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Le premier secrétaire du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), Pedro Sánchez (photographie : Reuters et El Confidencial)

C’est à partir de ce vendredi 16 juin que se déroule le 39e Congrès fédéral du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), qui doit entériner le retour de Pedro Sánchez à la tête de la formation, alors que ce dernier a nommé plusieurs barons sociaux-démocrates au sein de son comité exécutif, comme l’ancien lehendakari (président régional du Pays basque) Patxi López ou le président de l’Estrémadure, Guillermo Fernández Vara. En dépit du retour de la ligne « dure » face au Parti populaire (PP), ce Congrès présente bien des incertitudes car il va devoir commencer à définir la conduite qui sera celle du parti pour les semaines et mois à venir.

Pedro Sánchez va-t-il se montrer plus conciliant avec Mariano Rajoy et son gouvernement, comme certains le pensent ? Ou le premier secrétaire du PSOE va-t-il au contraire saisir la « main tendue » par Podemos pour tenter de déloger le PP du pouvoir au prix de contorsions parlementaires plutôt dangereuses ? La question est d’autant plus pertinente que Pablo Iglesias et le porte-parole du PSOE au Congrès des députés, José Luis Ábalos, ont cherché à mettre en scène ces derniers jours un rapprochement entre les deux partis. Si Podemos n’a constitutionnellement plus le droit, après sa motion de censure ratée de cette semaine, d’en présenter une nouvelle jusqu’à la fin de la présente législature, le PSOE, lui, le pourrait. C’est d’ailleurs ce qu’espèrent Pablo Iglesias et les siens, car ils pourraient négocier leur ralliement à une telle motion.

Mathématiquement, pourtant, cette motion de censure ne pourrait se contenter d’une « simple » coalition entre le PSOE et Podemos. Il faudrait qu’au moins trois à quatre partis minoritaires la soutiennent à leur tour et, parmi ces formations, les partis séparatistes exigeraient bien évidemment la tenue d’un référendum indépendantiste. Si Podemos est ouvertement favorable à un démembrement du pays, Pedro Sánchez irait-il jusqu’à cette extrémité uniquement pour avoir le pouvoir ? Pour le moment, Ábalos a déclaré que le PSOE n’envisageait pas de présenter une motion de censure « à court terme ».

Sources : https://www.elimparcial.es/noticia/178649/nacional/las-relaciones-con-podemos-marcan-el-39-congreso-del-psoe.html et http://www.abc.es/espana/abci-psoe-descarta-otra-mocion-censura-corto-plazo-201706161027_noticia.html

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