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La Gran Vía, l’un des symboles de Madrid (photographie : One Holiday Rentals)

La Communauté de Madrid, tirée par la capitale espagnole, affiche une santé économique bien meilleure que la moyenne nationale, ce qui a été confirmé par les données de l’année 2016 : 3,4 % de croissance du produit intérieur brut régional (contre 3,2 % en moyenne au niveau national), 14,2 % de dette publique (contre 24,6 % pour la moyenne des autres communautés autonomes), 14,6 % de taux de chômage (contre 18,6 % au niveau national), 63,2 % de taux d’activité (contre 58,9 % au niveau national), 31 800 de revenu par habitant (contre 23 718 euros au niveau national, soit le meilleur résultat de toutes les communautés autonomes).

Pour expliquer ce dynamisme qui dure depuis plusieurs décennies et s’est révélé dans toute son ampleur depuis le début des années 2000, certains responsables politiques (notamment en Catalogne) expliquent que Madrid bénéficie des conditions que lui octroie son statut de capitale. Il s’agit donc, selon leurs dires, d’une « concurrence déloyale », d’un essor dû uniquement à des facteurs « artificiels », au premier lieu desquels figure le poids de l’administration centrale, qui doperait le PIB régional.

Dans un récent rapport économique réalisé par le Parti populaire de Madrid, Álvaro Ballarín, José Luis Moreno, Yolanda Cuenca et Pedro Muñoz montrent pourtant qu’il n’en est rien. Ils commencent par rappeler que la capitale d’un pays, bien qu’elle en abrite les institutions cruciales, n’est pas nécessairement la ville la plus riche ou dynamique dudit pays (c’est le cas de Washington, Berlin, Brasilia, Abuja, etc.) Par ailleurs, même si Madrid est la capitale de l’Espagne depuis 1561, son décollage économique réel n’a coïncidé ni avec la période de splendeur de la monarchie hispanique, ni avec la dictature de Miguel Primo de Rivera (1923-1930), ni avec celle de Francisco Franco (1939-1975). C’est à partir des années 80, avec le processus de transfert de compétences et de crédits aux communautés autonomes, que la Communauté de Madrid et l’agglomération madrilène connaissent leur essor imparable.

Par ailleurs, selon les données de l’Institut national des Statistiques, la Communauté de Madrid est loin d’être la région espagnole la plus marquée par le poids économique de l’administration publique : 21,7 % des travailleurs madrilènes sont employés dans ce secteur, contre 28,5 % des travailleurs en Estrémadure, 24,7 % en Andalousie, 24,6 % en Castille-et-León, 23,5 % en Castille-La Manche, 23,3 % au Pays basque, 22,7 % en Aragon, 22,6 % aux Canaries ou 22,4 % en Navarre. En réalité, ce sont les services (à hauteur de 82,6 %) et l’industrie (à hauteur de 10 %) qui génèrent l’essentiel de la richesse régionale. Outre le commerce, qui est l’un des secteurs les plus dynamiques de l’économie madrilène, le tourisme, les télécommunications et les services financiers pèsent aussi dans la balance.

Au niveau industriel, 240 000 travailleurs madrilènes sont employés par des entreprises du secteur secondaire (soit 8,2 % de la main d’œuvre régionale). La productivité madrilène est la plus élevée de toutes les communautés autonomes et la Communauté investit 1,7 % de son PIB dans l’innovation et la recherche (contre 1,2 % au niveau national). L’aéronautique, l’industrie pharmaceutique et les technologies de l’information concentrent une grande partie de l’industrie régionale.

Source : http://www.libremercado.com/2017-03-24/comercio-turismo-e-industria-las-tres-palancas-del-crecimiento-de-madrid-1276594938/

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