L’exportation devient le moteur de l’économie espagnole

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Des navires chargés de conteneurs dans le port de marchandises de Valence (photographie : Puertos del Estado)

La structure économique de l’Espagne semble bel et bien avoir profondément changé avec la crise de 2008 et la bulle immobilière paraît désormais être loin derrière les Espagnols. Selon les données fournies par l’association des Analystes financiers internationaux (AFI), en environ dix ans, le secteur de la construction a perdu un poids équivalent à un peu plus de 91 milliards d’euros (soit une correction de 8 % du produit intérieur brut espagnol).

C’est le secteur extérieur qui a réussi à contrebalancer cette perte économique. D’un côté, les importations ont chuté d’environ 30 milliards d’euros par rapport à 2008 (et ont notamment été substituées par des achats à l’intérieur du pays). De l’autre, les ventes à l’étranger de biens et de services ont crû de 75 milliards d’euros environ, soit une augmentation équivalente à 6,7 % du PIB espagnol. De son côté, la consommation des ménages a aussi subi le contrecoup de la crise (-28 milliards d’euros environ depuis 2008) et les services sont en pleine expansion, avec 41 mois consécutifs de croissance dans le pays. Par ailleurs, selon le Fond monétaire international (FMI), le PIB par habitant espagnol devrait retrouver en 2017 le niveau qu’il avait en 2007, tandis que le PIB mesuré en parité de pouvoir d’achat a bien augmenté depuis le début de la reprise, en 2014.

Source : http://www.abc.es/economia/abci-exportacion-releva-construccion-como-motor-201705252210_noticia.html

Les jeunes Espagnols partis à l’étranger avec la crise économique sont de plus en plus nombreux à revenir

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Des migrants andalous sur le quai de la gare de Jaén, dans les années 70 (photographie : Emigrates en Catalunya)

Ainsi que je l’ai déjà signalé sur ce blog, l’essentiel de l’émigration espagnole vers l’extérieur, causée par la crise économique de 2008, concerne des étrangers (notamment des Latino-Américains) récemment naturalisés et qui retournent dans leur pays d’origine. Pour ce qui concerne les émigrés nés en Espagne, leur retour outre-Pyrénées devient la norme, à la fois en raison de la reprise économique chez notre voisin ibérique mais aussi des désillusions qu’ils ont dû affronter, notamment dans des pays européens comme le Royaume-Uni ou l’Allemagne (intégration très difficile, accueil froid, emploi ou rémunération ne correspondant pas à leurs attentes, etc.)

Des municipalités comme celle de Valladolid (Castille-et-León) ont même commencé à mettre en place des programmes financiers afin de subventionner l’embauche de jeunes Espagnols qui reviennent dans leur pays d’origine par des entreprises locales. En 2015, 52 109 Espagnols ont décidé de quitter leur pays d’accueil provisoire pour s’installer à nouveau chez eux. Les données pour 2016 n’ont pas encore été fournies par l’Institut national des Statistiques (INE) mais la tendance était à la hausse au premier semestre, avec 28 000 personnes concernées.

Source : http://economia.elpais.com/economia/2017/05/20/actualidad/1495286170_018584.html

Le prochain film de la franchise « Star Wars » est en partie tourné en Espagne

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Plusieurs des acteurs qui participent au prochain long métrage de la franchise Star Wars (photographie : Disney et Europa Press)

C’est le 3 janvier 2017 qu’a débuté le tournage du nouveau long métrage de la franchise Star Wars, récemment rachetée par Disney, et le film devrait être consacré au personnage de Han Solo. Les premières séquences ont été réalisées aux studios Pinewood de Londres mais le Royaume-Uni n’est pas le seul pays concerné par ce tournage puisque l’équipe technique a posé ses valises en Espagne le 10 mars dernier et, dans l’attente des acteurs, a commencé à préparer les lieux.

C’est plus précisément la zone de la Cañada de la Barca (îles Canaries), célèbre pour ses paysages dunaires, qui a été choisie par les réalisateurs, Chris Lord et Phil Miller, en raison de sa ressemblance avec le lieu de naissance de l’un des personnages du long métrage, Corellia.

