de ces compagnies, puisqu’elle a enregistré 292 millions d’euros supplémentaires sur ce front au cours du premier semestre 2016 grâce à l’apport des nouveaux venus.

Source : https://okdiario.com/economia/empresas/2017/08/25/fuga-empresas-cataluna-continua-mas-400-companias-mudaron-primer-semestre-1267464

L’État espagnol va se charger des autoroutes gravement déficitaires du pays

ap36_autopista
Une vue de l’autoroute payante AP36 entre Ocaña et La Roda, qui est l’une des infrastructures concernées par ce plan (photographie : Albacete-Cuenca)

C’est le 25 août dernier qu’est paru au Bulletin officiel de l’État la convention par laquelle l’État espagnol, par le biais du Ministère de l’Équipement, prend directement en charge un certain nombre d’autoroutes nationales payantes gravement déficitairesvia la société publique Seittsa (Société d’État des Infrastructures de Transport terrestre). Le ministre Íñigo de la Serna tente ainsi de régler une bonne fois pour toutes le problème de ces autoroutes en faillite qui ont été construites au plus fort de l’essor immobilier de l’Espagne, dans les années 2000, mais qui n’ont jamais été réellement utilisées par les automobilistes (ou en tout cas pas autant que l’espéraient leurs constructeurs) et dont le sort doit désormais être scellé.

Il s’agit des autoroutes radiales 2, 3, 4 et 5 de Madrid, dont le rendement n’est pas satisfaisant et qui n’ont pas permis de décongestionner la capitale ; de l’autoroute M-12, qui permet de relier Madrid à l’aéroport ; de l’AP-41 entre la capitale et Tolède (Castille-La Manche) ; de l’AP36, entre Ocaña, dans la province de Tolède, et La Roda, dans la province d’Albacete (Castille-La Manche) ; de l’A70, qui sert de périphérique à Alicante (Communauté de Valence) ; et du tronçon de l’A7 entre Carthagène et Vera (Région de Murcie).

Le coût de ce « sauvetage » des autoroutes en faillite est estimé à 5 milliards d’euros et c’est à partir du 1er janvier prochain que l’État se chargera de gérer de telles infrastructures – sauf dans le cas de l’autoroute entre Madrid et Tolède, qui commencera à être exploitée en avril. L’objectif est ensuite de les revendre à des concessionnaires privés, au plus tard le 31 décembre 2018. Le gouvernement espère retirer de l’opération un bénéfice minimal de 34 milliards d’euros approximativement.

Source : https://cincodias.elpais.com/cincodias/2017/08/25/companias/1503652158_827746.html

Le jeu vidéo espagnol « Numantia » sortira bientôt

numantia1-kN0B--620x349@abc
Une image du jeu vidéo Numantia, développé par une entreprise espagnole (photographie : ABC)

La firme madrilène RECOtechnology, à laquelle l’on doit plusieurs jeux vidéo qui prennent le Japon pour toile de fond, s’est inspirée de l’histoire espagnole pour sa nouvelle production, baptisée Numantia. C’est à l’automne que cette réalisation, soutenue par la chaîne américaine History, devrait être disponible dans le commerce. L’histoire de ce jeu vidéo se déroule entre 154 et 133 avant Jésus-Christ, alors que les Ibères tentent de résister à l’invasion de la République romaine, d’abord incarnée par le consul Quintus Fulvius Nobilior, qui tente de prendre (en vain) la ville de Numance. C’est finalement Publius Cornelius Scipio qui parvient, au terme d’un siège sanglant, à envahir la cité.

Le jeu Numantia, dont le développement a duré deux ans, en est à ses ultimes retouches. Il sera lancé dans cinq langues et quatre-vingts pays différents sur PlayStation 4, ordinateur et Xbox One. La rigueur historique est en tout cas de mise pour ce jeu vidéo qui a voulu reproduire non seulement les personnages, lieux, costumes et armes de l’époque, sans parler des événements, mais également les conditions météorologiques qui ont marqué la période.

Source : http://www.abc.es/cultura/abci-numantia-historia-militar-llega-videojuegos-espanoles-201708240255_noticia.html

Le doyen de l’humanité est espagnol

longevo-extremadura-kfj--620x349@abc
Francisco Núñez Olivera, nouvel homme le plus âgé du monde (photographie : EFE et ABC)

Alors qu’il lui reste un peu plus de quatre mois pour atteindre les 113 ans, l’Espagnol Francisco Núñez Olivera, né à Bienvenida, dans la province de Badajoz (Estrémadure), le 13 décembre 1904, est devenu l’homme le plus âgé du monde après la mort de l’Israélien Yisrael Kristal. Il a mené une vie tranquille et saine d’agriculteur dans sa région natale et il est ainsi devenu la célébrité de sa modeste commune d’un peu plus de 2 000 habitants. Il vit toujours avec sa fille, María Antonia, qui a déjà fêté ses 81 ans, et évoque souvent les souvenirs de son service militaire, qu’il a effectué à Ceuta.

