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Le ministre espagnol des Affaires étrangères et de la Coopération, Alfonso Dastis (à droite), en compagnie de l’ambassadeur du Royaume d’Espagne au Mexique, Luis Fernández-Cid (photographie : El País et EFE)

Les tensions entre les États-Unis d’Amérique et les États-Unis mexicains, ravivées par l’accession de Donald Trump à la présidence de ce premier pays en 2017, posent de sérieux problèmes au gouvernement de Mariano Rajoy, désireux tout à la fois de ne pas déplaire au nouveau maître de Washington et de maintenir des liens privilégiés avec le principal pays hispanophone au monde. Alors que l’on commémore cette année les quarante ans du rétablissement des relations diplomatiques entre Madrid et Mexico, après la fin de la dictature franquiste, le ministre espagnol des Affaires étrangères et de la Coopération, Alfonso Dastis, rencontrait en février son homologue mexicain, Luis Videgaray, dans le cadre d’une réunion du G20 à Bonn (Allemagne).

Le même Alfonso Dastis s’est également entretenu ces derniers jours avec le président mexicain, Enrique Peña Nieto, dans sa résidence officielle de Los Pinos (littéralement, « Les Pins »), afin de l’assurer du soutien total de l’Espagne dans l’affaire du mur frontalier entre les États-Unis et le Mexique. Le représentant espagnol a toutefois affirmé vouloir éviter de « jeter de l’huile sur le feu ». Il faut dire que les entreprises espagnoles installées au Mexique (comme de grands groupes de l’automobile, tels que Gestamp ou Grupo Antolín) ont été pénalisés par la chute du peso consécutive aux tensions entre Washington et Mexico. Par ailleurs, ces entreprises exportent également vers les États-Unis, bien que l’essentiel de leurs ventes se fassent sur le marché intérieur mexicain.

En visite au Mexique, après s’être rendu au Pérou, Alfonso Dastis doit également s’entretenir avec María Cristina García Cepeda, secrétaire d’État à la Culture, et préparer la visite de Luis Videgaray en Espagne le 20 avril prochain, afin de célébrer l’éphéméride diplomatique dont nous parlions plus haut. Il participera enfin à une réunion avec des entrepreneurs espagnols installés outre-Atlantique.

L’Espagne est en effet l’un des pays les plus présents économiquement parlant au Mexique avec plus de 57 milliards de dollars de stock d’investissement, près de 6 000 firmes implantées là-bas et des poids lourds qui représentant par exemple 40 % du système financier national (dans le cas de Santander et BBVA), 20 % de la production électrique (dans le cas de Gas Natural Fenosa et Iberdrola) ou 20 millions de clients en matière de téléphonie mobile (dans le cas de Telefónica). Les firmes FCC et Acciona, de leur côté, construisent aux côtés du groupe mexicain Carso le nouveau terminal de l’aéroport de Mexico. Autant dire que l’affaire est complexe pour la diplomatie espagnole…

Source : http://politica.elpais.com/politica/2017/03/17/actualidad/1489706620_666214.html

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