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Le président de la Généralité de Catalogne, Carles Puigdemont, lors d’une intervention à Madrid dans le cadre du Forum de la Nouvelle Économie (photographie : El Confidencial)

Le « droit à l’autodétermination » et le « droit de décider » sont des antiennes de l’actuel gouvernement séparatiste catalan, des slogans fallacieux qui cherchent à justifier l’idée d’un référendum indépendantiste dans la communauté autonome. Ils sont souvent utilisés contre le gouvernement central espagnol afin de renforcer l’idée d’une dichotomie simpliste, d’une opposition totalement manichéenne entre la dictature répressive madrilène et la démocratie parfaite incarnée par le président de la Généralité, Carles Puigdemont, et ses soutiens. Ce dernier a pourtant commencé par répondre aux abonnés absents lorsque le gouvernement de Mariano Rajoy lui a proposé de s’exprimer devant le Congrès des députés, avant de revenir sur sa décision.

Oui, mais voilà : une chose gêne fondamentalement Carles Puigdemont. En effet, après son discours à la chambre basse des Cortes (le Parlement espagnol), le président de la Généralité a très peu de chances d’échapper à un vote symbolique sur la question du référendum illégal et illégitime qu’il veut organiser en Catalogne. Il sait fort bien qu’une large majorité des députés présents votera contre et cela serait du plus mauvais effet pour un homme qui n’accepte la démocratie que lorsqu’elle va dans son sens. C’est pourquoi Puigdemont cherche désormais à se faire inviter par les représentants de sa propre formation, le Parti démocratique de Catalogne (PdeCAT), auprès de la Commission constitutionnelle du Congrès des députés.

Il faudrait toutefois que cette demande soit approuvée par une majorité des membres de ladite commission, largement dominée par le Parti populaire (PP) et Citoyens. Carles Puigdemont pourrait alors simplement être invité par le PdeCAT dans l’une des salles du bâtiment du Congrès afin d’exposer son plan auprès de troupes déjà convaincues, sans avoir besoin de débattre ou de se soumettre à un vote. En résumé, pour le président de la Généralité, la démocratie et le vote, c’est bien, mais uniquement à petite dose.

Source : https://okdiario.com/espana/2017/06/20/plan-puigdemont-evitar-votacion-congreso-ir-comision-constitucional-1095274?utm_source=sharebuttons&utm_medium=facebook&utm_campaign=mashshare

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