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L’actuel président de la Junte des Communautés de Castille-La Manche, Emiliano García-Page (photographie : Ignacio López et gouvernement régional de Castille-La Manche)

Ce jeudi 10 août, au palais de Fuensalida, siège de la présidence de la Junte des Communautés de Castille-La Manche, à Tolède, un pacte régional entre le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) et Podemos s’est concrétisé par la prise de fonction de deux membres de cette formation de « gauche radicale » au sein de l’exécutif castillan. Il s’agit de José García Molina, qui devient deuxième vice-président du gouvernement, et d’Inmaculada Herranz, qui occupe désormais le poste de conseillère à la coordination du Plan de Garantie citoyenne (sic). Cet accord pourrait presque être considéré contre-nature étant donné l’inimitié qu’a toujours vouée le président régional, Emiliano García-Page (PSOE), à Podemos. Il avait d’ailleurs ouvertement milité contre Pedro Sánchez lors des primaires de sa formation, en mai dernier, et contre toute alliance avec la « gauche radicale ».

En réalité, García-Page n’a guère eu le choix : le blocage parlementaire au niveau régional empêchait le vote du budget de la Castille-La Manche et il ne pouvait, pour des raisons d’image, acceptait la « grande coalition » que lui proposait le Parti populaire, à la tête d’une majorité relative à Tolède. Lors du discours qu’il a prononcé à l’occasion de la prise de fonction des nouveaux membres du gouvernement, Emiliano García-Page s’est montré mesuré et a appelé à mettre en place une atmosphère économique favorable aux investissements. Il a aussi affirmé que ce pacte régional ne saurait être extrapolé au niveau national.

Il répondait en cela à certains responsables de Podemos, comme Pablo Echenique, secrétaire général de Podemos pour l’Aragon, qui a rapidement appelé son parti et le PSOE à imiter cet accord pour « déloger » Mariano Rajoy du pouvoir à Madrid. Le pacte ne fait cependant pas l’unanimité au sein de Podemos. En effet, le groupe des « anticapitalistes » autoproclamés, notamment mené par Teresa Rodríguez, secrétaire générale de Podemos en Andalousie, refuse toute alliance avec le PSOE.

Source : http://www.abc.es/espana/castilla-la-mancha/abci-podemos-forma-parte-gobierno-socialista-castilla-la-mancha-201708101156_noticia.html

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