Si les médias espagnols ou étrangers se sont beaucoup intéressés au chiffre de la croissance du produit intérieur brut de notre voisin pyrénéen pour l’année 2016, moins nombreux sont ceux qui ont cherché à comprendre comment et pourquoi cette reprise plus importante que prévue se produisait. Que ce soit en France ou dans d’autres pays, il ne s’est par exemple pas trouvé beaucoup de journalistes pour évoquer le changement dans la structure économique du pays. Pourtant, alors que le PIB espagnol a quasiment récupéré l’année dernière le niveau qu’il avait en 2008, au début de la crise qui a touché le pays (1 113,713 milliards d’euros contre 1 116,207 milliards six ans auparavant), ce ne sont pas seulement la chute du prix du pétrole brut et de l’euro par rapport au dollar qui peuvent tout expliquer.

Le déficit des comptes courants de l’Espagne, qui était de plus de 10 % du PIB en 2008 en raison d’une forte consommation intérieure et de l’essor apparemment sans fin de la construction, s’est transformé en un excédent de 2 % du PIB l’année dernière. 2016 était d’ailleurs la troisième année d’affilée d’excédent en la matière. Par ailleurs, bien que la demande intérieure ait légèrement dépassé le niveau qu’elle avait atteint en 2008, c’est surtout la demande extérieure, c’est-à-dire les exportations, qui a tiré le pays vers le haut. Enfin, en 2008, notre voisin atteignait son record en termes de richesse nationale avec plus de deux millions de personnes au travail en plus qu’aujourd’hui, ce qui tend à prouver que la productivité a augmenté dans le pays.

Source : http://cincodias.com/cincodias/2017/01/30/economia/1485798296_141523.html

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Une réflexion sur “La crise provoque un changement sensible de la structure économique de l’Espagne

  1. Oui en extrêmes libéraux que pourrions être, nous pouvons nous réjouir, sans doute, que l’Espagne face des bonds vers une efficacité économique jamais connue, au nom de la productivité, des chiffres de croissance de PNB ou du PIB, et que toute sa structure change au grès de ses excellents chiffres… Oui mais voilà, la théorie des chiffres s’accompagne, en Espagne comme dans bien d’autres pays de la zone Euro, voire de l’UE ou d’ailleurs, de 2 millions d’emplois en moins….. Ceci laisse à penser que ces bons chiffres puissent flatter la légendaire fièreté des théoriciens froids, de certains économistes, grands patrons ou hommes politiques espagnols. On imagine mal le bonheur et la joie que cela procure aux masses laborieuses espagnoles ; en effet ces chiffres s’accompagnent surtout d’un développement fulgurant de l’émigration de forces vives d’ Espagne ( et donc de promesses d’avenir) comme dans toute l’Europe du sud et les pays les plus atteints socialement ( dont Irlande, France, etc…). Enfin, ce développement d’activité se fait aussi sur une déflation salariale dans le pays, si forte que le secteur automobile allemand, américain, ou français y trouve autant leurs comptes en matière de bas salaires, que dans certains pays de l’Est voir du Maghreb. S’il y a progrès pour l’économie espagnole, encore faut il savoir au profit de qui s’adresse ce progrès : à celui de la résilience des masses salariales, ou à celui de d’une europe sociale tant promise par la sociale démocratie ? Amitiés

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