Quelques conclusions à tirer du rapport PISA sur les communautés autonomes espagnoles

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Susana Díaz, présidente de la Junte d’Andalousie, lors d’une visite dans une école primaire de Jérez de la Frontera, dans la province de Cadix (photographie : EFE, Román Ríos et El Periódico)

Chaque année, en Espagne tout comme en France, le rapport PISA sur les compétences fondamentales des élèves d’école primaire fait couler beaucoup d’encre. Bien que la place relative de l’Espagne dans ce classement se soit légèrement améliorée l’année dernière, l’on constate chez notre voisin pyrénéen d’importantes disparités régionales qui peuvent parfois surprendre.

C’est ainsi que la Castille-et-León, en tête dans quasiment toutes les catégories établies par le rapport PISA, a clairement détrôné le Pays basque comme communauté autonome de référence dans l’acquisition de ces compétence. Elle devance par ailleurs de quinze points la Catalogne dans le domaine des sciences. De son côté, en mathématiques, la Navarre, première du classement, est en avance de 66 points par rapport à la dernière, la communauté autonome des Canaries. Ces différences parfois abyssales rappellent que chaque autonomie espagnole définit de manière très libre ses programmes scolaires, la façon dont elle va enseigner les différentes disciplines, les exigences qui seront les siennes, etc. Un vrai casse-tête à l’échelle nationale.

Source : http://www.elperiodico.com/es/noticias/sociedad/informe-pisa-2015-brecha-territorial-castilla-leon-aventaja-catalunya-5677388

Un Espagnol gagne un prix iranien de traduction

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Joaquín Rodríguez Vargas, traducteur espagnol récompensé en Iran (photographie : Sedigheh Babavi et El País)

Le nom de Joaquín Rodríguez Vargas est inconnu de la plupart des Espagnols mais il a pourtant remporté un important prix littéraire en Iran : le prix du livre de l’année dans la catégorie de la meilleure traduction d’une œuvre perse, dont le titre espagnol est Los arcanos de la unicidad de Dios en las estancias espirituales del sheij Abu Sa’id. Il s’agit de l’ouvrage d’un écrivain soufi perse du XIe siècle et Rodríguez Vargas a reçu ce prix des mains du président de la République islamique d’Iran, Hassan Rohani.

Âgé de 51 ans, Joaquín Rodríguez Vargas a appris le perse de manière autodidacte, avant qu’il n’existe le premier centre d’Espagne spécialisé dans l’enseignement de cette langue. Il la parle désormais couramment et a commencé à traduire des ouvrages persans à partir de 2007, s’intéressant particulièrement au mysticisme de ce qui est aujourd’hui l’Iran.

Source : http://cultura.elpais.com/cultura/2017/02/06/actualidad/1486403388_972542.html

La Communauté de Madrid a connu une croissance de 3,4 % en 2016

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Cristina Cifuentes, présidente de la Communauté de Madrid depuis 2015 (photographie : Cordon Press et Vanitatis)

Tout au long de l’année 2016, la Communauté de Madrid a connu une croissance de son produit intérieur brut de 3,4 % (soit trois dixièmes de plus que l’ensemble de l’Espagne) et a ainsi enchaîné sa troisième année consécutive de croissance, après la crise économique de 2008. C’est ce qu’a communiqué la conseillère régionale à l’Économie, à l’Emploi et aux Finances, Engracia Hidalgo, précisant que tous les secteurs économiques avaient contribué à cet accroissement de la richesse régionale : les services (+3,2 %) ; la construction (+3 %) ; l’industrie (+2,7 %) ; et l’agriculture (+1,2 %).

Sur le front de l’emploi, la Communauté de Madrid compte quasiment 3 millions de travailleurs qui cotisent à la Sécurité sociale, soit 3,6 % de plus qu’au mois de janvier 2016. La communauté autonome a déjà récupéré 7 emplois détruits sur 10 au cours des années les plus difficiles, avec un taux de chômage de 14,6 % (4 points de moins que la moyenne espagnole).

Source : https://okdiario.com/economia/2017/02/17/madrid-crecio-34-2016-encadena-ya-tres-an%CC%83os-crecimiento-positivo-762181

Les États-Unis d’Amérique font pression sur l’Espagne pour qu’elle augmente son budget militaire

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La ministre espagnole de la Défense, María Dolores de Cospedal (à droite, au premier plan) serre la main du secrétaire d’État américain à la Défense, James Mattis, lors d’un récent sommet de l’OTAN (photographie : François Lenoir et Reuters)

L’une des antiennes de la nouvelle administration présidentielle américaine est l’éternelle réclamation concernant le « partage du fardeau » budgétaire pour entretenir cette atroce alliance militaire qu’est l’OTAN. Donald Trump n’a cessé d’en faire son cheval de bataille durant la campagne de 2016 et l’a répété à l’envi depuis son entrée en fonction, en janvier 2017. Il l’a d’ailleurs redit à Mariano Rajoy lors de leur second entretien téléphonique, ce que s’est bien gardé de révéler le palais de La Moncloa à ce moment-là.