Opéré des reins à 90 ans et de la cataracte à 98 ans, le nouveau doyen (masculin) de l’humanité a participé à la guerre du Rif (1921-1926) et à la guerre civile espagnole (1936-1939). Son régime alimentaire est évidemment souvent avancé pour expliquer son incroyable longévité car, en dehors d’un verre de vin, Francisco Núñez Olivera a consommé pour l’essentiel des fruits et légumes tout au long de sa vie.

Source : http://www.abc.es/sociedad/abci-nuevo-hombre-mas-longevo-mundo-extremeno-201708241219_noticia.html

Les trois films espagnols présélectionnés pour les Oscars

ultimos_reference
Une image tirée du film 1898. Los últimos de Filipinas (photographie : Fotogramas)

C’est ce jeudi 17 août que la présidente de l’Académie espagnole des Arts et des Sciences cinématographiques d’Espagne (AACCE), Yvonne Blake, le directeur général de l’institution, Joan Álvarez et son notaire, Eva Sanz del Real, ont annoncé les trois films présélectionnés dont l’un tentera de représenter l’Espagne lors de la 90e édition des Oscars, en 2018. Il s’agit du long métrage historique 1898. Los últimos de Filipinas, de Salvador Calvo, de la comédie Abracadabra, de Pablo Berger et de la comédie dramatique Été 93 (Verano 1993), de Carla Simón.

Le premier d’entre eux, qui a remporté le Goya aux meilleurs costumes cette année, relate la résistance héroïque d’une garnison espagnole de la ville côtière de Baler, aux Philippines, face aux troupes américaines, à la fin du XIXe siècle. Le deuxième évoque un couple, joué par Maribel Verdú et Antonio de la Torre, qui vit dans la routine jusqu’à ce que le mari, prénommé Carlos, subisse une séance d’hypnose. Le troisième, enfin, est un long métrage semi-autobiographique qui narre la mort de la réalisatrice et les événements qui y sont liés.

Source : https://www.elimparcial.es/noticia/180588/cultura/los-tres-filmes-elegidos-por-la-academia-de-cine-para-la-90-edicion-de-los-oscar.html

Estepona, capitale espagnole du mur peint

estepona1-k3aE--620x349@abc
L’un des murs peints de la ville d’Estepona, dans la province de Málaga, en Andalousie (photographie : ABC)

C’est le 24 juillet dernier que la commune d’Estepona, située dans la province de Málaga (Andalousie), a accueilli le Premier Concours international de Murs peints, qui a donné l’occasion à différents artistes de réaliser dix immenses peintures murales sur des façades de la municipalité. C’est une œuvre de Zosen et Mina Hamada qui a remporté le premier prix (10 000 euros), tandis qu’Efrén Calderón est arrivé deuxième et a donc empoché la somme de 5 000 euros. Ces dix œuvres ont été exécutées simultanément et permettent à Estepona de s’afficher comme l’une des communes espagnoles les plus marquées par cet art urbain avec environ 50 peintures murales au total.

La manifestation a bénéficié du soutien du maire, José María García Urbano (Parti populaire), qui a souligné la collaboration entre artistes, touristes et habitants dans la réalisation de ces gigantesques fresques murales. En 2012, la municipalité avait déjà mis en place une Route des Peintures murales (Ruta de murales) afin de mettre en valeur cette forme particulière d’art. Même des détenus du centre pénitentiaire d’Alhaurín de la Torre, dans la même province de Málaga, s’y sont mis.

Source : http://www.abc.es/viajar/abci-ciudad-espanola-convertido-fachadas-obras-arte-201707242140_noticia.html

L’armée libanaise rend hommage à l’Espagne dans sa guerre contre l’État islamique

IMG-20170820-WA0002-199692_561x316
Le drapeau libanais (à gauche) et le drapeau espagnol côte-à-côte dans le désert (photographie : Esteban Villarejo et ABC)

Ce samedi 19 août, l’armée libanaise a annoncé qu’elle menait une vaste offensive militaire contre l’État islamique dans le Nord-Est du pays, à la frontière avec la Syrie, et qu’elle avait d’ores et déjà repris 30 kilomètres carrés à Daesh dans les montagnes désertiques de Ras Baalbek et Qaa. Il s’agit en effet d’une portion du territoire dont l’État islamique s’était rendu maître à partir de 2014, dans le cadre de sa conquête de la Syrie et de l’Irak.

En pleine reculade, Daesh a dû subir un autre affront puisque l’organisation a revendiqué les attentats qui ont touché Barcelone et Cambrils le 17 août dernier. Or, une fois la zone récupérée par l’armée libanaise, cette dernière y a hissé le drapeau national mais aussi le drapeau espagnol, dans un hommage explicite aux victimes des derniers attentats outre-Pyrénées. Un beau geste qui a aussitôt fait le tour du monde, notamment en Espagne, où même le ministre de l’Intérieur, Juan Ignacio Zoido, a chaleureusement remercié les autorités civiles et militaires du Liban.