Source : http://www.europapress.es/cultura/cine-00128/noticia-star-wars-todo-listo-rodaje-pelicula-solo-fuerteventura-20170312123516.html

La principale association espagnole de magistrats dénonce la loi de transition catalane vers l’indépendance

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L’ancien président de la Généralité de Catalogne, Artur Mas, lors de son jugement pour prévarication en 2016 (photographie : Ferran Nadeu et Europa Press)

Les menaces que font peser sur la démocratie et la sauvegarde des droits de nombreux Espagnols les velléités séparatistes de la Généralité de Catalogne se sont singulièrement accrues ces derniers jours avec la révélation d’une « loi de transition » extrêmement inquiétante. Dénoncé par la presse et une grande partie du monde politique espagnol, ce projet de loi est aussi très critiqué par l’association majoritaire au sein du monde de la magistrature outre-Pyrénées. L’Association professionnelle de la Magistrature (APM), qui regroupe environ 1 300 juges sur les 5 000 qui officient en Espagne, parle même de « totalitarisme indépendantiste ».

Ces spécialistes du droit ont rappelé à juste titre qu’une telle loi constituait une « imposition par la force » contraire à la légalité et à la démocratie. L’APM a également rappelé qu’il est du devoir des juges de dénoncer toute situation qui mettrait « en danger la démocratie et les libertés fondamentales » mais également que la Généralité de Catalogne n’est pas habilitée à s’arroger la souveraineté de l’ensemble du peuple espagnol, telle qu’elle est définie par la Constitution de 1978.

Source : http://llibertats.cat/es/2017/05/24/la-asociacion-mayoritaria-de-jueces-considera-la-ley-de-ruptura-catalana-un-acto-de-totalitarismo/

Le PIB espagnol retrouve et dépasse même son niveau de 2008

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Le magasin Primark de la Gran Vía, l’un des « temples du consumérisme » madrilène et espagnol (photographie : Andrea Comas, Reuters et Europa Press)

Selon les données officielles fournies par l’Institut national des Statistiques, l’économie espagnole a crû de 0,8 % entre janvier et mars 2017, notamment grâce à la consommation intérieure, au retour de l’investissement et aux exportations. Par rapport au premier trimestre de l’année 2016, le pays a enregistré une croissance de 3 % de son produit intérieur brut, tandis que l’emploi a augmenté de 2,5 % sur la dernière année et de 0,7 % depuis le dernier trimestre de l’année 2016. En d’autres termes, 450 000 emplois à temps plein ont été créés en douze mois.

Les importations ont aussi accéléré en raison de la demande intérieure. La principale nouvelle reste cependant le fait que l’Espagne a donc récupéré et même dépassé, au 31 mars 2017, sont niveau de richesse globale d’avant la crise économique de 2008. Bien qu’il reste de nombreux défis à relever outre-Pyrénées, il s’agit d’un signal positif concernant la reprise économique.

Source : https://www.elimparcial.es/noticia/177977/economia/la-economia-espanola-recupera-lo-perdido-durante-la-crisis.html

La Russie célèbre dignement la fin de l’année bilatérale avec l’Espagne en matière de tourisme

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Des fumées aux couleurs du drapeau espagnol s’élèvent dans le ciel de Saint-Pétersbourg, au-dessus du palais de Peterhof (photographie : Visit Russia España, Raúl García Cuesta et ABC)

Après déjà une année bilatérale générale et une autre centrée sur la littérature, l’Espagne et la Russie ont organisé entre 2016 et 2017 un ensemble de manifestations conjointes dont le thème principal était le tourisme. C’est en cette fin de mois de mai que le spectacle censé clôturer l’année bilatérale a été réalisé non loin de Saint-Pétersbourg, au palais de Peterhof, construit en 1710 par le tsar Pierre Ier au bord de la mer Baltique. Ce spectacle, intitulé « Voyage au pays de don Quichotte », a effectivement transporté les personnes qui y assistaient en péninsule Ibérique, avec des références à des genres musicaux typiquement espagnols comme la zarzuela, la jota ou la sévillane ; des peintres comme Velázquez, Le Greco ou Dalí ; des écrivains comme Cervantes ; ou bien encore des allusions à la tauromachie.

