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La centrale nucléaire de Santa María de Garoña, dans la province de Burgos (photographie : Econoticias)

Le Conseil espagnol de Sécurité nucléaire (Consejo de Seguridad nuclear – CSN) a récemment pris une décision qui n’a pas manqué de susciter la polémique outre-Pyrénées : il a donné son accord pour la prolongation de l’utilisation de la centrale nucléaire de Santa María de Garoña, dans la province de Burgos (Castille-et-León), jusqu’en 2031. Les experts qui le composent ont, afin d’en arriver à cet avis, évalué près de 170 rapports techniques et ont estimé qu’il était possible d’élever l’espérance de vie des centrales nucléaires espagnoles de 40 à 60 ans. L’entreprise privée qui gère cette infrastructure, Nuclenor, devra cependant réaliser des travaux afin d’en renforcer la sécurité avant de la rouvrir.

Construite à partir de 1966 et inaugurée en 1971, cette centrale nucléaire est la deuxième à avoir été bâtie chez notre voisin pyrénéen après la centrale José-Cabrera, située dans la commune d’Almonacid de Zorita, dans la province de Guadalajara (Castille-La Manche). Elle est cependant la plus ancienne dont le maintien en activité puisse être validé par le CSN. Cinq autres centrales nucléaires sont actuellement en cours d’utilisation dans le pays : Vandellós y Hospitalet del Infante, dans la province de Tarragone (Catalogne) ; Cofrentes, dans la province de Valence (Communauté de Valence) ; Trillo, dans la province de Guadalajara ; Ascó, dans la province de Tarragone ; et Almaraz, dans la province de Cáceres (Estrémadure).

La réouverture de Santa María de Garoña, réclamée par le Parti populaire ainsi que par les deux entreprises qui gèrent Nuclenor (Iberdrola et Endesa), est en revanche rejetée depuis des années par le Parti socialiste ouvrier espagnol, Podemos, les autres formations de gauche « radicale » et les partis écologistes.

Les implications d’une telle décision en termes environnementaux, techniques et économiques sont évidemment importantes, puisqu’il s’agit pour l’Espagne de préserver son indépendance énergétique, de réduire le coût de l’électricité produite mais aussi de gérer son parc nucléaire de façon responsable. Environ 20 % de l’énergie électrique produite dans le pays est d’origine nucléaire.

Source : http://www.elespanol.com/ciencia/investigacion/20170208/192231719_0.html

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