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Le président des États-Unis d’Amérique, Donald Trump (à gauche), et le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy (photographie : Infobae)

C’est la question récemment soulevée par Miguel González dans le quotidien El País : quelle est la place de l’Espagne dans la mappemonde de Donald Trump ? La question se pose, notamment à gauche de l’arc politique espagnol, car l’attitude très amicale du président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, à l’égard du nouveau maître de Washington, a surpris beaucoup de monde. Elle suscite aussi un torrent de critiques à gauche, y compris dans un quotidien comme El País.

Que recherche le président du Parti populaire en étant aussi conciliant avec son homologue américain ? L’Espagne peut-elle en retirer un quelconque bénéfice matériel, à défaut de s’illustrer par une réelle indépendance d’esprit ? Miguel González pense répondre à ces questions en s’intéressant aux visites de chefs d’État et de gouvernement étrangers à Washington ces dernières semaines mais aussi aux appels téléphoniques passés par Donald Trump à ces mêmes chefs d’État et de gouvernement étrangers. La préférence du maître de Washington pour le premier ministre britannique, Theresa May, n’est un mystère pour personne, puisqu’il l’a même reçue à la Maison-Blanche. De la même façon, il s’est entretenu en personne avec le premier ministre japonais, Shinzō Abe, le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, et le premier ministre canadien, Justin Trudeau. Il a aussi eu des conversations tempétueuses avec le premier ministre australien, Malcolm Turnbull, et le président du Mexique, Enrique Peña Nieto.

Les autres dirigeants européens, de leur côté, n’ont eu droit, de manière assez significative, qu’à des appels téléphoniques, mais n’ont pas tous été logés à la même enseigne. La chancelière allemande, Angela Merkel, et le président de la République française, François Hollande, ont longuement parlé (au moins quarante minutes) avec Donald Trump, tandis que le président du Conseil italien des ministres, Paolo Gentiloni, a conversé avec le président américain pendant une demi-heure. Et Mariano Rajoy, seul dirigeant d’Europe occidentale vraiment favorable à Donald Trump en dehors de Theresa May ? Un petit quart d’heure.

Que chacun en déduise ce qu’il veut..

Source : http://politica.elpais.com/politica/2017/02/16/actualidad/1487275221_140783.html

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Une réflexion sur “Quelle est la place de l’Espagne dans la mappemonde de Donald Trump ?

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