Une levure d’origine espagnole devient une source d’énergie

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Les mines de Río Tinto, en Andalousie (photographie : Globe-Trotting)

Sise à Grenade, en Andalousie, la compagnie espagnole Neol Bio, spécialisée dans le recyclage et la préservation de l’environnement, a récemment découvert les propriétés d’une levure présente sur le sol espagnol et qui est capable, dans certaines conditions, de devenir une source d’énergie. C’est sur le site des mines de Río Tinto, dans la province de Huelva, qu’a été trouvé ce microorganisme capable de transformer un grand nombre d’éléments en graisse.

Cette levure peut ainsi permettre de recycler de nombreux déchets et sous-produits indésirables ou inutiles de l’agriculture, comme la paille ou les fruits et légumes impropres à la consommation. Cette trouvaille a intéressé jusqu’au Laboratoire national des Énergies renouvelables des États-Unis d’Amérique, qui veut l’essayer dans les exploitations de maïs du Colorado.

Source : http://elpais.com/elpais/2017/01/24/ciencia/1485281596_237586.html

Philippe VI désire que l’Espagne travaille aux côtés de Donald Trump

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Philippe VI lors de son discours à l’occasion de la réception au corps diplomatique (photographie : Sergio Barrenechea et EFE)

Lors de la traditionnelle réception au corps diplomatique accrédité qui se déroulait, comme chaque année, au Palais royal d’Orient, à Madrid, en présence du couple royal et de plusieurs personnalités espagnoles, Philippe VI a prononcé un discours sur la politique étrangère du pays.

Il y a notamment évoqué les accords de paix en Colombie entre le gouvernement et les FARC, mais également la relation entre Madrid et Washington, suite à la récente prise de fonction de Donald Trump comme président des États-Unis d’Amérique. Il a souligné les « liens historiques » entre les deux pays et, surtout, le désir de voir l’Espagne travailler avec le nouveau maître de la Maison-Blanche « au même niveau d’excellence » qu’avec Barack Obama. Une déclaration qui n’aurait pu être faite sans l’aval du président du gouvernement, Mariano Rajoy, lequel est décidément favorable à Donald Trump…

Source : http://www.elmundo.es/espana/2017/01/26/588a1e7546163f1f568b45fc.html

« Entre Orient et Occident, les origines de Madrid »

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La vierge de l’Almudena, l’un des symboles de l’histoire médiévale de Madrid (photographie : Foros de la Virgen María)

C’est sur le campus universitaire de Saint-Brieuc, en Bretagne, que la chercheuse Christine Mazzoli-Guintard, en poste à Nantes, proposait une conférence intitulée « Entre Orient et Occident, les origines de Madrid ». L’occasion de découvrir, grâce à France Culture, cet épisode méconnu de l’histoire de la capitale espagnole : https://www.franceculture.fr/conferences/universite-bretagne-loire/entre-orient-et-occident-les-origines-de-madrid

La ministre espagnole de la Défense se rend en Centrafrique

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María Dolores de Cospedal lors d’une visite en Irak, en 2016 (photographie : EFE)

La nouvelle ministre espagnole de la Défense, María Dolores de Cospedal, poursuit sa grande tournée des casernes espagnoles situées à l’étranger.

Après la Sicile, l’Irak, le Mali et le Sénégal, elle s’est en effet rendue ce 25 janvier à Bangui, en République Centrafricaine, où sont stationnés 20 soldats espagnols (sur 157 militaires dépêchés sur place) qui participent à la mission EUTM-RCA, laquelle vise à rétablir la paix dans ce pays africain après de nombreux affrontements entre chrétiens et musulmans.

Source : http://www.abc.es/espana/abci-cospedal-visita-tropas-republica-centroafricana-201701251722_noticia.html

Les déconvenues de Carles Puigdemont à la télévision

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Le président de la Généralité de Catalogne, Carles Puigdemont, sur le plateau de l’émission Jo pregunto (photographie : Janot Guil)

