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Cet ancien conseiller municipal de Susqueda, Oriol Ortín, est celui qui a révélé le réseau de corruption touchant sa commune (photographie : Manu Mart et El Español)

Situé dans la comarque de la Selva, dans la province de Gérone, le village catalan de Susqueda, peuplé d’un peu moins d’une centaine d’habitants, a une particularité peu enviable : il s’agit de la commune la plus corrompue de toute l’Espagne, avec près de 20 % de sa population mise en examen pour des faits de corruption au plus fort des affaires qui ont touché l’équipe municipale. Cette dernière est dirigée par la Gauche républicaine de Catalogne (ERC), parti séparatiste qui est aussi à la tête de la communauté autonome de Catalogne avec la coalition Ensemble pour le Oui. C’est à cette première formation qu’appartiennent Joan Tardà et Gabriel Rufián, deux députés nationaux qui insultent l’Espagne (qui les paye pourtant grassement) à longueur de journée et dénoncent à la tribune, par des hurlements et des borborygmes, la corruption du Parti populaire (PP). L’hypocrisie indépendantiste est donc sans limites.

La commune de Susqueda, répartie en trois hameaux bien distincts les uns des autres, est surtout marquée par la création d’un barrage en 1968, qui a englouti l’ancien cœur du village. Ces trois hameaux sont séparés par des routes sinueuses et ne peuvent être reliés en voiture que par un voyage d’une heure à chaque fois. Susqueda bénéficie pourtant des dividendes de ce barrage et dépensait durant les années fastes près de 8 000 euros par habitant. Depuis des années, ces subsides considérables sont utilisés comme une arme politique qui vient récompenser les citoyens séparatistes et châtier ceux qui osent s’élever contre la dictature de la pensée unique. Élu pour l’ancienne Convergence et Union (parti de droite séparatiste) en 2007, le conseiller municipal Oriol Ortín, pompier de profession, a longtemps été le seul élu d’opposition dans la commune.

C’est à partir de 2009 qu’il a commencé à mettre en doute l’honnêteté et la transparence des comptes municipaux, notamment en matière de dépenses administratives. Il a réussi à attirer l’attention du procureur anticorruption de la juridiction, qui a fini par alerter le tribunal de Santa Coloma de Farnés. Finalement, plusieurs responsables de la commune ont été mis en examen : le maire, Joan Mercader, bien entendu, mais aussi sa première adjointe, Eva Viñolas, ainsi que quatorze autres personnes (des secrétaires, des anciens conseillers municipaux et même des membres de la famille des différents élus). Bien entendu, Oriol Ortín a fini par quitter la commune en raison de la pression exercée par les partisans de l’ERC, peu enclins à accepter que la justice les dérange dans leurs petites affaires…

Rappelons au passage que la loi de transition et de fondation de la République catalane (sic), par son article 40, fait bénéficier l’ensemble des membres du gouvernement catalan d’une immunité totale, ce qui est totalement inédit dans l’Espagne démocratique.

Source : http://www.elespanol.com/espana/politica/20160828/151235351_0.html

2 réflexions sur “La commune la plus corrompue d’Espagne est dirigée… par la Gauche républicaine de Catalogne

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