Ce mercredi 15 février, lors d’un nouveau sommet de l’Organisation du Traité de l’Atlantique nord, le secrétaire d’État américain à la Défense, James Mattis, a lui aussi relayé ce message, particulièrement à l’intention de la ministre espagnol de la Défense, María Dolores de Cospedal. Il faut dire qu’en dépit de ses récentes déclarations à la presse, Cospedal doit gérer l’un des Ministères de la Défense les moins bien dotés financièrement de tout l’OTAN. Concrètement, selon les dernières données actualisées, l’Espagne est loin des 2 % de PIB consacrés à la Défense réclamés par Washington. Au sein de l’Alliance, seuls les États-Unis d’Amérique (3,61 %), la Grèce (2,38 %), le Royaume-Uni (2,21 %) et l’Estonie (2,16 %) dépassent ce pourcentage symbolique, tandis que la Pologne l’atteint tout juste. L’Espagne, elle, se trouve clairement en queue de peloton, puisqu’elle consacre 0,91 % de son PIB à ces questions, à peine devant la Belgique (0,85 %) et le Luxembourg (0,44 %). Or, en cette période de restrictions budgétaires, il faudrait que Madrid investisse près de 12 milliards d’euros supplémentaires pour parvenir aux objectifs fixés par l’OTAN. Une gageure…

Source : http://www.elespanol.com/espana/politica/20170215/193981196_0.html

Le procureur en chef de Barcelone dénonce à son tour les pressions indépendantistes à son encontre

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Le procureur en chef de Barcelone, Ana Magaldi (photographie : Libertad Digital)

Les pressions sur toute personne qui ose contester le sacro-saint indépendantisme catalan se poursuivent et s’accentuent. La justice s’était déjà officiellement plainte des manifestations parrainées par la Généralité de Catalogne devant le Tribunal supérieur de Justice de Catalogne (TSJC) afin de soutenir Artur Mas, Irene Rigau et Joana Ortega, mis en examen pour prévarication et désobéissance.

Désormais, c’est la procureur en chef (fiscal jefe) de Barcelone, Ana Magaldi, qui a révélé qu’elle avait été copieusement insultée par des énergumènes adeptes de la grande démocratie séparatiste. Elle a ainsi déclaré aux médias : « L’on m’a insultée. L’on m’a traitée de merde, de fasciste, l’on m’a dit que j’étais une merde, l’on m’a dit « va-t-en de Catalogne », « dehors » ». Elle a par ailleurs expliqué qu’elle a également été prise à parti à la sortie des tribunaux et qu’elle avait entendu des chants du type « Dehors, dehors, dehors la justice espagnole ».

Le processus indépendantiste, si pacifique et tolérant aux dires de ses chantres, poursuit donc son chemin parsemé de pétales de rose et d’amour.

Source : http://www.abc.es/espana/catalunya/politica/abci-fiscal-jefe-barcelona-llamaron-mierda-fascista-vete-cataluna-fuera-201702141109_noticia.html

Le musée Thyssen-Bornemisza célèbre son quart de siècle et les 40 ans du rétablissement des relations hispano-hongroises

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Le palais de Villahermosa, siège du musée Thyssen-Bornemisza de Madrid, sur le cours du Prado (photographie : Turismo en fotos)

La concurrence a été rude avec le musée du Prado pour accueillir cette grande exposition mais c’est finalement le musée privé Thyssen-Bornemisza, sis à Madrid, qui l’organise pour fêter ses vingt-cinq ans d’existence. Il exposera ainsi à partir du vendredi 17 février une série de tableaux (environ 90) issus des collections du musée des Beaux-Arts de Budapest.

Cet événement culturel permettra aussi de fêter, après les 40 du rétablissement des relations diplomatiques hispano-russes, celui des 40 ans du rétablissement des relations diplomatiques hispano-hongroises. À cette occasion, le palais de La Moncloa, siège de la présidence du gouvernement, a émis un communiqué officiel tandis qu’une petite cérémonie s’est tenue à l’ambassade de Hongrie à Madrid. Pour inaugurer cette exposition inédite, le roi et la reine d’Espagne accompagneront le président de la République de Hongrie, János Áder, et son épouse, Anita Herczegh, au musée Thyssen-Bornemisza, avant de les inviter à déjeuner au palais de la Zarzuela.

Source : http://www.abc.es/cultura/arte/abci-museo-thyssen-celebra-25-anos-tesoros-artisticos-budapest-201702142107_noticia.html

Une pétition a été lancée pour protester contre le changement de nom officiel de Valence

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Joan Ribó, maire de Valence (à gauche), Mónica Oltra, vice-présidente de la Communauté de Valence (au centre) et Enric Morera (porte-parole de Compromís) – Photographie : El Diario)

L’urgence sociale à laquelle prétendaient répondre les « gouvernements du changement » des différentes communautés autonomes s’est rapidement achevée et le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), Podemos et ses confluences régionales ont tôt fait d’emboiter le pas aux séparatistes de tout poil.