La principale chaîne de télévision publique catalane, TV3, (mal) gérée par la Généralité de Catalogne, organisait ce dimanche 22 janvier une émission politique spéciale intitulée Jo pregunto (littéralement, en catalan, Je demande ou Je pose des questions) avec, pour invité, le président régional, Carles Puigdemont. Ce dernier était confronté, en vertu du format du programme, à des citoyens catalans qui devaient l’interroger sur le processus séparatiste (illégal et illégitime) en cours.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que Carles Puigdemont a été servi ! TV3, habituellement entièrement acquise aux thèses indépendantistes, a cette fois-ci provoqué la colère des groupies du president, comme la « journaliste » Pilar Rahola ou le responsable des rapports d’Artur Mas avec la presse, Joan Maria Piqué. En cause ? Les citoyens catalans invités pour « donner la réplique » au président de la Généralité. Douze personnes avaient été sélectionnées parmi 200 candidats et ces douze « heureux élus » ont été impitoyables avec Carles Puigdemont, le poussant dans ses derniers retranchements et critiquant sa gestion de la communauté autonome. Le monde séparatiste a donc découvert avec effroi que la société catalane n’était pas composée que d’indépendantistes convaincus, loin de là…

Source : http://www.abc.es/espana/catalunya/politica/abci-debate-puigdemont-aviva-guerra-pdecat-erc-201701240720_noticia.html

« L’avenir de l’Espagne, c’est le grand large »

Guillaume Gau-Corbière m’a fait le plaisir et l’honneur de m’interroger sur l’actualité, l’histoire et les perspectives d’avenir de l’Espagne. Le résultat de cette interview est disponible à cette adresse sous le titre « L’avenir de l’Espagne, c’est le grand large » : https://medium.com/@Guillaume_Gau_Corbiere/lavenir-de-l-espagne-c-est-le-grand-large-6f33910d6b87#.5736fxd07

La Cour constitutionnelle se renouvelle… mais restera dominée par les conservateurs

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Francisco Pérez de los Cobos, élu président de la Cour constitutionnelle espagnole en 2013 (photographie : 20 minutos)

C’est cette année que les magistrats qui composent la Cour constitutionnelle espagnole devront être renouvelés et, a priori, le Parti populaire et le Parti socialiste ouvrier espagnol devraient tomber d’accord sur une rénovation « conservatrice », notamment face au défi séparatiste catalan. L’actuel président de l’institution, Francisco Pérez de los Cobos, élu en 2013, ainsi que sa vice-présidente, Adela Asúa, et le magistrat Ricardo Enríquez vont en effet dire leurs adieux à la Cour, tandis qu’il faudra remplacer Luis Ortega, décédé en 2015.

Ce sont les conservateurs Andrés Ollero et surtout Pedro González Trevijano qui sont pressentis pour faire leur entrée au sein de cette institution, tandis que la vice-présidence de la Cour devrait revenir à Encarnación Roca, magistrate désignée par Convergence et Union, l’ancien parti de droite régionaliste catalan. Ce juge a toutefois toujours été proche des positions « unionistes » quand il s’est agi de prendre des décisions concernant l’indépendantisme de la Généralité de Catalogne.

Quoi qu’il en soit, la décision finale au sujet des nouveaux magistrats a été repoussée au 10 février, le temps que les communautés autonomes puissent également formuler leurs propositions.

Source : http://www.abc.es/espana/abci-constitucional-revalidara-mayoria-conservadora-para-atajar-desafio-secesionista-201701222321_noticia.html

Alfonso Dastis et l’Académie royale espagnole critiquent la fermeture de la version espagnole du site de la Maison-Blanche

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Le célèbre Dictionnaire de la langue espagnole, rédigé et édité par l’Académie royale de la Langue espagnole (photographie : Académie royale de la Langue espagnole)

Le nouveau président des États-Unis d’Amérique, Donald Trump, n’est pas un ami des hispaniques et de la culture hispanophone, ce n’est un secret pour personne. Mais l’administration présidentielle américaine a été plus loin que les simples déclarations en supprimant la version en espagnol du site officiel de la Maison-Blanche, ce qui a déplu au ministre espagnol des Affaires étrangères et de la Coopération, Alfonso Dastis, et à l’Académie royale de la Langue espagnole. Le premier a rappelé que les États-Unis constituent de fait le deuxième pays hispanophone au monde avec 52 millions de locuteurs (derrière le Mexique mais devant l’Espagne).

Quant au directeur de l’Académie royale, Darío Villanueva, il a évoqué une « importante régression » mais a rappelé que la progression de la langue espagnole outre-Atlantique était « imparable ».