Ont participé à l’organisation de cette belle démonstration d’amitié le pianiste de flamenco Manolo Carrasco ou encore la violoniste hispano-russe Elena Mikhaïlova. Étaient présents dans les gradins la secrétaire d’État espagnole au Tourisme, Matilde Pastora Asian González ; l’ambassadeur d’Espagne en Russie, Ignacio Ybáñez Rubio ; la vice-ministre russe de la Culture, Alla Manilova ; et le gouverneur de la ville de Saint-Pétersbourg, Georgui Poltavchenko.

Ce spectacle a été précédé par une réunion du forum de travail de la Commission mixte Espagne-Russie. Cette dernière a notamment pu faire un bilan du tourisme russe en Espagne mais également des expositions artistiques temporaires organisées conjointement par le musée du Prado et le musée d’État des Arts plastiques Pouchkine. En 2018, la Russie devrait ainsi recevoir des œuvres de Francisco de Goya.

Source : http://www.abc.es/viajar/destinos/europa/abci-rusia-declara-amor-hacia-espana-cierre-dual-turismo-201705231016_noticia.html#ns_campaign=rrss-inducido&ns_mchannel=abc-es&ns_source=fb&ns_linkname=noticia.foto&ns_fee=0

 

Une compagnie aérienne norvégienne rend hommage à des grandes figures culturelles espagnoles

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La queue de l’un des avions en question avec un portrait de Benito Pérez Galdós (photographie : Noticias aéreas)

La compagnie aérienne norvégienne à bas coût Norwegian Air Shuttle rend hommage ces dernières années à de grandes figures des arts, de la littérature, du monde public et de la science espagnols et le dernier en date à en bénéficier est l’écrivain Benito Pérez Galdós (1843-1920). Chef de fil du réalisme et du naturalisme espagnols, cet homme de lettres originaire des Canaries est l’auteur de très nombreuses œuvres romanesques ainsi que de pièces de théâtre (dont certaines ont fait scandale en leur temps par leurs prises de position sociales et politiques) qui forment une véritable fresque de l’histoire espagnole.

En tout, la Norwegian Air Shuttle a rendu hommage à 87 figures culturelles des pays nordiques, du Royaume-Uni, de l’Irlande et de l’Espagne. Notre voisin ibérique a ainsi été honoré par des portraits de Christophe Colomb, du navigateur Juan Sebastián Elcano, des écrivains Miguel de Cervantes, Gloria Fuentes et Rosalía de Castro, de l’avocate et femme politique Clara Campoamor et du scientifique Santiago Ramón y Cajal.

Source : http://www.europapress.es/turismo/transportes/aerolineas/noticia-norwegian-rinde-homenaje-benito-perez-galdos-aviones-20170511164844.html

Le gouvernement espagnol commencerait-il (enfin) à réagir aux menaces séparatistes catalanes ?

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L’actuel ministre espagnol de l’Intérieur, Juan Ignacio Zoido, alors qu’il était encore maire de Séville (photographie : RTVE)

Si le défi séparatiste catalan n’est pas une nouveauté et a connu une accélération depuis 2011 avec les rodomontades d’Artur Mas puis de Carles Puigdemont, les dernières nouvelles à ce sujet montrent un degré inquiétant dans la progression de la tyrannie indépendantiste en Catalogne. S’il faut se montrer prudent étant donné la grande pusillanimité de Mariano Rajoy, de son gouvernement et, plus globalement, des élites politiques ibériques, l’État central semble commencer à prendre conscience de l’urgence d’une réaction ferme face à ceux qui prétendent violer la loi, la constitution et la volonté générale.

