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Une affiche réclament le rassemblement des prisonniers de l’ETA au Pays basque (photographie : Vincent West et Reuters)

C’est probablement la nouvelle politique du weekend dernier en Espagne : l’ETA, organisation séparatiste basque née en 1959 et qui a emporté des centaines de vies dans le pays, a annoncé un désarmement inconditionnel, unilatéral et total pour le 8 avril prochain. Les principaux dirigeants espagnols étaient toutefois au courant dès le début de la semaine dernière, puisque le lehendakari (président régional du Pays basque), Íñigo Urkullu, a donné des détails sur l’opération au président du gouvernement, Mariano Rajoy, ce mardi 14 mars. C’est à la justice française que des intermédiaires civils signaleront donc le mois prochain les zulos (« planques », « caches ») où l’organisation criminelle dissimule armes et matériel.

L’opération sera surveillée par Ram Manikanningam, qui dirige le Comité international de Vérification en charge de superviser le cessez-le-feu permanent et définitif annoncé par l’ETA le 20 octobre 2011 (mais qui n’a jamais été reconnu ni par l’Espagne, ni par la France). C’est par le truchement de Jean-Noël Etcheverry (dit « Txetx »), militant autonomiste et écologiste français, qu’a été communiqué ce désarmement. À l’origine, l’ETA désirait négocier ce désarmement avec le gouvernement espagnol à partir de 2013. C’est ainsi que des représentants du groupe terroriste ont espéré pouvoir rencontrer des envoyés du gouvernement de Mariano Rajoy en Norvège, en vain. Ces représentants ont d’ailleurs fini par être expulsés du pays scandinave.

Il faut dire que, depuis 2011, le groupe séparatiste a connu de sérieux revers et a été étouffé par la pression policière des deux côtés des Pyrénées. En 2013, 51 membres présumés de l’ETA ont été arrêtés tandis que le 12 octobre 2016, les forces de l’ordre françaises ont découvert 145 armes de petit calibre dans une « planque » de l’organisation. Plusieurs personnalités importantes de ce groupe criminel ont aussi été mises en examen, décapitant l’organisation et la privant de sa structure logistique.

Sources : http://politica.elpais.com/politica/2017/03/17/actualidad/1489746514_043951.html et http://www.abc.es/espana/abci-cinco-tras-alto-fuego-168-detenidos-y-descabezada-201610192001_noticia.html

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