Source : https://okdiario.com/cultura/2017/01/23/dastis-rae-recuerdan-trump-espanol-eeuu-imparable-689013

L’Espagne oubliée et dépeuplée

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Deux demeures rurales dans la zone des monts Universels, entre l’Aragon et la Castille-La Manche (photographie : Paco Cerdà – El Español)

Le déclin démographique est l’un des principaux défis d’avenir de l’Espagne, d’autant que les régions qui composent le pays en souffriront de manière très inégale. Si les grandes aires urbaines vont continuer à attirer toujours plus d’habitants, certaines zones rurales, surtout dans le centre du pays, vont beaucoup souffrir du dépeuplement. De fait, certaines le subissent déjà. C’est le cas de la zone surnommée « la Laponie espagnole », qui s’étend sur une superficie plus importante que la Belgique et qui est l’objet d’un nouvel ouvrage illustré, Los últimos – Voces de la Laponia española, du journaliste Paco Cerdà.

Unique contrée européenne classée comme « région faiblement peuplée », cette zone concerne surtout la Castille-et-León et la Castille-La Manche, le long d’une ligne qui va d’Atapuerca (commune célèbre pour son site préhistorique de tout premier ordre), dans la province de Burgos, à Morella, dans la province de Castellón (Communauté de Valence), et le long d’une autre ligne imaginaire, qui parcourt tout le territoire compris entre San Millán de la Cogolla (La Rioja), berceau de la langue espagnole, à Belmonte, dans la province de Cuenca.

Certaines zones particulièrement dépeuplées de la région ne disposent que de peu d’infrastructures sanitaires modernes (et, dans les cas extrêmes, même pas de l’électricité), tandis que les rares habitants à rester sur place, tous âgés, sont les derniers à perpétuer un mode de vie ancestral. C’est surtout la zone de La Alcarria, à cheval sur les provinces de Guadalajara et de Cuenca, qui retient l’attention pour son état d’abandon et de dépeuplement. Un portrait d’une Espagne oubliée, sur le point de mourir.

Source : http://www.elespanol.com/cultura/libros/20170120/187482213_0.html

Les interconnexions électriques entre la France et l’Espagne refont parler d’elles

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Mariano Rajoy (au centre à droite), accompagné de Manuel Valls (au centre) et de Miguel Arias Cañete (au centre à gauche), commissaire européen au Climat et à l’Énergie, lors de l’inauguration de l’interconnexion à haute tension entre Santa Leocadia de Algama et Baixas en février 2015 (photographie : La Moncloa – El Confidencial)

C’est l’un des serpents de mer de la politique bilatérale franco-espagnole et l’un des sujets de mécontentement récurrents pour Madrid : l’interconnexion électrique entre les deux pays, via les Pyrénées.

En février 2015, le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, et le premier ministre français, Manuel Valls, inauguraient une ligne à haute tension entre Santa Leocadia de Algama, dans la province de Gérone (Catalogne), et Baixas, dans les Pyrénées-Orientales, afin de rattraper le temps perdu après des décennies de réticence française à ouvrir son marché énergétique à notre voisin pyrénéen. Après la libéralisation du secteur électrique dans les années 90, sous l’impulsion du socialiste Felipe González puis du conservateur José María Aznar, l’État espagnol a favorisé la diversification des sources d’énergie et l’investissement dans les sources renouvelables. La présence massive d’éoliennes et de panneaux solaires, outre l’apport traditionnellement important (environ 20 % sur la fourniture totale) des barrages hydroélectriques, est venue compléter le travail des centrales thermiques au gaz et des centrales nucléaires. Les tarifs de l’électricité pour les entreprises et les particuliers varient depuis près de trente ans en fonction de la demande intérieure mais aussi extérieure, l’Espagne étant régulièrement en surproduction et cherchant à vendre ce surplus au reste de l’Europe lorsqu’elle le peut.

C’est ce qui est survenu avec la vague de froid des dernières semaines, qui a poussé la France à largement acheter de l’électricité manquante à l’étranger, notamment à l’Espagne. Cette dernière a ainsi importé 118,5 mégawatts depuis notre voisin pyrénéen entre le 18 et le 20 février 2016, provoquant une importante augmentation des coûts pour les Espagnols, eux aussi touchés par le froid glacial, y compris au Sud du pays. C’est ainsi que Paris bénéficie, en cas de besoin, d’une interconnexion que le gouvernement français n’a cessé de négliger tout au long des dernières décennies. Le surcoût a été d’autant plus important en Espagne que le pays a déjà recours à l’électricité la plus chère d’Union européenne (0,172 euro le kilowattheure) après celle du Royaume-Uni et celle d’Irlande.

Sources : http://cincodias.com/cincodias/2017/01/20/empresas/1484939193_615837.html et http://www.abc.es/economia/abci-espana-tiene-tercera-electricidad-mas-cara-europa-antes-impuestos-para-hogares-201701212019_noticia.html