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Mariano Rajoy (au centre à droite), accompagné de Manuel Valls (au centre) et de Miguel Arias Cañete (au centre à gauche), commissaire européen au Climat et à l’Énergie, lors de l’inauguration de l’interconnexion à haute tension entre Santa Leocadia de Algama et Baixas en février 2015 (photographie : La Moncloa – El Confidencial)

C’est l’un des serpents de mer de la politique bilatérale franco-espagnole et l’un des sujets de mécontentement récurrents pour Madrid : l’interconnexion électrique entre les deux pays, via les Pyrénées.

En février 2015, le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, et le premier ministre français, Manuel Valls, inauguraient une ligne à haute tension entre Santa Leocadia de Algama, dans la province de Gérone (Catalogne), et Baixas, dans les Pyrénées-Orientales, afin de rattraper le temps perdu après des décennies de réticence française à ouvrir son marché énergétique à notre voisin pyrénéen. Après la libéralisation du secteur électrique dans les années 90, sous l’impulsion du socialiste Felipe González puis du conservateur José María Aznar, l’État espagnol a favorisé la diversification des sources d’énergie et l’investissement dans les sources renouvelables. La présence massive d’éoliennes et de panneaux solaires, outre l’apport traditionnellement important (environ 20 % sur la fourniture totale) des barrages hydroélectriques, est venue compléter le travail des centrales thermiques au gaz et des centrales nucléaires. Les tarifs de l’électricité pour les entreprises et les particuliers varient depuis près de trente ans en fonction de la demande intérieure mais aussi extérieure, l’Espagne étant régulièrement en surproduction et cherchant à vendre ce surplus au reste de l’Europe lorsqu’elle le peut.

C’est ce qui est survenu avec la vague de froid des dernières semaines, qui a poussé la France à largement acheter de l’électricité manquante à l’étranger, notamment à l’Espagne. Cette dernière a ainsi importé 118,5 mégawatts depuis notre voisin pyrénéen entre le 18 et le 20 février 2016, provoquant une importante augmentation des coûts pour les Espagnols, eux aussi touchés par le froid glacial, y compris au Sud du pays. C’est ainsi que Paris bénéficie, en cas de besoin, d’une interconnexion que le gouvernement français n’a cessé de négliger tout au long des dernières décennies. Le surcoût a été d’autant plus important en Espagne que le pays a déjà recours à l’électricité la plus chère d’Union européenne (0,172 euro le kilowattheure) après celle du Royaume-Uni et celle d’Irlande.

Sources : http://cincodias.com/cincodias/2017/01/20/empresas/1484939193_615837.html et http://www.abc.es/economia/abci-espana-tiene-tercera-electricidad-mas-cara-europa-antes-impuestos-para-hogares-201701212019_noticia.html

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