imagen-sin-titulo
Le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, lors de la conférence de presse du Sommet des Pays d’Europe du Sud, en 2017, à Madrid (photographie : EFE et El Confidencial)

C’était une date attendue par beaucoup en Espagne, notamment par l’opposition de gauche au gouvernement : ce mercredi 26 juillet, le président du gouvernement, Mariano Rajoy, était appelé à comparaître en tant que témoin devant l’Audience nationale de San Fernando de Henares, grand tribunal situé dans la banlieue de Madrid. C’est en effet cette cour qui est en charge de l’affaire Gürtel, qui concerne un immense réseau de corruption touchant des élus municipaux et régionaux du Parti populaire (PP), notamment dans la Communauté de Madrid et en Andalousie. S’il n’est juridiquement accusé de rien, le chef de l’exécutif savait parfaitement que cette citation à comparaître allait être utilisée par les partis de gauche (Parti socialiste ouvrier espagnol et Podemos, notamment) mais aussi par la formation Citoyens afin de le clouer au pilori.

L’exercice était donc périlleux pour Mariano Rajoy, qui s’en est toutefois mieux tiré que ce que beaucoup pensaient. Il a ainsi pris ses distances avec le financement du PP, mis en cause de cette affaire, au début des années 2000, ainsi qu’avec Francisco Correa, ancien chef d’entreprise par qui le scandale est arrivé. Les passes d’armes avec l’avocat qui l’interrogeait, Mariano Benítez de Lugo, ont fait les choux gras de la presse. Il faut dire que ce dernier, qui n’a jamais caché ses sympathies socialistes, fait partie de l’Association des Avocats démocrates d’Europe (ADADE), proche du PSOE, et que sa présence lors de cet interrogatoire était très critiquée à droite. Dans la foulée du témoignage de Mariano Rajoy, le premier secrétaire du PSOE, Pedro Sánchez, a exigé pour la forme la démission du président du gouvernement tandis que le secrétaire général de Podemos, Pablo Iglesias, a demandé la tenue d’une séance extraordinaire du Congrès des députés.

Pourtant, si l’image du président du gouvernement n’est pas sortie grandie de cette journée du 26 juillet, elle n’en est pas forcément sortie si écornée et l’opposition n’a donc pas pu en profiter comme elle le souhaitait.

Source : http://www.abc.es/espana/abci-declaracion-mariano-rajoy-claves-201707261202_noticia.html

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s