C’est ainsi que plusieurs des membres du gouvernement ont utilisé lors de leurs déclarations de ces derniers des termes et expressions très clairs. La ministre de la Défense, María Dolores de Cospedal, a ainsi évoqué un « coup d’État » de la part de la Généralité de Catalogne, ce qui est une bonne qualification des agissements du Govern. De son côté, le ministre de l’Intérieur, Juan Ignacio Zoido, a laissé entendre qu’en cas de franchissement de certaines limites, Madrid prendrait la relève du gouvernement régional catalan pour donner des ordres clairs à la police régionale, les Mossos d’Esquadra. Les limites ont néanmoins été franchis depuis un moment en la matière…

Sources : http://www.lavozlibre.com/noticias/ampliar/1375005/zoido-abre-la-puerta-a-que-el-gobierno-tome-el-control-de-los-mossos-desquadra et http://www.abc.es/espana/abci-gobierno-eleva-tono-y-habla-dictadura-y-golpistas-cataluna-201705240306_noticia.html

Madrid est considéré comme l’une des meilleures villes à vivre selon une étude de la Deutsche Bank

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La porte d’Alcalá, arc de triomphe situé sur la place de l’Indépendance, est l’un des symboles de la ville de Madrid (photographie : Alpha Coders)

Les économistes de la Deutsche Bank, principale banque privée allemande, ont réalisé pour l’année 2017 un classement des meilleures villes à vivre dans le monde intitulé Mapping the World’s Prices. La ville de Madrid y fait un bond de douze places par rapport au classement de l’année dernière et atteint la seizième place du tableau, juste derrière Lisbonne et devant Le Cap. La capitale est la seule métropole espagnole à apparaître dans ce classement qui prend en compte le pouvoir d’achat, la sécurité, le climat, les services de santé, le coût de la vie, le prix du logement, la circulation automobile et la pollution.

Selon cette étude, Wellington (Nouvelle-Zélande), Édimbourg (Royaume-Uni) et Vienne (Autriche) sont les trois meilleures villes pour s’installer. Au contraire, sur les 47 grandes villes considérées, Manille (Philippines), Singapour et Kuala Lumpur (Malaisie) sont les moins bonnes métropoles. Dans ce classement, Madrid devance de grandes capitales politiques ou économiques mondiales comme Paris, Londres, San Francisco, Chicago ou New York. La ville peut notamment compter sur ses services sanitaires, son climat et la sécurité de ses rues.

Source : http://www.expansion.com/economia/2017/05/22/591c1260e5fdea27518b4632.html

Le Royaume-Uni est le premier client de l’industrie militaire espagnole

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Le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy (à gauche), discute avec le premier ministre britannique, Theresa May, au palais de La Moncloa, à Madrid (photographie : David Castro et El Periódico)

Le Royaume-Uni n’est pas seulement, en dépit du Brexit, le premier émetteur de touristes qui viennent en Espagne et la première destination des investissements directs en provenance de notre voisin pyrénéen. Il est également le premier client de l’industrie militaire espagnole avec des achats totaux s’élevant à 1,3 milliard d’euros environ en 2016, soit 33,2 % des ventes d’armement espagnol à l’étranger durant la période. Le chiffre est d’autant plus important que l’Espagne a battu son propre record d’exportations militaires l’année dernière avec un peu plus de 4 milliards d’euros de ventes, soit 8,9 % de plus qu’en 2015.

Le Royaume-Uni est depuis au moins une décennie l’un des principaux clients de l’industrie espagnole de défense mais c’est la première fois qu’il atteint un tel poids dans les exportations de notre voisin. Il a notamment acquis quatre avions de transport A400M et deux avions de ravitaillement en vol MRTT ainsi que des pièces d’avion EF-2000 au cours de l’année 2016. Au sein de l’Union européenne, l’Allemagne est le deuxième client de la défense espagnole, avec 771 millions d’euros l’année dernière, devant la France (183 millions) et l’Italie (133 millions). En dehors de l’UE et de l’OTAN, l’Égypte (219 millions), l’Oman (208 millions), la Malaisie (167 millions), l’Arabie saoudite (116 millions) et le Kazakhstan (73 millions) ont acheté du matériel militaire à l’Espagne pour des sommes importantes.

Si l’on s’en tient au marché des munitions, les pays du monde arabe restent, et de loin, les principaux clients de l’Espagne. Arrive en tête l’Arabie saoudite, suivie de l’Irak et du Maroc. En Amérique latine, le Venezuela et le Nicaragua font aussi partie des acheteurs réguliers de l’industrie de la défense espagnole.

Source : http://politica.elpais.com/politica/2017/05/22/actualidad/1495471091_746411.html