Récemment, c’est le gouvernement de la Communauté de Valence, dirigé par Ximo Puig (PSOE), et la mairie de Valence, dont Joan Ribó (Compromís) est le principal responsable, qui ont ainsi voté l’utilisation officielle exclusive du nom valencien de la ville de Valence (València), consacrant ainsi l’abandon de sa version en espagnol (Valencia). Un changement d’accent qui cache de plus sombres desseins. Pour protester contre cette décision inutile et arbitraire, une pétition a été lancée en ligne, sur le site Change.org, et a été soutenue par Fernando Giner, porte-parole du parti Citoyens à la mairie de Valence, ainsi que par le Parti populaire régional.

Source : http://www.abc.es/espana/comunidad-valenciana/abci-lanzan-campana-firmas-para-generalitat-mantenga-nombre-valencia-castellano-201702141124_noticia.html?ns_campaign=gs_ms&ns_linkname=boton&ns_source=fb&ns_mchannel=abc-es

Les militaires espagnols venus prêter main forte au Chili sont applaudis à leur départ

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La photographie d’adieu des volontaires européens venus aider le Chili à combattre ces incendies (photographie : Ministère chilien des Affaires étrangères)

Aux côtés de la France et du Portugal, l’Espagne est l’un des pays européens à avoir prêté main forte au Chili face aux spectaculaires incendies que connaît le pays depuis plusieurs semaines. Avec près de 7 000 personnes touchées, 1 600 logements détruits et plus d’un demi-million d’hectares parties en fumée, le pays a accueilli très favorablement l’arrivée de 600 pompiers et spécialistes venus de notre voisin pyrénéen.

Lors de son départ, à l’aéroport de Santiago, les membres de l’Unité militaire d’Urgence (UME pour Unidad militar de Emergencias) ont été remerciés non seulement par le ministre chilien des Affaires étrangères, Heraldo Muñoz, mais aussi applaudis par les Chiliens que se trouvaient là. Vous pouvez découvrir une vidéo de ce moment émouvant en copiant la première adresse ci-dessous dans votre navigateur.

Sources : https://okdiario.com/sociedad/2017/02/12/espectacular-reconocimiento-despedida-bomberos-espanoles-volcaron-ayudando-chile-747748 et http://www.minrel.gov.cl/canciller-munoz-encabezo-despedida-a-brigadistas-de-la-union-europea/minrel/2017-02-12/142142.html

Le métro de (presque) toutes les villes espagnoles gagne des usagers

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Une rame du métro de Madrid à son entrée dans la station de Príncipe Pío (photographie : Vivir el tren)

À l’exception notable de Barcelone et de Bilbao, toutes les villes espagnoles qui disposent d’un réseau de métro ont vu leur nombre d’usagers augmenter dans ce transport souterrain. Ainsi, en 2016, le métro de Madrid a vu sa fréquentation mensuelle s’accroître de 2,6 % par rapport à la moyenne de 2015, avec un nombre moyen de 48,7 millions de personnes par mois.

Celui de Málaga, inauguré il y a environ deux ans et demi, a lui aussi connu une augmentation similaire : 4 % de voyageurs en plus chaque mois l’année dernière par rapport à l’année précédente (soit 435 000 usagers mensuels). Le métro de Valence (5,2 millions de voyageurs par mois, +3,2 %), de Séville (1,3 million de voyageurs par mois, +3 %) et de Palma de Majorque (58 500 utilisateurs mensuels, +2,2 %) ont suivi une tendance comparable. Le métro de Barcelone, de son côté, a connu une perte moyenne par mois de 1 % (31,7 millions de voyageurs).

Source : http://economia.elpais.com/economia/2017/02/13/actualidad/1487007281_099506.html

La Cour constitutionnelle espagnole annule la résolution référendaire catalane

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Le président de la Généralité de Catalogne, Carles Puigdemont (à droite), serre la main de la présidente du Parlement régional catalan, Carme Forcadell (photographie : Francesc Melcion et Ara)

Le 6 octobre 2016, le Parlement régional catalan avait adopté, avec le soutien des partis séparatistes, une résolution annonçant l’organisation d’un nouveau référendum indépendantiste au cours de l’année 2017 – référendum qui devrait avoir lieu en septembre ou octobre de cette année.

Or, la Cour constitutionnelle espagnole a rendu ce 14 février une sentence déclarant illégale une telle consultation. Elle demande à Carles Puigdemont, président de la Généralité, à Carme Forcadell, président du Parlament, et à tous les membres du bureau du Parlement non seulement de ne rien faire pour encourager la tenue de ce référendum mais aussi de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour l’empêcher. Dans le cas contraire, ils pourraient encourir des condamnations au pénal.

Nul doute que les séditieux continueront à n’en faire qu’à leur tête, prétextant d’un mandat populaire qu’ils n’ont jamais obtenu…

Source : http://www.abc.es/espana/abci-anula-resolucion-parlamento-catalan-preveia-referendum-2017-201702141401_noticia.html