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Le journaliste néerlandais Marcel Haenen, l’un des symboles du durcissement du pouvoir catalan face à toute forme de contestation (photographie : El Mundo)

Le caractère de plus en plus dictatorial du pouvoir régional catalan, embarqué dans un processus séparatiste illégal et illégitime, est visible au travers de nombreux exemples mais deux d’entre eux ont particulièrement attiré notre attention ces dernières semaines. Le premier est celui du journaliste néerlandais Marcel Haenen, qui était à Barcelone pour couvrir les récents attentats terroristes de la capitale catalane et de la station balnéaire de Cambrils. Il est devenu malgré lui le centre d’attention lors d’une conférence de presse de la Généralité relative à ces événements malheureux.

Né en 1960, il travaille pour le journal NRC Handelsblad, quotidien du soir fondé en 1970. Lors de cette conférence à laquelle participaient des responsables de la police autonome catalane, les Mossos d’Esquadra, Marcel Haenen a demandé au major de ce corps des forces de l’ordre, Josep Lluís Trapero, de parler en espagnol, car il n’utilisait que le catalan. Face au refus obstiné de son interlocuteur, devenu le petit télégraphiste de Carles Puigdemont, président de la Généralité, Haenen a insisté. Voyant que la langue majoritaire et l’une des trois langues officielles de Catalogne (avec le catalan et l’aranais) n’allait pas être utilisée, Marcel Haenen a décidé de quitter la salle de conférence, ce à quoi Trapero a répondu (toujours en catalan) : « Eh bien, très bien, au revoir ». Toute personne qui ose contester la suprématie de ce qui devient la seule langue de l’administration régionale est désormais considérée comme indésirable…

L’autre exemple récent de cette radicalisation du pouvoir dictatorial catalan est sans nul doute celui du journaliste espagnol Gregorio Morán. Écrivain de renom, Morán était collaborateur de La Vanguardia, principal quotidien de la communauté autonome et propriété du groupe Godó, très proche de la Généralité, depuis 1988. Il a été limogé par l’actuel gestionnaire de la publication, Óscar Ferrer, par un simple fax. Quelle faute avait-il bien pu commettre ? Rédiger un article qu’il comptait publier le 22 juillet dernier (mais qui a été censuré par la rédaction) sur les dérives de l’actuelle processus sécessionniste catalan. Il s’y montrait très critique à l’égard de la Généralité et de plusieurs responsables politiques. Cette colonne, intitulée « Los medios del Movimiento nacional », c’est-à-dire « Les moyens du Mouvement national » (une référence à l’époque franquiste, à laquelle il comparait l’actuel pouvoir régional), n’a pas été du goût de la caste tyrannique qui dirige aujourd’hui la communauté autonome. N’oublions pas que Morán avait déjà été la cible d’attaques virulentes de la part de Pilar Rahola, hystérique passionaria de la droite nationaliste catalane, ou encore de Màrius Serra, lui aussi journaliste à La Vanguardia.

Sources : http://www.elcatalan.es/gregorio-moran-cataluna-se-esta-imponiendo-la-aplastante-apisonadora-del-pensamiento-unico/ et http://www.elmundo.es/espana/2017/08/29/59a47754e2704e9b068b4718.html

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