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Deux gardes civils des Groupes de Réserve et de Sécurité (GRS) surveillent la barrière de Ceuta (photographie : Ignacio Gil et ABC)

La crise migratoire des dernières années, générée par les conflits au Moyen-Orient, l’apparition de l’État islamique (ÉI) et l’ingérence systématique des pays occidentaux dans les affaires intérieures des nations concernées, a entraîné un basculement historique des flux migratoires. C’est en effet l’Asie (et non plus l’Afrique) qui a attiré tous les regards et concentré une grande partie des efforts des pays européens pour faire face à un afflux rarement vu dans l’histoire. La Grèce, l’Italie et la Turquie se sont retrouvées au premier plan afin de gérer ces déplacements humains considérables qui concernent aussi des pays comme la France, l’Allemagne ou le Royaume-Uni.

L’Espagne, habituée aux pateras, ces embarcations de fortune utilisées par les immigrés venus clandestinement d’Afrique subsaharienne, a pendant un temps disparu des écrans radar en la matière. Depuis la fin de l’année dernière, cependant, de nouveaux groupes de migrants tentent de traverser la frontière qui sépare le Maroc de l’Espagne au niveau des enclaves de Ceuta et Melilla afin de trouver une vie qu’ils espèrent meilleure en Europe. C’est en particulier Ceuta qui a pris le relai de sa ville-sœur ainsi qu’en témoigne le commandant de la Garde civile sur place, José Luis Gómez Salinero, auprès du quotidien conservateur ABC. Ces immigrés sont d’ailleurs prêts à tout pour passer les barrières successives qui bloquent l’accès entre les deux pays à l’aide de barbelés, de lames de rasoir, etc.

Six cents hommes de la Garde civile officient ainsi à Ceuta, soit cinq unités des Groupes de Réserve et de Sécurité (GRS), mais les effectifs sont insuffisants aux yeux de Gómez Salinero, qui déclare par ailleurs que la barrière (valla) de protection est devenue « obsolète ». Ce constat s’appuie sur les dernières tentatives de passage en force de nombreux migrants venus d’Afrique subsaharienne à partir du 10 septembre 2016 (50 personnes). Les dates du 31 octobre (232 personnes) et du 9 décembre (438 personnes) ont aussi été très tendues. L’année 2017 n’a pas été en reste avec 497 migrants qui ont tenté de traverser la frontière entre le 17 et le 20 février. Ces traversées se produisent dans un contexte de tension entre le Maroc et l’Union européenne, certains accusant le royaume chérifien de ne pas assurer correctement son travail de rétention des immigrés. Cette idée est pourtant récusée par les autorités espagnoles, que ce soit au niveau local ou national.

Source : http://www.abc.es/espana/abci-ceuta-valla-superada-201703120215_noticia.html

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3 réflexions sur “L’Espagne est de nouveau au cœur des flux et tensions migratoires

  1. Sans doute que si nous favorisions une évolution, politique, économique et sociale correspondant aux besoins des pays d’Afrique, la stabilisation des populations serait elle meilleure. Ce que les occidentaux font ( Dont la question de la « FRANCE AFRIQUE »), dans les pays pauvres ( dont ceux d’Afrique) correspond, le plus souvent à le l’appauvrissement de ces populations, à créer la misère en empêchant toute activité vivrière !

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