Sources : http://abcblogs.abc.es/tierra-mar-aire/public/post/bandera-libanes-daesh-22134.asp/ et http://www.lavanguardia.com/internacional/20170820/43697366128/el-ejercito-libanes-ondea-una-bandera-espanola.html

La sécheresse, autre grande préoccupation de l’Espagne en cette fin de mois d’août

DSC_1544-kZLG--510x287@abc
Le faible niveau du lac de retenue du barrage de Linares del Arroyo, dans la province de Ségovie, en Castille-et-León (photographie : Isabel Jimeno et ABC)

Si les attentats du 17 août dernier à Barcelone et Cambrils monopolisent bien évidemment l’attention outre-Pyrénées, ils ne constituent pas le seul problème auquel doit faire face l’Espagne en cette fin de mois d’août 2017. L’année en cours est en effet en passe de devenir la plus sèche de la décennie. Selon les données fournies par le Ministère de l’Agriculture, de l’Environnement, de la Pêche et de l’Alimentation, les lacs de retenue des différents barrages espagnols sont à 45 % de leur niveau maximal à l’heure actuelle, soit le niveau le plus bas sur les dix dernières années à la même époque. De nombreuses municipalités modestes ne sont approvisionnées en eau que grâce à des camions-citernes.

Trois bassins hydrographiques sont particulièrement touchés par la sécheresse : celui du Douro (qui en est à 37 % de sa capacité totale) au Nord, et ceux du Segura (19,1 %) et du Júcar (29,9 %) au Sud. En Castille-et-León, la province de Burgos est très affectée et, outre les problèmes d’approvisionnement en eau courante chez les particuliers, les agriculteurs sont eux aussi en grande difficulté. La localité de Brandilanes, qui appartient à la commune de Fonfría, dans la province de Zamora (Castille-et-León), est un cas extrême puisque, dans la partie haute du hameau, les habitants n’ont accès à l’eau du robinet que deux heures dans la journée et doivent descendre dans la partie basse ou se rendre chez des parents et des proches de communes voisines pour pouvoir se doucher.

Sources : http://www.abc.es/sociedad/abci-embalses-espanoles-nivel-mas-bajo-ultima-decada-201708201852_noticia.html et http://www.abc.es/espana/castilla-leon/abci-brandilanes-pueblo-horas-agua-201708210728_noticia.html

« Au pays des monarques : la « remontada » du roi Felipe VI »

Casas_Reales_230741110_39477601_1706x960
Le roi Philippe VI (à droite) et la reine Letizia (au centre), lors du dîner d’État auquel ils ont assisté en juillet 2017 au palais de Buckingham, à Londres, en compagnie de la reine Élisabeth II (entre le roi et la reine d’Espagne) et du duc d’Édimbourg (photographie : Gtres et El Español)

Cet article d’Yves Jaeglé paru sur le site du journal français Le Parisien le 9 août dernier revient sur le contexte difficile dans lequel Philippe VI est devenu roi d’Espagne, en juin 2014, et sur la façon dont il a fait remonter la pente à l’institution monarchique en Espagne : http://www.leparisien.fr/international/au-pays-des-monarques-la-remontada-du-roi-felipe-vi-09-08-2017-7183059.php

Vif émoi autour de la promotion des langues régionales par l’Espagne

instituto_cervantes_londres1
L’Institut Cervantes de Londres, situé sur le Cours Devereux (photographie : Laguardia Moreira)

Créé en 1991, l’Institut Cervantes, piloté par l’État espagnol, est chargé de la promotion de la langue et de la culture de notre voisin ibérique aux quatre coins du monde. Il a cependant aussi pour tâche de faire connaître les langues régionales espagnoles (catalan, basque et galicien), ce qui n’est pas en soi problématique. La place croissante de ces langues pose cependant question pour de nombreux Espagnols, à l’heure où la Généralité de Catalogne cherche par exemple à marginaliser la langue de Cervantes dans l’administration ou le système scolaire. Par ailleurs, il existe déjà des organismes dont la mission est de diffuser le catalan, le basque et le galicien à l’international ; c’est le cas, respectivement, de l’Institut Raymond-Lulle, de l’Institut Etxepare et de l’Institut de la Langue galicienne.

Le Cercle des Hispanophones de la Communauté de Valence a ainsi déploré que l’Espagne soit le seul des grands pays européens à ne pas avoir d’institut uniquement spécialisé dans sa propre langue nationale. Il souligne par ailleurs que l’espagnol est régulièrement attaqué par les administrations régionales de droite (Catalogne, Pays basque) et de gauche (Communauté de Valence, Navarre), ce qui devrait amener l’État central à repenser le rôle de l’Institut Cervantes.

Source : https://okdiario.com/economia/empresas/2017/02/03/euskera-catalan-hacen-fuertes-instituto-cervantes-pese-propios-institutos-718146?utm_source=sharebuttons%3Futm_medium%3Dfacebook